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Pierre Kuzor
182 abonnés
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1,5
Publiée le 15 janvier 2024
A vu « Un silence » film de Joachim Lafosse dont j’avais beaucoup aimé les films précédents. « Un silence » titre à tiroirs. Lors de la promotion du film dans les médias, l’auditeur comprend que LE SILENCE est celui qui doit être gardé par les journalistes afin de ne pas dévoiler le sujet de l’intrigue pour en entretenir tout le suspens. Après la longue scène d’ouverture on se dit que, LE SILENCE, est celui de ces minutes interminables sans dialogue. A la 30ème minute on en déduit que LE SILENCE est celui spoiler: du metteur en scène qui n’a toujours pas dévoilé la thématique de son film alorspoiler: s qu’un tiers vient de s'écouler. On commence à trouver le temps incommensurable dans cet enchainement de scènes qui se veulent faussement mystérieuses. Puis finalement spoiler: le sujet nous est révélé, ainsi que la signification du titrespoiler: . Il était temps !!! Mais le film s’est déjà embourbé dans cet univers embourgeoisé où les rapports humains sont si peu crédibles que tout devient horripilant. Daniel Auteuil est sous-employé, Emmanuelle Devos pas toujours à son avantage tant son jeu silencieux peu paraitre surjoué, et le jeune Matthieu Galoux tellement insipide qu’on gardera sous SILENCE sa prestation. La réalisation est chichiteuse : filmer de nuit, cadrer les personnages soit en gros plan de coté, soit 3/4 dos donc jamais de face, et enchainer les scènes qui se passent à l’intérieur d’une voiture ne font pas systématiquement une mise en scène intéressante. Il manque un point de vue pour que le sujet accroche le spectateur. Joachim Lafosse ne se contente que d'illustrer son scénario mal construit. On nous parle de personnages qu’on ne voit jamais, ceux que l’on voit ont bien du mal à exister. Nous sommes plus proche du vide absolu que d’un silence tonitruant.
Un Silence est un film de Joachim Lafosse sorti en 2024. Ce récit glaçant d'une famille bourgeoise normale en apparence est saisissant. Porté par deux acteurs principaux à leur sommet (Daniel Auteuil et Emmanuelle Devos), le réalisateur, par une caméra étouffante, qui se place dans des angles cachés, filme des personnages qui passent à côté les uns des autres, qui se parlent sans jamais rien se dire, laissant le silence guider leur quotidien, et qui les étouffe de plus en plus. L'ambiance définie par le réalisateur est angoissante, cette immense maison étant le décor principal qui se referme petit à petit sur chaque protagoniste. Le sujet du film (spoiler: la dépendance à la pédopornographie ) se dévoile petit à petit, les zones d'ombre s'éclairant au fur et à mesure du métrage. Il est un peu dommage que la fin s'accélère d'un coup, il aurait peut être été plus opportun de maintenir jusqu'au bout cette ambiance pesante (le jeune Matthieu Galoux surjouant un peu dans ces scènes). La place du voyeurisme, notamment au sein des médias, est également abordée de manière convaincante. Ce thriller oppressant est vraiment très réussi, permettant aux deux acteurs principaux de jouer une partition à la hauteur de leur talent.
L'affaire Hissel dont est le film est inspirée est compliquée et mystérieuse. Vouloir la traduire à l'écran était casse-cou. Les scénaristes n'ont pas réussi à en faire une histoire. On s'ennuie, on est perdu, Et les acteurs, malgré tout leur talent et leur bonne volonté, le sont peut-être un peu aussi
Un excellent sujet, une belle distribution, Daniel Auteuil et Emmanuelle Devos, que l'on retrouve ici en couple comme dans l'Adversaire, sont toujours aussi justes. Le jeune Matthieu Galoux est une belle découverte. Le réalisateur a pris le parti de les installer dans un cadre de vie confortable mais sans lumière. un film sombre, qui traine en longueur, toujours un peu flou et rempli de silence. Heureusement l'histoire nous captive .
C'est un sujet extrêmement difficile et on y rencontre quelques longueurs. Cependant, le suspense reste entier et les acteurs sont très bons.,à noter la belle surprise Jeanne Cheral.
Bof ! Bof ! La mayonnaise ne prend pas... Beaucoup trop de gros plans en voiture, flou au loin, récurants. Les acteurs tiennent pourtant le film à bout de bras par la qualité du jeu en longueurs interminables. La mise en scène est plate, elle manque de trash, d'audace. Sera tôt ou tard un bon film TV pour débattre de ce sujet "La pédocriminalité".
Encore un trio mari épouse enfant comme dans les Intranquilles, une maladie mentale qui touche l'un et dont un second est la victime principale. Pour moi ces 2 films sont d'utilité publique pour connaître ces maladies lorsqu'on a la chance de n'y avoir jamais été confronté dans sa vraie vie. Et pour découvrir de jeunes talents plein de promesses : Matthieu Galloux après Gabriel Merz Chammah. Accessoirement cela montre aussi qu'il n'y a pas que Marseille ou Montpellier de "télégénique" et que la région de Metz (juste aperçue quand même) semble également bien belle...
On ne compte pas moins de 7 noms qui ont collaboré au scénario du drame de Joachim Lafosse, que j’avais découvert en 2012 avec A perdre la raison, suivi d’autres bons films, tous dramatiques, comme Les Chevaliers blancs, Continuer, Les Intranquilles. Le pitch est on ne peut plus concis : Silencieuse depuis 25 ans, Astrid la femme d’un célèbre avocat voit son équilibre familial s’effondrer lorsque ses enfants se mettent en quête de justice. Il est effectivement difficile d’en dire beaucoup plus dans dévoiler les arcanes de ces 100 minutes pesantes et sombres… à tout point de vue.
Comme je ne peux pas parler du fond, attachons-nous à la forme. D’abord le scénario est d’une complexité à nulle autre pareille. Il faut attendre – j’allais dire atteindre, pour ceux qui se sont accrochés -, le dernier tiers pour commencer à y comprendre quelque chose. Les 7 scénaristes ont tout fait pour brouiller les pistes et noyer le poisson en même temps que le spectateur. Le tout est d’une lenteur certes calculée mais qui nuit à la tension recherchée par le cinéaste. Et quand on sait que le tout baigne dans la quasi obscurité et donc dans des teintes uniformément marron foncé et vert glauque, on comprend qu’on n’est pas là pour une partie de plaisir. D’autant que le thème central – non, non, que je ne vous dévoilerai pas – est pour le moins sordide. Bref un film fuligineux sauvé par une formidable interprétation. Est-ce suffisant ? A vous de le dire.
Bien sûr, quand on confie les rôles du duo central à Daniel Auteuil et Emmanuelle Devos, on joue gagnant à tous les coups. Ils sont au sommet dans des personnages plus que complexes. Mais les prestations du jeune Matthieu Galoux, dans son 1er rôle, Jeanne Cherhal et Louise Chevillotte, sont également pour beaucoup dans l’intérêt que l’on a à suivre – malgré ses défauts – ce drame mâtiné de polar jusqu’au bout. Un film sur la honte, le poids du déni et enfin le sentiment de culpabilité, inspiré par l’affaire Hissel, - lui-même avocat des victimes de Marc Dutroux -, qui tente de poser une question cruciale : « comment peut-on en arriver là ? » Fascinant pour les uns, ennuyeux pour d’autres, le débat est ouvert mais les avis seront contrastés.
Ce film est d'une nullité dramatique avec des gros plans interminaux qui n'apportent rien au sujet principal. Les scènes trop ombragées nuisent à la compréhension. Un film minable au sujet sensible aurait put être traité autrement. Je déconseille vivement
Non, juste non! Avec des thématiques aussi sombres, je refuse de voir un film qui reste en surface sans jamais rien approfondir ou étudier intelligemment. On ne peut accorder une rédemption à ce genre d’abject personnage lorsqu’il éprouve aussi peu de remords ou même qu’il se plaint de sa situation. C’est vraiment dommage parce que le métrage est assez élégamment mis en scène avec pas mal de jolies idées et possède une ambiance bien pesante gâchée cependant par une narration décousue. Cela manque de suspense, de violence au vu du sujet et certains personnages qui devraient être cruciaux n’apparaissent que très peu. Une belle déception. 10/20, et encore je suis gentil.
Un silence d'une femme qui protège son mari ou un silence d'une femme qui se protège elle même de ses crimes ? je m'explique : il y a trop d'indices et d'éléments qui me pousse à croire que la mère joué par Emmanuelle Devos est elle une adepte de la pédophilie. oui en effet elle a accès en libre service à l'ordinateur de son mari et peut très bien regarder des images horribles, elle avait caché un DVD (hors l'enfant a dit qu'il avait commencé à regarder de la pedo pornographie avec des DVD), sa relation limite incestueuse avec son fils, le fait qu'elle défende son mari alors qu'il a abusé de son propre frère... pour moi le mari à fait des choses sur le "pierre" et c'est impardonnable, il possède des images dégueulasses donc doit être jugé ok ça on est tous d'accord en revanche je suis pas sûre à 100% que la mère soit toute blanche dans l'histoire et je pense qu'elle en est même peut être l'instigatrice.
Pourquoi 2,5 étoiles ? le film était trop long, trop de plans en voiture, dans la piscine, la boîte de nuit, etc.... et la fin qui est dans le silence oui mais qui pour moi devait être l'élément presque principal du film.... je suis mitigée donc pas plus que la moyenne.
J'avais beaucoup aimé " Les Intranquilles " qui décrivait parfaitement bien et avec beaucoup d'émotion ce qu'est la vie avec une personne bipolaire . Celui là est un film raté du début à la fin .Le spectateur doit tout deviner dans un jeu d'ombres insupportable : la majorité du film se passe dans le noir , les scènes sont longues et répétitives dans la voiture par exemple , Et que dire de la fin, qui n'en est vraiment pas une après 1H40 de film . Daniel Auteuil est sous employé et Emmanuelle Devos excellente fait ce qu'elle peut , mais cela ne suffit pas à sauver le film .
Après les intranquilles, Joaquim Lafosse dépeint avec beaucoup de finesse les conséquences d'un silence toxique dans la sphère familiale. À travers les dialogues mais aussi le jeu adroit de caméra, le malaise s'installe dès la première minute et souligne le déni profond, presque maladif, d'une épouse face aux agissement de son mari. Les plans serrés et le fait de filmer le reflet des personnages, à la dérobée, met subtilement en lumière le non dit malsain de la famille. Mais malgré l'ingéniosité du réalisateur, le film traine en longueur. Le spectateur arrive très vite à tirer ses propres conclusions et reste sur sa faim.
Dommage, Emmanuelle Devos est superbe, mais .... Un tiers du film se compose d'images (très belles) en gros plan du visage de conducteurs de voiture (Emmanuelle Devos, Daniel Auteuil et le fils). Un second tiers se compose d'images un peu trop en clair obscur, plutôt obscur. C'est trop répétitif, systématique et donc lassant. Le troisième tiers est trop plein de non-dits et l'intrigue en sort affaiblie.