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pfloyd1
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3,5
Publiée le 17 avril 2017
Le dernier film de Scorsese nous plonge en 1640, époque de terreur pour les chrétiens japonnais, chassés et torturés par L’État de l'Empire du Soleil Levant. Alors que l'un des plus fervent croyant de Dieu est porté disparu au Japon, deux autres prêtres portugais décident d'entrer frauduleusement sur l'ile pour retrouver le Père qui ne donne plus de nouvelle. Le Japon est superbe et les plans de l'ile et de sa population le prouve, filmé dans l'excellence, les personnages s'affirment et deviennent tous charismatiques sous l’œil du génial réalisateur. Parfois longues, quelques rares scènes deviennent quelques peu incohérentes ou coupées, étrangetés de la part d'un si grand réalisateur (ou bien ce sont de rares défaut dû au montage du film..). Les nombreuses scènes de tortures des Japonnais envers les chrétiens mis à jour démontrent la cruauté de l'époque. Un film porté exclusivement sur la croyance, long, trop long à mon gout (2h40 !).
Martin Scorsese offre un film d'une beauté spectaculaire, un voyage parsemé d'épreuves en vu de Dieu. Ce voyage c'est celui du jésuite le père Sebastião Rodrigues (Andrew Garfield l'incarne à la perfection) qui accompagné du père Francisco Garupe (Adam Driver qui me surprend pour une fois) partent dans l'espoir de retrouver leur mentor. Ce dernier est un certain Cristóvão Ferreira (immense retour de Liam Neeson) dont la rumeur prétend qu'il aurait renoncé à l’Église pour embrasser la vie d'un japonais. Mais délaisser l’Église signifie-t-il nécessairement cesser de croire en Dieu ? . " Silence " transcende le film historique et la simple guerre de religions. C'est une véritiable mise à l'épreuve de la foi, un travail sur soi par la nécessité d'ouvrir son esprit afin de croire. Cette "île" aussi dangereuse qu’inconnue pour nos deux protagonistes est alors le début de la confrontation des univers, des civilisations, un choc des cultures. Le Japon devient ainsi reflet de cette foi en Dieu. " Silence " est une mise à l'épreuve d'un jésuite face à la contradiction, mais surtout face à lui-même. Traitant de la croyance, Scorsese use de cette violente période pour démontrer la puissance des valeurs chez l'Homme mais aussi la difficulté de ce dernier à les remettre en question. Le résultat est impressionnant. Martin Scorsese use de son savoir-faire, nous livre un passionnant morceau d'histoire, peu connu sans doutes, intense et fort. Un très beau film particulièrement soignée.
Silence marque le grand retour du plus grand des réalisateurs américains, Martin Scorsese. Il est entre deux grandes fresques épiques du réalisateur à savoir le superbe Loup de Wall Street avec DiCaprio sorti en 2013 et The Irishman, film de gangsters au casting génial (De Niro, Pacino, Pesci et Keitel) qui sortira en 2019. Silence, lui, est plutôt dans la lignée de ces films plus intimistes et religieux tels que Kundun et La dernière tentation du Christ, deux films que je n'ai encore jamais vu, par ailleurs. Comme d'habitude avec Scorsese, c'est très bien réalisé (quelle photographie !), on est vite pris dans cet univers exotique qui pourrait nous faire penser à un film de Kurosawa (Les 7 samouraïs, Yojimbo, La Forteresse cachée). Le scénario est assez profond et propose une certaine réflexion sur la religion chrétienne. La musique est bonne et les acteurs sont très bons surtout Andrew Garfield qui réussit à sortir de son rôle de Peter Parker dans les Spider Man de Marc Webb. Seul le rythme est un peu lent mais il est là pour l'ambiance du film donc on passera aisément sur ce point. Pour conclure, un très bon film de Scorsese.
