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Lilylit_blog
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4,0
Publiée le 30 avril 2023
Pour son premier long-métrage, le cinéaste irlandais Colm Bairéad a eu une façon singulière et remarquable de rechercher l’inspiration. Très attaché à son pays, à sa culture profonde, au point d’avoir choisi de tourner précédemment ses courts-métrages en langue gaélique, à une époque où ce choix était plus rare qu’aujourd’hui, il pioche dans une liste publiée par The Irish Times des plus grandes œuvres littéraires d’autrices irlandaises pour découvrir le texte de Claire Keegan, une nouvelle (publiée en France sous le titre Les Trois Lumières) qu’il décide de développer pour en faire son premier long.
L’homme qui se dit inspiré par Kelly Reichardt, Lynne Ramsay, Andrea Arnold et Céline Sciamma crée un univers qui emprunte en effet à toutes ces réalisatrices. À la fois dans la figure d’une gamine esseulée, venue d’un milieu précaire, dans la constitution d’une famille complexe où les enfants manquent d’amour, dans la grande finesse de l’approche de son personnage principal, dans son rapport avec la nature et dans sa façon de filmer à hauteur d’enfant.
Il en résulte une œuvre d’une immense sensibilité, qui prend le temps de faire évoluer son personnage à travers son changement d’environnement, de manière extrêmement progressive en s’appuyant sur des petits détails. L’affection, ou son manque, ne sont pas des choses qui s’expriment par de grandes déclarations, ni par des violences ni par des élans intimes. Les sentiments tout en retenue, pleins de pudeur et de dignité, transparaissent à travers de petits mots, les surnoms affectueux que la cousine (Carrie Crowley) emploie d’emblée pour mettre en confiance la nouvelle arrivée, les gestes de gentillesse subrepticement effectués par le cousin par alliance (Andrew Bennett).
L’extrême délicatesse de ce cinéma doit aussi beaucoup au choix de sa jeune interprète, la révélation Catherine Clinch, onze ans au moment du tournage. Pour sa première apparition à l’écran, la fillette s’inscrit, à l’image de Frankie Corio dans Aftersun, dans la lignée des visages qu’on n’oubliera pas. Mi-sauvageonne toujours pleine de terre à force de réfugier sa solitude dans les bras d’une mère nature accueillante, mi-poupée de porcelaine sage et silencieuse dans sa robe de petite fille modèle, sa discrétion n’est jamais un désintérêt pour ce qui l’entoure, mais plutôt le fruit d’une nature observatrice et compréhensive.
The Quiet girl est un film qui a beaucoup de qualités : de très belles photographies, les plans sont tous très beaux, rien n'est laissé au hasard que ce soit la lumière ou le placement des personnages, les acteurs parlent en gaëlique, c'est tourné exclusivement dans des décors de la campagne irlandaise. On est immergé dans l'Irlande rurale des années 1980. L'actrice principale dans le rôle de Cait, est très convaincante : une jeune fille silencieuse, dont le caractère ne transparait que discrètement au fur et à mesure du film. L'histoire, celle de l'affection, est très belle et la fin du film clôt l'histoire de façon convaincante. Mais je ne mets que 3 étoiles car le film présente des aspects qui le rendent peu accessible. En premier lieu, la lenteur que je trouve excessive. Tout le film est tourné à la vitesse d'une journée rurale, cela cumulé avec la rareté des dialogues, ça rend le film un peu ennuyeux. En effet, le film est une carte postale de la vie rurale mais il n'y a pas vraiment d'intrigue. Donc c'est un film qui est très lent, qui montre les relations sociales extrêmement austère et une petite fille qui ne s'exprime quasiment pas. Je trouve que, cela manque un peu de substance pour un film d'1h30. Donc je ne mets que 3 étoiles pour cette raison. C'est un film qui a le calibre des festivals de cinéma pour les grands habitués du septième art, je ne le trouve pas assez grand public pour lui accorder plus d'étoiles. C'est du cinéma d'auteur, mais sur un thème aussi intéressant, je regrette un peu l'ambiance de carte postale, certes magnifique, pour un récit qui aurait pu être un peu plus construit. Et le dernier point faible du film : les voix des acteurs sont très ténues, donc c'est proche du réalisme mais cela contribue à en faire un film pour les initiés, car on entend assez mal les voix des acteurs. Un film aussi beau que difficile d'accès, à moins d'être féru de cinéma d'auteur.
Un climat extrêmement tendu dans cette maison lugubre où Càit subie l'abandon parental.
Après une présentation horrible du cadre de cette petite fille adorable et effacée, de son père exécrable (le mot est faible) et de sa mère dépassée.
The Quiet Girl offre un séjour attendrissant à son personnage et lui permet d'obtenir toute l'attention et le bonheur qu'un enfant se doit d'avoir.
Si le film n'innove pas, il est d'une justesse et d'une mélancolie déchirante. Souvent chaleureux, avec une mise en scène délicate on s'émerveille à voir cette enfant découvrir ce qu'est la vie.
Et comme la réalité se veut souvent brutale, le final bien que nuancé est fracassant.
tout est dit et ressenti avec un minimum de mots et cela donne une force aux sentiments de cette petite fille et du couple qui l'accueille . C'est très beau , émouvant et tellement plein de pureté .
Un film si pittoresque et si beau. Son charme réside dans la manière hypnotique dont la caméra se promène et s'attarde sur les moindres détails, immergeant complètement le spectateur. Qu'il s'agisse d'un doux rayon de soleil traversant la fenêtre d'une cuisine, des ondulations hypnotiques de l'eau ou du balancement délicat des branches, chaque scène nous invite à savourer et à apprécier la beauté de la simplicité. À l'instar de sa protagoniste, The Quiet Girl ne se contente pas de mots pour nous captiver ; il nous invite tranquillement à observer et à absorber son ambiance de sérénité.
Magnifique! C'est l'histoire d'une jeune fille triste vivant avec un père qui passe plus de temps au pub qu'avec ses enfants, une mère débordée par ses derniers enfants, des grandes sœurs moqueuses, et qui est en difficulté à l'école. Elle va passer l'été chez une grande cousine, et se retrouve seule avec un couple aimant et qui s'occupe d'elle. Ce couple voit aussi sa vie chamboulée par la présence de cette jeune fille calme et qui ne mérite pas la vie qu'on lui impose.
C'est sensible, juste, de longs silences à l'image du calme de la jeune fille. Et tellement émouvant.
À montrer aux enfants à partir de 9-10 ans pour les changer des animés et les éveiller au cinéma d'auteur.
un film magnifique, des personnages d'une justesse étonnante pour un voyage au coeur de la misère humaine, misère encore plus sentimentale et psychologique que financière. Le manque d'amour et d'affection frappe de plein fouet des enfants sans repères alors que d'autres familles moins chanceuses ont de l'amour à revendre. Plusieurs scènes sont très émouvantes, en particulier les dernières images ou l'on ne sait pas vraiment à qui s'adresse la fillette lorsqu'elle dit "papa". A voir absolument, un film qui prend aux tripes.
Il mérite le million, parce que c'est rapide, c'est juste, jamais d'arrière pensé de violence quelle sorte, et une bien-veillance trop mignonne de la part de ce petit couple de vieux. La scène de fin résume le film en terme de sa qualité extraordinare cinématograpgique et emotionelle. Une larme a glissé sur ma joue. à la fin j'étais en mode il est fort et ce film mettra tout le monde d'accord tout comme sa distribution à Bruxelles car quasi tout les cinéma commerciaux comme film d'auteur l'ont exploité en première semaine.
J’ai adoré ce film qui est mon coup de cœur de l’année 2023. Très jolie histoire, simple mais émouvante et des personnages incarnés avec beaucoup de justesse. À ne manquer en aucun cas !
Très beau film ! Subtil, envoûtant, chargé d’émotions… magnifique jeu de plusieurs actrices… La prise de vue renforce les messages, tout en finesse. Bravo !