Le titre est présomptueux. Il y avait bien quelque chose à perdre : son temps. La légèreté de l'intrigue peut en effet choquer et faire sortir les spectateurs du film. Choquer n'est pas un euphémisme car il faut avoir une sacrée capacité à se laisser porter par la narration (ou une sacrée naïveté) pour imaginer qu'un accident de friteuse mène si facilement au placement de ses enfants en famille d'accueil. Les situations sont caricaturales. Les services sociaux sont présentés comme des repères de monstres. C'est vite oublier l'importance de leur travail et la protection qu'il apporte à des milliers d'enfants. A oublier malgré la performance des acteurs.
La machine infernale, judiciaire et sociale ici représentée correspond à une réalité en France aujourd’hui, de même que le désarroi de parents dont les enfants ont été placés. Ce qui en fait un film édifiant (atterrant plutôt…) sur les conséquences possibles du principe de précaution appliqué à la protection des enfants. Lorsque les services sociaux manquent de temps, le discernement risque de faire défaut autant que le soin apporté aux jeunes qui leur sont confiés. Ce faisant Rien à perdre porte un message politique fort. Sera-t-il entendu ? Le film questionne aussi la maternité dans des conditions de vie trop difficiles. Non pas la pauvreté, Sylvie a les moyens de vivre, mais le manque de temps et l’isolement d’une mère seule pour élever 2 enfants. Sylvie aime ses enfants et c’est réciproque. « Il ne suffit pas d’aimer pour éduquer un enfant » diront les services sociaux. Mais sans l’amour d’une mère, quel devenir pour un enfant ? L’interprétation de Virginie Effira illumine ce film d’une complexité et d’une profondeur remarquables. Tour à tour dans l’incompréhension, en colère, effondrée, combative, dépressive, envoyant balader même ceux qui la soutiennent avant de terminer dans un acte de grâce ou de folie… Delphine Deloget en fait ainsi la porte-parole convaincante des mères en souffrance d’un enfant placé. Il manque un petit quelque chose, peut-être le traitement du point de vue de la justice et des services sociaux apparaît un peu négligé par rapport au point de vue de la famille.
Un film plutôt touchant, Rien à perdre est porté par Virginie Efira qui comme à son habitude tape juste. On passe un bon moment, le drame et le peu d'humour fonctionne sans être un film extraordinaire pour autant. Ça se regarde bien !
Et bien niveau émotion nous voilà servit . Voir cette mère qui pour un incident dont elle est pas fautive et que chaque choix qu'elle fait font que sa famille s'enfonce et que même si ils sont bon et bien cela ne vas pas. Virginie Elfira est toujours aussi charismatique et top (oui super fan depuis quelques années) , elle nous touche et parfois elle nous énerve de sa façon de faire ou réagir mais on ne peut pas rester insensible! Tout le film touche avec les enfants qui subissent toute cette histoire du début à la fin. Seul truc qui me dérange reste le fait que l'ASE (Aide Social à l'Enfance) passe pour les méchants de l'histoire dont la scène avec l'équipe de l'ASE et la mère que je trouve plus que limite, ok cela pousse l'émotion encore plus loin je reconnais mais bon. En tous cas super film!! NOTE : 8.5/10
Ce que vis, endure une femme qui élève, seule, deux enfants. Le "Papa", souvent, a pris le large pour d'autres égoïstes aventures ; l'oubli de ses obligations, ce n'est pas le cas ici. Virginie Efira porte le film avec les deux gamins. Une histoire administrative qui peut faire perdre la boule. Protection des enfants, acharnement administratif oblige. La solution, décider de son chemin en conscience. Réfléchir... Rien à Perdre !
Ce film est glaçant... glaçant car lorsque le rouleau compresseur de l'ASE se met en place vous pouvez perdre vos enfants par des rapports réalisés par des fonctionnaires sans aucune ombre d'empathie... Ce. Film a le mérite de pointer cet état de fait. Bien sûr des enfants doivent être placés mais attention aux bavures qui sont une réalité. Virginie EFIRA est encore excellente dans ce rôle d'une mère un peu paumé dépassée par les événements... Les deux jeunes acteurs sont eux aussi très bons.
Ce film me laisse une impression mitigée J’ai été au début séduit par l’énergie qui s’en dégage et par le jeu très habité, très inventif d’Efira. Puis, assez vite, j’ai été agacé par le manichéisme du propos ( mère courage contre les services sociaux qui lui enlèvent son enfant ) et .. par le jeu survolté d’Efira car, au final, cela ressemble plus à une performance qu’à une véritable incarnation. Eh oui, comme s’il y avait un trop plein de jeu, de dénonciation, comme si cette abondance dans l’écriture avec ses pics émotionnels et ses redites, finissaient par lasser. Et je reste partagé entre l’admiration d’une actrice qui vise trop haut ( Gena Rowlands?) et une réalisation qui hésite entre documentaire et fiction, en oubliant de servir ses seconds rôles qui ne sont convoqués que pour servir la comédienne principale. Pauvre India Hair une nouvelle fois réduite à la tête à claque de service … seul le jeune Félix Lefebvre s’en tire avec les honneurs.
Très bon film qui une fois de plus démontre les limites de l'ASE. Je suis travailleuse sociale et j ai reconnu des situations vécues à travers cette histoire. Virginie Eifira est bouleversante. Très bonne interprétations des 2 acteurs jouant ses enfants.
Film fort sur les rouages des relations humaines d'un système social qui enfermé dans ses convictions en devient inhumain et en oublie les bases de la famille "l'amour"
Encore une très bonne performance pour Virginie Efira sur ce film, qui nous tord entre le point de vue d'une mère en difficulté à qui l'on retire son fils et celui des intervenants sociaux qui souhaitent le meilleur pour cet enfant. Un peu circonspect par la fin du film mais dans l'ensemble j'ai passé un très bon moment
Que cette histoire est dure . nous sommes constamment en apathie avec cette mère pour récupérer son fils. Mais les services sociaux ont fait leur boulot . spoiler: Un enfant seul la nuit qui se brûle . une mère qui ne réponds jamais aux appels .
il y a de quoi les inquiéter.
Virginie effira et Felix lefebvre sont remarquables.
Encore une performance de Virginie Efira qui nous prouve une fois de plus l’étendue de son talent. Elle est excellente dans le rôle de cette mère qui se bat pour récupérer son enfant confié aux services sociaux, parce qu’elle a commis une faute éducative. Le début est un peu long à démarrer mais dès que le scénario s’enclenche on suit le combat de cette mère célibataire qui ne recule devant rien ni personne, au risque de se perdre, même si elle n’a rien à perdre!