Sonny Hayes prodige de la F1 des années 1990 jusqu'à un terrible accident est contacté trente ans plus tard par Ruben Cervantes, patron d'une écurie en difficulté, qui le convainc de reprendre du service. Sonny fera équipe avec Joshua Pearce, un jeune espoir dont il deviendra le mentor et le rival.
Une plongée immersive dans les courses de Formule 1. Le seul sport où votre équipier est aussi votre adversaire. Un monde très fermé et grâce à ce film on nous y introduit. On y est pour de vrai. Dans l'ambiance, l'enfer des circuits mais aussi dans les coulisses à la pointe de la technologie. Dans une écurie, une équipe d'hommes et de femmes qui travaillent ensemble pour réaliser des performances. Ce sont eux les vrais artisans de la victoire, pendant que l'ancienne et la nouvelle école se comparent avec chacune leurs méthodes d'entraînement.
On voit aussi de vrais pilotes de course qui jouent leurs propres rôles. On fait bien de nous rappeler que ce sport est extrêmement dangereux. Qu'est ce qui pousse ces jeunes hommes à dépasser les limites de vitesses et frôler la mort à chaque course ? Ils ne sont pas présentés comme des super-héros, mais comme des passionnés évoluant dans un monde qu'eux seuls peuvent comprendre. C'est avec respect et admiration que ce film les salue, mais aussi l'équipe qui les accompagne. Parce que la F1 est avant tout un sport de solidarité et de confiance, car serrés dans leurs baquets ces pilotes mettent leurs vies entre leurs mains. Ma note sera de 3,48 sur 5. Parce que ça va donner envie à quelques uns de suivre les Grands Prix.
Bulle de savon — Brad Pitt, l’amour, les tatouages… et le cinéma
Je vais être honnête. Moi, le scénario, la mise en scène, la symbolique… je regarde après. Ce qui me fait entrer dans une salle obscure, c’est le casting. Et quand il s’agit de Brad Pitt, je suis déjà assise avant même que la lumière s’éteigne.
Alors forcément, dans F1 de Joseph Kosinski, je n’ai pas vu que les bolides, la vitesse, le bruit des moteurs. J’ai vu lui. Son allure. Sa maturité solaire. Et surtout… ses tatouages. Sont-ils vrais ?
C’est LA question qui m’obsède. Parce que ces tatouages là racontent quelque chose : un corps marqué, un homme qui a vécu, un pilote cabossé par la vie autant que par la piste. Et Brad Pitt, avec ou sans encre, incarne ça à la perfection.
Mais soyons sérieuses deux secondes (juste deux). Le cinéma adore les tatouages temporaires, surtout quand il s’agit d’une star dont le corps est une image mondiale, presque un patrimoine.
Maquillage ultra-fin, transferts réalistes, continuité parfaite entre les scènes : Hollywood sait très bien fabriquer du vécu sans l’imposer à la peau pour toujours.
Alors non, Bulle, respire. Il y a de fortes chances que ces tatouages soient créés pour le rôle, pensés comme un costume invisible, au même titre qu’une combinaison de pilote ou une cicatrice scénaristique. Mais au fond… est-ce que ça change vraiment quelque chose ? Vrais ou faux, ces tatouages fonctionnent. Ils participent au fantasme. Ils prolongent le mythe Brad Pitt : l’homme beau, oui, mais surtout chargé de temps, de charisme, d’histoires silencieuses. Et moi, Bulle de savon, fan depuis toujours, je le dis sans honte : tatoués ou pas, ces bras-là méritent largement un gros plan.