Silence
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413 critiques spectateurs

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Thibault J
Thibault J

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2026
Thématique très intéressante, portée par une vraie ambition et un personnage avec un potentiel fort. Le film pose des questions profondes sur la foi, le doute et le renoncement.

Mais l’exécution ne suit pas. On reste à distance des protagonistes, sans réel attachement. La trajectoire du personnage principal aurait dû nous faire basculer avec lui, plonger dans une forme de folie ou de rupture intérieure — ça n’arrive jamais vraiment.

Le récit donne une impression de découpage irrégulier, presque décousu, ce qui casse la montée en tension. Et la fin laisse un goût d’inachevé, comme si le film n’allait pas au bout de ce qu’il promettait.

C’est dommage, parce que la matière était là pour quelque chose de beaucoup plus puissant, voire grandiose.
Shining80
Shining80

9 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2026
Sujet très surprenant et audacieux et que le maître Scorsese a choisi pour ce film, celui de rendre hommage aux chrétiens du Japon persécutés, voir éradiqués de l'île avec une réelle profondeur historique. J'ai trouvé Andrew Garfield, qui n'est pas un de mes acteurs de prédilection habituellement, très à son aise dans ce rôle, tout comme Adam Driver, s'imprégnant tout deux de la dimension spirituelle et religieuse de leurs personnages, avec leurs attributs, leurs faiblesses... La photographie est somptueuse et la réalisation toujours aussi léchée. Il faut noter que le film est lent, que l'action est quasi absente à de nombreux moments du film, ce qui le sert d'un côté mais nuit à son rythme de l'autre. En somme, très intéressant à analyser, de nombreux messages sont véhiculés dans le film.
kernel_33
kernel_33

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2025
Beau et passionnant mais trop orienté pour être universel et pleinement abouti - (Bien)

Les chrétiens trouveront dans ce film une étude de la foi et de sa nature, confrontée à d’autres cultures et d’autres religions. Jusqu’où peut-elle aller et à quel prix ? A quel moment trahit-on sa foi à force de s’y accrocher ? Le film traite de ces questions en long et en large, avec pertinence mais également beaucoup de longueurs et de répétitions et en ne proposant qu’un seul point de vue : celui du prêtre jésuite, forcément valeureux et forcément victime.

Les non croyants trouveront beaucoup de choses à redire à cette œuvre, en premier lieu l’unicité de point de vue décrite juste avant et le manque cruel de mise en contexte historique et religieuse, à tel point qu’on a souvent l’impression que l’œuvre ne s’adresse qu’à des croyants catholiques. On ne saura en effet jamais comment se déroulait l’évangélisation du Japon menée par le père Ferreira avant qu’il ne soit capturé et torturé, ni pourquoi une inquisition aussi cruelle et implacable de la part des japonais. Cette mise en contexte aurait pu nuancer le film de manière bienvenue et le rendre encore plus abouti, tant l’impression de manichéisme perdure tout au long de l’œuvre.

Reste que cette histoire des prêtres jésuites apostats dans le Japon du XVIIe siècle, peu connue du grand public, est passionnante et magnifiquement contée. Techniquement, le film est très maîtrisé. Seule la prestation des deux acteurs principaux, si elle reste honorable, manque parfois de crédibilité et ne sonne pas toujours juste. Une mise en contexte plus importante aurait sans doute approfondi le propos et fluidifié le rythme et la narration.

