N. Moknèche montre tout le paradoxe entre vie moderne, de libertés en pays occidentaux et traditions d'un autre temps. Entre recherche d'émancipation, de condensé d'hypocrisies (notamment le tabou de l'homosexualité) et de faux-semblants, un film de société, sur un couple et ses contradictions. Cette chronique, ponctuée de scènes à peu d'intérêt de la vie quotidienne, d'une bande son jazz décalée, avec un jeu d'acteur guère brillant, sera bien vite oubliée!
Film attachant car les personnages ne le sont pas forcément au départ. Ce n’est pas parce qu’il est gay que le marié est plus intelligent et sympa que sa femme. C’est le cheminement de chacun qui fait le film. Bien vu de ne pas localiser précisément l’action. Seul bémol, je n’ai pas trop vu l’intérêt del l’importance accordée au concert.
Un beau film, avec des personnages attachants. Un petit regret : on s’attarde plus sur le personnage de Saïd que sur celui d’Hadjira. spoiler: Elle profite moins de ce mariage arrangé, qui semble devenir une promesse de liberté plus pour lui que pour elle.
Ce n’est qu’un petit bémol ; les personnages sont très bien joués, la musique est super, et on passe un très bon moment.
Film remarquable qmsur le qMoi véritable et le Moi social. Qui on est? Qui on montre? Le poids de sa Culture dans ses choix. Les compromis; l'amour plus fort?::les parts d'ombre. On partage les crises et les joues de ces familles musulmanes. On s'intègre? On s'émancipe? Et le qu'en dira-t-on? Les non-dits qui font souffrir ou qui interrogent. Les silences plus forts que les paroles. Rappelle un peu Reste un peu de Gaf Elmaleh
Voilà un nouveau film qui traite des non dits et de la pesanteur et des traditions de la société des pays d'Afrique du nord ou importés en France ils sont tous excellents que ce soit "le Bleu du Caftan""les Damnés ne pleurent pas" ou le dernier vu "L'air de la mer rend libre". Le cinéma allemand avait déjà quelques bijoux concernant plus la communauté turque. L'air de la mer me rend libre c'est du cinéma réaliste , du vrai et du bon cinéma. Le film est servi par une distribution 5 étoiles, et une musique (trompette) entêtante et qui "classicise " le tout. Avec de faibles moyens : Bravo Petit bémol ,le son pour les dialogues.
Très réussi selon moi, sur tous les plans, dès la 1ère minute. Plaira à tous ceux qui regrettent Rohmer : très présent à travers le découpage, la qualité des dialogues, le personnage de l'amie qui rappelle Arielle Dombasle. Mais pas que Rohmer. Bien filmé, beau, bon travail de déco, très bien joué, l'histoire progresse bien. Seul bémol : une scène trash dans un bar Gay.
Aborder le thème de l'homosexualité dans une famille d'origine maghrébine est rare dans le cinéma français. Nadir Moknèche convainc en partie à travers ce film qui débute avec un mariage arrangé plus que laborieux. On se trouve ici à mi-chemin entre le drame de ne pouvoir assumer sa préférence sexuelle et certaines scènes qui flirtent avec la comédie (les repas de famille par exemple). Le personnage de Saïd cultive son ambivalence dans sa relation avec sa femme. Le "couple" Youssouf Abi-Ayad/Kenza Fortes est très juste. Même avec ses imperfections, le cinéaste signe une oeuvre audacieuse avec une fin particulièrement bien trouvée. A noter la présence de la pulpeuse Zahia Dehar en femme émancipée.
En ces temps troubles cette ode à la tolérance, à l accueil de l autre et de sa différence vient à point … Un bel exemple de diversité qui sans être simple apporte du bonheur et de la paix.
Un film sur la difficulté de se libérer des normes sexuelles dans les familles religieuses, quelle excellente idée ! Voici un thème essentiel qui mériterait que davantage de cinéastes lui portent attention. Il s'agit ici d'une famille musulmane mais il pourrait en être de même dans une famille juive ou chrétienne car le savant mélange de crédulité et d'ignorance qui nourrit les traditions religieuses est toujours le même, seul le parfum change. Le film est très bien réalisé. Nadir Moknèche pense chacun de ses plans et manie son outil avec intelligence. Pourtant, il y a quelque chose de trop léger dans son approche du sujet. La relation de couple se déroule avec trop de facilité et même une forme de compréhension. La violence de la norme imposée ne se ressent que chez les parents. On aurait voulu que le film aille plus loin, soit plus politique, plus militant et montre encore plus fort la brutalité du rejet au nom de dieux qui n'existe pas et de "valeurs" liberticides. Un film toutefois pertinent et très bien fait.
Très beau film, qui raconte la réalité des jeunes gays maghrébins, très belles images, très belle musique. J'ai beaucoup apprécié . Si vous aimez les films d'Almodovar, je vous invite à voir ce film également.. ..
En ces temps troubles cette ode à la tolérance, à l accueil de l autre et de sa différence vient à point … Un bel exemple de diversité qui sans être simple apporte du bonheur et de la paix
Ne vous fiez pas à la bande-annonce qui pourrait laisser penser à une succession de clichés sur le choc des cultures et des mœurs. Le récit est bien écrit et présente des personnages nuancés et attachants. La mise en scène élégante confirme le véritable savoir-faire de son auteur et les interprètes sont admirablement dirigés, jusqu'au moindre second rôle. Une bonne surprise.
S’il y a une chose qu’on ne peut reprocher à Nadir Moknèche, c’est de manquer de courage. A travers L'Air de la mer rend libre, le réalisateur franco-algérien aborde eux thèmes sensibles. D'un côté, il s'agit du mariage arrangé, et de l'autre, de l'homosexualité chez un jeune issu de l'immigration.
Concernant le mariage forcé, le film arrive à faire preuve d’une certaine nuance. Pour commencer, il met bien les points sur les “i” en précisant que ce n’est pas à confondre avec le mariage forcé. En revanche, on voit que la pression qu’exerce la famille, même si elle ne force pas physiquement, peut pousser les concerné à l’accepter sans envie. Saïd et Hadjira sont comme prisonnier des conventions culturelles de leur famille. Ce qui équilibre le tableau est de se rendre compte, que malgré cette pratique peu encline aux codes occidentaux, si le respect existe entre les époux, tout peut bien se dérouler. On a aussi un casting secondaire brillant pour les parents à l’image de Zinedine Soualem, Lubna Azabal et Saadia Bentaïeb.
Pour ce qui est de la seconde thématique, cela n’a pas le même impact. Alors qu’on a vu récemment des films forts comme Animals, celui-là semble presque “fade”. L’aspect hypocrise familiale est lui bien pris. Que Saïd soit homosexuel est un secret de polichinelle pour sa famille, cependant tout le monde fait comme s’ils ne savaient pas. Malgré tout, le traitement de cette thématique manque de profondeur. Le suivi de Saïd est franc et direct alors que les confrontations familiales expéditive.
Si le traitement de ces thématiques marche si bien, c’est en grande partie grâce à Youssouf Abi-Ayad et Kenza Fortas. Ensemble, ils sont réunis dans cette situation les dépassants. Alors que Hadjira est comme prisonnière de cette appartement, Saïd lui ne cesse de vouloir s’échapper. Le personnage de Hadjira, même si moins exploré, n’en reste pas moins passionnant. Elle est dans la quête d’une seconde chance se punissant presque de ne pas avoir directement était dans le bon chemin. En somme, ces deux protagonistes représentent très bien les deux thématiques phares en bonne osmose.
Le film traite tout en nuances une situation familiale particulièrement difficile. Les rôles sont bien joués par de très bons acteurs, très attachants. On ne comprend qu'à la fin le titre du film dont on ne soupçonnait pas le dénouement auparavant. Avec mon épouse, nous avons passé un bon moment et discuté du film dans le repas qui a suivi.
Le mariage arrangé, voire forcé, cette fois vu du côté des garçons maghrébins homosexuels de France : il fallait oser. Le cas est pourtant courant. C'est la première fois que le sujet est abordé au cinéma, et rien que pour ça : chapeau. Le film est à l'avenant de cette intrépidité initiale, évitant le tire-larmes, la caricature, les dossiers de l'écran. Au contraire, il tire vers un réalisme bien pensé : cela ne se passe ni bien ni mal, ni dans la crise violente ni dans le moralisme triomphant, mais dans l'équilibre instable, qui est celui de la vie. Le réalisateur aborde les fantasmes homosexuels omniprésents sur les plateformes de rencontre sans détour, la pression des mères et des pères aussi (fabuleuse scène du repas tout en tension et hypocrisie non résolues). La musique de jazz (le petit copain est musicien) sonne comme un écho à Louis Malle, mais nul échafaud ici - la liberté, l'acceptation de soi, l'humour et l'autodérision en ponctuation. Les comédiens sont excellents, y compris Zahia qui joue à la perfection... son rôle (le questionnement sur ses seins, vrais ou faux, objets de désir pour le couple mal assorti est très drôle et bien vu, tant il est vrai qu'un gay comme une compagne de dealer peuvent partager une fascination pour la silicone). Et Dieu que Youssouf Abi-Ayad est joli garçon !