1567 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
214 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
37 critiques
3
66 critiques
2
60 critiques
1
23 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Yohann Charrin
14 abonnés
4 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 19 janvier 2024
Film très sombre, dans tous les sens du terme. Le réalisateur colle aux personnages et aime les filmer de dos. Emmanuelle Devos est parfaite, Daniel Auteuil assure un service minimaliste, en même temps ce rôle de pedophile n'est pas un cadeau. Mention spéciale à Jeanne Cherhal que je vois pour la première fois à l'écran et qui est très crédible. Bref pas une vraie partie de plaisir mais un film bien mis en scène, avec un son très travaillé sur un sujet peu abordé.
La définition même de la purge ! Long , interminable et tres tres lent Pourtant le sujet délicat mais je trouve cela mal traité et bancal . Grand fan d Auteuil et Devos , je m attendais à un face à face. Puissant et tendu . La tension est plus forte en regardant une partie d’ échecs ! Bref je ne le conseille pas du tout
10 571 abonnés
11 461 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 9 mai 2024
Qu'est-ce qui a pu pousser Raphaël à commettre un tel acte ? Dans "Un silence", un secret longtemps enfoui refait surface et fait exploser une famille. Si Joachim Lafosse essaie d'entretenir le mystère, c'est facile de savoir de quoi il s'agit. On espère quand même que ce n'est pas ce à quoi on pense vu la réaction et les paroles d'Astrid, mais si... "Un silence" est facilement lisible, mais ce n'est pas le plus important. Le réalisateur met en scène trois personnages intéressants face à ce lourd secret, mais peine à proposer quelque chose de vraiment intéressant. Pourtant, tout y est à travers cette galerie de personnages que ce soit le voyeurisme de la presse, la transmission du mal, la loi de l'omerta, mais tout est survolé, et même parfois très maladroit. On est malheureusement bien loin du film coup de poing que cela aurait pu être.
Silencieuse depuis 25ans, Astrid, la femme d’un célèbre avocat voit son équilibre familial s’effondrer lorsque ses enfants se mettent en quête de justice…
Librement inspiré de l’affaire Hissel (l’avocat des familles de victimes de Marc Dutroux, spoiler: accusé de détenir des images pédopornographiques, lui-même poignardé par son fils ), Joachim Lafosse nous plonge dans les méandres d’une famille bourgeoise plombée par les non-dits et une chape de plomb qui étouffe lentement mais sûrement tous les membres de cette famille.
Avec une telle intrigue, Un silence (2023) avait tout pour être un brûlot saisissant, sauf qu’il n’en sera rien (ou presque). Le réalisateur ne cesse de semer la confusion du début à la fin, conférant au film des lourdeurs, voire un certain ennui (toutes les scènes de voiture notamment). C’est d’autant plus regrettable qu’il y avait pourtant matière à rendre son film particulièrement prenant, mais à aucun moment Joachim Lafosse ne semble vouloir saisir l’opportunité, préférant nous assommer avec des scènes sans réel lien avec ce que le film dénonce (la horde de journalistes qui campent nuits et jours devant le domicile familial n’apportent strictement rien au récit).
Si le film parvient à dénoncer et à mettre en lumière les agissements ignobles, tout en traitant de la honte et de la culpabilité qui en découle, il est néanmoins difficile de ne pas admettre qu’il reste trop en surface, ne faisant qu'effleurer le sujet principal pour… s’éterniser plus que de raison.
Lafosse n’a pas peur des sujets véritablement lourds et terribles. Il s’intéresse à la partie sombre des gens. Celle qu’on cache. Des secrets impossibles rejaillissent ici et le poids du regret est comme un feu qui ne s’éteint jamais et auquel les Danaïdes elles-mêmes ne peuvent rien.
Un film à l ambiance pesante sur un secret familial qui menace de refaire surface dans un milieu bourgeois. Le suspense est rapidement éventé mais le film reste cependant intéressant en décrivant ce secret comme un poison lent qui affecte les différents personnages à des degrés divers qu ils en aient conscience ou non. J ai trouvé dommage que certaines sous intrigues ne soient pas plus développées alors que paradoxalement le film contient pas mal de longueurs.
L'atmosphère est froide et la réalisation garde une certaine distance avec ses personnages qui fait que l'on peine à s'investir émotionnellement. De plus, malgré la force du sujet et la qualité de l'interprétation, le scénario souffre de quelques creux et tombe souvent dans la répétition.
Ce film est répertorié drame mais on est limite dans le genre thriller. La particularité de la mise en scène c’est que le spectateur est longuement tenu dans l’ignorance du sujet. Le silence vaut aussi pour lui. Jusqu’à ce que peu à peu, très lentement, le fond se dévoile. Bon, si vous voulez prendre un petit temps d’avance pour ne pas prendre le risque de ne pas trouver vos repères dans ce style narratif, vous irez lire les deux lignes (deux lignes seulement) du synopsis qui vous mettront sur la voie de ce silence. Les quelques éléments du drame familial soulevé resteront toutefois très elliptiques. C’est manifestement un choix scénaristique.
Je m'attendais à nettement mieux de ce drame porté par Daniel Auteuil que j'aime beaucoup dans ce registre !! On survole pas mal de choses, très peu d'émotions qui se dégage et une fin expédié.
Un thriller poignant signé Joachim Lafosse et je tiens à remercier pour la bande annonce intriguante qui ne révélait pas grand chose, si ce n'est le début, à l'enjeu de ce long métrage qui est palpitant ! De ce cinéaste, je n'avais vu que "Continuer" au cinéma que j'avais bien aimé. "Le silence" est bien meilleur car plus construit dans le déroulement de l'histoire, une famille avec un père, une mère et un adolescent, qui sont surveillés dans une affaire dont il est avocat auquel se rejoindra une autre pour plusieurs visites sur un site pedo-pornographique qui vont secoués les choses. La première chose que j'ai aimé dans ce long métrage, c'est l'esthétisme de la mise en scène qui rend les images très belles, très bon travail du directeur de la photographie. Deuxième chose, ce sont les interprétations des comédiens avec Emmanuelle Devos bouleversante, Daniel Auteuil parfait dans la peau du personnage dont le jeu le rend peu aimable et le jeune acteur remarquable. C'est une œuvre auquel on en sort sans voix qui est recommandable.
Intéressant car ce film reste une énigme: c’est tout le long du long métrage qu’on essaye de deviner le secret de cette famille et le drame arrive comme une inévitable fin, quelques fois lent, parfois palpitant, ça reste un bon thriller. Les longs arrêts sur image d’Emmanuelle Devos sont quelques fois agaçant.
Joachim Lafosse traite d'un sujet dur en optant pour une mise en scène rigoureuse qui rappelle beaucoup Haneke. Il distille tout au long du film une série d'information qui ne cesse de faire vaciller notre perception des personnages. La force d'un silence est son calme glacial, ses interactions parfois trop paisibles alors que la colère, la frustration et l'angoisse habite ces personnages. L'émotion réussit d'ailleurs à percer derrière cette froideur imposante grâce aux interprétations irréprochable de ses acteurs. Si Auteuil interprète parfaitement est un monstre trop ordinaire , c'est Emanuelle Devos qui livre l'interprétation la plus solide dans le rôle de la femme témoin mais silencieuse, personnage pétri d'ambiguïté à la fois détestable et touchante. Un silence aurait peut-être gagné en force avec une musiques moins présente qui sert d'une manière parfois un peu trop artificielle à signifier l'horreur de la situation où son caractère tragique, néanmoins le film de Lafosse est assez fort et troublant pour mériter notre intérêt.
Du dépouillement naît l’intensité du film de Joachim Lafosse. Dépouillement de la réalisation qui s’appuie sur de long gros plans sur les visages graves, souvent silencieux. Dépouillement du jeu d’Emmanuelle Devos comme de Daniel Auteuil (ce qui n’était pas son fort sur ces dernières prestations). Dépouillement de l’action, qui permet la concentration sur la psychologie et les tiraillements des protagonistes. Le revers de ce dépouillement c’est une forme d’ennui qui n’est jamais très loin et qu’il faut surpasser.