Super film avec une histoire très touchante avec beaucoup d’émotions et de suspense! Je recommande fortement J’ai rencontré la réalisatrice et un acteur et franchement c’était très enrichissant et on se rend vraiment compte de tout le travail fournis, les idées, les années d’écriture, les semaines de tournage en tout cas merci beaucoup pour ce film
Julia (Julie Ledru) est une jeune femme sans toit ni loi, qui ne vit dans la banlieue bordelaise que pour sa seule passion : le cross-bitume. Sur une « ligne », après un accident dramatique qui emportera l’un de ses membres, elle réussit à s’incruster dans une bande de motards dirigé d’une main de fer depuis sa cellule de prison par Domino. Tandis que Julia se rapproche d’Ophélie, la compagne de Domino, elle tente non sans mal de se faire une place dans la bande, exclusivement masculine.
"Rodéo" arrive sur les écrans cette semaine, précédé de la réputation flatteuse qu’il a acquise lors de sa projection à Cannes – dans la section "Un certain regard" où il a été élu Coup de cœur du jury – et du parfum de scandale qu’a suscité une interview de sa réalisatrice. Après avoir affirmé que « Les accidents sont souvent causés par les flics qui prennent en chasse et qui poussent les riders vers la mort », Lola Quivoron s’est défendu que ses propos avaient été sortis de leur contexte, que les bavures policières n’étaient pas le sujet de son film et que le cross-bitume qu’elle y montre ne saurait être assimilé aux rodéos urbains.
Loin de cette polémique, on peut critiquer "Rodéo" pour ce qu’il est. Force est de reconnaître la belle énergie qui le traverse et le talent brut de son héroïne dont c’est le premier rôle. Les critiques rapprochent "Rodéo" de "Titane" car les deux films évoquent une fusion du corps et qu’ils sont l’oeuvre de deux jeunes réalisatrices. Je ne suis pas sûr que la comparaison soit pertinente. "Rodéo" n’a pas les fulgurances science-fictionnelles de "Titane" – qui ont tant clivé ses spectateurs.
Il me semble plus opérant de rapprocher "Rodéo" d’autres films – d’ailleurs eux aussi tournés par des femmes – qui ont pour thème la douloureuse sortie de l’adolescence : "Sans toit ni loi" d’Agnès Varda (qui révéla Sandrine Bonnaire), "Belle Epine" de Rebecca Zlotowsky (qui révéla Léa Seydoux), "Suzanne" de Katell Quilleveré (où explose le talent de Sara Forestier)…
"Rodéo" prend pour toile de fond le cross-bitume. Mais le cross-bitume n’est pas le sujet de son film – pas plus que les courses de voiture sont celui de La Fureur de vivre. Il donne pourtant lieu à quelques scènes documentaires où on sent que la réalisatrice s’est laissée fascinée par les images spectaculaires qu’elle était en train de tourner au risque d’oublier en chemin le sujet de son film.
Le défaut de "Rodéo" est que, tout bien considéré, il se réduit à pas grand-chose. Rodéo est un film faussement punk qui nous raconte sagement une histoire banale : le coming-of-age d’une adolescente rebelle.
Très bon 1er film de la jeune Lola Quivoron qui de mon avis ne prête absolument pas lieu à la polémique puisque les rodéos que l'on peut voir sont effectués dans une zone industrielle déserte ce qui à fortiori ne dérange personne ! J'ai trouvé que la fin dégageait quelque chose d'onirique quant à Julie Ledru pour un 1er rôle au cinéma , elle crève littéralement l'écran !
Film intense, extrêmement renseigné et juste. Les idées fusent de partout, l'univers sonore et la photo de Rodeo maximisent l'immersion dans cette fureur de vivre. Rodeo restera aussi dans le temps de part sa dimension politique puissante et si rare dans le cinema actuel.
comment as-t-on pu faire ce film d'une médiocrité et surtout d'une arrogance vis à vis des gens qui vivent cela au quotidien ... on se moque du monde !!!
