Silence
Note moyenne
3,6
4543 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

413 critiques spectateurs

5
49 critiques
4
117 critiques
3
121 critiques
2
72 critiques
1
34 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2019
Excellente découverte que ce drame historique de Martin Scorsese. La réalisation est très belle, la photographie superbe et la prestation des comédiens est à la hauteur des attentes, notamment celle totalement habiter d'Andrew Garfield. Petit bémol tout de même concernant la présence de quelques longueurs au niveau du récit, mais cela vient de la durée sans doute un peu trop longue du film.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2017
Déjà premier constat et contrairement à ce que je craignais un peu je ne me suis pas ennuyé du tout, les 160 minutes ne n'ont jamais parues assommantes, et je dirais que le film rempli sa mission en ce qui concerne son rôle explicatif et contextuel, par l'image et la voix-off, et non par un texte déroulant interminable en guise d'intro, j'apprécie cette attention. Scorsese est on le sait attaché au catholicisme et ce projet Silence lui tenait j'imagine particulièrement à coeur, après l'étourdissant Wolf of Wall Street il revient à quelque chose de disons plus traditionnel, tout en appuyant une idée très centrée : l'épreuve de la foi.
Le film est à charge, ne s'en cache pas et va s'employer à décrire des événements sans trop d'excès de palabres inutiles, encore une fois bien souvent par le cadre et des plans qui durent, d'ailleurs impossible de ne pas penser aux classiques de Kurosawa par moments, tout en gardant également une patte scorsesienne (travellings, esthétique, gestion de l'espace).
Durant sa majeure partie le film n'aura de cesse de questionner la foi du personnage de Garfield à travers l'inquisition japonaise à l'égard de toutes formes rattachées au catholicisme, matérielles ou spirituelles, si tout celà à vraiment un sens, si l'humanisme "tout puissant et miséricordieux" peut se sauver de l'ostracisme et de la mort. Scorsese le montre en dépeignant la cruauté barbare sans trop de détours pour savoir jusqu'où les limites dogmatiques peuvent aller, si il vaut mieux mourir en martyr ou préserver la vie des fidèles et apostasier, tout ce résume à cela mais le choix se montre d'une immense réflexion.
Je pense qu'on pourrait parler de ce film des heures sans réellement trancher, car c'est un thème universel et millénaire, d'ailleurs sans spoiler la dernière partie du film choisi un chemin pour se redétourner, le dernier plan peut paraitre un peu grossier en l'état mais néanmoins fort symboliquement.
Une réussite.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mars 2017
démarche honnête que de mettre à l'écran ce récit de foi, qui retrace la non acceptation de certains du christianisme au japon. d'autant que la violence et les douleurs endurées sont bien retranscrites. néanmoins, la mission initiale promise est très vite occultée. la répétition des situations font tourner le film en rond, les longs plans séquences, la narration, les prières intrinsèques donnent un résultat anesthésiant et finalement laborieux à suivre. la composition d'A.Garfield reste remarquable.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2017
Silence qui a aussi des vertus éducatives, est le film d'un cinéaste qui s'interroge sur la foi. Mais Martin Scorsese n'est pas un cinéaste introspectif... Aussi, son film est superbe, magnifié par une mise en scène ample et une reconstitution réussi, quand il suit le prériple de deux prêtres mais qui peine à retranscrire les tourments intérieur du père Rodrigue. Incarné par un Andrew Garlfield, excellent, quand il doit incarner un prêtre naïf et convaincu, mais plus à la peine quand il est face à des dilemmes moraux, d'où un récit qui se délite vers son milieu du film avant d'offrir un final marquant. Quelle force nous donne la foi dans nos vie ? Que pouvons-nous supporter pour elle ? Est-t-elle avant tout intérieure ou doit-elle se propager à travers le monde pour une utopique harmonisation ? Scorsese doute mais croit en l'être humain.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2019
