Silence
Note moyenne
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413 critiques spectateurs

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Le Français Glacé
Le Français Glacé

34 abonnés 328 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2017
Silence réalisé par Martin Scorsese en 2017.
*Les points que j'ai appréciés →
• L'histoire
• La persévérance et le courage des chrétiens (la foi)
• Andrew Garfield

*Les points que je n'ai pas appréciés →
• La phrase vers la fin qui lui dit "vas-y" (je ne pense pas que le Christ est demandé de le renier)
• La durée du film (le réalisateur aurait pu raccourcir un peu

*Conclusion →
J'ai aimé, c'est un film fort et poignant. 8/10.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 septembre 2017
En confrontant les avis des partisans et des détracteurs, on se rend compte que le film est très clivant et qu'il est difficile de l'appréhender en faisant abstraction de son propre rapport à la foi. Certains y ont vu une critique de l'évangélisation quand d'autres ont trouvé le film complaisant à ce sujet. Certains ont regretté le manichéisme de la représentation des japonais quand d'autres ont salué leur résistance. Bref les avis sont souvent tranchés mais en ce qui me concerne j'ai trouvé le film très ambigu, et c'est ce qui fait sa force. Tout est question de point de vue dans Silence. Chaque position se vaut si on arrive à faire preuve d'empathie pour les personnages. Les souffrances peuvent être évitées si chaque partie accepte de faire des concessions. Et j'ai trouvé que le film tenait cette position jusqu'à ses toutes dernières secondes. Jusqu'à ce dernier plan explicite qui pour moi gâche tout, et ce carton dans le générique qui rend hommage aux prêtres et aux japonais chrétiens, sous entendu : les gentils de l'histoire.
Du coup je suis vraiment partagé. Le film m'a vraiment plu. Visuellement c'est sublime, et le travail sur le son est audacieux, ce qui est logique quelque part lorsque l'on appelle son film Silence...
Mais voilà, les dernières secondes sont de trop, un peu comme si Scorsese n'assumait pas jusqu'au bout sa démarche. Dommage...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 septembre 2017
Le film est sublime, les paysages sont beaux, le décor d'un Japon féodal très bien rendu. Les acteurs sont assez crédibles dans leurs rôles. On comprend mieux cette période difficile faite de souffrances et de tortures qu'ont vécu les chrétiens japonais de l'époque. Après c'est très, très long. Ce film de 2h40 aurait facilement pu être amputé d'une heure. Les scènes sont trop longues, trop lentes et répétitives ; l'attente se change en ennui et les questionnements en atermoiements sans fin. On ne retrouve pas l'aspect contemplatif d'un film japonais : là c'est juste très long. Point.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 septembre 2017
"Silence" est une fresque historique intéressante à la réalisation soignée dans sa photographie comme dans sa mise en scène mais assurément trop propre et lisse. Placé avec ardeur du côté (le seul bon ?) des catholiques, le discours de Scorsese fait preuve d’un prosélytisme à toutes épreuves et d’un occidentalisme presque malvenu. Voir des Jésuites interdire à des Japonais catholiques de poser le pied sur une icône malgré la mort qui les menace me fait penser au discours de l’Eglise sur le préservatif en Afrique… 2h40 de ferveur religieuse c’est quand même long. Si Scorsese semble touché par la grâce, il n’en est pas de même pour son acteur principal, Andrew Garfield, qui ressort peu crédible en missionnaire portugais du 17ème siècle et s’embourbe dans des lamentations interminables. Pour sa défense (on parle quand même d’un film de Scorsese !), "Silence" pose des questions assez actuelles sur la foi, la conviction intime ou la dualité humaine et nous livre une page intéressante de l’histoire du Japon.

Plus de chroniques sur mon blog : plumeetpellicule.wordpress.com
Walter Mouse
Walter Mouse

547 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2017
20 ans après Kundun, Martin Scorsese retourne explorer la religion à travers l'Histoire dans son dernier-né, Silence, où sont mis en avant les conflits entre bouddhistes et chrétiens dans le Japon du XVIIème siècle. Suivant le point de vue d'un jésuite arrogant et convaincu, Silence traite avec une grande sobriété de la croyance et de ses conséquences, montrant la haine et la peur envahir les habitants du pays mais aussi l'aveuglement de ceux croyant détenir la seule vérité. Ces questionnements sont le coeur de la quête du prêtre joué par Andrew Garfield dont la remise en question sur sa foi est le centre du récit. Scorsese fait le choix d'opter pour une caméra moins mobile et plus posée allant à la fois avec son envie de rendre hommage aux grands cinéastes japonais et faisant sens avec sa volonté de rendre le tout le plus naturel possible dans un climat de paranoïa oppressant. Silence est bien sûr très long et peut parfois s'empêtrer dans quelques choix un peu plus douteux (le dernier plan) mais l'ensemble tient très bien la route, le réalisateur ne fait pas n'importe quoi avec son sujet (les persécutions religieuses ne viennent pas sur-exagérer le propos) et sait le rendre toujours intéressant et pertinent. Et c'est quand la dernière fois qu'on a vu Liam Neeson dans un bon film? Double-raison d'aller voir Silence.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2017
Deux jésuites vont au Japon pour rechercher leur mentor qui aurait renié sa foi. Ils vont y découvrir les persécutions que subissent les chrétiens et eux-même remettre leurs convictions en question. "Silence", contrairement à son nom, est taiseux et bavard, parfois trop long, mais très joliment mis en image.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 août 2017
Silence est un film très bien réalisé par un grand réalisateur qui est Martin Scorsese , ce film nous plonge dans la religion exactement dans le christianisme et 2 prêtres jésuites doivent rechercher leur mentor qui a disparu et ils doivent aller le chercher au Japon et au Japon le christianisme est illégal et interdit , le seul défaut dans ce film qui est long c'est que ce film est lent et en plus il dure 2H40 mais ce film est très bien
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2017
Martin Scorsese voulait porter à l’écran le roman homonyme de Shuzaku Endo depuis de nombreuses années. C’est chose faite en 2017 avec ce drame de plus de deux heures. Un long-métrage loin des thèmes et des genres qui ont fait le succès du cinéaste. Ici point de gangsters, pas de biopic, mais un thème qui se rapproche de « La dernière tentation du Christ » ou de « Kundun », une thématique spirituelle donc. Il traite dans ce drame de la fin des communautés chrétiennes du Japon engendrées par l’évangélisation portugaise. Le XVIIème siècle voit l’isolationnisme ordonné par le Shogun exiger le départ des Européens présents dans le pays et par voie de conséquence la poursuite et la mise à mort des prêtres qui refusent de quitter le Japon ainsi que de leurs fidèles qui refusent, eux, d’abjurer leur foi. Mais c’est surtout un questionnement de la foi que le film présente à travers le frère Sabastiao Rodrigues arrivé clandestinement au Japon pour s’enquérir du sort du frère Ferreira et s’occuper la communauté chrétienne qui subit des nombreuses persécutions. Sa présence va rapidement mettre en danger ses ouailles et entraîner une crise de foi chez celui-ci. Est-ce l’orgueil qui mène sa vie et son envie de martyr plutôt que sa foi ? Est-il juste de s’entêter à ne pas abjurer si cela met en danger la vie de ce qui vous suivent, alors qui semble plus chrétien d’accepter de renier sa foi pour sauver leur vie ? Pendant les deux heures quarante d’une fresque âpre, à la reconstitution magnifique, on voit la difficulté d’une foi pratiquée dans un environnement où la persécution et la violence mettent votre vie en danger. Un drame puissant porté par un Andrew Garfield très convaincant en prêtre en lutte avec ses convictions. Un film qui s’aliénera une grosse partie du public par son sujet exigeant (il n’a d’ailleurs pas remboursé son budget), mais qui offre une autre facette d’un cinéaste au talent incontestable.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2017
« Silence » est un film marquant et une réussite par bien des aspects. Tout d'abord par son esthétique, soignée : une très belle photographie, et surtout des plans époustouflants d'une nature sauvage, notamment de bords de mer rocailleux, battus par des vagues puissantes, et de terres arides parsemées d'émanations de souffre menaçantes. Ensuite et surtout par son thème et son traitement : la tentative par les Jésuites de convertir au catholicisme les Japonais au XVIIème siècle. Mais Martin Scorsese fait de « Silence » bien plus qu'un film historique. C'est un long métrage qui pose de façon intelligente et subtile la question de la foi. Jusqu'où est-on prêt à souffrir pour sa foi ? Et d'ailleurs qu'est-ce que la foi ? Justifie-t-elle qu'on se batte pour elle, voire qu'on meure pour elle ? Dieu nous entend-il ? D'ailleurs existe-t-il ? Nous parle-t-il ? Ou au contraire est-il cruellement silencieux ? Ou bien n'est-ce qu'une invention pour réconforter les cœurs en ce bas monde, fait de souffrances en tous genres, de la guerre en passant par la maladie ou la famine ? Scorsese ne nous donne pas de réponse, mais il n'oriente pas non plus dans une direction plus qu'une autre, j'entends par là qu'il est respectueux des chrétiens, tout comme des Japonais. « Silence » est avant tout une peinture implacable car fidèle, presque objective, d'une quête qui se révèle impossible : tenter d'imposer une autre religion à un peuple à la culture très forte, et très différente. Or les Japonais ne sont pas cruels par nature, s'ils persécutent les chrétiens, c'est pour une raison très simple et très censée : le christianisme leur semble dangereux politiquement, le Shogun de l'époque ne pouvant se permettre de voir son autorité bafouée par des sujets avec un nouveau maître, autre que lui : Dieu. De là en découlent des atrocités contre la population nouvellement convertie et les Jésuites, qui choquent par leur cruauté, même si Scorsese reste mesuré dans leur représentation. Il s'agissait en effet de faire des exemples, et les Japonais se sont montrés particulièrement inventifs en la matière... Mais fort heureusement l'intérêt du film n'est pas là, si j'ose dire. Martin Scorsese s'attarde davantage sur les doutes qu'éprouvent les deux protagonistes principaux, deux jeunes Jésuites au début pleins de fougue, confrontés à l'épreuve ultime de tout croyant : le martyre pour sa foi. Tous deux nous permettent à notre tour de nous remettre en question et c'est en cela que « Silence » est très fort. Avec des images tantôt sublimes tantôt terribles, il nous interroge sur le moteur de tout être humain et nous demande : en quoi est-ce que tu crois ?
joevebulle
joevebulle

