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Laventine
19 abonnés
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4,5
Publiée le 27 septembre 2023
Retour en beauté de Luc Besson, avec Caleb Landry Jones qui est splendide dans un rôle singulier et original qu'il honore. Un équilibre parfait entre une tragédie et l'histoire d'un super (anti) héros, intrigante du début à la fin. Une œuvre juste avec des messages forts.
BESSON IS BACK!!! Un très bon film qui change un peu du style Besson: on y retrouve de l'action mais elle y est secondaire, le personnage principal est bien développé et surtout, Il est joué par un acteur EXTRAORDINAIRE. Une belle surprise pleine d'émotions, une belle histoire. La bande originale d'Éric Serra comme toujours impeccable.
Matteo Garrone peut-être rassuré, le seul film digne de ce nom portant le titre de Dogman est bien le sien. Que Besson ait eu l'intention de revenir à ses propres fondamentaux a tout de l'évidence, au vu de la personnalité de son héros : humiliation, solitude, rage, entre autres ingrédients pour accéder à la marginalisation et à la violence, son cocktail préférentiel est connu. Mais dans un film qui s'adresse davantage aux cynophiles qu'aux cinéphiles, et encore, ses limites sont criantes et les emprunts à d'autres long-métrages trop voyantes. Alors, hormis dans les instants les plus apaisés et confidentiels, où l'on apprécie les qualités de jeu de Caleb Landry Jones,spoiler: Dogman oscille entre scènes misérabilistes (les débuts façon Cosette) et grotesques (Édith Piaf en fait les frais), avec une utilisation de nos amis à quatre pattes qui dépasse de loin l'anthropomorphisme de Disney. En tous cas, il n'est plus question de réalisme mais pas non plus de fantastique comme avait pu le faire Kornél Mundruczó dans l'exceptionnel White God. Faut-il pour autant jeter le film aux chiens ? Le fait que Besson retombe dans ses travers habituels ne donne vraiment pas envie de lui donner des circonstances atténuantes. Et ce n'est pas le dénouement du film, assez ridicule, qui incite à changer d'avis.
Besson nous livre un film d'une originalité singulière. Dogman par le biais du protagoniste Douglas nous plonge dans les paradoxes de l'existence ancrés en chaque individu. Douglas est un adulte meurtri par les stigmates de l'enfance. S'ouvre pour lui une lutte intestine permanente dans une société qui le marginalise malgré son souhait d'intégration. Le personnage va expurger le mal être qui le ronge via son élevage canin, véritable arme par destination. Son libre arbitre s'exprime par son talent artistique mais aussi par son besoin de vengeance envers les êtres humains éloignés du chemin de la rédemption. L'artiste qui vit en Douglas est l'archétype du personnage shakespearien qui l'a fasciné dès son plus jeune âge. Ce goût pour l'art et son imagination débordante paraissent antinomiques de son coté justicier méticuleux et psychorigide à la limite de la perversion. Besson nous transporte dans les mystères de l'épigénétique par la voie d'une étude anthropologique du personnage dont la violence atteint son paroxysme. L'acteur principal, Caleb Landry Jones, maîtrise son sujet à la perfection et nous rappelle un certain Joaquin Phoenix pour son interprétation magistrale dans le film Joker. Encore une fois Besson avec son compagnon de route Eric Serra va se surpasser dans ce thriller psychologique en bousculant les codes des salles obscures.
Vous pouvez retrouver l'intégralité de mes critiques de films sur les pages Facebook Cin&series Timeless et Instagram @cineseriestimeless.
Une pâle copie du Joker de Todd Phillips, qui était lui-même une pâle copie de Scorcese. Au delà de la polémique, il faut se rendre à l'évidence. Le film est extrêmement mauvais : mal écrit, mal réalisé... Et la belle performance de Caleb Landry Jones ne vient pas sauver ce naufrage audio-visuel
Un film de Luc Besson absolument grandiose ! Qu'il soit émouvant, épatant ou bien meme hilarant , ce film représente un Joker dresseur de chiens joué avec talent par Caleb Landry Jones ! Le réalisateur n'aurait pas pu trouver meilleur acteur, il incarne son rôle de freak accompagné de ses enfants chasseurs d'or parfaitement. Aussi dramatique qu'un conte mystique, ce récit autour d'un enfant animal est majestueux. Le choix de mise en scène, de colorimétrie aux couleurs vives et de décor cohabitent excellemment ensemble. Eric Serra nous plonge dans l'univers de Dogman avec sa BO entièrement dédié au personnage de Douglas ainsi que ses souffrances. Il a choisi l'organique acoustique du violon enrichi de passages électroniques. Il passe aussi par des instants de tendresses rappelant Leon. On entend des titres préexistants qui forcent l'aspect terre à terre du film passant de la chanteuse française Edith Piaf à du Jazz moderne de Miles Devis et autres style tel que le rock. Même si je doutais à ce que Besson puisse faire mieux que Lucy qui est pour moi un classique dans mes archives, il réussit son coup et me fit changer d'avis : Dogman surpasse ses autres oeuvres et prouve que le réalisateur revient en force avec cette oeuvre allégorique.
Je ne m'attendais à rien mais j'ai été agréablement surprise, le scénario est très simple mais le jeu de l'acteur principal en vaut la chandelle vraiment