20 000 espèces d'abeilles
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393 abonnés 528 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2024
La douleur identitaire et la crise du genre n'a jamais été filmé aussi juste qu'à travers le regard de la réalisatrice ESTIBALIZ URRESOLA SOLAGUREN. Quant à SOFÍA OTERO, elle est impressionnante dans son jeu d'interprétation de Cocó.

Le film nous montre la peine, la douleur d'être mal né et d'attendre de devenir ce qu'on se sent être. Il y a la famille qui fait front, puis peu à peu, il y a l'acceptation. D'abord, les proches évoquent un manque de fermeté dans l'éducation, puis rejettent la faute sur le cocon trop maternante. On cherche à expliquer de manière rationnelle l'ineffable.

Au-delà des maux et des crises, des petits bouts de papiers sur lesquels on y a inscrit des vœux. On découvre combien il est nécessaire que la tolérance et l'acceptation devienne la plus belle preuve d'amour des parents.
Nicolas E
Nicolas E

23 abonnés 32 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 janvier 2024
trop long sur un sujet très rude et plus que controversé : le transgenre chez les enfants...
je ne partage pas le point de vue
point positif la petite fille joue très bien le rôle
Coric Bernard

463 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2023
Ce film espagnol traite d’un sujet sensible sur les problèmes d’identité souvent traité au cinéma. Dans ce film, la réalisatrice l’a abordé avec beaucoup de délicatesse. Bien qu’un peu trop long, le film est assez agréable à suivre. On suit ainsi les états d’âme de ce jeune garçon qui se sent plutôt fille vis-à-vis de lui-même et de son entourage familial aux réactions diverses. Tourné au pays basque espagnol, les beaux paysages de cette région et les abeilles servent de toile de fond à ce film relativement attachant.

Bernard CORIC
FaRem

10 600 abonnés 11 664 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 octobre 2023
Une famille se rend dans le Pays basque, du côté de l'Espagne, pour une semaine afin de fêter un baptême. L'attention va cependant se tourner sur Aitor, qui s'interroge sur son identité. Il ne s'identifie pas au genre de sa naissance et veut notamment un nouveau prénom. C'est à travers des décisions du quotidien comme l'habit à porter pour le baptême que l'on découvre le mal-être de l'enfant. "20.000 especies de abejas" est donc un film sur la transidentité avec une quête d'identité au sens large et au sein d'une famille assez dysfonctionnelle. Quand je dis au sens large, c'est parce qu'on peut également parler d'Ane, qui semble plus heureuse que jamais lorsqu'elle peut être l'artiste qu'elle est réellement. Pour ce qui est de la famille dysfonctionnelle, des secrets qui pèsent encore aujourd'hui sont révélés. Malgré la pudeur du récit et la justesse du traitement, c'est un film qui ne m'a ni parlé ni touché. Au-delà de l'histoire sur la petite Sofía Otero, qui est formidable, le reste est générique et surtout dispensable. C'est difficile de justifier les deux heures... Le rythme est lent, les émotions sont rarement présentes et de nombreuses scènes sont insipides. À part de trop rares moments d'émotion et de poésie, "20.000 especies de abejas" est un film très moyen qui s'éternise inutilement.
traversay1

4 505 abonnés 5 403 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juillet 2023
A l'instar de Nos soleils de Carla Simón, 20 000 espèces d'abeilles, premier long-métrage de la réalisatrice basque Estíbaliz Urresola Solaguren, procède par petites touches impressionnistes pour aborder son sujet, avant de l'évoquer plus franchement dans sa dernière partie. Le film s'attache d'abord, en changeant parfois de point de vue, à décrire une famille où règne quelques tensions mais si l'ensemble ne manque pas de sensibilité, sa durée, au-delà des 2 heures, ne se justifie en aucune façon, puisque l'on en a presque d'emblée compris les enjeux. Le personnage principal du film est Aitor, son prénom officiel ou encore Coco, celui utilisé devant ses amies et enfin Lucia, celui qui lui correspond le mieux à cette fillette de 6 ans, née dans un corps étranger, celui d'un garçon. Pour ce rôle, Sofia Otero a obtenu le prix de la meilleure interprétation (non genré) à la Berlinale 2023, une récompense légitime. Les sous-intrigues, elles, prennent plus ou moins d'importance, selon les moments, avec une intensité variable, et détournent parfois inutilement du sujet central. Trop étiré, le film n'évite pas les répétitions ni les langueurs et ne s'impose vraiment que dans sa dernière demi-heure quand le récit s'affirme pour de bon et cesse de tourner en rond, toujours avec délicatesse, certes, mais de manière un peu trop timide.
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