Face au déferlement de critiques aveugles et agressives, je défends ce film tout en ayant conscience de ses limites. Premier film avec les défauts d'un premier film (naturalisme, caméra à l'épaule, chronique sociale en lieu et place d'une véritable dramaturgie), il emporte le morceau néanmoins avec sa description d'un milieu très cinématographique (le cross-bitume sur route fermée - fermée je précise), une mise en scène énergique et surtout un personnage principal féminin rarement vu au cinéma, et pour cause : Julie Ledru vient du milieu du cross-bitume. Bref. Comme souvent, le meilleur moyen de se faire un avis est de voir le film pour ce qu'il est.
Une grande maîtrise pour une première réalisation. Lola Quivoron nous emmène dans l'univers des rodéos urbains à travers le parcours d'une jeune femme mystérieuse Julia (Julie Ledru, magnétique). Le film mélange réalisme et magie avec une déconcertante agilité. On se laisse complètement embarqué. Concernant la polémique qui entoure ce film : le cinéma n'a pas à être moral. De toute façon, dans ce film, le propos n'est pas de valider ou non les rodéos urbains mais de suivre l'errance d'une jeune femme qui se cherche et de mettre des visages et des corps sur les membres de cette communauté. Il s'agit d'une fiction, d'un film et d'un très bon film à ne pas rater en salles.
Film fort, légendaire, beau, efficace. J'ai rapidement adhéré à la légitimité de Julia autant qu'elle fait corps avec son bolide. Aucune violence gratuite comme j'avais pu le lire sur certains commentaires. La manière de filmer à fleur de peau, de grain, au creux des personnages est juste sublime et émouvante. Bravo et merci à cette jeune réalisatrice !
Avant de commencer, je vais évidemment donner mon avis sur ce film en tant que tel en occultant une certaine polémique. Et donc, en tant que film ; pour être rapide et concis : c’est très franchement nul et il n’y a rien à garder là-dedans.
Tout d’abord, le scénario aurait pu être intéressant selon le point de vue utilisé. Malheureusement, les protagonistes se ressemblent tous et sont littéralement détestables et mal écrits ; à aucun moment, j’ai envie d’apprendre à connaître ou à suivre les personnages. L’intrigue ne raconte rien de particulier et l’histoire devient très rapidement barbante. D’autant plus que le final du film est super chiant alors qu’il aurait dû être ambitieux. Bref, le temps passe trop lentement quand je l’ai visionné.
En ce qui concerne la réalisation, elle est de mauvaise qualité et est visuellement moche avec des grains sur l’image. Les plans sont trop rapprochés et trop serrés : on ne voit rien autour et cela nous empêche de nous plonger dans l’univers. Le son est dégueulasse alors que les vrombissements de moteur aurait pu être très intéressant mais le bruit est juste désagréable.
En soi, je ne conseille vraiment pas ce film et je trouve même que le récit n’est pas favorable à “la cause”, si tenté qu’il y en ait une. En prenant le film tel qu’il est, c’est vraiment éclaté et cela ne mérite pas un visionnage.
Un film qui choisit de filmer au plus près, avec une caméra nerveuse, comme l'univers qu'elle met en scène. Une plongée dans un monde underground, en suivant cette femme atypique, portée par une actrice toute en énergie, en nuances et en justesse. La mise en scène permet un esthétisme classe, là où les rodéos urbains entrent plus dans l'anarchie. Une fin qui m'a surpris.
Un film d’une pureté et d’une cohérence rare : C’est un pur ratage. La réalisation est mauvaise, l’histoire est mauvaise, le jeu d’acteur est mauvais… Rajoutez une grosse pincée de clichés et vous avez la recette du film. Heureusement que j’ai un abonnement, au prix où sont les places en plus de la déception il y aurait eu de la colère.