The Quiet Girl
Note moyenne
4,1
1510 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

169 critiques spectateurs

5
41 critiques
4
87 critiques
3
26 critiques
2
9 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2023
Petit film émouvant sur les enfants maltraités, poétique et poignant, avec de trés belles images et des acteurs de talent.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2023
Ai vu "The quiet girl" d'après une nouvelle de Claire Keegan, premier film de Colm Bairéad réalisateur irlandais. Film en langue gaélique irlandaise ce long métrage a été nominé aux Oscars 2022 pour le meilleur film étranger. Ce film m'a été conseillé par un ami irlandais. Le scénario raconte l'histoire de Cait qui est la fille mutique d'une famille dont on comprend par petites touches subtiles que le père boit et joue le peu qu'il gagne et la mère dépassée et épuisée par des grossesses à répétition. Cait, avec ses soeurs, subit une relative pauvreté et se renferme de plus en plus sur elle-même, ce qui lui vaut d'être à part et moquée par ses camarades à l'école. Une cousine éloignée de sa mère propose de la prendre quelques mois pendant les vacances d'été, chez elle. L'enfant qui vit dans une torpeur quotidienne s'éveille petit à petit au contact de ce couple avant qu'elle ne découvre leur lourd secret. La photographie est magnifique parfois un peu trop léchée et esthétisante. Le montage est calme et tout le film se déroule au tempo de Cait qui est une petite fille observatrice du monde, sans jamais vraiment y prendre part dans un premier temps. La mise en scène est travaillée mais hélas le réalisateur ne se fait pas toujours assez confiance et certains flash-back (surtout à la fin du film où l'on revoit les scènes clés s'enchainer) et quelques ralentis chichiteux sont de vraies erreurs artistiques que l'on peut pardonner pour un premier film. Mais le long métrage est aussi très intense dans sa perception du non dit, par sa qualité des silences, par sa grammaire de la communication non verbale. Catherine Clinch jeune fille d'une douzaine d'années dont c'est le premier film, envoute totalement la caméra, l'écran et le spectateur. Son jeu tout en pudeur est très expressif et communicatif. Avec sa partenaire de jeu Carrie Crowley (la cousine Eibhlin) elle forme un duo intense. Ce film poétique, délicat, épuré et tout en retenu sort des sentiers battus actuels et son originalité est suffisamment rare pour éveiller l'envie.
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 avril 2023
Cáit, 9 ans, grandit au sein d'une famille qui ne prend pas le temps de lui accorder affection ou tendresse. Alors qu'un nouvel enfant est sur le point de naître, ses parents décident de l'envoyer chez un couple de lointains cousins pour passer l'été. De gestes quotidiens en petites attentions, une relation chaleureuse et aimante s'installe.
L'histoire, tournée en langue gaélique, se déroule dans la campagne irlandaise. Là où la réalisation aurait pu tirer le film vers une sensiblerie excessive, le propos est pudique et tout en retenue. Et Catherine Clinch, qui tient le rôle de Cáit, est tout simplement stupéfiante.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2023
Dans l’Irlande du début des 80ies, Cait est une enfant d’une dizaine d’années timide et effacée, raillée par ses camarades de classe, délaissée au milieu d’une nombreuse fratrie par un père alcoolique et par une mère noyée sous les tâches domestiques. Un été, alors que sa mère est sur le point d’accoucher d’un nouveau bébé, elle est confiée à un couple de parents éloignés, à l’autre bout de l’Irlande. Une fois absorbé le choc du dépaysement, elle y découvre une vie plus confortable, plus douce et un foyer aimant qui cache néanmoins un lourd secret.

"The Quiet Girl" est, dit-on, le film le plus rentable de l’histoire du cinéma irlandais. Tourné avec un petit budget, il a connu un succès immense, en Irlande et à l’étranger où il a raflé une moisson de prix : un Ours de cristal à Berlin en février 2022 qui a lancé sa carrière, puis des nominations aux BAFTA et à l’Oscar du meilleur film international. C’est l’adaptation d’une nouvelle – ou s’agit-il d’un court roman ? – de Claire Keegan publiée il y a une dizaine d’années sous le titre "Foster" – qui signifie « Adoption » – traduit en français par "Trois Lumières" – en référence à l’une des scènes du livre les plus émouvantes.

"The Quiet Girl" est très réussi ; mais il ne mérite peut-être pas toutes les louanges qu’on lui tresse.
C’est un film d’une infinie délicatesse dans sa mise en scène comme dans son scénario qui nous montre la lente transformation d’une enfant sevrée d’amour. On la voit physiquement s’épanouir, se redresser sous l’effet bénéfique de l’attention que Mme et M. Kinsella, ses parents d’adoption lui portent le temps d’un été.

L’histoire du film, qui fait fond sur les maltraitances subies par les enfants en Irlande le siècle dernier, pouvait bifurquer dans un autre sens, quand Mme Kinsella murmure à l’oreille de Cait « Si tu étais mon enfant, jamais je ne te laisserais dans une maison avec des inconnus », vers le film d’horreur. La bande-annonce laisse intelligemment planer cette possibilité-là. Mais tel n’est pas le parti retenu. Le lourd secret des Kinsella – que la bande-annonce spoile en partie – est autrement plus banal.

La nouvelle (le roman ?) de Claire Keegan était très brève. Le film, qui lui est fidèle à la lettre, l’est tout autant et doit inventer un préambule, dans l’école de Cait, absent du livre, et ajouter quelques ralentis qu’on pensait définitivement démodés pour atteindre une durée standard. C’est cette brièveté qui constitue à la fois la principale qualité et le principal défaut de l’oeuvre. On peut lui trouver une remarquable économie de moyens, une absence de long discours explicatif qui appelle à l’intelligence et à la sensibilité du spectateur. Mais aussi, on peut estimer que sa substance est assez pauvre, qu’on en a vite fait le tour et que quatre vingt seize minutes sont bien longues pour si peu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 février 2022
Film tendre et puissant qui suit une jeune fille, Cáit, accueillie chez des cousins à la campagne le temps d'un été. Adapté d'une nouvelle de Claire Keegan et primé au festival de films de Berlin c'est un tour de force délicat sur l'entrée dans la vie adulte. A voir absolument
En gaélique d'Irlande pour la plupart, cela ajoute à l'ambiance envoûtante du film.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mars 2023
Repéré dans plusieurs festivals dont la dernière Berlinale où il a fait forte impression, ce premier film irlandais n’est certes pas dénué de qualités mais de là à crier au chef-d’œuvre comme certains éminents journaux spécialisés (l’affiche le clame clairement en notant les critiques flatteuses de prestigieux festivaliers), il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas. « The Quiet Girl » nous convie à vivre l’été d’une jeune fille discrète, issue d’une famille nombreuse et que ses parents négligent. Envoyée chez de lointains parents, elle va faire l’apprentissage de l’affection dans une famille aimante qu’un événement tragique a affecté. Un récit classique que rien ne va vraiment bousculer et qui aurait pu tenir sur un court-métrage de trente minutes voire un moyen-métrage tant il ne renouvelle rien dans le genre et ne raconte pas grand-chose.

On reproche souvent aux premiers films de trop vouloir en dire et bien c’est plutôt le contraire qui se passe ici. Tout cela reste très limité aux niveau des thématiques investies. On croque le portrait d’une certaine époque révolue en Irlande rurale mais cela reste relativement survolé. La chronique de l’enfance est bien entendu présente mais on a déjà vu cela tant de fois, notamment au féminin, qu’il est difficile d’innover dans ce domaine. « The Quiet Girl » caresse également du bout de sa pellicule les secrets de famille mais celui qui est au centre du film est prévisible et attendu, il ne surprendra donc personne. On se retrouve donc devant un récit plutôt atone que seul son charme suranné et la justesse de ses interprètes parviennent à sortir du tout-venant de ce type de film d’auteur.

On peut en effet acclamer sans peine la jeune Catherine Clinch qui vient allonger la (très) longue liste des enfants acteurs contemporains impressionnants de justesse. Les adultes à ses côtés ne déméritent pas mais elle porte le film sur ses frêles et jeunes épaules et son regard en dit beaucoup. Ensuite, la nature et la campagne irlandaise reculée sont véritablement filmées avec amour et il serait peu étonnant de savoir que Colm Bairead en est issu tant il la magnifie à chaque plan sans tomber non plus dans l’admiration béate à la Terrence Malick. Mais tout de même de manière peut-être un peu trop contemplative parfois tant « The Quiet Girl » se complaît dans un rythme trop languissant. Cependant, les plans sur Dame Nature sont beaux, on ne peut le nier, presque à nous donner envie d’une escapade bucolique et champêtre. Et enfin oui la dernière scène est émouvante et belle mais on s’y attend un peu – voire beaucoup – ce qui lui fait perdre une grande partie de son potentiel lacrymal... Une petite déception donc devant ce joli petit film qui n’a rien d’extraordinaire.

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2023
Avec « The Quiet Girl », conte délicat et d’une immense tendresse, sur le destin d’une fillette délaissée par ses parents, le cinéma irlandais a trouvé un nouvel ambassadeur, Colm Bairéad… En 1981, dans l’Irlande rurale, Càit, une jeune fille taiseuse et introvertie, que tout le monde néglige est envoyée loin de sa famille dysfonctionnelle et mal-aimante pour vivre chez des cousins éloignés pendant un été, une nouvelle grossesse de sa mère approchant du terme... La vie apparemment sans histoire de ces derniers cache cependant un secret de famille. Sans aucun doute, « The Quiet Girl » est peut-être le film le plus simple, mais aussi le plus profond et le plus sincère de la programmation de ce printemps 2023. Il se laisse regarder comme une œuvre picturale, avec le sentiment que le temps qui passe devant l’écran, constitue pour le spectateur un petit cadeau de calme et de bien-être... Chaque plan, joliment éclairé de couleurs chaudes qui contrastent avec le ciel gris de l’Irlande, est brillamment composé et place toujours les personnages au centre d’un cadre bien défini — renforcé par le format carré de l’image, qui les ennoblit.
Plus d’économie de moyens, c’est impossible… comment dire la profondeur d’un lien qui nait entre ce couple de fermiers quinquagénaires qui a connu un drame familial et cette très jeune fille délaissée …par de petits riens, un oignon qu’on épluche, un gâteau laissé sur une table, une course dans les bois, une brosse à cheveux qui glisse doucement dans une longue chevelure… Tant et si bien qu’on entre en résonance avec cette fillette, qui découvre avec stupeur qu’on peut lui coiffer les cheveux en prenant son temps et s’occuper d’elle avec gentillesse. Le lien qui se tisse entre elle et ses parents de substitution se déploie sous nos yeux et émeut au plus haut point. Rarement a-t-on vu au cinéma un tel soin apporté à des gestes supposés anodins, qui revêtent ici une dimension extraordinaire... Au plus proche de sa jeune protagoniste principale, incarnée avec grâce par Catherine Clinch, la caméra de Bairéad intègre çà et là ce qu’il faut de détails pour exprimer comment la vie de cette enfant se transforme loin de ses parents négligents, chez ces cousins éloignés qui lui témoignent cette gentillesse et cette affection dont elle a jusqu’alors manqué.
Bref moment dans la vie d’une fillette, qui se termine comme une page tournée, avec une mélancolie qui met les larmes aux yeux. La simplicité (apparente) de « The Quiet Girl » est finalement ce qui lui confère une telle puissance émotionnelle. Soigneusement mis en scène et magnifiquement photographié, le long-métrage envoûte par sa délicatesse et sa fragilité, pour véhiculer la simple idée qu’un enfant a besoin d’amour et de dévotion pour grandir et s’épanouir…
Il s’agit du plus grand succès critique et commercial de l’histoire du cinéma irlandais à avoir été tourné dans la première langue officielle du pays, le gaélique irlandais… Après avoir connu un succès retentissant dans les festivals, notamment à Berlin, où il a remporté l’Ours d’argent du jury adolescent, le premier long métrage de fiction de Colm Bairéad représente désormais l’Irlande en nomination pour l’Oscar du meilleur film international…
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2023
The Quiet Girl m’a profondément touché sans trop en faire, bien au contraire. En s’appuyant sur une jeune actrice extrement touchante, une réalisation sobre et sensible, une photo d’une grande douceur, il transmet une émotion forte et sincère aux antipodes de la sensiblerie, du larmoyant et du démonstratif. Un petit bijou.
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mai 2023
oui bon, j'ai du mal a comprendre l'engouement présent.
J'ai été touché par la fin évidemment et par la relation crée entre Sean et l'enfant.
pas un film qui rentrera dans les annales.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 novembre 2023
Dans ce film irlandais, beaucoup de silences, de non-dits et de lourdeur appuyée par des séquences répétitives de la vie ordinaire. Après tant de frustrations et de malaise, la dernière scène apporte enfin un peu de sentiment et d'humanité. Mais sur 1h25, c'est très insuffisant!
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 avril 2023
Une jeune fille legerement en retard avec une famille nombreuse et qui va être placée dans une autre famille par manque d'argent. Puis retour a la maison après quelques mois. Sujet pas drôle , scenario minimaliste , rythme lent mais la jeune actrice est très bien et qui donne envie de la chérir. Beaucoup de choses se jouent dans l’éducation de l'enfance. Un cote très attachant mais film qui peut rebuter car pas grand chose ne se passe au niveau action. Plus émotionnel.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2023
On saisit bien l'engouement autour de The Quiet Girl, tant le récit, les comédiens et la mise en scène suscitent la sympathie, pour ne pas dire l'empathie. Le film traite explicitement de thèmes assez peu fréquents au cinéma : les besoins affectifs d'un enfant pour se construire, ces parenthèses dans la vie d'un enfant ou d'un adolescent qui bouleversent son expérience affective et sensible, cette injustice d'être né dans la mauvaise famille. La bande-annonce dit bien le type de photographie sophistiquée que l'on verra pendant tout le film ; chaque plan pourrait servir de couverture pour un CD Indé. Et c'est aussi l'occasion de découvrir une langue rare au cinéma : le gaélique, très très différent de l'Anglais, c'est le moins qu'on puisse dire, on dirait presque une langue scandinave...
Cependant les personnages sont sans doute trop univoques. Une gentille et douce petite fille est la victime d'une famille de méchants, et se réfugie chez un couple de gentils. spoiler: [spoiler][spoiler]Arrive le moment où il faut quitter les gentils pour retourner chez les méchants et c'est évidemment la crise de larmes assurée, sur l'écran
et dans [/spoiler]la salle. [/spoiler]Peut-être aurait-il fallu introduire davantage de complexité, d'ambivalence chez tous ces personnages. Et le secret pesant sur le coup spoiler: le plus âgé ne suffit pas forcément pour atteindre cela. Reste que le dernier mot du film, répété deux fo
is en un subtil glissement de sens, fonctionne très bien.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2024
Irlande, 1981, Cáit est une jeune fille effacée et négligée par sa famille. Le temps d’un été, elle est envoyée vivre chez des amis. Dans cette maison, elle y trouvera l’épanouissement et l’affection.