Comme bien souvent avec Scorsese, la longueur du film prend un peu le pas sur l'histoire. J'ai toutefois apprécié "Silence", qui nous donne à voir une période et un aspect assez peu connus du Japon. Le film met bien en avant deux aspects de ce pays paradoxal : la passivité et la crainte de l'autorité d'un côté, et l'autoritarisme extrême d'un autre côté. Il y a une troisième voie, celle de ces croyants courageux qui au défi de leur vie n'ont jamais laissé tombé leurs convictions profondes, et à qui Scorsese semble rendre un hommage appuyé. Le personnage de Kichijiro est peut-être le plus intéressant de tous (et le plus lâche), car tiraillé entre ses convictions religieuses et la crainte de cette autorité (ou tout simplement de la mort). Andrew Garfield et Adam Driver s'en sortent bien dans leurs rôles de prêtres jésuites. Malgré les longueurs inévitables, quelques moments glacent le sang, et l'ensemble ne manque pas d'un certain souffle historique.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2017
Martin Scorsese voulait porter à l’écran le roman homonyme de Shuzaku Endo depuis de nombreuses années. C’est chose faite en 2017 avec ce drame de plus de deux heures. Un long-métrage loin des thèmes et des genres qui ont fait le succès du cinéaste. Ici point de gangsters, pas de biopic, mais un thème qui se rapproche de « La dernière tentation du Christ » ou de « Kundun », une thématique spirituelle donc. Il traite dans ce drame de la fin des communautés chrétiennes du Japon engendrées par l’évangélisation portugaise. Le XVIIème siècle voit l’isolationnisme ordonné par le Shogun exiger le départ des Européens présents dans le pays et par voie de conséquence la poursuite et la mise à mort des prêtres qui refusent de quitter le Japon ainsi que de leurs fidèles qui refusent, eux, d’abjurer leur foi. Mais c’est surtout un questionnement de la foi que le film présente à travers le frère Sabastiao Rodrigues arrivé clandestinement au Japon pour s’enquérir du sort du frère Ferreira et s’occuper la communauté chrétienne qui subit des nombreuses persécutions. Sa présence va rapidement mettre en danger ses ouailles et entraîner une crise de foi chez celui-ci. Est-ce l’orgueil qui mène sa vie et son envie de martyr plutôt que sa foi ? Est-il juste de s’entêter à ne pas abjurer si cela met en danger la vie de ce qui vous suivent, alors qui semble plus chrétien d’accepter de renier sa foi pour sauver leur vie ? Pendant les deux heures quarante d’une fresque âpre, à la reconstitution magnifique, on voit la difficulté d’une foi pratiquée dans un environnement où la persécution et la violence mettent votre vie en danger. Un drame puissant porté par un Andrew Garfield très convaincant en prêtre en lutte avec ses convictions. Un film qui s’aliénera une grosse partie du public par son sujet exigeant (il n’a d’ailleurs pas remboursé son budget), mais qui offre une autre facette d’un cinéaste au talent incontestable.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2017
On sait que la religion catholique et le mystère de la foi ont une place importante - même si ce n'est souvent qu'en sous-texte - dans l’œuvre de Scorsese, et on imagine donc combien "Silence", long film résolument non-commercial (au moins pour notre époque) a été un projet personnel pour son auteur. La question est de savoir si, au delà de la beauté formelle du film, de l'intelligence permanente dont Scorsese fait preuve dans cette adaptation d'un sujet historique difficile (la manière dont le Japon, au XVIIe siècle, a éliminé la menace que constituait pour son système social la montée du Christianisme importé d'Europe), "Silence" peut parler à quelqu'un qui n'est ni croyant ni intéressé par la foi. La réponse est - évidemment ? - oui, malgré certaines décisions qui décrédibilisent partiellement le film, comme le choix d'acteurs américains et de la transposition trop systématique des dialogues en langue anglaise... Oui, parce que le cœur du film est évidemment le doute, dans ce qu'il a de nourrissant et de destructeur à la fois, et qu'il s'agit là d'une question universelle, sous-tendant toute réflexion philosophique ou morale digne de ce nom. Au delà de nombreuses scènes de supplices éprouvantes, même si elles ne sont jamais gratuites, Scorsese représente superbement l'affrontement, terriblement inégal - même si cette inégalité peut nous sembler paradoxale à nous, occidentaux - entre deux modes de pensée, deux manières radicalement opposées d'appréhender le monde, un affrontement qu'il ne simplifie ni ne caricature jamais. Il est par exemple difficile de ne pas admirer la force et la subtilité de la culture japonaise, aussi cruelle et implacable soit-elle, ainsi que la complexité des affrontements verbaux qui élèvent la seconde partie du film vers une véritable excellence. En tant que non-croyant, je déplore le dernier plan, qui lève inutilement le doute, justement, mais il est possible d'y voir une sorte de cadeau que Scorsese se fait à lui-même, pour ne pas admettre que la défaite ait été totale.
