Venom: The Last Dance est un film qui semble perdu dans son propre univers, se cherchant sans jamais vraiment se trouver. Le principe du film est qu
e le symbiote ne doit pas se montrer en entier pour éviter d'être détecter par un alien tueur de symbiote mais à peine quelques scènes plus tard, on nous balance une vision du symbiote complet sur un cheval.
Si l'on veut des règles et une cohérence, il faudrait peut-être commencer par les respecter, mais le film semble se débarrasser de tout ça pour se concentrer sur des scènes de "coolitude" qui n'ont ni queue ni tête. Dès lors, le film nous montre des incohérences flagrantes.
Le problème de ce film, c’est qu'il veut absolument nous imposer un scénario et une dynamique, mais n'arrive jamais à donner l'impression d'un tout cohérent. Il y a cette volonté de complexité,
comme avec la zone 51 et des idées de démantèlement de la sécurité qui semblent venir de nulle part – la sécurité est enlevée, mais les chars et véhicules blindés restent en place.
Les combats sont également interminables, sans véritable enjeu ni intensité, et chaque scène d'action finit par perdre de son intérêt à mesure que le film avance.
Un autre problème du film est l'absence de personnages intéressant. Excepté les deux personnages principaux (Venom et Tom Hardy), les autres sont d'une nullité sans nom notamment le développement de la scientifique qui est à la limite de la stupidité
(elle a perdu son frère quand elle était jeune, et il y a vers la fin du film une redite avec une collègue, on a l'impression que le film se voit comme un grand chef d’œuvre alors que c'est un pétard mouillé complet...).
Les acteurs ne sont clairement pas aidés par un script qui ne les soutient pas. Tom Hardy, pourtant très talentueux, ne parvient pas à convaincre, car il est coincé dans des dialogues qui tombent à plat et des scènes d’action où sa prestation semble déconnectée de ce qui se passe autour de lui. Le film essaie de faire naître de l'émotion et de la profondeur à travers son duo, mais ces moments ne fonctionnent jamais, et le lien entre Eddie et Venom, qui devrait être le cœur du film, reste sous-exploité.
Au final, Venom: The Last Dance est un film qui ne sait pas vraiment ce qu'il veut être. Plus encore que son prédécesseur, il se perd dans des choix scénaristiques maladroits, des personnages mal définis, et une direction qui semble hésiter entre comédie et action. Le seul réel intérêt du film reste la relation entre Venom et Tom Hardy, mais même cela finit par être noyé sous des incohérences et un manque d’âme qui empêche de se passionner pour cette histoire.
Bref, ce film est bien pire que le précédent, et je ne suis même pas sûr de vouloir voir où ils iront avec la suite. Le potentiel de cette franchise semble déjà complètement épuisé.