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CINÉ FEEL
82 abonnés
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5,0
Publiée le 28 avril 2023
il existe des films dont j’imagine, peut être à tort, qu’ils n’ont été écrits et réalisés que pour l’explosion émotionnelle de leur dernière scène. Ce sont mes préférés. Je conserve le souvenir précieux de deux films plus anciens et radicalement différents de The Quiet Girl, et qui m’ont littéralement secoué de frissons et baigné de larmes : Le Train, de Granier Deferre pour le dernier plan ou Trintignant pose sa main sur l’épaule de Romy, scellant ainsi tragiquement son destin. Je pense à Melancholia de Lars Von Trier ( a ce jour le plus grand film de notre jeune siècle) pour cette dernière scène réunissant Charlotte Gainsbourg et Kirsten Dunst sous leur tipi de fortune, attendant la fin du monde … The Quiet Girl est un film taiseux qui avance sans excès, sans débordements, magnifiquement cadré et éclairé, ou la douceur de la nature tempére la cruauté de la condition humaine. Personne ne s’y touche ni ne s’y étreint, jusqu’à cette dernière scène sublime. Allez voir ce très beau film !
Un film d'une rare délicatesse, filmé de manière presque "organique", à hauteur d'enfant. L'interprétation de la jeune actrice est parfaite, la photographie sublime, bref...Une merveille
L'histoire de ce film est très simple mais suffisamment universelle pour être vraiment touchante. La jeune actrice est très juste dans son jeux et retranscrit très bien les émotions à l'écran (comme le reste du casting d'ailleurs). Le film a peut être 10 mins de trop mais le rythme est bien géré jusqu'à cette fin pleine d'émotion.
Une découverte poétique apaisante, où beaucoup se joue dans les silences et les non-dits. Les 3 acteurs renvoient une belle sérénité, on se sent protégé dans la cuisine où de forts échanges se font. La lenteur et le rythme du film en font son originalité, mais aussi baisser un peu les paupières par moments. L'image est aussi poétique par ses cadres et ses couleurs, on est assez déconnecté avec ce doux film !
Très beau film qui montre comment peut s'épanouir une jeune âme en fonction de son environnement. Le film va aussi bien plus en profondeur et les blessures des personnages sont abordées avec une grande délicatesse. L'héroïne est bouffantes et on frôle la montée de petite larme à la fin.
D'abord un contexte : début des années 1980 dans une Irlande traditionnelle, en milieu agricole où les hommes sont voués au travail de la terre rude et exigeant. On est fasciné par l'histoire de cette petite fille délaissée dans sa famille qui peine à l'école et s'enfuit dès qu'elle le peut dans la campagne. On dirait un peu une enfant sauvage qui va bénéficier d'une embellie auprès de cousins de la famille : un couple qui a perdu le seul enfant qu'ils ont eu et l'accueillent avec gentillesse. Au fond, ils s'apprivoisent mutuellement et l'amour grandit dans le partage des tâches quotidiennes.
j'ai adoré..l'émotion est toujours là je suis allée samedi dernier, on est lundi,ma conclusion " l'amour est plus forte que tout..avec Amour tu déplace les montagnes..
Un très beau film, sensible et délicat, d'un naturalisme superbement maîtrisé, tout en pudeur et émotion. L'affection s'y lit dans un geste, une attention. L'essentiel n'est pas clamé. La beauté se cache dans les frondaisons par une journée d'été...
Ca m'a rappelé Le Grand Chemin... en plus sobre. Belle photo. Joli... un peu chiant aussi... Ca ronflait pas mal dans la salle. Mais il y a de l'emotion.
Une jeune fille legerement en retard avec une famille nombreuse et qui va être placée dans une autre famille par manque d'argent. Puis retour a la maison après quelques mois. Sujet pas drôle , scenario minimaliste , rythme lent mais la jeune actrice est très bien et qui donne envie de la chérir. Beaucoup de choses se jouent dans l’éducation de l'enfance. Un cote très attachant mais film qui peut rebuter car pas grand chose ne se passe au niveau action. Plus émotionnel.
Le temps d'un été une jeune fille timide est envoyée par ses parents chez un couple sans enfant comme on abandonnerait un chien sur la route des vacances. Tourné en gaélique, baigné d'une lumière diaphane, comme le teint de l'héroïne, ce film est modeste, parfois lent et taiseux, superbement photographié et d'une sensibilité absolue. On ne choisit pas sa famille et quelquefois c'est bien dommage.
Avec « The Quiet Girl », conte délicat et d’une immense tendresse, sur le destin d’une fillette délaissée par ses parents, le cinéma irlandais a trouvé un nouvel ambassadeur, Colm Bairéad… En 1981, dans l’Irlande rurale, Càit, une jeune fille taiseuse et introvertie, que tout le monde néglige est envoyée loin de sa famille dysfonctionnelle et mal-aimante pour vivre chez des cousins éloignés pendant un été, une nouvelle grossesse de sa mère approchant du terme... La vie apparemment sans histoire de ces derniers cache cependant un secret de famille. Sans aucun doute, « The Quiet Girl » est peut-être le film le plus simple, mais aussi le plus profond et le plus sincère de la programmation de ce printemps 2023. Il se laisse regarder comme une œuvre picturale, avec le sentiment que le temps qui passe devant l’écran, constitue pour le spectateur un petit cadeau de calme et de bien-être... Chaque plan, joliment éclairé de couleurs chaudes qui contrastent avec le ciel gris de l’Irlande, est brillamment composé et place toujours les personnages au centre d’un cadre bien défini — renforcé par le format carré de l’image, qui les ennoblit. Plus d’économie de moyens, c’est impossible… comment dire la profondeur d’un lien qui nait entre ce couple de fermiers quinquagénaires qui a connu un drame familial et cette très jeune fille délaissée …par de petits riens, un oignon qu’on épluche, un gâteau laissé sur une table, une course dans les bois, une brosse à cheveux qui glisse doucement dans une longue chevelure… Tant et si bien qu’on entre en résonance avec cette fillette, qui découvre avec stupeur qu’on peut lui coiffer les cheveux en prenant son temps et s’occuper d’elle avec gentillesse. Le lien qui se tisse entre elle et ses parents de substitution se déploie sous nos yeux et émeut au plus haut point. Rarement a-t-on vu au cinéma un tel soin apporté à des gestes supposés anodins, qui revêtent ici une dimension extraordinaire... Au plus proche de sa jeune protagoniste principale, incarnée avec grâce par Catherine Clinch, la caméra de Bairéad intègre çà et là ce qu’il faut de détails pour exprimer comment la vie de cette enfant se transforme loin de ses parents négligents, chez ces cousins éloignés qui lui témoignent cette gentillesse et cette affection dont elle a jusqu’alors manqué. Bref moment dans la vie d’une fillette, qui se termine comme une page tournée, avec une mélancolie qui met les larmes aux yeux. La simplicité (apparente) de « The Quiet Girl » est finalement ce qui lui confère une telle puissance émotionnelle. Soigneusement mis en scène et magnifiquement photographié, le long-métrage envoûte par sa délicatesse et sa fragilité, pour véhiculer la simple idée qu’un enfant a besoin d’amour et de dévotion pour grandir et s’épanouir… Il s’agit du plus grand succès critique et commercial de l’histoire du cinéma irlandais à avoir été tourné dans la première langue officielle du pays, le gaélique irlandais… Après avoir connu un succès retentissant dans les festivals, notamment à Berlin, où il a remporté l’Ours d’argent du jury adolescent, le premier long métrage de fiction de Colm Bairéad représente désormais l’Irlande en nomination pour l’Oscar du meilleur film international…