Librement adapté du récit "Les trois lumières" de Claire Keegan, le réalisateur Colm Bairéad dresse ici un magnifique portrait, aussi touchant qu’intime, celui d’une jeune fille de 9 ans délaissée par ses parents et qui va découvrir ce qu’est le véritable amour d’une famille aimante lors d’un court séjour, le temps d’un été. Là-bas, elle découvrira tout ce dont à un besoin un enfant, à savoir la bienveillance, les soins, des repas réguliers et bien évidemment, des vêtements propres, bref, tout ce que sa propre famille n’avait été pas en mesure de lui offrir jusqu’à présent.

Intégralement tourné en gaélique irlandais, ce petit film sans prétention à eu l’honneur de concourir à l’Oscar du meilleur film étranger. Sans fausse pudeur, d’une infinie délicatesse et profondément humain, The Quiet Girl (2023) est d’une rare justesse, grâce à sa mise en scène très sobre et à ses comédiens, en premier lieu, la jeune Catherine Clinch (11 ans lors du tournage).

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2024
Un film sensible et délicat servi par une jolie interprétation. Chronique d'un été dans la belle campagne irlandaise, où une jeune fille mutique et en manque d'attention découvre ce que devrait être une famille auprès d'une mère douce et aimante et d'un père bourru au grand cœur.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2023
Minimaliste et sobre, poétique et poignant, un film subtil sur l'enfance blessée, quelque part entre Ken Loach et le Saura de "Cria cuervos". Une très bonne surprise.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse