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leohans
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1,0
Publiée le 3 octobre 2023
Ce film cumul toutes les tares des films dossiers de l'écran (un sujet fort. un scénario programmatique, une absence de toute idée de cinéma) et celles des productions Netflix (un rouleau compresseur de bons sentiments et de pensé unique à vomir). On va parler des acteurs. Certes , mais pas de la direction d'acteurs. Les bons acteurs jouent bien, les mauvais jouent mal . C'est même pas nul, ça se regarde, on est pris, on est même ému, mais on se dit que ce robinet d'eau tiède accompagné de son casting 5 étoiles creusent le tombeau du cinéma. On a le même film sur les plateformes gratis. Bref, le pride film depuis Bac Nord !
Film Surcoté. Adèle qui joue très bien et c'est la seule du film ne parvient pas à sauver le film. Et je trouve que les victimes ne sont pas assez considérées comme des victimes et que les agresseurs se voudraient se considérent comme des victimes se qui est répugnant dans ce film. Puis c'est quoi ce frère agresseur et manipulateur qui voudrait des excuses de sa sœur car elle la dénoncé? c'est le monde à l'envers. Film qui donne envie de vomir.
❤️ Je verrai toujours vos visages de Jeanne Herry. Ils sont sans doute peu nombreux ceux qui, avant ce film, avaient entendu parler de cette "justice restaurative", un dispositif qui, depuis 2014 en France, permet à des victimes de rencontrer des agresseurs incarcérés (autres que ceux qui les ont agressées, évidemment) afin d'engager une écoute et peut-être un dialogue, un face à face apaisé. Les animateurs (le plus souvent bénévoles) de cet étonnant et méconnu dispositif peuvent dire un grand merci à Jeanne Herry et ses acteurs pour ce film remarquable. "LE" film à voir en ce moment (après The Whale !), un film qui fait salle pleine et qui recueille tous les suffrages des spectateurs sur les réseaux (peut-être un effet post-Bataclan). La force du scénario quasi documentaire est de miser sur l'ordinaire et le quotidien : des délinquants ordinaires, des victimes ordinaires, des crimes et une violence quotidiens. Pas de sang, pas de meurtre, pas de spectaculaire, pas de braquage hollywoodien. Le spectateur n'a pas d'autre choix que de s'impliquer : ce qu'on lui montre, c'est ce qu'il côtoie au quotidien, certes de plus ou moins près (de pas trop près, on le lui souhaite). Pas une fausse note dans les dialogues ou le jeu des acteurs, tous très crédibles ce qui renforce encore le propos. Ce qui nous est donné à partager c'est le désarroi des victimes (le mot est faible) et c'est l'ignorance des délinquants (le mot n'est peut-être pas le bon), deux mondes à des années-lumière l'un de l'autre, deux mondes qui parviennent à s'écouter le temps de quelques séances. Des séances sous haute tension dont le spectateur ressort sonné, KO : la justice restaurative, c'est un sport de combat dit l'un des animateurs.
De style documentaire, ce long métrage comporte trop de longueurs et rien ne m'a captivée au niveau des histoires des protagonistes. Il ne se passe pas grand chose et on a juste hâte que ça se termine. Le casting est sympa mais on a l'impression qu'ils surjouent.
Un magnifique film sur un sujet peu connu: la justice restaurative . Le jeu des acteurs est extrêmement juste et ne laisse pas le spectateur indifférent
Je pense que les personnes qui vont voir ce film sont déjà conquises dés l'achat de leur ticket d'entrée. On ne vient ici par hasard. Finalement, c'est un film réussi dans son genre, mais le message du film ferait halluciner le personnes normales.
Notre société est gangrénée par la violence. Par le repli sur soi, le besoin de passer sa propre personne avant toutes les autres, fut-ce au prix d'un écrasement des autres. L'humanité est une valeur en baisse, le respect aussi, comme on le voit avec de multiples faits divers. Le cinéma peut-il agir de pommade sur les plaies de la société ? La question reste ouverte, mais il est certain que "je verrai toujours vos visages" ( film un peu trahi par son titre abscon ) participe de cette ambition. Quelle puissance ! Un vrai coup de poing qui laisse le spectateur groggy. Cette confrontation entre victimes et agresseurs dans une prison où les derniers purgent leur peine, est un exercice brillant. Les dialogues sont précis, sonnent juste et ne sont jamais dans l'emphase. Pas de leçons dans ces moments d'échange, plutôt la volonté de comprendre, de se mettre à la place de l'autre et de réaliser le mal que l'on fait par son inconséquence et son égoïsme. Les film est concentré, avec presque une unité de lieu dans cette salle commune de la prison. C'est dense et le spectateur est emporté par la tension de cette découverte mutuelle. A l'appui de ce moment de grâce, des acteurs au meilleur de leur forme qui éclaboussent l'écran de leur talent : Adèle Exarchopoulos, en premier lieu, éblouissante de vérité, mais aussi Miou Miou bouleversante, Leila Bekthi au jeu totalement habité, et aussi Gille Lellouche dans un contre-emploi totalement abouti. J'en oublie, mais ils sont tous parfaits... C'est vraiment du grand cinéma quand des tirades débitées dans un grand cocktail d'émotions enfouies vous prennent totalement aux tripes. Il y a longtemps qu'un film ne m'avait à ce point secoué. A voir et surtout à intégrer dans notre façon de vivre l'altérité... Bravo à cette jeune réalisatrice.
Je Verrai Toujours Vos Visages m'a fait découvrir la justice restaurative, qui cherche à aider victimes et coupables d'actes de toutes natures à dialoguer et avancer. Ce film est intéressant pour son côté documentaire, et se permet même quelques émotions lors de climax narratifs grâce à un super casting. Dommage qu'il tombe dans l'excès de "positive attitude", en effet il aurait mérité d'être un peu plus nuancé.
Un film très beau, porté par un casting d’exception et qui confirme que Jeanne Herry est une très grande réalisatrice. Je verrai toujours vos visages nous parle de Justice Restaurative, thématique peu connue, qui permet à des victimes d’agression et aux agresseurs de se rencontrer. C’est l’une des première force de ce film et de la réalisatrice : mettre en lumière des actions portées par des humains dont on ne parle jamais. Ces acteurs de l’ombre pourtant toujours très inspirants. Une autre force, probablement la plus convaincante pour aller voir ce film, c’est la justesse avec laquelle Jeanne Herry place sa caméra et filme ses personnages. Elle s’approche très près, beaucoup de scènes où les visages sont filmés en gros plan, mais sans jamais enfreindre. A cette juste distance, difficilement atteignable, celle qui permet à la colère, aux blessures de se dévoiler, à la lumière de jaillir spontanément des ces âmes fêlées.
Par son regard de génie, son sens du rythme et un scénario brillamment écrit Jeanne Herry nous offre un film délicat et puissant, où il est question de renaissance, de reconstruction, de ces pardons que l’on donnent et ceux qu’il est impossible de concevoir. Les acteurs, un casting de rêve, sont si bons, qu’on n’a pas l’impression qu’ils jouent.
A voir, et pour en apprendre davantage sur la construction de ce film, allez écouter le passionnant podcast « Je verrai toujours vos visages »
Film prenant et minimaliste dans sa mise en scène. Les acteurs sont très bons. Après, il faut accepter que tout s'arrange et tout le monde trouve la raison à la fin, ce qui est sûrement ce qui se passe dans la réalité, mais qui est un peu fade dans un film de cette profondeur.
Mon avis complet sans spoilers : https://mediashowbydk.com/2023/05/05/critique-film-je-verrai-toujours-vos-visages/
Une agréable surprise et une belle découverte. Certes, ce n’est pas du grand cinéma mais le film a le mérite d’être juste, réaliste et didactique. D’ailleurs, je suis ressorti de la séance vraiment bouleversé. Au premier abord, la justice restaurative peut être vu comme un processus insensé et pourtant, après avoir vécu cette belle expérience cinématographique, elle semble être une solution viable et pouvant aider de nombreuses personnes. Une façon de recoller les morceaux et de rendre une partie de la société plus humaine et moins cynique.
Jeanne Herry sait faire des films subtils. Elle aime s'attaquer à des sujets de société sensibles ou méconnus, à l'instar du précédent "Pupille". Le cadre du film est austère : un huis clos entre des personnages qui veulent sortir de leur enfermement traumatique par la parole. Il y a de quoi faire peur. Et pourtant ! La justesse du jeu de l'ensemble des acteurs et la justesse du propos donnent une grande force au film. Le spectateur est captivité et Jeanne Herry évite aisément le piège du manichéisme. Un film sensible et intelligent.
Je sais que je vais contrarier beaucoup de monde, mais ce film a été pour moi un long pensum. Prêchi-prêcha des théories à la mode sur l’inutilité de la prison, l’efficacité miraculeuse des groupes de parole. Complaisance nombriliste des victimes. Je ne nie pas leur traumatisme mais ici encore on met tout le monde sur le même pied sans hiérarchisation entre les victime et les criminels, ou si peu. Je supporte très mal ce côté boy-scout, d’un idéalisme totalement ahurissant.
Le film est agréable à regarder pour sa réalisation mais la réalisatrice semble essentiellement animée par la volonté d'émettre un message bien-pensant, de rédemption, de bonne paroles... de très bien vivre ensemble.... un si grand déni de réalité que cela en devient fatiguant! les réalisateurs bobos semblent décidément bloqués dans les années 2000 d'une France qui n'est plus ...