Pour Klára
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traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2026
Klára ne va pas bien. Ses troubles alimentaires ne s'améliorent pas pendant ses vacances avec son père et son petit frère en Croatie. Sa mère, elle, n'est pas du voyage. Peut-être qu'une relation amoureuse pourrait faire évoluer la situation de cette adolescente aux desseins anémiés. Le film d'Olmo Omerzu semble emprunter benoîtement le chemin du récit d'apprentissage un brin torturé, mais c'est un leurre et le scénario, imperceptiblement, dévient de plus en plus aigu, créant des dilemmes et dynamitant, avec un contrôle total, le fonctionnement d'une famille dont les mensonges cherchent à reboucher des failles béantes. Le cinéaste n'a pas la méchanceté (la perversité ?) d'un Seidl ou d'un Lánthimos, par exemple, mais il s'y entend pour installer un malaise progressif, montrant au passage que les générations ne se comprennent pas ou plus et que la morale, y compris dans un environnement de gens censés se protéger, se révèle parfois bien élastique. Le film réussit tour à tour à nous montrer des perspectives personnelles différentes pour chacun de ses cinq personnages principaux. La touche finale, assez cruelle, confirme que Pour Klára ne fait que s'enrichir au fil des minutes, dans une dynamique de thriller familial qui s'avère de plus en plus inconfortable et excitant, à sa manière.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2026
"Il y a quelque chose d’un peu cruel dans ces premières images. Des corps huilés s’étirent sur des serviettes de plage. Des ventres ronds, des peaux dorées, des touristes qui somnolent dans le bruit des vagues. Olmo Omerzu filme la station balnéaire comme un inventaire de la chair ordinaire, sans pudeur, sans voyeurisme non plus. Juste cette façon qu’ont les vacances de mettre les corps à nu, au sens propre comme au figuré. Et dans ce tableau presque trivial, Klára (Dexter Franc) ne s’y retrouve pas. Elle esquive les photos de groupe et ne supporte pas de voir son reflet dans le regard des autres, surtout dans sa famille. À 17 ans, son corps lui est devenu étranger."

"Ce n’est pas un film sur l’anorexie, attention. Le réalisateur slovène ne cherche pas à expliquer, ni à instruire sur son cas. Il observe et il estime que la maladie ne surgit jamais seule. [...] Ce qui fait la force du film, c’est justement cette attention portée aux marges de chaque scène. Klára qui s’éveille à son désir, lentement, maladroitement, dans les bras de Denis (Timon Šturbej)— un garçon du coin, charismatique dans sa rudesse, aussi mystérieux que potentiellement dangereux. Teo qui mange ce qu’on lui sert et attend qu’on s’occupe un peu de lui aussi. Ce sont des adolescents qui avancent dans leur construction identitaire à leur propre rythme, dans un monde d’adultes qui ne regardent pas vraiment."

"Puis vient la rupture — qu’on vous laisse découvrir — au retour de la famille. L’état de Klára empire jusqu’à l’hospitalisation. La deuxième partie du film bascule dans un registre plus trouble, presque baroque. David et Laura, séparés mais réunis par l’urgence, vont tout faire pour maintenir leur fille en vie. Et quand les moyens ordinaires s’épuisent, ils n’hésitent pas à manœuvrer dans l’ombre, à user de ruses, de manipulation affective, quitte à franchir des frontières qu’on n’ose pas toujours nommer. Sans en dévoiler davantage, le plaisir du film tient en partie à la façon dont ce dispositif se déploie, et il serait dommage de le divulguer ici. Ce qu’on peut dire, c’est qu’Omerzu ne juge pas ces parents. Il les montre dans toute leur contradiction : ils mentent par amour. Et ça fonctionne. Ce qui est peut-être le plus dérangeant."

"Pour Klára ne guérit rien et ne résout rien. Olmo Omerzu filme juste, avec une élégance un peu cruelle, comment nous apprenons tous — en famille ou en société — à faire semblant que tout va bien. Et comment cette performance collective, transmise de génération en génération, peut finir par rendre malade."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2026
En vacances avec ses enfants au bord de la mer, David cherche à recréer du lien depuis son divorce. Il n’est pas vraiment aidé par sa fille Klara, qui refuse de manger jusqu’à sa rencontre avec Denis. Les images sont très belles, certains passages assez drôle, mais la majorité est malgré tout bien trop convenue…
Niskafilody
Niskafilody

4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2026
Pour Klára, est un film qui commence comme un drame familial tranquille et qui finit par te mettre un petit coup de pression moral bien inconfortable. Olmo Omerzu joue avec les codes : tu crois voir un thriller, puis un drame intime, puis presque une étude de mœurs. Bref, t’es jamais totalement installé.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2026
Un thriller familial assez grinçant et ambigu dans l'attitude (plus ou moins louable) des membres de la famille. Passionnant
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