"Paternel" n'est pas le premier film à ausculter les défis de l'église catholique Moderne et ne tient la route que grâce à Grégory Gadebois qui porte le film avec une interprétation d'une grande sobriété. On s'interroge davantage sur le choix de Géraldine Nakache. Le casting est d'ailleurs le point faible du film car à y regarder de plus près les personnages secondaires sont souvent invraisemblables et font pâtir le film d'un manque de réalisme. De plus le réalisateur accumule les sujets " débats" dans l'église actuelle ( enfants de prêtres, débat sur le célibat, approche de l'IVG, Pédophilie...) sans vraiment les creuser
La réalisation du coup nous fait penser plus à un téléfilm si on compare avec la grande maîtrise de François Ozon avec "Grâce à Dieu".
L'archétype du mauvais cinéma à la française : mal filmé, mal joué, une écriture qui empile les poncifs, des acteurs inexpressifs et qui murmurent au point où il faudrait limite des sous-titres français pour un film français. J'en ai marre de subir la bande annonce de cette purge gavée de subventions à chaque séance.
Géraldine Nakache touchante, Gregory Gadebois magistral, Lyes Salem parfait dans ce rôle. On ne s'ennuie pas pour cette histoire étonnante traitée avec douceur.
Un premier film à découvrir et prometteur pour la suite. Sur un sujet original, traité avec justesse et très bien joué, le tout avec une.emotion qui monte progressivement.
« Pourquoi tout le monde t’appelle mon père et moi je ne peux même pas t’appeler papa ? ». spoiler: Cette question peu banale, c’est Aloé, un gamin de 11 ans, qui la pose à celui qui s’avère être son père, le père Simon. Très impliqué auprès de ses paroissiens d’Auxerre, ce prêtre vient d’apprendre une nouvelle à laquelle il ne s’attendait pas du tout et il n’a pas encore réussi à faire la part des choses dans ce qui est pour lui un drame personnel insoluble : à son retour du Canada, où elle a vécu une bonne dizaine d’année, Louise, avec qui il avait eu une liaison alors qu’il était au séminaire, lui a annoncé qu’elle avait appris être enceinte une fois arrivée au Canada, qu’elle avait donné naissance à Aloé dans ce pays et qu’elle souhaitait que Simon le reconnaisse. Dans un premier temps, Simon va refuser d’assumer cette paternité, prétextant qu’il se doit à ses paroissiens et seulement à eux et opposant un non catégorique à cette demande de reconnaissance. C’est donc en tant que neveu qu’il compte présenter Aloé aux personnes qu’il fréquente et, en particulier, à Amine, le prêtre avec qui il partage un logement dans le presbytère. Toutefois, cet homme qui montre autant de bonté et de générosité dans son attachement à sa paroisse et à ses fidèles peut difficilement se montrer insensible face à cet amour paternel qu’il sent monter en lui. Lire la suite sur https://www.critique-film.fr/critique-paternel/
Sincère et honnête, tels sont les qualificatifs que l'on accolera logiquement à Paternel, le premier long-métrage de Ronan Tronchot. S'il ressemble le plus souvent à un téléfilm, de par son esthétique sobre et sa mise en scène sans audace, le récit n'en est pas moins bien construit, un peu convenu, peut-être, et distillant une certaine pudeur dans sa traversée des sentiments d'un prêtre qui découvre tardivement sa paternité. Au nom du fils, la situation ainsi établie remet en question non sa foi ni sa fidélité dans son sacerdoce mais bien sa position dans l’Église et la rigidité proverbiale de cette dernière. S'inscrit donc en filigrane le thème du célibat des prêtres et de l'ordination des hommes mariés, un sujet que le film rend moins prégnant que les états d'âme de son personnage central mais qui, néanmoins, pose une nouvelle fois le débat, sans volonté pour autant d'imposer un jugement définitif sur la question. Grégory Gadebois apporte sa rondeur, son humanité et sa force tranquille, quoique ébranlée, à un homme qui ne sait, pour un temps, à quel saint se vouer. La bonne tenue de Paternel se mesure aussi à l'excellence de l'interprétation des rôles secondaires, notamment celles de Géraldine Nakache ou de Françoise Lebrun, mais surtout de Lyes Salem qui incarne à lui seul une histoire dans l'histoire, qui aurait pu être développée sans nuire à l'intrigue principale.
Très beau film avec un jeu d'acteurs époustouflant, le scénario est béton et réaliste, avec juste ce qu'il faut d'émotions, pas de longueurs, une belle bo, ce film coche toutes les cases! Foncez! Vu en avant première avec une partie de l'équipe du film.
J'ai eu la chance de voir ce film en avant-première et de pouvoir échanger avec le réalisateur. Ce film sonne très juste et Grégory Gadebois interprète un de ses meilleurs rôles. Il est juste, naturel et colle parfaitement au rôle. Loin de la caricature, le scénario pose les vraies questions sur un sujet plus souvent abordé sous un angle caricatural ou comique. On sent que le sujet a été travaillé de près avec des auteurs connaissant bien le milieu religieux. Une mention spécial pour Anton qui ajoute une touche espiègle à plusieurs scènes. Un premier film au top et qui annonce d'autres très prometteurs : BRAVO !
Gregory Gadebois est vraiment parfait en curé bedonnant, belle figure d’homme de foi chaleureux, hyper-sollicité et tourmenté par le dilemme que la vie lui impose. Le scénario aborde avec justesse les questions que pose l’intrigue. Aloé demande de pouvoir dire « papa » quand tout le monde appelle Simon « Mon père ». Cachés autrefois, l’église donne aujourd'hui la priorité aux enfants, mais elle n'accepte pas que leurs pères poursuivent une mission apostolique « pour éviter le scandale public ». Si la chute peut apparaître absurde et caricaturale (mais l’est-elle en définitive ?), La sacralisation du prêtre en fait un homme qui ne doit ni ne devrait jamais avoir dérivé. Un homme tellement idéalisé que son premier réflexe sera de cacher ce qui est. Diffuser le bien et la foi autour de soi ne suffit pas, l’image du prêtre ne saurait souffrir une faiblesse… au mépris de la vérité pourquoi pas ! Au passage, le réalisateur égrène – sans les approfondir malheureusement - des réflexions sur le cléricalisme, sur la détérioration de l’image de l’Eglise dans la société, sur l’écart entre le discours moral officiel et la réalité pastorale. Sans oublier d’exprimer implicitement le souhait d’accorder un rôle accru aux laïcs. Ronan Tronchot embrasse tout cela avec justesse et réalise ainsi un beau premier long métrage.