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Arthur Brondy
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3,5
Publiée le 10 mai 2023
En Irlande, Cait est une jeune fille discrète et soucieuse. Un été, alors qu’un nouvel enfant est attendu, elle est envoyée chez de la famille éloignée. D’un niveau de vie supérieur, ces derniers ont traversé un drame terrible : la disparition d’un enfant. Cet été va chambouler Cait comme ses hôtes d’un été. Images magnifiques. Histoire très émouvante. Il se dégage une vraie tendresse et douceur de ce film qui réussit à susciter de fortes émotions.
Excellent film malheureusement insuffisamment distribué. Une histoire simple sur le fond mais superbement interprétée et filmée avec une grande pudeur. Pas de pathos superflu, pas de scènes violentes ni de cris. La souffrance des uns et des autres est exprimée avec une magnifique délicatesse. Le spectateur est happé par le réalisme de la mise en scène et la justesse des personnages et une grande émotion l'envahit tout naturellement au fil de l'histoire. A voir absolument.
On saisit bien l'engouement autour de The Quiet Girl, tant le récit, les comédiens et la mise en scène suscitent la sympathie, pour ne pas dire l'empathie. Le film traite explicitement de thèmes assez peu fréquents au cinéma : les besoins affectifs d'un enfant pour se construire, ces parenthèses dans la vie d'un enfant ou d'un adolescent qui bouleversent son expérience affective et sensible, cette injustice d'être né dans la mauvaise famille. La bande-annonce dit bien le type de photographie sophistiquée que l'on verra pendant tout le film ; chaque plan pourrait servir de couverture pour un CD Indé. Et c'est aussi l'occasion de découvrir une langue rare au cinéma : le gaélique, très très différent de l'Anglais, c'est le moins qu'on puisse dire, on dirait presque une langue scandinave... Cependant les personnages sont sans doute trop univoques. Une gentille et douce petite fille est la victime d'une famille de méchants, et se réfugie chez un couple de gentils.spoiler: [spoiler][spoiler]Arrive le moment où il faut quitter les gentils pour retourner chez les méchants et c'est évidemment la crise de larmes assurée, sur l'écran et dans [/spoiler]la salle. [/spoiler]Peut-être aurait-il fallu introduire davantage de complexité, d'ambivalence chez tous ces personnages. Et le secret pesant sur le coupspoiler: le plus âgé ne suffit pas forcément pour atteindre cela. Reste que le dernier mot du film, répété deux fo is en un subtil glissement de sens, fonctionne très bien.
De Colm Bairéad (2023). Un film au fil du temps qui s'écoule lentement sous nos yeux .La vie en campagne dans l'Irlande des années 1980 y est montrée avec dureté certes mais aussi avec beauté . La beauté d'une contrée encore sauvage qui ne se laisse pas apprivoiser facilement, qui offre à ses habitants une vie dure et de labeur . Mais aussi une contrée aux sentiments puissants même si traités avec une grande pudeur . De ces contrées où de lourds secrets hantent les habitants . Joué avec force et finesse par l'admirable Catherine Clinch (interprétant Cait) . Et aussi par Carrie Crowley, Andrew Bennett. Un film plein de finesse et d'empathie emplie de grande pudeur .
« The quiet girl » (2023) est le premier long métrage du réalisateur irlandais Colm Bairéad, tiré d'une nouvelle de Claire Keegan. Nous sommes dans l’Irlande rurale des années 80 et Cáit (Catherine Clinch dans son premier rôle) est la benjamine d'une famille nombreuse, une petite fille de 9 ans délaissée qui fait encore pipi au lit et lit avec difficultés. Ses parents miséreux s'en détournent et sa mère étant de nouveau enceinte, Cáit va passer quelques mois dans la ferme d'une cousine éloignée, Eibhlín (Carrie Crowley) qui l’accueille à bras ouverts et la bichonne tandis que son mari Seán (Andrew Bennett) est plus distant. Cáit va rapidement sentir qu’il existe dans cette maison un « secret » et Eibhlín lui dira même « qu’il vaut mieux parfois se taire voire mentir afin que la honte ne tombe pas sur sa maison ». Cáit va rapidement s’intégrer au quotidien de sa nouvelle vie et Seán va se rapprocher et s’occuper d’elle. Ce secret est judicieusement annoncé par quelques plans. A son retour à la maison, Cáit comprendra toute la misère de sa famille et la dernière scène est judicieuse et très forte. Un film qu’on peut trouver lent et mélancolique mais qui est tout en finesse et magnifiquement interprété avec une photo assez extraordinaire et des dialogues en gaélique Irlandais dont nos oreilles ne sont pas habituées. Un film à petit budget d’une grande sensibilité qui a déjà obtenu un Ours de cristal à Berlin et une nomination pour les Oscars.
Le premier mot qui me vient à l'esprit, à la vision de ce film : c'est "Douceur"... comme le visage pure et immaculé de son héroïne. Une héroïne bien silencieuse, qu''on se demande, si elle vit bien dans le même monde que nous. Un film très bien filmé, mais cette histoire très Irlandaise, me laisse un peu sur ma faim. Je ne dois pas être la cible recherchée.
The Quiet Girl m’a profondément touché sans trop en faire, bien au contraire. En s’appuyant sur une jeune actrice extrement touchante, une réalisation sobre et sensible, une photo d’une grande douceur, il transmet une émotion forte et sincère aux antipodes de la sensiblerie, du larmoyant et du démonstratif. Un petit bijou.
Un bon film, très émouvant, qui témoigne de ce que les histoires les plus ordinaires peuvent aussi être les plus belles. Il est réjouissant de voir que le cinéma est encore capable de produire de tels films, loin des niaiseries nord-américaines, ou du vide sidéral des productions hexagonales. Sur le plan cinématographique, le film rappelle Bergman, par l'économie de ses dialogues et ses situations intimistes. Le tout très bien filmé. Enfin, le film se déroule dans une ferme irlandaise, autant dire dun autre univers que la France de 2023. En bref, une agréable bouffée de fraîcheur.
oui bon, j'ai du mal a comprendre l'engouement présent. J'ai été touché par la fin évidemment et par la relation crée entre Sean et l'enfant. pas un film qui rentrera dans les annales.
Très beau film sur les liens familiaux, sur ceux qui blessent par manquement et ceux qui réparent par amour, sur l’authenticité de sentiments bienveillants et la complicité d’une famille adoptive le temps d’un été et dont on devine qu’il va bouleverser les destins de ses protagonistes. Très beau film, simple, fort, et authentique ; à voir en V.O même si on ne comprend pas la langue, c’est un plus pour cette histoire intimiste et profondément touchante.
Si tu es un être dénué de sensibilité et de capacité de lecture et de perception de la délicatesse, ne va pas voir ce film.
On assiste au quotidien d'une enfant dans le mal- être, qui grandit dans une famille comme on en voit malheureusement encore trop souvent : de celles où on se demande ce qui peut pousser deux individus à faire des/ou,autant d'enfants, si ça n'est pas pour les aimer et s'en occuper.
Le rythme est donc lent, laissant place à l'évolution du lien entre des êtres qui souffrent du manque et qui vont se réparer ensemble.
Le scénario se passe dans le milieu rural et dans les années 80, ce qui sert au film : un autre rythme, une toute autre époque. Je pense que le succès du film est lié à ses thèmes communs à beaucoup : l'enfance, la parentalité, les carences affectives ...
J’étais prêt encore une fois, pour des images sublimes des paysages irlandais; RATÉ Une petite fille (12 ans?) trouve enfin dans la famille,une attention, un amour qu’elle n’avait jamais connu
Les longues phrases, les mots sont rares,les sentiments affleurent…..