A voir comme une introduction à ce pan de l’histoire des religions, avec recul et réserves.
Cha
Cha

3 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2025
Silence, dévoile sans détour le Japon du 17ème siècle. Intéressant historiquement, la mise en scène est magistral même s’il est parfois alourdi par la longueur.
Esther Ling
Esther Ling

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2025
J'ai rarement vu un film avec une aussi belle photographie, et autant de thèmes métaphysiques traités d'une manière si profonde, époustouflant !
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2025
Qui est le film ?
Adapté du roman de Shūsaku Endō, Silence prend place au XVIIᵉ siècle, lors des persécutions contre les chrétiens au Japon Tokugawa. L’enjeu n’est pas d’accroître le pittoresque historique mais d’éprouver ce que signifie transmettre une foi étrangère dans un milieu qui la subordonne à des impératifs politiques et sociaux. Le film porte aussi la dette autobiographique et intellectuelle de Scorsese : catholique hanté, lecteur d’Endō depuis longtemps et installe une pédagogie du doute : plutôt que d’instruire la foi, il fait voir comment la foi se délite, se replie, ou se transforme sous contrainte. En surface, l’histoire est celle d’une quête : retrouver un mentor et soutenir des communautés de chrétiens clandestins.

Que cherche-t-il à dire ?
Silence n’est pas d’abord une reconstitution historique ni un simple exercice de piété : c’est une expérience filmique du doute. Scorsese transforme la question théologique classique ; pourquoi Dieu garde-t-Il le silence face à la souffrance ? En problème cinématographique : comment montrer, sans folkloriser ni instrumentaliser, l’épreuve d’un homme et d’une communauté quand la parole salvatrice se heurte à la brutalité du monde ? Le film met en tension deux registres incompatibles et nécessaires : la force conceptuelle de la foi (dogme, mission) et la matière irréductible du corps et de la culture locale. Là où beaucoup de récits missionnaires trancheraient, Scorsese campe dans l’épreuve et fait du spectateur le témoin interrogé.

Par quels moyens ?
Plutôt qu’un arc héroïque, Scorsese construit une montée d’épreuves. L’ossature est simple : deux jésuites (Rodrigues et Garupe) entrent clandestinement pour raviver les communautés cachées et retrouver leur maître présumé « apostat », Ferreira. Progressivement, ce qui commence comme enquête missionnaire devient laboratoire d’épreuve : la traque, la torture, la ruse du shogunat, la survie clandestine. Le récit se fait du point de vue intérieur de Rodrigues : la caméra l’accompagne, l’attend, capte ses silences. Ce point de vue le place en position de sujet clinique : nous voyons le doute coloniser son regard.

Le mot-pivot « silence » fonctionne sur au moins trois plans. Théologique : silence divin ou dépossession de la parole salvatrice. Rodrigues apprend que la Parole, dite avec zèle, peut condamner ceux qu’elle veut sauver. Formel : absence de sur-commentaire sonore où seul le son du monde (eau, bois, respiration) tient lieu d’argument. Politique : le silence comme instrument d’État ; en rendant la confession impossible, la torture isole, atomise, désarme le tissu social. Le génie du film est de faire coïncider ces niveaux.

Scorsese n’offre pas de solution morale simple. La question « est-il permis d’apostasier pour sauver des vies ? » devient une épreuve concrète : Ferreira, Kichijirō, les communautés cachées, chacun incarne une réponse limitée. L’apostasie devient une stratégie de survie collective ; elle interroge la hiérarchie entre vérité proclamée et vie préservée. Le film pose une interrogation éthique aiguë : la fidélité à un idéal vaut-elle si elle anéantit ceux qu’elle prétend servir ?

La séquence du piétinement de l’icône résume tout le projet. L’image sacrée est détournée en instrument judiciaire. La foi se trouve réduite à un geste corporel, visible et vérifiable. Ce basculement traduit la violence de l’État japonais : transformer l’intime en procédure, l’adhésion intérieure en soumission publique.

Rodrigues (Andrew Garfield) n’est pas filmé comme un saint mais comme un homme traversé de contradictions. Garupe (Adam Driver) incarne une fidélité courageuse mais vouée à l’échec. Kichijirō, avec ses chutes répétées et ses repentirs, devient le miroir d’une humanité faillible, ni héroïque ni monstrueuse. Ferreira (Liam Neeson), l’apostat, n’est pas un traître simple : il représente la possibilité d’un renoncement qui protège. Chacun est traité dans sa complexité, loin des archétypes.

