453 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
50 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
13 critiques
3
18 critiques
2
8 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Stéphane Arsicaud
1 critique
Suivre son activité
4,0
Publiée le 23 octobre 2024
Un objectif : féliciter Claude Barras pour ses films. Je m'étonne seulement que l'on puisse écrire sur "ma vie de courgette" : "Après le catastrophique "Ma Vie de Courgettes" bien trop barbant et si peu intéressant". "Sauvages" illustre, une fois encore la sensibilité de Claude Barras pour développer des thèmes fondamentaux.
Le grand intérêt du film précédent de Claude Barras (il est vrai écrit par Céline Sciamma, qui sait y faire) était délicieux car il pouvait être regardé de plusieurs points de vue : celui de l'enfant, celui de l'adulte, et celui de l'enfant sommeillant dans l'adulte.
Il y avait dans ce film une inventivité de tous les instants, une tendresse mêlée de nostalgie et de fantaisie.
Rien de tout cela n'est présent ici. Le propos est pachydermique et aussi inattaquable en terme de politiquement correct qu'insipide en terme d'enjeux narratifs. Il y a donc ici rassemblés le plus grand nombre de clichés bien-pensants vu depuis longtemps au cinéma : un gentil bébé orang-outang tout mignon qui ne sert à rien, de gentils sauvages proches de la nature, une méchante compagnie multinationale sans scrupule qui vient tout foutre en l'air (ce sont eux les vrais sauvages, non ?), une nature protectrice (le fameux "esprit de la forêt") , mais aussi une gentille botaniste et un méchant contremaître (le contraire eut été plus original). Et aussi une panthère bienveillante, évidemment.
Sauvages est plus un film militant à destination des plus jeunes qu'une oeuvre qui se préoccupe de développer une intrigue intéressante. Il est en cela très différent de Ma vie de courgette.
L'animation est quant à elle plutôt réussie et la musique du film est très originale. Sauvages peut donc convenir entre sept et neuf ans. Au-delà, il y a fort à parier que la mièvrerie de ce prêche larmoyant agisse comme un repoussoir.
Étonnamment bon ! Après le catastrophique "Ma Vie de Courgettes" bien trop barbant et si peu intéressant, on se retrouve face à un film bien plus prenant, intéressant voir même touchant ! Je les encourage à continuer dans cette lignée, c'est largement mieux !
Kéria, onze ans, a grandi seule avec son père à la ville. Sa mère faisait partie des Penan, une population nomade menacée par l’industrie de l’huile de palme. À l’occasion d’une expédition dans la jungle environnante, Kéria recueille Oshi, un bébé orang-outan dont la mère est abattue sous ses yeux par les garde-chasse. La fuite d’Oshi dans la jungle, avec Selaï, le cousin de Kéria, un Penan, , la conduit à renouer avec ses racines alors que les bulldozers de la multinationale qui emploie le père de Kéria continuent leur entreprise funeste de déforestation.
Claude Barras est de retour huit ans après "Ma vie de Courgette", son premier film d’animation qui avait reçu un accueil enthousiaste et mérité. On retrouve sa technique : une animation artisanale en stop motion, avec du relief, des couleurs et un soin infini apporté au détail. On retrouve aussi ce qui avait fait le charme de son premier film : un scénario rebondissant et des personnages attachants.
Cette fois-ci, le réalisateur suisse nous propose un voyage dépaysant dans la jungle de Bornéo. L’enjeu nous en est connu : la survie des peuples primitifs face à l’appétit des multinationales qui exploitent leurs forêts pour en extraire la précieuse huile de palme nécessaire à la production de notre fameux Nutella (une fiction récente avec Alexandra Lamy utilisait déjà cette toile de fond, "La Promesse verte").
Si l’effet de surprise provoqué par "Ma vie de Courgette" est nécessairement émoussé, "Sauvages" est tout aussi réussi. Il réjouira les enfants à partir de six ans et les parents, grands-parents, oncles et tantes, parrains et marraines qui cherchent pour les vacances de la Toussaint un film intelligent pour leurs chères têtes blondes. Mais, s’ils n’ont pas ce prétexte pour aller le voir, les adultes isolés ne trouveront guère de sel à ce film d’animation bien-pensant, sinon celui d’y reconnaître les voix reconnaissables entre mille de Benoît Poelvoorde et de Laetitia Dosch.
Quiconque ayant vu "Ma vie de courgette" du réalisateur suisse Claude Barras ne peut que se réjouir à l'avance de la sortie de "Sauvages" : même réalisateur, même procédé, le stop motion, c'est-à-dire des figurines en pâte à modeler filmées image par image. Avec, en plus, un sujet fort : l'écologie, avec, à Bornéo, la déforestation liée à l'huile de palme qui menace l'existence des populations autochtones et entraîne la disparition d'espèces animales dont, tout particulièrement, les orangs-outans. Sauf que, s'agissant d'un public adulte, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances : pendant une heure un traitement très mièvre de l'attachement qui se crée entre une petite fille orpheline de sa mère et un bébé orang-outan dont la mère vient d'être tuée dans une plantation de palmiers à huile. Il faut attendre d'être arrivé à la dernière demi-heure du film pour que le film devienne vraiment combatif. Alors oui, esthétiquement, c'est très réussi, alors oui, il est bon de pouvoir présenter à de jeunes enfants des films pouvant éveiller leur conscience écologique avec, en plus, les explications politiques adaptées, mais, s'agissant du public adulte, la première heure parait bien longue !!
Sept ans après Ma vie de Courgette, Claude Barras revient enchanter les pupilles des petits comme des grands avec une magnifique fable écologiste qui fait le pont entre animalité et humanité, les arts et les époques. L'animation pleine de couleurs revendique toujours sa fabrication artisanale et puise son inspiration aussi bien dans les peintures du Douanier Rousseau que dans les mangas japonais (la disproportion des têtes et des yeux). Le scénario est habile et s'adosse sur une ode à la nature qui nous invite à en réécouter tous les sons. Les voix de Benoît Poelvoorde et de Lætitia Dosch sont enfin bien adaptées à l'incarnation de leurs personnages.
2ème film d'animation consécutif sur ma page, non je ne suis pas en train de retomber en enfance ! Je ne pouvais tout simplement pas rater le nouveau long-métrage du réalisateur du si beau et bouleversant Ma Vie de Courgette, sorti il y a déjà 8 ans.
Avec cette histoire de déforestation et de ses conséquences sur l'environnement et les populations locales, Claude Barras réussit une nouvelle fois la prouesse de s'adresser à la fois aux enfants et à un public plus adulte.
Le procédé du stop motion (des figurines en pâte à modeler captées image par image) est très réussi et apporte beaucoup d'âme aux différents personnages, dont les voix d'acteurs singuliers comme Benoit Poelvoorde, Michel Vuillermoz et Laetitia Dosch renforcent encore un peu plus l'identité et le caractère.
Néanmoins, le film n'atteint jamais la puissance émotionnelle de son grand frère, notamment à cause d'un discours moins subtil et parfois trop didactique, qui laisse penser que le film cible tout de même un public jeune.
En effet, à cause d'un scénario un peu trop programmatique et prévisible, l'on comprend rapidement que le titre "Sauvages" n'est pas adressé à ceux que l'on pourrait croire. C'est bien la multinationale qui souhaite détruire la forêt qui est ciblée, et non les autochtones qui l'habitent, et l'on imagine sans trop de problèmes l'affrontement qui va en découler.
L'on pourrait même reprocher au film de tenter des ficelles lacrymales un peu faciles, comme l'utilisation d'une chanson de Daniel Balavoine.
Ce qui le distingue tout de même d'autres films d'animation et l'empêche de tomber dans la mièvrerie, c'est cette capacité à développer, à l'instar de Ma Vie de Courgette, des personnages complexes, à l'histoire et au passé assez sombres, que la vie n'épargne pas. Il n'y a que les "méchants" pour lesquels l'on pourrait reprocher une caractérisation peu nuancée.
Sauvages reste une fable écologique aux qualités d'animation indéniables et qui permet de rassembler toute la famille pour une prise de conscience collective.
"Sauvages" assez bien noté par la critique, nommé cette année aux European Film Awards (Animation) est un film d'animation intelligent. En effet, le réalisateur suisse, Claude Barras, qui m'avait bouleversé avec son long-métrage précédent "Ma vie de Courgette", livre une histoire moins percutante avec son nouveau film, malgré des maladresses, les personnages sont attachants et le graphisme du film (réalisé en stop motion) sont les atouts de ce conte écologique, abordant des thématiques importantes comme la déforestation, la différence, les traumatismes du passé, le capitalisme et la maltraitance animale.
"Sauvages" est un film d'animation extrêmement pédagogique qui dénonce avec force la situation alarmante sur l'île de Bornéo, un enjeu souligné par l'ONG WWF. Le film rappelle l'importance cruciale de la nature et le devoir qu'a l'humanité de la préserver face aux menaces de ceux qui la détruisent pour des intérêts financiers.
Ce film met en lumière le rôle exemplaire des peuples autochtones, véritables gardiens de leur environnement, respectant leur habitat naturel face aux grandes industries destructrices. "Sauvages" montre un combat idéologique, où le "pot de terre" tente de résister au "pot de fer". Les peuples autochtones n'ont que des armes rustiques face aux mitraillettes de l'armée protégeant les industriels.
Le choix de la stop-motion, en opposition aux images de synthèse des productions américaines, renforce la symbolique du film : il s'agit d'une œuvre artisanale, à contre-courant du modèle industriel dominant, tout comme le message qu'elle porte. La chanson finale, "Tous les cris les S.O.S" de Daniel Balavoine, résonne avec une profondeur émotive, clôturant le film avec puissance et beauté.