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Taahz
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3,5
Publiée le 26 janvier 2026
Sauvages propose une thématique dure dans un écrin d'animation en stop motion réussi. Sans être novateur dans ses propos, le film fait passer son message écologique efficacement.
Un joli film d'animation et un plaidoyer contre la déforestation. Pas aussi fin que Ma vie de courgette, le film opte pour une stratégie un peu trop frontale, ce qui le destine avant tout aux plus jeunes.
Sauvages est un film d’animation en stop-motion signé Claude Barras, connu pour “Ma vie de Courgette�. Ici, Barras met en scène Kéria, une jeune fille vivant au bord de la grande forêt tropicale de Bornéo. Son quotidien bascule lorsqu’elle recueille un bébé orang-outan échappé d’une plantation de palmiers à huile, et accueille aussi son cousin Selaï, fugitif du conflit entre sa famille nomade et les compagnies forestières. Ensemble, Kéria, Selaï et le petit singe vont combattre la destruction de leur forêt ancestrale. Le film aborde les thèmes forts de la déforestation, des menaces qui pèsent sur les peuples autochtones, et de la préservation du vivant. La “patte� graphique de Barras, ses personnages à grosses têtes et grands yeux, confère au récit une dimension poétique et émotive. Malgré la beauté visuelle et la sincérité de l’approche, Sauvages reste assez classique dans son déroulé, avec un message écologique déjà fréquemment traité au cinéma d’animation. Le film peine à atteindre l’intensité émotionnelle et la magie de “Ma vie de Courgette�, et se révèle parfois lisse et prévisible dans sa narration. Babette De Coster prête sa voix à Kéria, Martin Verset à Selaï, Laetitia Dosch à Jeanne, Benoît Poelvoorde à Mutang, et Michel Vuillermoz au contremaître. La distribution est solide et sert un film attachant mais qui manque d’originalité.
Sauvages utilise la stop motion et se fait lanceur d’alerte, ou plutôt contribue aux combats menés par les divers mouvements écologistes soucieux de mettre en garde notre monde spoiler: contre la déforestation et ses conséquences . Dès lors, la force du film tient à cette rencontre entre une forme d’animation traditionnelle et un raccord aux origines de l’humanité par le biais de la forêt, espace où le corps s’égare pour mieux retrouver une spiritualité perdue : les rencontres successives jalonnent moins un récit d’apprentissage que de désapprentissage, tutoré par un animal totem spoiler: qui échangera sa monstruosité apparente contre une bonté d’âme insoupçonnée . La fluidité de l’animation fait que les actions des protagonistes coulent de source, à l’instar de la cascade que connaît Kéria depuis l’enfance sans le savoir ; s’y greffe une expression, « il y a pas le feu au lac », qui perd son sens figuré au contact spoiler: des incendies qui, au sens propre, consument les lacs et la nature tout entière . Nous reprocherons la lourdeur démonstrative de certains dialogues alors même que la beauté des décors, pleins de couleurs et de vie, suffisait à incarner spoiler: la laideur des destructions .
Ce film d’animation réalisé en stop-motion dénonce la situation écologique catastrophique sur l’île de Bornéo et l’exploitation de la forêt par les compagnies forestières. Le récit très pédagogique permet aux plus jeunes de prendre conscience des enjeux environnementaux grâce à une narration simple et efficace présentant des personnages attachants au sein d’une intrigue aussi drôle qu’alarmante.
Après le succès mérité de "Ma Vie de Courgette", Claude Barras revient avec un nouveau long-métrage en stop-motion, "Sauvages". L'histoire nous plonge au cœur de la jungle de Bornéo aux côtés de Kéria, une jeune fille qui se lie d'amitié avec un bébé orang-outan orphelin, menacé par la déforestation et le braconnage. Barras confirme son talent unique pour l'animation en volume, offrant des textures et une expressivité remarquables à ses personnages et décors luxuriants. Le film aborde avec sensibilité la cause animale et les ravages écologiques, sans tomber dans un didactisme excessif, même si le message est clair. On pourra regretter une narration parfois un peu convenue et un rythme qui s'essouffle légèrement par moments.
Sans que je l’ai jamais considéré comme un chef d’oeuvre, ‘Ma vie de courgette’ m’avait semblé installer le Suisse Claude Barras dans le rôle de la petite voix singulière qui méritait qu’on l’écoute. En dehors du plaisir que je prend systématiquement à observer des figures animées en volume d’une adorable imperfection, le réalisateur s’était montré capable d’amener le thème de la vie à l’intérieur d’un orphelinat - la vraie - à hauteur d’enfant, sans les poncifs puérils du cinéma américain pour lequel vivre en milieu d’accueil (qui n’ont apparemment pas changé depuis l’ère victorienne) est une condition sine qua non à l’apparition d’un être ou d’un portail magique. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai du mal à comprendre la relative insipidité de “Sauvages”. La technique du stop-motion a été peaufinée mais en ce qui concerne les autres caractéristiques du projet, on assiste plutôt à un net reflux. S’il aborde beaucoup de thèmes différents (déforestation, droits des populations indigènes, regard colonial sur le “primitif”, spiritualité animiste, etc ), il n’en traite aucun en profondeur. Je sais qu’il s’agit d’un dessin animé pour les enfants, qu’il ne faut donc pas en attendre trop de complexité sociologique mais avec ‘Sauvages’, j’ai souvent eu l’impression d’être face à un de ces petits mécanismes animés d’autrefois : tout est à sa place, on devine comment tout va bouger, on devine même ce qu’ils vont dire à chaque instant : je ne lui reproche pas de dire “quoi penser” aux enfants mais je suis déçu qu’il le fasse avec autant de naïveté et si peu de subtilité, d’autant plus que tout concentré qu’il est sur ses ambitions professorales, ‘Sauvages’ en oublie d’être amusant, émouvant ou même simplement intéressant à suivre.
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2,0
Publiée le 27 mars 2025
Qui sont les sauvages évoqués dans le titre ? Ces gens qui vivent dans leur monde loin de la civilisation ou ceux qui détruisent la flore et tuent de sang-froid la faune. Si la réponse est évidente, Kéria n'en a pas immédiatement conscience. Elle vit dans son confort, mais ses responsabilités de "mère" d'un orang-outan orphelin et son expérience dans la nature aux côtés de la famille de son cousin Selaï vont l'aider à y voir plus clair. Si le message écologique est toujours honorable, ce nouveau film de Claude Barras est terriblement lisse et prévisible. Une histoire peu entrainante et superficielle avec des personnages unidimensionnels. Je ne sais pas si c'est lié à la faiblesse du récit, mais mon plus gros blocage avec ce film vient du doublage. Le casting voix est pourtant très sympa, mais le débit est mollasson et la manière de parler donne envie de dormir. C'est léthargique et les dialogues sont en plus bien trop explicatifs. Je suppose que c'est avant tout pour les enfants, mais j'ai quand même trouvé ça très décevant.
Alors là c'est le giga coup de cœur... et pourtant je l'ai pas vu venir !! Et non car je pensais pas que ce dessin animé parlerait autant de la cause des autochtones & de la Nature qu'ils tentent de protéger et ça a été une super surprise... alors certes les dessins sont laids & il faut s'y faire mais l'histoire est tellement belle, bouleversante, révoltante et prenante qu'on oublie tout.. moi j'ai adoré voir cette tribu d'indigènes lutter contre la déforestation de masse aux côtés de cette petite fille & de son orang outan... c'était magnifique et magique ! Merci Max pour ce très bon choix...
J'avais adoré Ma vie de courgette, j'ai tout autant aimé Sauvages. Encore magnifiquement réalisé par Claude Barras, cette fable à saveur écologiste m'a ravie!
Après Ma Vie de Courgette, Claude Barras nous plonge dans la forêt indonésienne avec une maestria technique absolument bluffante. Que ce soit les décors ou les personnages, la qualité de la stop motion frise la perfection et nous enchante. En revanche, que ce soit l'histoire ou les dialogues, l'écriture est un vrai point noir, semblant destiner le film à un public très enfantin. L'intrigue et les dialogues sont d'une naïveté étonnante quand on se souvient du niveau de maitrise de son précédent film.
Bonjour tout le monde, Claude Barras signe un film d' animation en forme de fable écologique et tonique avec des petits personnages et des animaux en pâte à modeler, brillamment animés , qui nous font entrer dans les iniques pillarges capitalistes pour exploiter la fameuse huile de palme , sans égard aux animaux et aux civilisations autochtones ! Voici une très réussie œuvre cinématographique pour les enfants et les adultes évidemment ! Cordialement . Gérard Michel
Claude Barras (réalisateur Suisse) nous avait transporté de bonheur avec son premier long métrage "Ma vie de Courgette". Quel plaisir de suivre les péripéties de ce petit orphelin qui va au sein d’un foyer pour enfants se construire une nouvelle vie entre moments difficiles et scènes cocasses. Emotions garanties pour jeune public comme pour adultes. Une thématique toujours d’actualité : gérer le vivre ensemble et surmonter la maltraitance.
"Sauvages" : avec ce nouveau long métrage, Claude Barras et son équipe utilisent toujours la technique stop motion, huit ans après "Ma vie de Courgette". Toujours avec cette envie de sensibiliser l’opinion sur un thème précis, Claude Barras nous emmène, cette fois, au cœur de la forêt de Bornéo où la déforestation, notamment sous pression du lobbying des producteurs d’huile de palme, créé un véritable désastre écologique !
Une fillette de 11 ans, Kéria, aux origines autochtones est orpheline de sa maman. Près de l’exploitation d’huile de palme où travaille son père, elle secourt un bébé Orang-Outang et décide de le ramener à la maison dans son sac d’écolière. L’arrivée de son cousin qui vit en famille dans la forêt mais rejoint la ville par nécessité de scolarisation, va changer le cours de l’histoire… Ce film qui évite bien des clichés sur la dichotomie peuplade autochtone d’un coté et monde moderne de l’autre prouve qu’un conte, aujourd’hui peut encore, alerter le monde sur des pratiques dévastatrices. Le choix de l’animation permet de toucher tous les publics des plus jeunes au plus vieux.
Allez-y seul ou en famille et vérifier bien la composition de vos produits. Est-il permis de croire qu’en éradiquant toute consommation de produits contenant de l’huile palme, une certaine exploitation forestière diminuerait ? Utopie ? Peut-être et en attendant : Merci Monsieur Barras d’avoir, vous aussi, tiré vous le signal d’alarme.