Le film confronte la parole missionnaire des jésuites à la foi clandestine des kakure kirishitan. L’une mise sur la visibilité et la prédication, l’autre sur le secret et le syncrétisme. Scorsese montre la difficulté de traduire une vérité universelle dans un contexte culturel étranger, soulignant les ambiguïtés de tout geste missionnaire.

La pellicule de Rodrigo Prieto capte la boue, la peau, l’eau. Les palettes chromatiques passent du gris salin aux ocres terreux : Scorsese privilégie la matérialité du monde. La caméra n’idéalise pas les paysages : elle les présente comme milieux d’épreuve. Thelma Schoonmaker laisse des durées longues, des marches sans parole, des interludes contemplatifs. L’angoisse ne s’éclaircit pas par une ellipse heureuse ; elle s’enfonce. L’eau (lavage, noyade, falaise), la poussière, les empreintes du pas (fumi-e), la main qui hésite : ces motifs rendent visible la dialectique entre foi et chair.

Où me situer ?
Je dois avouer que je n’ai pas été convaincu par Silence. Là où certains y ont vu une méditation d’une rigueur rare, j’ai surtout perçu un film enfermé dans son intériorité, qui sacrifie l’épaisseur historique et politique du contexte au profit d’une plongée spirituelle parfois trop abstraite. En privilégiant l’épreuve intime de la foi, Scorsese fait le choix d’une ascèse qui, à mes yeux, réduit la portée du récit : la violence coloniale, les rapports de domination, la complexité des échanges culturels restent en arrière-plan, esquissés mais jamais vraiment pensés. Ce parti pris donne au film une force contemplative indéniable, mais aussi une forme de stérilité.

Quelle lecture en tirer ?
Silence n’apporte pas de réponse définitive à la question de Dieu, et c’est sa force. Il montre que croire n’est pas posséder, mais persister dans un dialogue avec une absence. En filmant des visages tendus, des pieds hésitants sur une icône, des silences plus éloquents que mille discours, Scorsese transforme le cinéma en lieu d’épreuve spirituelle.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2025
Le réalisateur Martin Scorsese évoque le sort des chrétiens japonais et des persécutions qu’ils ont subis au travers l’histoire de deux prêtres jésuites partis au pays du Soleil Levant à la recherche de leur mentor ayant apostasié Dieu. Le cinéaste tisse un récit méandreux au rythme lancinant et aux teintes glacées offrant une réflexion puissante sur le pouvoir de la foi, la résolution des croyants face à l’oppression subie. Il faut également saluer la prestation salvatrice d’un Andrew Garfield habité par son personnage et parfaitement aidé par le reste d’une distribution de qualité.
Bgbn
Bgbn

40 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2025
Grandiose, poignant, humble. S'il faut en garder qu'un de Scorsese, c'est ce film que je choisirais. Il m'a fait ressentir des émotions qui resteront uniques.
Il n'y même pas besoin d'énumérer le choix de production, tout coule de source et c'est parfait (à noter qu'Andrew Garfield porte le film sur ses épaules et sa performance est incroyable).
spoiler: Je pense aussi que c'est un test ou en tout cas c'est certain qu'il y a une volonté de faire douter. C'est le pilier du film, Martin Scorsese à réussi à mettre en image le doute et il ne te lâche pas jusqu'à la dernière minute. Après visionnage s'en suit une méditation car l'on te laisse plus de questions que de réponses.
Hector de Troie
Hector de Troie

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 avril 2025
J'ai vu hier le film Silence de Scorsese et c'est étrange à dire mais c'est très bien mais cela aurait dû être plus court. On suit l'histoire de deux prêtres jésuites qui vont au japon pour essayer de trouver un de leur chef qui a subi la terrible répression des chrétiens au japon au XVIIe siècle après quelque années d'une paix relative suite à l'arrivée des missionnaires. Nous sommes des années après les pires massacres des japonais convertis et des prêtres.

Ceux qui restent se cachent dans la peur. Les deux prêtres arrivent dans un japon sublime, sauvage, très sobre et misérable. Les inquisiteurs japonais rodent pour débusquer les chrétiens et on va suivre les deux hommes qui tentent de ranimer l'espoir et de trouver leur maître spirituel. Le héros est fait prisonnier et les japonais vont essayer de lui faire abjurer sa foi, spoiler: ce qu'il finit par faire.


Parfois laborieux dans la narration, ou un peu longuet, il explore une face souvent méconnue de la foi (le reniement) et la répression de la liberté de penser et de croire. tantôt raffiné et très cruel, les inquisiteurs japonais veulent à la fois briser et absorber ces hommes de foi, qui sont d'un amour débordant pour ces japonais qui risquent tout pour croire en dieu. Cela me donne envie de me plonger dans l'histoire des pères de l'Eglise, de la philosophie chrétienne. spoiler: La fin est terrible car malgré tout ses rénoncements, le père Rodrigues ne cessera jamais de croire, sa femme japonaise l'ignorais et meme son maitre Fereirra dira "notre seigneur" alors qu'ils faisaient office d'officier de douane religieux pour les japonais. Le personnage de Kichijiro est très intéressant, personnage qui renie sa foi 4 fois ou plus (j'ai arrêté de compter) pour sauver sa vie. Au début on le prend en pitié, mais, à force de trahison, (Judas évidement ou peut être Pierre) on finit par le détester. Mais il représente finalement notre faiblesse et donc notre humanité. Tout comme le père Rodrigues s'identifie à Jésus lorsqu'il est emprisonné, il finit par céder afin de sauver des vies.


Un beau film, vraiment ! Bien qu'un peu lent, il vaut un (long) détour !
jean-marie Mouveroux
jean-marie Mouveroux

87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2024
Excellent. Beaucoup de suspence. Très bien pensé. Très bien joué. Sujet original. Un des meilleurs Scorsese.
Un C.
Un C.

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2024
Du grand art. Le contexte historique, le réalisme des decors des costumes. Mettre sa foi a l'épreuve à une époque superstitieuse où la croyance était si forte. Le génie politique des dirigeants du japon médiéval pour échapper a l'évangélisation et la colonisation. La découverte de l'autre. J'ai adoré
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juin 2024
De part son sujet, son rythme et sa longueur, le film risque de laisser de coté un bon nombre de spectateur, il s'agit pourtant d'un excellent long métrage. Le film le plus métaphysique du metteur en scène, si on accepte d'être transporté par l'histoire, par tous ces questionnements autant philosophique que mystique, on passera peut-être notre meilleur moment devant un film de Scorsese.
Scorsese inspiré comme jamais qui parvient à mettre en images les doutes intérieur d'un homme tiraillé entre sa foi et sa volonté de sauver des hommes. On en ressort avec plus de question que de réponse mais avec une certitude, avoir assisté à un grand moment de cinéma.
Capflam
Capflam

19 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2024
Certes le film est bien mis en scène mais je n'ai pas du tout accroché au propos. Il faut peut être être catholique pratiquant pour comprendre, ce que je ne suis pas. La quête des personnages ne m'a pas intéressée. Du coup, le film m'a profondément ennuyé. Si ce n'était pas Scorsese, le film serait passé inaperçu à mon humble avis.
Michel K.
Michel K.

3 abonnés 42 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 mai 2024
que c'est long .................long très long on s'ennuie le film est constitué d'une multitudes de scènes incohérentes mise bout à bout avec de la barbarie gratuite c'est ennuyant comment ce film est il critiqué avec 3,6 étoiles ???????????????
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 mai 2024
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise religion. Il y a de bons et de mauvais serviteurs.
Il n’y a apparemment pas de religion qui peut se targuer d’avoir été vertueuse.
Bref, aucune religion n’a de leçon à donner ou à recevoir d'une autre.

