Simon, prêtre, va devoir faire un choix entre sa vocation et son désir de paternité. Un film tendre et remarquablement interprété qui questionne le poids d’une institution religieuse figée aux règles archaïques.
Ce film au scénario assez simple se révèle plus intéressant que prévu. Le réalisateur y fait oeuvre de militantisme sur la question du mariage des prêtres. Ce n'est certes pas un grand sujet de société mais la façon de présenter le débat est efficace. Ronan Tronchot parvient à éviter le manichéisme et la caricature grâce, notamment, à l'excellente interprétation de Grégory Gadebois. Un film modeste mais réussi.
Tellement vrai. Quand la religion catholique comprendra t elle que les prêtres sont des hommes comme dans toutes les autres religions? Gregory Gadebois est magnifique aussi bien en prêtre qu' en père Lenfant joue très très bien mais il est un modèle qui n'existe pas vraiment dans la réalité. Il est tellement facile à vivre ce fils de 11 ans!
Le film était pas mal mais un peu trop mou à mon goût et pas spécialement bien joué. Peu d'émotions me sont parvenues. En revanche, l'histoire et lé thématique étaient vraiment intéressantes ce qui rend dommage les quelques bémols.
Dans une bourgade française, le personnage de Grégory Gadebois est curé et découvre qu'il est le père d'un enfant de 11 ans, fruit de sa relation avec le personnage de Géraldine Nakache. Les premières minutes passées, "Paternel" peine à susciter l'intérêt tant les enjeux narratifs sont légers. Cousu de fils blancs, l'intrigue laisse une impression d'ennui manifeste.
Pour une fois un scénario original sur l'église et ses prêtres. Grégory Gadebois est magnifique. La réflexion père/fils à l'église ou en famille est une très belle piste pour l'avenir de cette institution. Ce qui est très fort avec ce scénario c'est qu'il est une proposition, un sujet de débat possible, qu'il interpelle sans juger et surtout on y croit.
J'aime bien Gregory Gadebois et j'ai apprécié la plupart de ses films et celui-ci ne fera pas exception. J'ai bien aimé le fait d'aborder le thème du célibat, de la vie intime des prêtres qui l'une des dernières grandes religion à obliger la personne à choisir entre sa foi et sa vie de famille. Cela secoue un peu cet aspect arriéré de cette obligation. Le film à ce côté émouvant de ce gamin qui n'a rien demandé et de ce père/père perdu qui ne sait pas quoi faire. Le rôle de Géraldine Nakache bon j'avoue que les 3/4 du film elle m'a énervé à faire sa leçon en débarquant comme cela 11 ans après leur histoire etc...mais ensuite soit son attitude on peut la comprendre disons sur une séquence qui sur le coup ben tu as envie de la jeter!!! Bon film en tous cas. NOTE : 6/10
Film tout en sobriété et sensibilité porté par les épaules de Gregory Gadebois très réaliste dans son rôle de prêtre tourné vers les autres et non pas la seule église de Rome. Ce film questionne sans caricature sur les dogmes, sont-ils compatibles avec la liberté des choix de sa vie privée et de sa liberté individuelle sans apporter contrariété et hypocrisie. Beau film.
Un film ou les instituts de l'église ne gagne pas. Ce dernier montre qu'il y a une vie avant et après être ordonné prêtre, et que l'on à toujours le choix. A voir !!!
Gadebois porte ce film sensible. Beaucoup de sujets évoqués : ivg, prêtrise, foi, évolution ou pas du monde chrétien, comparaison à d'autres religions... Tout est joué et évoqué avec justesse... Laisse à chacun sa part de réflexion
Un père apprend à l'issue d'une cérémonie qu'il est père. Après une phase de déni il rentre peu à peu dans son rôle et fait face à la hiérarchie de l'Eglise. Ce film ne renverse pas la table, c'est très petit-bourgeois, mais c'est tendre et Gregory Gadebois est comme d'habitude, toujours très bon.
Très bon film à tous points de vue : réalisation, dialogues, jeu des acteurs, musique. Le film s'adresse à tous, qu'on connaisse le catholicisme ou non.
L'histoire nous est contée de manière abracadabrantesque. On peut. certes, imaginer que le parcours de la mère "solo" (G. Nakache) n'a été ni simple, ni de tout repos, mais on n'a aucune empathie pour elle, et on la pressent déséquilibrée. Ce qui se confirmera. Et, c'est bien dommage, on ne saura pas pour quelles raisons elle n'aura pas annoncé à son compagnon du moment (le séminariste .. le futur "paternel") qu'elle était enceinte. Mais, d'un coup, la voilà qui fera irruption dans la vie de son ex .. presque 12 ans après (temps de la grossesse compté) ce qui nous vaut ce film. Bon, heureusement que G. Gadebois joue correctement sa partition. Mais il n'y a rien de bien neuf dans l'art de traiter le sujet : impossibilité de déroger à la règle (voeu de chasteté) qui s'impose à tout prêtre. J'ajouterai que Gadebois - que j'apprécie - n'a peut-être pas le sex-appeal d'un Belmondo (Léon Morin). Au final, on peut me semble-t-il passer son chemin.
Un très bon film, avec des acteurs excellents et touchants, des dialogues vrais (Simon, Louise, Aloé) d'une part mais, d'autre part, bien hypocrites (le groupe du diocèse décideur de l'avenir de Simon...) d'une cuisante actualité qui sévit tjrs (on ne répond pas aux questions qui dérangent et surtout "Chut ! Tant pis, continuez, mais surtout ne l'ébruitez pas !"). Ce film montre le travail admirable des prêtres qui se trouvent au cœur de tant de contradictions de l'Église qu'on ne peut que souhaiter un tournant rapide de cette dernière. A voir, car ce n'est pas un roman, c'est bien la réalité et c'est très bien joué !