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Un visiteur
2,5
Publiée le 11 février 2007
Certes l'histoire est vraiment originale et intéressante, mais ce film a extrêmement vieilli, et aujourd'hui on n'a même pas l'impression de regarder un film d'anticipation. En fin de compte j'ai très vite fini par me lasser en le regardant, et le seul vrai intérêt que j'y ai trouvé est la vision d'un monde chaotique, mais on l'oublie très vite.
C'est vrai que ce film est génial. Cette enquete qui abouti sur la fabriquation du soleil vert. Il est tout de même assez horrible ce film. Avec notamment :-le mobilier -la mort du vieu... (mais magnifique musique beetoven symphonie numéro 6 )
Formellement un peu marqué aujourd’hui, le film vaut surtout pour le joli petit suspense qu’il arrive à ménager jusqu’au dénouement final. Même connu à l’avance, ce film fonctionne quand même très bien au point qu’au jour d’aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de le faire figurer parmi mes classiques.
Nous sommes le 1er janvier 2022, et pour mon premier film de l'année, je décide de revoir "Soylent Green", qui se déroule en... 2022 ! Force est de constater que ce film d'anticipation devient encore plus effrayant à chaque revisionnage, le futur sinistre qu'il dépeint semblant se rapprocher inexorablement... Le film démarre par une introduction redoutable, qui nous fait passer en quelques secondes de la nostalgie au cauchemar, avec un montage de photographies qui s'emballe, et un morphing sonore adapté. Le ton est alors donné. L'intrigue se déroule dans un futur proche (2022 donc...), où faune et flore ont quasiment disparu, face à une démographie qui a explosé. L'air est suffocant, à cause du smog, du réchauffement climatique et des vagues de chaleur. Le logement et l'énergie sont précieux. L'eau courante ou la nourriture non synthétique sont des denrées de luxe réservées aux richissimes. La seule nourriture abordable pour les masses est la galette de plancton. C'est dans ce cadre qu'un policier mène une enquête sur un meurtre, qui va le conduire à la terrible vérité... "Soylent Green" est une œuvre qui fait froid dans le dos, posant intelligemment les problèmes associés à la surpopulation et à l'exploitation frénétique des ressources naturelles. Des thématiques qui n'ont évidemment rien perdu de leur poids, même l'effet de serre est mentionné ! Le tout abordé avec brio. Richard Fleischer dépeint ce futur décrépi avec des couleurs volontairement ternes marron/gris, et une BO très discrète. Mais il enchaîne les détails réfléchis (des personnages en permanence en sueurs), et surtout les images fortes. On pense à des micro-séquences comme "l'évacuation" des émeutiers, ou le héros qui doit enjamber les pauvres gens qui dorment sur son escalier. Et puis il y a bien sûr les célèbre scènes où Charlton Heston fait face à Edward G. Robinson. Deux acteurs ultra charismatiques de générations différentes. Détail qui sera justement exploité par le scénario, Edward G. Robinson représentant le spectateur de 1973. On mentionnera la touchante scène du repas. Et bien évidemment la célébrissime et magnifique scène spoiler: de l'euthanasie, qui bouleverse autant qu'elle glace le sang. Ironie de l'histoire, elle sera la dernière scène tournée par Robinson, qui décédera peu de temps après le tournage. Alors oui, autour de tout cela, la sous-intrigue romantique est relativement artificielle, servant surtout à donner du corps au protagoniste. Et oui, le volet policier est assez classique. Mais ils ne sont finalement que le support véhiculant efficacement les idées du film. Film qui n'a donc rien perdu de sa force... voire en gagne au fil des ans...
Richard Fleisher réalise le film de science-fiction anticipation le plus réaliste et le plus effrayant de toute lhistoire du cinéma. Lintroduction du film, retraçant lévolution humaine et la course effrénée du "progrès", illustre à elle-seule dune manière magistrale le message dalerte de ce film et lincroyable sentiment de malaise quil inspire Nous sommes en 2022, un futur extrêmement proche. La Terre est polluée et surpeuplée. Les hommes sont privés despace pour vivre et sentassent sur les escaliers des immeubles vétustes. Ils nont plus accès à leau, ni à la nourriture. Les ressources naturelles élémentaires manquent. Des pastilles énergétiques, de provenance et de fabrication inconnues, assurent les besoins de la population. Elles sont nommées "Soleil", en référence à ce que les hommes ont perdus pour toujours. Certains seraient prêts à tuer pour sen procurer. Suite à une affaire de meurtre sordide, un brave policier découvre lhorreur dissimulée derrière une société remplie dhumains mais privée dhumanité Les hommes ne sont plus quune bande de vulgaires sardines encastrées dans leur boîte, prêtes à être consommées. Les forces de lordre, répressives, font appel à de monstrueuses bennes pour dégager les rues. La vieillesse est poussée à être euthanasiée dans des centres spéciaux dirigés par des pseudo-médecins Bref ! "Soylent Green" contient toutes les caractéristiques dune excellente fiction danticipation, dune terrible contre-utopie alarmante, usant de symboles très significatifs. Charlton Heston et Edward G. Robinson sont au sommet de leur art et campent chacun deux personnages remplis démotions fortes ; en témoignent la séquence extraordinaire du repas ou encore celle de leuthanasie par les images : Sublime ! On pardonnera au film son côté très seventies et quelques autres aspects désuets de sa mise en scène. Le propos est tellement fort et si bien traîté Un chef-duvre ! A voir absolument, au moins une fois dans sa vie Immanquable !
Ce film est tout bonnement énorme et très en avance sur son temps! On découvre au fure et à mesure le cruelle horreure. On ne peut s'y résoudre à y croire et pourtant si, c'est la triste vérité, voila comment le gouvernement a trouvé la solution pour nourrir une population mondiale qui est en trian d'épuiser notre planète. On rentre donc à l'intérieur de l'action dans ce futur ou l'ensemble du globe est devenu le tier monde. C'est un film qui laisse réfléchir et ne laisse pas indifférent.
C'est une très bon film d'anticipation qui a une vision de l'avenir assez pessimiste mais aussi très réaliste. Le tout est assez cohérent et les effets visuels assez convainquants pour l'époque. Et Charlton Heston fait son Charlton Heston...
Franchement décevant. Je voulais voir ce film depuis un moment, et une fois vu... Un film dans la lignée de la SF de l'époque, mal vieilli, le jeu de Heston est toujours aussi pauvre, les plans sont mal choisis et rendent le film très plat, les trouvailles scénaristiques visant a dévoiler l'univers sont tellement lourdes qu'on s'ennuie de long en large... Une idée résolument interessante, mais une application définitivement ratée dans un film sans aucune surprise...
Un des fleuron du film de science-fiction d'anticipation des années 70. Un style qui après "La guerre des étoiles" et le début de la dictature des blockbusters va quasiment disparaitre. On aimerait à l'heure des effets spéciaux digitaux que les films de science-fiction aient autant de verve dans leurs scénarios que ce chef-d'oeuvre de Richard Fleischer avec sa vision pessismiste de l'avenir et sa refléxion sur l'alimentation et la surpopulation des villes. Seul les décors qui ont très mal vieillis viennent abaisser le film. "Soleil vert" sera le 101° et dernier film d'Edward G. Robinson avant sa mort quelques mois après.
Certes ce film apparaît comme un précurseur dans son genre en effet qui aurait prévu en 1973 qu'en l'an 2000 le climat se déréglerait,que les ressources énergétiques vendraient à manquer et que nous finirions par manger de la merde !!!! Cependant la principale intrigue du film l'assassinat d'un riche avocat et la recherche du motif par Charlton Heston reste floue, male menée et difficile a suivre !!! Tout ca pour en arriver a la: on m'avait annonçé une fin digne de la planète des singes, je suis restée trés déçu.
C'est un film que j'ai vu quand j'avais une douzaine d'années et jamais revu depuis mais qui m'avait énormément marqué... et m'avait fait m'interroger sur la mort et l'avenir de l'homme. Il faut absolument que je le revois quinze ans après...voir si l'effet est le meme!
Un des fleurons du film d'anticipation basé à l'origine sur une intrigue criminelle. Un style qui après La Guerre des Etoiles et le début de la dictature des blockbusters a aujourd'hui quasiment disparu. On aimerait à l'heure des effets spéciaux digitaux que les films aient autant de verve dans leurs scénarii que ce chef d'oeuvre avec sa vision pessimiste de l'avenir et sa réflexion sur l'alimentation et la surpopulation des villes. Bien que futuriste , le film nous fait étrangement penser à l'atmosphère dans laquelle les américains étaient plongés à l'époque de la grande Dépression quand l'obsession était là aussi centrée sur la nourriture, l'habitat, le travail et le repos . Une oeuvre devenu mythique et poignante .
Depuis trente ans, la science fiction au cinéma a privilégié l'aventure et l'épouvante (donc les effets spéciaux) à la réflexion. Seuls quequles exceptions (Brazil, Blade Runner, 12 Monkeys, Gataca, A.I., Minority Report), ont fait l'objet de projets conséquents. C'est dire si la vision de ce film est décalée de nos jours, car ici le spectaculaire fait essentiellement appel à l'intellect et à l'émotion. Certes Soylent Green a vieilli, justement là où il se voulait le plus futuriste : l'appartement des milliardaires (superbe mobilier!), le jeu vidéo, les pelleteuses, les grands immeubles, etc... Par contre son message reste intact. Dès le générique et cet emballement industriel générant des milliards de tonnes de déchets, la question se pose clairement: que faisons-nous devant la destruction systématique des ressources de notre planète? La réponse totalement pessimiste du film est claire: que pourrions-nous faire devant la corruption généralisée des dirigeants, de la toute puissance des cartels, de la répression à la fois aussi violente et apparente pour les uns que sournoise et étouffée pour les autres. Que pourrions-nous faire face à une propagande totale, devenue le support de la classe gouvernante, qui ne contrôle plus que le quotidien, n'ayant plus aucune action sur un destin futur qui lui a, par une logique implacable, intégralement échappé. Soutenue par une mise en image habile et suffocante, cette plongée réflective dans notre futur est le plus spectaculairement illustrée par la mort de Sol (Edward G. Robinson qui mourra neuf jours après la fin du montage) regardant des images qui sont celles de ce qui est encore notre monde, mais de moins en moins à chaque jour qui passe et qui n'existeront plus dans le monde dominé par le groupe Soylent.