« Apparemment » car le bouddhisme, pour certains, n’est pas considéré à proprement parlé une religion ; comme l’a écrit le Dalaï-Lama : « Le bouddhisme est athée en ce sens qu’il ne reconnaît pas un Dieu créateur (…) mais une science de l’esprit. »
Une philosophie qui fait appel à l’auto-création qui modèle un mode de vie, pacifique de préférence.

Pourtant les bouddhistes ne sont pas dispensés de reproches.
Christopher Hitchens dans son ouvrage « Dieu n’est pas grand ou comment la religion empoisonne tout » dénonçait certains prêtes bouddhistes - serviteurs loyaux de l’impérialisme - qui étaient chargés de recruter et de former des kamikazes dans les années 40 !
Où est la notion de paix, de tranquillité d’esprit propre à la philosophie bouddhiste ?
Je me rappelle aussi avoir vu un film de Kinuyo Tanaka « Mademoiselle Ogin » où elle évoquait déjà la persécution des chrétiens dans le Japon du XVIème siècle.
Avec «Silence », Martin Scorsese enfonce le clou, celui qui crucifie la chrétienté au Japon.
Catholique fervent, Martin Scorsese, très préoccupé par les religions, a cependant rendu hommage au Dalaï-Lama et au bouddhisme.

Peut-on charger le réalisateur d’avoir orienté son film ?
Oui, dans la mesure où à la fin, il fait du Père Sebastião Rodrigues (Andrew Garefield) spoiler: un fidèle à sa foi avec cette petite croix réfugiée dans ses mains avant d’être incinéré.
Lui qui avait fini par apostasier son Dieu.
Son film est assez ambigu car je ne saurai jamais si le Père Ferreira (Liam Neeson) a été jusqu’au bout sincère dans son apostasie.
L’a-t-il fait par lâcheté, par peur de la mort ?
Face à la barbarie des japonais envers ses semblables chrétiens, portugais et autochtones, il s’est rendu compte que Dieu ne répondait pas à leurs prières.
Force est de constater que Dieu est resté étrangement silencieux à leur désespoir, à leur torture !
Etait-il vraiment convaincu de sa nouvelle vie épanouissante ? Sans doute, car il a étudié une autre religion qui fait appel à "l’intérieur de soi" et qui souligne des évidences comme le silence d’un Dieu créateur, entre autres !

L’avantage avec "l’intérieur de soi", on entend, sa voix faite de réflexions, de pensées, de méditation, de faits.
Le gros désavantage avec les religions qui font appel à un Dieu créateur, c’est qu’on ne L’entend pas !
Ce genre de foi est sujette à interprétation ; le corps de la Grande Histoire avec un grand H est criblé de massacres et d’injustices. Et ce corps est encore maltraité de nos jours avec des serviteurs islamiques qui pensent avoir des contacts privilégiés avec leur dieu (minuscule à bon escient) !

Inutile d’en vouloir à Martin Scorsese ; son film «Silence» est une page de la Grande Histoire, une page ensanglantée ; mais la religion catholique a ensanglanté d’autres pages. A cette même période, des prêtres catholiques convertissaient de force des indigènes d’Amérique du Sud et Centrale.

En ce qui me concerne, je prends le film de Scorsese comme un très bon film d’aventure. Long à se mettre en place mais cela me semble nécessaire (puis c’est l’ADN du réalisateur d’exposer avec minutie l’introduction) ; le film prend son temps pour mieux ressentir le périple de ces deux jésuites convaincus de leur mission. Ressentir leur marche, le poids de la peur, de la clandestinité, du territoire, des intempéries, de l’inquisition…
Tiens « Inquisition ». Les catholiques s’en sont donné à coeur joie contre les Cathares, les Maures, les Juifs, les Protestants et autres sorcières !
Et à chaque fois, ce Dieu créateur a gardé le « Silence ».
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