C'est un peu long, quand même... Martin Scorsese nous offre un film intelligent, humaniste et profondément respectueux des croyances et des conflits historiques qui en découlent. Mais il faut avouer que 2h45 de film où il y a souvent des séquences silencieuses (comme le titre l'indique), cela fera plonger du nez certains spectateurs, notamment les simples curieux. Les acteurs sont impeccables, Andrew Garfield et Adam Driver en tête (qui ont dû se priver de nourriture sur le tournage pour rester les plus malingres possible), à tel point qu'on ne comprend pas vraiment pourquoi l'affiche présente en immense le personnage de Liam Neeson, qu'on ne voit que quinze minutes sur l'ensemble... Les plans adoptés par la caméra de Scorsese tiennent parfois du génie (la descente des escaliers filmée d'au-dessus avec un effet "œil de poisson" qui arrondit et aplanit l'ensemble, juste magnifique), et les effets sonores (essentiellement des silences et des bruits augmentés comme seule musique) sont réussis. Un peu trop bigot sur les bords à la fin (la voix divine qui sort juste au bon moment pour résoudre le dilemme imposé au prêtre...), et on remarque parfois que le tournage n'a pas eu lieu au Japon (tourné à Taïwan, et les décors ne sont pas tout à fait les mêmes). Le film est beau, soigné, bien interprété, mais diablement long...
Un nouveau film de Martin Scorsese est toujours un événement et techniquement celui-ci ne fait pas du tout tache dans la filmographie du réalisateur américain. Sur un épisode que je ne connaissais pas de l'histoire du catholicisme en Asie, un envoûtant récit à l'ampleur dramatique peu commune à l'image des nombreuses scènes de torture dont l'impact est encore accentué par une mise en scène riche et belle et une quantité faramineuse de plans tout simplement sublimes, travaillés au millimètre. Malgré un portrait peut-être un peu réducteur, manquant de nuance des inquisiteurs japonais, une réflexion profonde, intelligente du choc des cultures et de la force de la foi. Alors qu'Adam Driver joue toujours aussi bien et de façon juste, une prestation de grande qualité de la part d'Andrew Garfield et surtout une direction des acteurs japonais, souvent bien mal exploités par le cinéma américain, vraiment excellente comme par exemple Yosuke Kubozuka. Peut-être pas le coup de coeur attendu mais quelle claque !
Si les silences et les craquements du vent rappels les grands classiques Japonais, silence s'attaque avec rudesse d'esprit à sa période féodale. De l'oppression d'un état, à la persécution qui entraîne la clandestinité d'une seule et même religion, celle du catholicisme, on assiste à des séquences âpres et sans doute le sujet le plus personnel pour Martin Scorsese, qui montre peu d'impartialité, peu modéré dans ce qui nous est imposé de voir. Le sujet est immense mais le langage trop réducteur.
Scorsese livre une vision choc du Japon du XVIIème siècle à travers ce long métrage dont il rêvait depuis 30 ans. En effet, ici c'est le massacre des chrétiens qui est montré. La mise en scène est absolument incroyable, ce qui montre que le réalisateur de Taxi Driver est toujours aussi talentueux malgré son âge. La photographie et les décors sont également magnifiques. Le film souffre malgré tout de longueurs trop importantes, et l'épilogue s'étend un peu trop sur la fin. Les scènes de persécutions sont bluffantes. Andrew Garfield livre une belle performance, et après Tu ne tueras point, continue de prouver que l'acteur est devenu une pointure du cinéma d'auteur.
Silence est un film très bien réalisé par un grand réalisateur qui est Martin Scorsese , ce film nous plonge dans la religion exactement dans le christianisme et 2 prêtres jésuites doivent rechercher leur mentor qui a disparu et ils doivent aller le chercher au Japon et au Japon le christianisme est illégal et interdit , le seul défaut dans ce film qui est long c'est que ce film est lent et en plus il dure 2H40 mais ce film est très bien
Silence réalisé par Martin Scorsese en 2017. *Les points que j'ai appréciés → • L'histoire • La persévérance et le courage des chrétiens (la foi) • Andrew Garfield
*Les points que je n'ai pas appréciés → • La phrase vers la fin qui lui dit "vas-y" (je ne pense pas que le Christ est demandé de le renier) • La durée du film (le réalisateur aurait pu raccourcir un peu
*Conclusion → J'ai aimé, c'est un film fort et poignant. 8/10.
Avec Silence, Scorsese réussit le pari de faire un grand film sur la foi sans jamais être moralisateur. Portée par des acteurs au meilleur de leur niveau, cette épopée demande un temps d’appréciation pour libérer la quintessence de sa réflexion. Une fois digérée, elle résonne comme une oeuvre courageuse et nécessaire au vu de notre troublante actualité. Un voyage spirituel exigeant, mais passionnant.
Un film catastrophique... Attention ça va spoiler sévèrement dans cette critique, mais rassurez-vous, c'est pour votre bien.
Commençons par la forme : les acteurs oscillent entre le mauvais, le transparent ou le caricatural, les dialogues sont insipides et répétitifs, les incrustations immondes, et la mise en scène, minimaliste au possible, sur-abuse des fumigènes... seule la superbe photographie sauve la partie formelle du film. Les paysages sont magnifiques, et heureusement, car vous aurez le temps de les admirer tant le film est contemplatif...
Ce qui amène au fond : le scénario tient sur une demi-feuille de papier à cigarette et sert de prétexte à un parcours christique (dont la seule originalité est de se passer au Japon) ou TOUTE la symbolique "subtile" du film - si tant est que vous appréciez ce genre de film qui fait """réfléchir""" (oui j'insiste sur les guillemets) - vous sera exposée avec moult gyrophares et clins d’œils appuyés...
Des exemples ? C'est parti !
Notre héros est donc un prêtre Jésuite dont la foi est mise à rude épreuve, prêchant la parole divine vêtu de guenilles, avec une longue barbe et de longs cheveux... vous n'aviez pas compris que c'était christique ? Pas de souci ! spoiler: Notre héros apercevra Jésus dans son reflet lors d'une scène d'une fine subtilité.
Un autre exemple ? spoiler: Le guide Japonais - en recherche de rédemption après avoir renié sa foi - trahit plusieurs fois notre prêtre Jésuite. Vous ne comprenez pas la référence à Judas ? Pas de souci ! Là aussi, une scène bien appuyée montre le traître recevoir une poignée de pièces en paiement de son forfait...
Le film regorge d'éléments pompiers et d'incohérences spoiler: (ex : les Japonais noient l'un des prêtres Jésuites, alors que deux secondes plus tôt les mêmes Japonais expliquent qu'ils doivent justement éviter les martyrs.... c'est si difficile de rester cohérent ??) , au point que Scorcese en arrive à foirer LA scène clef ultime de son film, spoiler: celle ou notre prêtre se pose la question de renier sa religion pour sauver des innocents ...
Vous imaginez probablement une scène forte, l'homme face à sa foi, ses principes et sa morale ?
Mais bien sur que non ! spoiler: Dieu (oui oui, Dieu) intervient en voix off et désamorce immédiatement la scène en donnant - littéralement - au prêtre son accord : "Vas-y mon gars, renie moi, c'est pour la bonne cause !".
J'ai lu par ci par là que le film soulève un grand nombre de questions "métaphysiques" sur la religion. Hum. Soyons clair, l'étendue des "interrogations profondes" se bornent à un classique parcours "christico-initiatique" finissant sur la question du renoncement à sa religion pour sauver autrui : réel reniement ou un acte de foi ultime ?
Voila.
On n'échappe pas au classique "Que fait Dieu devant tant de souffrance ?" mais rassurez-vous,cette question est désamorcée spoiler: par Dieu lui même - en voix off ("je n'étais pas silencieux, j'étais là, je souffrais aussi à tes cotés"). Profond on vous dit.
Ces thématique auraient pu rester bien plus subtilement en filigrane, servir une vraie histoire, et n'en rester pas moins pertinentes, fortes et intéressantes. Dans Silence, ces "questionnements" sont centraux, forment toute la maigre substance du film, au point de le boursoufler et le caricaturer.
Et en dehors de ça, il ne se passe RIEN. Oubliez une éventuelle réflexion sur le choc des cultures Japon/Occident et des religions, c'est expédié en 10 minutes, par un dialogue métaphorisé complètement inepte.
Il y a tellement à dire effectivement sur ce film de 160 minutes et sa profondeur abyssale... franchement, épargnez-vous cette purge : vous trouverez toujours mieux à faire de 2h40 de votre vie.
Je suis de ceux qui apprécient vraiment les oeuvres de Martin Scorcese ! Mon attente pour Silence était donc grande et sans réelles craintes.
Chaque films du cinéaste, que j'ai pu voir, à était une claque ! J'aime ses scénarios bien ficelés et sa mise en scène toujours très propre et efficace. Donc voir Silence était une obligation pour moi !
Il nous plonge donc en Asie, à l'époque de l'inquisition, au milieu du Japon, où le christianisme était à cette époque interdit !
L'histoire est bien emmenée, bien écrite. Quelques plans sont sublimes, spoiler: comme la scène des trois hommes attachés à des croix, en pleine mer , mais le film manque cruellement de rythme... Le choix risqué d'absence quasi total de bande son, est en soit efficace sur certaines scènes qui se suffisent à elles même, et est un choix plutôt intéressant, mais malheureusement ça n'est pas aussi efficace, dans l'entièreté du long métrage. Andrew Garfield, quant à lui, est une fois de plus très juste dans son rôle, tout comme Adam Driver, malgré qu'il ne soit, à mon sens, pas assez présent dans l'intrigue. Et Liam Neeson, est sans surprise, toujours aussi convainquant, et ça fait du bien de le revoir dans un film dirigé par un vrai réalisateur de talent, tel que Scorcese. Ça change de ses choix de carrière, des dernières années, qui n'étaient pas a la hauteur de son talent d'interpréte, selon moi. Cela dit, son personnage m'a semblait ne pas être suffisamment développé, ce qui est dommage étant donné qu'il est le point d'orgue de la quête que ses deux disciples décident d'entreprendre
spoiler: Mais le point qui m'a le plus déstabilisé c'est le parti pris de donner exactement le même sort final que Maître Ferreira ( L. Neeson ), à Sebastiào Rodrigues ( A. Garfield ). A quoi sert cette quête ? qui finalement nous démontre que même un maître peut un jour abandonner sa foi, alors que son disciple, lui, à une force et une foi inébranlable, mais qui lui aussi, à la fin du film, finit par faire la même chose que son maître : Laisser l'inquisiteur l'humilier. Pourquoi donc les opposer à un certain moment du récit, et nous faire penser que le disciple à finit par dépasser le Maître ? Si finalement aucuns des deux personnages ne se distinguera par sa force de conviction.
A certains moments, la narration est totalement inutile puisqu'elle décrit précisément les actions que l'on voit au même moment, à l'écran.
Mais malgré tout, l'histoire est passionnante, et même si le rendu final peut paraître long, pour ce qu'il si passe, la vision de Scorcese concernant la religion, sous différentes ethnies, est très intéressante. Le plan final est d'une grande poésie, d'une grande beauté et je dois avouer qu'en a peine quelques seconde il m'a fait oublié tout les choix scénaristes et les petites erreurs de mise en scène, qui m'avait auparavant gêné.
Ce ne sera définitivement pas l'oeuvre la plus réussie de Martin Scorcese, mais ça reste un long métrage assez marquant dans l'ensemble.
Silence s'impose par sa beauté, sa violence et sa solennité. Le temps s'arrête, on ne voit passer les 2h41 du film. Martin Scorcese offre un nouveau chef d'œuvre à son impressionnante filmographie, comme un film un peu à part tellement il est calme et épuré, mais aussi peut-être plus personnel, tout en évoquant des grands thèmes fréquemment abordés par le cinéaste, comme la fraternité et la religion. Il aborde des sujets pas forcément simple à filmer, en commençant par la quête intérieure, mais aussi la persécution et la clandestinité, sur un fait historique peu connu des occidentaux. Silence est une pièce unique, rendant grâce au sacré tout en dévoilant la terreur et la cruauté qui s'y oppose. Voir la critique complète sur mon blog :