T-rhy
T-rhy

94 abonnés 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2017
Une œuvre à la fois troublante et envoutante, questionnant le rapport d'un homme de foi, avec justement sa foi, dans un cadre qui la renie. C'est beau. Profond. Réalisé de main de maître. Magistralement interprété. Porté par une bande originale superbe. Mais clairement pas destiné à tous les publics. Le film fait presque 2h50, et a un rythme lent. C'est un drame très humain, dramatique et historique. Privilégiant les moments de d'introspection et de questionnements de son protagoniste principal face à la dureté des évènements qu'il subit et auxquels il assiste impuissant, dans une culture qui lui est totalement étrangère. Toutes les personnes ayant un rapport particulier avec le concept de foi, ou se questionnant sur celle-ci adhèreront. Les autres non. À voir si l'on sait à quoi s'attendre.
Philcroc
Philcroc

87 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2021
Je craignais un peu de trouver un peu trop long ce film et ne pas l'apprécier compte tenu du sujet. En fait, je me suis laissé prendre par cette fresque historique adaptée du livre de Shüsaku Endo qui se passe au Japon du XVIIème siècle. Et, on est plongé dans ce Japon en pleine inquisition contre les chrétiens qui commençaient à se développer autour de missionnaires jésuites. Ce que les Shoguns avaient décidé d'éradiquer avec leur grand inquisiteur : Inoe-Suma. Martin Scorcese nous livre là un grand film avec une photographie sublime -qui fait passer les quelques longueurs- assurée par Rodrigo Pietro, directeur de la photographie. des plans majestueux, des décors et costumes sans fausses note, c'est du grand cinéma avec des scènes très fortes et parfois très dures. On est au Japon en 1633 et on vit ces persécutions. On sent que Martin Scorcese a mis tout son talent dans ce film très personnel sur la foi, la spiritualité, la métaphysique, le sens de la vie et de la mort.. Rappelons qu'il a été séminariste avant d'épouser le cinéma...mais il ne fait aucun prosélytisme et au contraire, met en scène avec intelligence de nombreux questionnements sur la foi, l'apostasie ("Korobu" en japonais) en résonance forte avec les drames de notre monde en pleine crise. Les dialogues sont subtils et ciselés avec pas mal de réflexions intéressantes du genre " Plus dur est de mourir pour les misérables et les corrompus"...
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2017
Face à la cruauté et la traîtrise des hommes, le courage et la dignité; puis, la voie de la raison ? Le dernier film de M. Scorsese est un chef-d'œuvre d'une pureté absolue et, qu'on soit croyant ou pas, on ne peut demeurer insensible; personnellement, j'ai été profondément bouleversé ...
Kivodulh
Kivodulh

43 abonnés 349 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 juin 2017
C'est lent, c'est lent, c'est lent. Le film tient du défit à ne pas dormir avec ses plus de 2h30 d'une lenteur insoutenable. Scorsese réalise un projet peut-être trop personnel pour être accessible par tout le monde. Pas même une musique pendant tout ce temps, même si l'idée est l'immersion on aurait aimé plus de narration musiqcale.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 septembre 2017
Avec ce sujet basé sur des faits historiques réels, Martin Scorsese cherche manifestement à discuter de la recrudescence du phénomène religieux dans le monde, ainsi que ses conséquences sur le vivre ensemble. Le choc des cultures, lorsqu'il survient, produit toujours les mêmes effets : incompréhensions des deux côtés, tensions dogmatiques et pour finir, tentation du nettoyage ethnique. Liam Nesson interprète le rôle d'un missionnaire portugais déchiré entre deux mondes, face à un Andrew Garfield paumé qui s'accroche à son système de valeurs individuel comme si sa vie en dépendait. Un film courageux qui s'empare sans reculer de l'éternel débat sur la foi et ses limites.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2017
Nous sommes au XVIIème siècle et deux jésuites, Andrew Garfield et Adam Driver, sont envoyés au Japon pour retrouver leur mentor qui aurait renié sa foi catholique. Au fur et à mesure de leur périple, ils vont découvrir un pays où les chrétiens sont martyrisés et tués. Malgré ses deux heures quarante, nous sommes loin des superproductions de Martin Scorsese. Le cinéaste signe peut-être ici son œuvre la plus intime. Inspiré du roman de Shusaku Endo, Silence relate un fait historique peu connu. La lenteur de la mise en scène n’a jamais été aussi essentielle pour bien comprendre le contexte et se mettre à la place des protagonistes. Les deux comédiens sont brillants et délivrent un message poignant et brutal dans tout ce silence. A force d’expérience, Scorsese a développé une maîtrise incontestable de ses mises en scène et Silence est de toutes les œuvres, celle qui aborde le mieux la foi au cinéma.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2017
Un Scorsese plus confidentiel qu'à l'accoutumée et pour cause, le réalisateur aux multiples chefs d'oeuvres renoue avec ses premières amours et surtout avec le thème qui le préoccupe depuis toujours, à savoir la foi sous toutes ses formes. Le parallèle se fera par ailleurs forcément avec "La dernière tentation du Christ", oeuvre controversée du maître et qu'il a réalisée contre vents et marrées, le succès ne fut d'ailleurs pas vraiment au rendez-vous et comme bien souvent, avec le temps, il a acquis un statut un peu culte. En sera-t-il de même pour "Silence" ? Peut être, seul l'avenir nous le dira mais en attendant il a quelques arguments à faire valoir ainsi que pas mal de points noirs également. Premièrement, le métrage est beaucoup trop long pour ce qu'il a à raconter, encore desservi par sa redoutable arythmie, certaines scènes sont interminables alors que les enjeux ne le demandaient pas forcément. A côté de ça, on a des prestations étonnantes d'Andrew Garfield et d'Adam Driver et ce qui m'a le plus marqué au demeurant c'est cette capacité de Martin Scorsese à flouter la barrière entre le bien et le mal. Qui a tord ? Qui a raison ? Celui qui refuse violemment les croyances que l'on cherche à lui imposer ? Ou celui qui, fort et fier de sa foi, vient rapatrier à sa cause un peuple lointain ? Et bien difficile de répondre après avoir vu le film, les arguments se défendent et Scorsese se pose véritablement en spectateur de son intrigue, sans préjugés et nous offre la même position, neutre. L'idée est donc intéressante et même bien plus mais le métrage n'est pas vraiment accessible, on peut facilement s'y ennuyer malgré l'intense réflexion qui s'impose fréquemment. Côté réalisation, certaines images sont superbes, la photographie est une pure merveille et la mise en scène manque évidemment de punch. Un peu déçu au final mais Scorsese reste droit dans ses bottes comme à chaque fois et l'intention est assez louable. A découvrir au moins une fois pour se faire son avis ...
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2017
On peut être surpris de voir Silence être signé Martin Scorsese. En effet, le cinéaste des Affranchis y dévoile un style de mise en scène beaucoup plus calme et utilise la musique d’une manière beaucoup plus discrète qu’habituellement. Le rythme assez lent peut déstabiliser au début et faire craindre un film ennuyant mais on s’immerge petit à petit dans cette histoire rappelant par son sujet Apocalypse now (des hommes devant retrouver un de leurs collègues ayant coupé toute relation avec ses supérieurs). Même si sa mise en scène, par son aspect plus posé, est moins marquante que les œuvres précédentes du cinéaste, Silence permet de parler d’un sujet quasiment inconnu en Occident (la répression dont les chrétiens ont été victimes dans le Japon du XVIIème siècle), d’approfondir la thématique religieuse chère au réalisateur et d’assister à la prestation d’excellents acteurs (Andrew Garfield, Adam Driver et Liam Neeson).
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse