Note moyenne
4,4
14641 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
454 critiques
4
539 critiques
3
89 critiques
2
34 critiques
1
13 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Certains films vous happent, vous secouent et vous laissent pantelant, incapable de détourner le regard. Je verrai toujours vos visages fait partie de ceux-là. Un film qui ne se contente pas de raconter une histoire, mais qui la fait résonner en vous longtemps après le générique. Jeanne Herry, déjà remarquée pour son sens aigu de la mise en scène et de la direction d’acteurs, atteint ici une forme de grâce cinématographique. Ce n’est pas juste du cinéma : c’est un cri, une nécessité, une immersion brute dans la fragilité humaine et sa capacité inouïe à se reconstruire.
Sujet casse-gueule s’il en est : la justice restaurative. Un concept méconnu du grand public, où des victimes et des auteurs d’infractions se rencontrent sous l’égide de médiateurs. L’idée : ouvrir un espace de parole, non pas pour pardonner, mais pour comprendre, pour poser des mots sur l’indicible, pour réconcilier l’irréconciliable. Le piège ? Virer à l’angélisme naïf ou au pathos tire-larmes. Mais Jeanne Herry évite brillamment ces écueils.
Ici, pas de violons mélodramatiques, pas de discours préfabriqué sur la rédemption. Juste des êtres cabossés, en équilibre sur un fil invisible, cherchant à reprendre prise sur leur propre récit. Le film ne nous dit pas que tout est possible, que le pardon est une évidence. Il nous montre simplement l’acte de parler, de se confronter, d’être écouté. Et c’est suffocant de justesse.
Ce qui frappe d’emblée, c’est l’absence totale de mise en scène ostentatoire. Pas de mouvements de caméra virtuoses pour flatter l’œil, pas d’effets inutiles. Jeanne Herry fait le choix du dépouillement, d’une caméra à hauteur d’homme qui capte chaque tremblement, chaque silence, chaque regard fuyant. Elle laisse ses acteurs habiter l’espace, occuper le cadre avec une vérité qui glace et bouleverse.
Et quels acteurs ! Le casting est un miracle d’incarnation. Adèle Exarchopoulos, qui n’a jamais été aussi bouleversante, semble porter sur ses épaules le poids du monde. Pio Marmaï, d’une justesse terrifiante, nous fait basculer dans l’ambiguïté du remords et de la culpabilité. Leïla Bekhti, Gilles Lellouche, Jean-Pierre Darroussin, Miou-Miou… Tous livrent une partition d’une finesse inouïe, jamais démonstrative, toujours profondément humaine.
Le film aurait pu s’enfermer dans une mécanique de dialogues millimétrés, mais il parvient à créer une tension palpable, presque physique. Chaque scène est un combat silencieux où les mots sont des armes, des boucliers, des ponts tendus au-dessus du vide.
Ce que Je verrai toujours vos visages nous dit, en filigrane, c’est que nous sommes tous, à un moment ou un autre, en quête de réparation. Que nous avons tous des blessures à panser, des vérités à affronter. C’est un film qui ne juge pas, qui ne donne pas de réponses toutes faites, mais qui laisse résonner une question essentielle : comment continuer après l’irréparable ?
Rares sont les œuvres qui, sans artifices, réussissent à atteindre une telle intensité émotionnelle. Je verrai toujours vos visages n’est pas seulement un film sur la justice restaurative : c’est une immersion brute dans la douleur et l’espoir, un morceau de vie à vif, un miroir tendu à nos propres fêlures.
Un film nécessaire, viscéral, qui vous cloue à votre siège et vous poursuit bien après la dernière image.
Sujet casse-gueule s’il en est : la justice restaurative. Un concept méconnu du grand public, où des victimes et des auteurs d’infractions se rencontrent sous l’égide de médiateurs. L’idée : ouvrir un espace de parole, non pas pour pardonner, mais pour comprendre, pour poser des mots sur l’indicible, pour réconcilier l’irréconciliable. Le piège ? Virer à l’angélisme naïf ou au pathos tire-larmes. Mais Jeanne Herry évite brillamment ces écueils.
Ici, pas de violons mélodramatiques, pas de discours préfabriqué sur la rédemption. Juste des êtres cabossés, en équilibre sur un fil invisible, cherchant à reprendre prise sur leur propre récit. Le film ne nous dit pas que tout est possible, que le pardon est une évidence. Il nous montre simplement l’acte de parler, de se confronter, d’être écouté. Et c’est suffocant de justesse.