4 abonnés 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2017
Heureusement qu'il reste des réalisateurs comme Scorsese pour oser faire du cinéma d'œuvre et non de commerce. Le film est magnifique, l'ambiance Japonaise et Jésuite parfaitement retranscrite, un excellent jeu d'acteur. Le film est un peu long mais c'est le temps nécessaire pour intégrer le reniement du Père Sebastião Rodrigues. Certes, tout n'est pas parfait et le brushing de l'acteur principal Andrew Garfield, qui porte le film, détonne un peu. Le doublage des Japonais n'est pas, non plus, des plus naturels, mais c'est un film à voir.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2017
Nous sommes au XVIIème siècle et deux jésuites, Andrew Garfield et Adam Driver, sont envoyés au Japon pour retrouver leur mentor qui aurait renié sa foi catholique. Au fur et à mesure de leur périple, ils vont découvrir un pays où les chrétiens sont martyrisés et tués. Malgré ses deux heures quarante, nous sommes loin des superproductions de Martin Scorsese. Le cinéaste signe peut-être ici son œuvre la plus intime. Inspiré du roman de Shusaku Endo, Silence relate un fait historique peu connu. La lenteur de la mise en scène n’a jamais été aussi essentielle pour bien comprendre le contexte et se mettre à la place des protagonistes. Les deux comédiens sont brillants et délivrent un message poignant et brutal dans tout ce silence. A force d’expérience, Scorsese a développé une maîtrise incontestable de ses mises en scène et Silence est de toutes les œuvres, celle qui aborde le mieux la foi au cinéma.
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 août 2017
Même avec un sujet qui ne m'a pas plu Martin Scorsese a réussi à me tenir en haleine pendant trois bonne heure avec un film d'une beauté à en couper le souffle. Malgré sa thématique d'apparence religieuse, le silence globale de l'univers face à l'homme et ses questionnements ne nécessitent pas une forme d'obédience religieuse. Magistrale
Romain C.
Romain C.

93 abonnés 867 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2017
C'est un très beau film très bien joué avec Andrew garfield , Adam driver et liam neeson sur la religion au japon au XVII e siècle . Un chef d'oeuvre de 2017 .
Basée sur une histoire vrai , le réalisateur nous fait un film de presque 3 heures sans grande action mais avec un excellent scénario , un très bon dialogue ,une très bonne histoire qui ne s'égare jamais et qui est très développé , ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas et que ça passe vite .
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 juillet 2017
Un bon navet à la sauce américaine, scorcese n'est plus, il ne reste que le commercial hollywoodien. Les Japonais sont méchants, les chrétiens sont gentils et pleins d'amour, même s'ils sont Japonais. Colonisation et évangélisation n'ont jamais existé. L'inquisition Japonaise, où a t-il pu trouver une bêtise pareille ? C'est une invention chrétienne. Le metteur en scène est croyant, ça se voit, trop. Le parti pris et le côté pleurnichard bien pensant achèvent le tableau. Une catastrophe de grenouille de bénitier.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2017
Projet tenant fermement à cœur de Martin Scorsese, 30 ans d’élaboration selon les dires du cinéaste, Silence marque le retour de ce grand nom du cinéma quatre ans après le vitaminé Le Loup de Wall Street. Changement de contexte, pour le moins, changement de ton, radical basculement de l’euphorie à la contemplation, le cinéaste italo-américain en revient à sa foi chrétienne, une foi qu’il aime à disséquer, à remette ici respectueusement en question tout en la légitimant, à sa manière. Adaptant un bouquin datant de 1966, le communément appelé Marty nous narre l’histoire de deux prêtres jésuites portugais s’enfonçant dans le Japon du XVIIème siècle en vue de remettre la main sur l’un de leurs prédécesseurs porté disparu. Oui mais voilà, la religion chrétienne n’est pas la bienvenue au Pays du Soleil Levant. Les pratiquants sont persécutés, massacrés, les prêtres occidentaux sont traqués. Bouddhisme et christianisme ne font pas bon ménage en ces temps médiévaux pour le moins radicaux. La foi de l’homme peut-elle résister à la souffrance, au bannissement? La religion européenne peut-elle prendre racine dans ce marécage obscure du bon du monde?

Par l’entreprise de deux jeunes missionnaires convaincus, assidus à la tâche, optimistes, le metteur en scène confronte littéralement deux cultures. Artistiquement remarquable, Silence se veut un film philosophique, contemplatif et réflexif. Dieu demeure donc dans le cœur des hommes, qu’importe la doctrine imposée, qu’importe les sacrifices. Globalement, le film nous adresse un message chaleureux, valeureux, qu’importe nos idéaux sur la question. Il n’en demeure pas moins qu’en dépit d’une mise en scène léchée, d’une multiplication de plans de toute beauté, de prestations d’acteurs excellentes, que Silence peine à émouvoir dans son déroulement. Il ne s’agit somme toute que d’idéaux et lorsque aucun des personnages de ne consent à dénigrer les siens, les choses semblent inévitablement tournés en rond. Les conservateurs japonais multiplient les persécutions, les exécutions, se démènent afin d’être inventifs dans leurs modes de tortures mais le postulat demeure le même durant 80% du film. Au petit jeu de l’esprit, quelqu’un finira par céder et l’on se doute très vite, historiquement, que ce ne sera pas les japonais.

Andrew Garfield, déjà vu chez Mel Gibson cette même année 2016, livre une très belle prestation dans la peau de ce missionnaire au grand cœur, un cœur soumis à l’épreuve, pour le moins. Il sera question, en définitive, de croyances intérieures alors que le dogme ne peut être enseigné. Contraint, forcé, l’homme n’en perd pas pour autant ses croyances. On pourra retenir ce message d’un film qui voudrait d’avantage nous éblouir, nous mystifier, en nous servant sans cesse des confrontations finissant dans une forme de violence toujours plus cruelle. Oui, si Martin Scorsese n’est jamais réticent pour une exposition à la violence pour illustrer ses propos, qu’elle soit verbale ou physique, la cruauté des inquisiteurs permet au moins ici de faire bouger un long-métrage par moments très stoïque. On alterne donc entre grand discours, contemplation et violence crue, mécaniquement. C’est sans doute là la faiblesse d’un film qui peine à se renouveler deux heures et demies durant.

Mais n’enlevons rien au mérite du réalisateur qui s’en retourne en Asie, qui s’en retourne vers sa foi pour nous livrer un projet audacieux et sur le papier, initialement, qui ne devait pas être facile à vendre. Son nom prestigieux aidant, Martin Scorsese sera donc parvenu après des années de persistance, à réaliser un projet auquel il était grandement attaché. Tous les grands metteurs en scène n’y sont pas parvenus. C’est sans doute là la marque d’un génie. Oui, que l’on apprécie Silence ou non, avouons que Scorsese sait passer du coq à l’âne sans trébucher, qu’il excelle dans un domaine comme dans un autre sans trembler. Reste à adhérer au propos, mais cela ne diminue en rien la portée de Silence, un travail de réalisateur convaincu tout à fait respectable. 14/20
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