Ce qui frappe d’emblée, c’est l’absence totale de mise en scène ostentatoire. Pas de mouvements de caméra virtuoses pour flatter l’œil, pas d’effets inutiles. Jeanne Herry fait le choix du dépouillement, d’une caméra à hauteur d’homme qui capte chaque tremblement, chaque silence, chaque regard fuyant. Elle laisse ses acteurs habiter l’espace, occuper le cadre avec une vérité qui glace et bouleverse.
Et quels acteurs ! Le casting est un miracle d’incarnation. Adèle Exarchopoulos, qui n’a jamais été aussi bouleversante, semble porter sur ses épaules le poids du monde. Pio Marmaï, d’une justesse terrifiante, nous fait basculer dans l’ambiguïté du remords et de la culpabilité. Leïla Bekhti, Gilles Lellouche, Jean-Pierre Darroussin, Miou-Miou… Tous livrent une partition d’une finesse inouïe, jamais démonstrative, toujours profondément humaine.
Le film aurait pu s’enfermer dans une mécanique de dialogues millimétrés, mais il parvient à créer une tension palpable, presque physique. Chaque scène est un combat silencieux où les mots sont des armes, des boucliers, des ponts tendus au-dessus du vide.
Ce que Je verrai toujours vos visages nous dit, en filigrane, c’est que nous sommes tous, à un moment ou un autre, en quête de réparation. Que nous avons tous des blessures à panser, des vérités à affronter. C’est un film qui ne juge pas, qui ne donne pas de réponses toutes faites, mais qui laisse résonner une question essentielle : comment continuer après l’irréparable ?
Rares sont les œuvres qui, sans artifices, réussissent à atteindre une telle intensité émotionnelle. Je verrai toujours vos visages n’est pas seulement un film sur la justice restaurative : c’est une immersion brute dans la douleur et l’espoir, un morceau de vie à vif, un miroir tendu à nos propres fêlures.
Un film nécessaire, viscéral, qui vous cloue à votre siège et vous poursuit bien après la dernière image.
Wow une claque, tous les acteurs jouent à la perfection, mention spéciale pour Gilles, Adèle et Miou Miou
Un film très intéressant sur la justice réparatrice, très juste, sans aller dans le larmoyant il raconte très bien les différentes difficiles histoires et l'intérêt de ce fonctionnement, qui a de quoi rendre sceptique, quand on ne connait pas.
De grandes interprétations, notamment Adèle. Très bien.
De grandes interprétations, notamment Adèle. Très bien.
Bon film, vrai, original.
Les échanges sont bien construits, riches, très humains. Invite à une grande réflexion . A voir, et surtout à écouter !
Les échanges sont bien construits, riches, très humains. Invite à une grande réflexion . A voir, et surtout à écouter !
Après le touchant "Pupille", la réalisatrice Jeanne Herry évoque la justice restaurative dans ce huis-clos carcéral porté par une distribution étincelante et résolument sobre. Une belle réussite sur un sujet méconnu, qui permet à des victimes et des délinquants d’avoir des temps d’échanges, mais aussi de confrontations, afin de se reconstruire mutuellement.
intéressant, sensible et émouvant, avec un jeu d'acteurs très vrais et bien à leur place. Un film qui fait du bien.
Excellent film!!! Vraiment rien à dire à part qu'il est juste incroyable! A voir absolument, la trame, la dramaturgie, les jeux d'acteurs tout est PARFAIT! je recommande vivement!
Ce film est vraiment poignant, les sujets abordés sont profond sans rentré dans la culpabilisation les acteurs sont très bien. j'ai vraiment passer un moment ... à part.
Un sujet, des situations et des personnages très forts, une réalisation pointue, des acteurs parfaitement choisis et au jeu impeccable, des dialogues irréprochables... Et au final un excellent film qui fait du bien, qui nous change un peu et qui nous fait découvrir la justice restaurative, qui le mérite bien.
A voir!
A voir!
Un bon film mais qui reste vraiment les clichés des films français sur le milieu carcéral. Touchant mais trop facile, on devine sans difficulté le scénario et les scènes de confrontations même si celles ci sont bien réalisées.
Super film. On y découvre la justice restaurative qui est quelque chose d'absolument génial dans notre société qui manque singulièrement de bienveillance. Les processus sont bien décrits et cela ne transforme pas le film en un documentaire. Tous les acteurs sont excellents. Les histoires sont bien décrites et crédibles. Les personnages sont crédibles et le jeu des comédiens est touchant par leur justesse et leur simplicité d'être. Très émouvant. Je recommande.
Je verrai toujours vos visages de Jeanne Herry est sans aucun doute l’un des meilleurs films français de 2023. La réalisatrice, après l’excellent Pupille, signe une œuvre poignante qui explore avec finesse et humanité l’univers de la justice restaurative.
Ce film bouleverse par ses émotions à fleur de peau, nous faisant osciller entre colère, compréhension, sanction et rédemption. Les interprétations des acteurs sont sublimes, portées par une direction d’acteurs remarquable qui donne à chaque scène une authenticité saisissante. À travers ce récit profondément humain, c’est un message d’espoir qui se dessine, marquant durablement les esprits.
Ce film bouleverse par ses émotions à fleur de peau, nous faisant osciller entre colère, compréhension, sanction et rédemption. Les interprétations des acteurs sont sublimes, portées par une direction d’acteurs remarquable qui donne à chaque scène une authenticité saisissante. À travers ce récit profondément humain, c’est un message d’espoir qui se dessine, marquant durablement les esprits.
Farid Tir, vous connaissez ? Il s'agit d'un braqueur qui, au début des années 2000, avait enchaîné les casses à une cadence quasi industrielle. Lors de son procès, une de ses victimes, une jeune femme de 38 ans, était venue témoigner pour dire à quel point elle fut traumtisée et à quel point sa vie s'en était retrouvée chamboulée. Celui-ci, ne s'attendant pas à pareilles répercussions, avait demandé pendant sa période de détention (laquelle court encore, il me semble) à rencontrer les victimes (la jeune femme de 38 ans la première) pour parler avec elles. Bon, je veux bien admettre que "Je verrai toujours vos visages" est important en cela qu'il aborde un thème essentiel, mais il y a des trucs qui me chiffonnent sérieusement là-dedans. Si je ne suis pas défavorable au principe de justice restaurative, je suis en revanche totalement opposé au cheminement que l'on me fait voir ici. Parce que pour moi, avec le caractère potentiellement explosif que cela présente, il n'y a de guérison possible pour la victime que si et seulement si elle rencontre son vrai bourreau et pas un autre condamné pour les mêmes délits ou crimes. Et cela doit se faire en dehors de tout cadre associatif. Ben tiens, puisque l'on parle de traumatismes, on va aller encore plus loin : la notion même du traumatisme est traitée plus que superficiellement. Herry nous dit qu'il suffit que ces rencontres aient lieu pour que les victimes aillent mieux (presque comme par magie) et pour que les coupables fassent amende honorable. C'est tout simplement oublier que bon nombre de condamnés sont des cas incurables puisque relevant de la pathologie mentale pour certains ou de la pire bassesse humaine pour de nombreux autres. On se trouve vraiment face à un film qui déploie un propos angélique et presque complaisant face à la délinquance et la criminalité. C'est précisément le genre de raisonnement qui a conduit au laxisme judiciaire dont nous souffrons aujourd'hui. Sur les 4 cas présentés, seul celui concernant la jeune femme victime d'abus sexuels de la part de son frère aîné a une approche crédible. Alors oui, sujet très intéressant, interprétation correcte sans être brillante, pas d'ennui, mais désolé pour ceux qui aiment, le fond et le propos sont hautement douteux.
Un film très prenant et très bien joué par les acteurs. Les émotions sont présentes à travers des scènes et dialogues bien réussis !
Whaou
Des les premiers instants, ce film m’a ému, l’écoute active, l’accueil inconditionnel ça me bouleverse. Le non jugement. Ce film m’a bouleversé, c’est bon de voir cette humanité, vive la justice restaurative, vive Jeanne Herry
Des les premiers instants, ce film m’a ému, l’écoute active, l’accueil inconditionnel ça me bouleverse. Le non jugement. Ce film m’a bouleversé, c’est bon de voir cette humanité, vive la justice restaurative, vive Jeanne Herry
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse