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BboyTuans
171 critiques
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3,0
Publiée le 28 mars 2025
Très bonne idée de départ, et première partie du film plutôt emballante. Par contre, ça part ensuite dans du grand n’importe quoi, sans grande subtilité ni vraiment de surprise. Les acteurs principaux, Robert Pattinson et Mark Ruffalo, sont tout de même très convaincants et rendent le film plutôt agréable.
Très bon film, j'ai beaucoup aimé l'idée et les acteurs étaient pas mal même Pattinson ! Peut-être un poil trop long, pas de beaucoup mais j'ai passé un bon moment.
Le concept de départ est vraiment excellent, mais ce qui en est fait je l'ai trouvé d'une rare médiocrité. :(
- Les péripéties sont d'une platitude affligeante, avec de toute façon tellement rien à raconter qu'on doit avoir 1/3 du métrage consacré à d'inutiles séquences explicatives très platement didactiques, laborieuses et soporifiques.
- Le ton est bêtement rigolard (ressemblant aux piètres prestations du tonton gênant des repas de famille qui se croit drôle quand il est bourré --mais en fait juste non) avec ses acteurs qui cabotinent de façon un peu ridicule et en tout cas vraiment pas convaincante.
- Les thématiques et leur traitement sont d'une mièvrerie qui dépasse le point où on pourrait trouver ça d'une naïveté touchante pour verser dans le juste consternant de stupidité.
Bref ... Je pourrais presque trouver ça d'une déception extrême de la part du grand réalisateur de Memories of Murder ou Mother, si je n'avais pas vu Okja, que j'avais trouvé nullissime et avec lequel ce Mickey 17 a finalement une certaine (et bien malheureuse) parenté.
Même si le synopsis m’attirait pas mal, je ne faisais pas partie de ceux qui attendaient Mickey 17 avec une grande impatience. Principalement parce que je ne suis pas spécialement fan de Bong Joon-ho : Snowpiercer ne m’a jamais vraiment convaincu, et Parasite est à mes yeux largement surcoté. Pourtant, ce nouveau film synthétise beaucoup des thématiques chères au réalisateur.
En effet, on retrouve des thématiques écologiques, la cause animale et cette mise en scène de la cruauté et de la bêtise humaine. Et puis, de l’autre, on y retrouve aussi des rapports de pouvoir dans un univers très hiérarchisé, à l’image de ce que Bong explorait déjà dans Snowpiercer. Mais là où ces éléments pouvaient paraître un peu trop appuyés dans ses précédents films, ils sont ici mieux intégrés à la narration, rendant l’ensemble beaucoup plus fluide et efficace.
Le film raconte énormément de choses, et derrière son apparente simplicité, il dresse un constat implacable sur l’humanité. Comme souvent chez Bong, l’homme est montré comme un prédateur insatiable, incapable de s’arrêter de piller et de coloniser, peu importe les conséquences. On pourrait croire que le film va enfoncer des portes ouvertes, mais il parvient à traiter ces thématiques avec une finesse qui force le respect. L’écriture est à la fois limpide et percutante, offrant un sous-texte riche sans jamais sombrer dans le didactisme.
Robert Pattinson, quant à lui, est impérial. L’acteur, qui n’en finit plus de surprendre, livre ici l’une de ses meilleures performances. Son jeu habité donne à Mickey une profondeur qui dépasse le simple archétype du héros de science-fiction. Il est à la fois vulnérable, drôle et tragique, un équilibre difficile à atteindre mais qui fonctionne parfaitement grâce à son talent.
La mise en scène, elle, est plutôt lancinante. Bong Joon-ho prend son temps, installe son ambiance et laisse son film respirer. Ici, chaque plan a un poids, chaque scène trouve sa place dans une construction réfléchie. Et pourtant, malgré ce rythme posé, impossible de décrocher. J’étais dedans du début à la fin. Enfin, ce qui impressionne aussi, c’est l’équilibre entre les genres. Bong Joon-ho est un maître dans l’art du mélange, et Mickey 17 en est une preuve supplémentaire. Le film oscille entre comédie, drame et science-fiction sans jamais donner l’impression de forcer le trait. L’humour est là, subtil mais efficace, contrebalançant parfaitement la noirceur du propos.
Bref, Mickey 17 est une réussite éclatante. Un film qui prouve qu’il est encore possible de proposer du divertissement intelligent, un blockbuster qui ose raconter quelque chose et qui le fait bien. Ça fait un bien fou.
C'est clair: Parasite était un chef d'oeuvre! Mais un chef d'oeuvre sérieux, bourgeois.. Dans Mickey 17, Bong Joon Ho renoue avec la veine délirante et horrifique de ses débuts, The Host, Snowpiercer qui créait un univers tellement original... qu'on a toujours l'image de ce train tournant comme un dingue dans un paysage désespérant. Là, le paysage est assez désespérant aussi, il faut bien le dire. Dans un futur pas trop proche, un politicard raté, Kenneth (Marc Ruffalo méconnaissable en fait des tonnes dans ce personnage à la fois odieux et grotesque!) embarque son épouse Ylfa (Toni Collette également géniale en mémère ultra maquillée dont le bonheur ultime est, juchée sur ses hauts talons, d'inventer de nouvelles sauces) sur une lointaine planète pour y fonder une dynastie. Mais évidemment, sur cette planète hostile, le boulot n'est pas de tout repos, d'où le recours à des "expendables" qui y laisseront leur peau, mais pas de problème: la technique permet maintenant de les régénérer. Mickey, le prototype du benêt, poursuivi sur terre par des créanciers très méchants, cherche à s'échapper vers le nouveau royaume, mais pour être accepté n'a que la solution de souscrire un contrat d'"expendable". Mickey en arrive ainsi à sa 17eme réincarnation et, il le dit (tout le monde lui pose la question), mourir, il n'aime pas ça du tout, même s'il sait qu'il sera ressuscité le lendemain. Et voila qu'un erreur de manip imprime un Mickey 18... Robert Pattinson est lui aussi magnifique dans ce double rôle, tant il sait, en changeant juste un peu son expression, nous faire voir 17, le gentil, ou 18, l'arriviste sans scrupules... D'où des péripéties abracadabrantesques, rien n'est sérieux mais on s'amuse beaucoup. Les habitants primitifs de la planète, des espèces de cloporte avec plein de pattes sont, eux aussi irrésistibles. Malgré tout, comme c'est bizarre, on se demande si l'abominable couple ne nous rappellerait pas certains éléments du paysage politique français... A voir, bien entendu, pour passer un très bon moment!
Franchement excellent. Vu les critiques négatives de certains, j'y suis allé à reculons. Il est vraiment top sur tout les aspects. Je ne met pas 5 étoiles car ce n'est pas non plus un chef-d'œuvre ni regardable plusieurs fois par an, mais ça faisait longtemps que j'avais pas vu aussi bon film au cinéma.
Un film d'aventure assez dingue dans lequel on prend plaisir à plonger. On y est accompagné à la main à travers cette fable futuriste où les effets spéciaux se mélangent bien aux décors. Robert Pattinson incarne bien les différents Mickey, Naomi Ackie nous offre un personnage singulier et convaincant, et le tandem Mark Ruffalo/Toni Collette est absolument magnifiquement détestable. C'est satirique et palpitant, émouvant et dénonçant, grand et ridicule.
c'est bien fait mais que de longueurs, très bien joué avec un Ruffalo exécrable et "Trumpien" à souhait mais pas vraiment emballant : une sorte de farce mélancolique sans trop de profondeur, très tres loin de l'intensité de parasite.
Mickey 17 souffre surtout d’un problème de communication : sa bande-annonce promettait un film d’action nerveux, bourré d’humour slapstick, mais en réalité, on découvre une satire plus lente et posée, avec peu d’action. Cette dissonance entre attente et réalité a largement contribué à la déception.
Sur le fond, le film déploie une satire sociale marquée, à la Starship Troopers, avec un univers SF riche en clonage, aliens et vaisseaux, mais assez superficiel dans son traitement. Pas de blasters ni d’explosions à gogo, donc, pour les amateurs de science-fiction plus classique.
L’humour, absurde et parfois grinçant, peut ne pas convenir à tous les publics, surtout si l’on s’attendait à une comédie d’action plus légère. Quant au message, s’il fonctionne, il reste assez classique et ne creuse pas vraiment les enjeux du clonage, laissant une impression de potentiel sous-exploité.
Au final, Mickey 17 est un film sympathique, mais dont le décalage entre la promo et le contenu rend l’expérience un peu frustrante. Une œuvre à donner une chance, en connaissant bien à quoi s’attendre.
Je ne suis clairement pas calé dans la filmographie de Bong Joon Ho car Mickey 17 ne sera que le troisième film que je vois de ce réalisateur (après The Host et Mother), ni calé en films avec Robert Patinson (2 Harry Potter et le premier Twilight) mais quand on me vend un film de science-fiction par un réalisateur primé et avec une notion d’humain consommable sur fond de colonisation planétaire; ça me suffit pour y aller. Et sans tourner autour du pot, je ne regrette pas ce moment passé à regarder ce pauvre Mickey souffrir et mourir devant mes yeux. Sûrement que le livre dont est issu le scénario nous détaille ou explique pourquoi les Mickey n’ont pas tous le même caractère, en tout cas je ne me l’explique pas par le simple fait de réinjecter sa mémoire, mais le film aborde avec plus ou moins de subtilité notre façon d’utiliser ce et ceux qui nous entourent. Il semble bien que derrière cette science-fiction pointe une critique de la lutte des classes qui n’y va pas par quatre chemins. Mickey est un consommable et on nous le rappelle très (trop) souvent. Autant que les autres personnages ne soient plus choqués par sa mort, peut sembler crédible à force mais le gag (même si je le trouve juste et bien pensé) de la feuille d’imprimante qui tombe par terre plusieurs fois car personne de l’équipe des laborantins n’y prête attention, est à mon avis trop présent. Nous avons espoir avec la plus sympathique du laboratoire mais même si elle semble apprécier Mickey, ça ne l’empêche pas de participer à toutes les expériences. Mickey est donc consommable, je vous le répète parce qu’on me l’a rabâché pendant plus de deux heures et comme si ça ne suffisait pas, on me sort deux Mickey de l’imprimante. Oui, c’est le scénario et c’est ce qui fait le renouveau de l’histoire après avoir vu le vaisseau, sa vie et la planète à coloniser. Je reviens sur les changements de tempérament, comment un même individu, issu de la même imprimante peut être si différent d’une réédition à l’autre ? Mickey 17 est un chouineur attachant tandis que Mickey 18 est une tête brûlée agaçante. Je ne comprends pas pourquoi il y aurait tant de différence sans expérience vécue par la réplique suivante, mais bon, ça ne gêne pas le visionnage du film. Autre petit grain de sable dans les personnages, le couple de leaders incarné par Mark Ruffalo et Toni Colette. Autant Ruffalo en politicien perdant, égocentrique et complétement barré pourrait être crédible dans la farce, autant sa femme qui ne pense qu’aux sauces est vraiment étrange, voire complétement déconnectée de sa propre vie. Je me dis bien qu’elle est là pour montrer que les puissants ne vivent plus dans la réalité du commun des mortels (haaa lutte des classes quand tu nous tiens, tu reviens si souvent) mais pourquoi s'obnubiler sur les sauces ? Et que dire de son mari ? Sinon que la synchronicité de la sortie de ce film et la réalité politique sont étrangement coïncidentes. Le délire mégalo de conquête de territoire non connu et la volonté d’être le suprême leader en écrasant l'autochtone est là aussi (hélas) un classique ; sauf que ce film le traite jusqu’au grotesque de par les tenues, le sourire “bright� ou encore la non tentative d’une quelconque dissimulation du plan politique. Enfin, tout ce petit monde est entouré de personnages secondaires qui vont et viennent un peu quand bon leur semble, ils sont tous ambigus quant à leur volonté, leurs souhaits et autres décisions en tout genre. Là aussi, je me suis retrouvé un peu perdu sur le pourquoi du comment face à certaines situations. Globalement, le bonus pour moi est les bébêtes. Oui, un film qui a une, voire beaucoup de bébêtes, et bah j’aime bien ça. Et là j’ai été servi. Des cloportes poilus géants et re-bonus, ils “causent�, un bonheur. Elles sont bien sympathiques et vont servir à révéler la part d’humanité de ces colonisateurs humains … un peu niaiseux quand on y pense. Mais pour une fois que l’espèce locale ne cherche pas à bouffer tout le monde, je ne vais pas me plaindre. Au final, qu’en penser ? Que malgré tout ce que je viens d’écrire, c’est un bon film. Sûrement pas le meilleur que j’ai vu mais il aborde des sujets assez classiques d’une autre façon. Il ne révolutionne pas le monde et encore moins le cinéma mais c’est un bon choix pour passer un moment dans une salle obscure. Je pense que toute l’équipe artistique n’a pas fait ce long métrage pour recevoir des récompenses, mais peut être que celles reçues par Bong Joon Ho lui ont permis de faire un film tel qu’il l’a souhaité sur un livre qui lui tenait à cœur.
Encore un très bon Bong Joon Ho qui mèlange les registres comme personne… un peu de l’enEmpire contre attaque, un peu de Alien un peu de Total Recall mais au final un objet cinématographique totalement original. Avec un petit fond engagé qui n’est pas pour me déplaire
Robert Pattinson ne cesse de surprendre quant à l’évolution de sa carrière. Sa prouesse dans le film en est le parfait exemple. L’histoire quand à elle, je l’ai trouvé intéressante, bien des métaphores autour de la politique américaine et de certaines folies humaines y sont présentes et j’ai été agréablement surprise de la manière dont le réalisateur a choisi de les mettre en avant. C’est subtile et très bien tourné, la photographie est belle et les plans rythmés ! A voir au cinéma
Le réalisateur, Bong Joon Ho, n’a plus rien à prouver sur sa capacité à raconter et imager une bonne histoire après des succès tels que “Okja” et “Parasite” ; par ailleurs, après une Palme d’or, il faut savoir confirmer.
C’est donc la chose qu’il prouve avec maestria dans sa nouvelle création “Michey 17”. L’ensemble est très bon avec un scénario prenant et typique du style sud-coréen mélangeant les genres avec une mise en scène immersive et un montage stimulant mais qui aurait pu aller plus loin.
Le cinéma sud-coréen se démarque par sa capacité à savoir créer du drame dans la comédie et inversement. Ici, l’histoire oscille entre gravité et légèreté avec une narration digne d’un conte et des personnages un peu décalés relatifs à une comédie. Concrètement, les protagonistes sont des archétypes qui manquent d’originalité et de prises de risque dans leur développement. En effet, le cliché manque de surprise. Cela n’empêche que chacun est parfaitement écrit et ils possèdent chacun leur évolution ; cependant, les dialogues manquent cruellement de subtilité. Quant à l’intrigue, elle est prenante et donne aux spectateurs une analyse sociale et historique d’enjeux encore d’actualités.
Succinctement, “Mickey 17” présente un récit philosophique qui traite à la fois d’une histoire cyclique et moderne avec humour et sérieux à la fois. La balance est parfaite. Malgré un manque de singularité dans le schéma narratif, le film offre une vision du monde tout en s’inspirant de la littérature russe de Dostoïevski et de la notion du double.
En effet, le concept du double aurait pu être exploité un peu plus mais le scénario en a décidé autrement.
En ce qui concerne la réalisation, le fait que Bong Joon Ho cadre majoritairement en plan rapproché démontre une certaine immersion et une certaine empathie ou proximité envers les différents personnages. Les mouvements font voyager et les décors plongent le public dans un univers singulier et original. En fait, la direction photographique crée une véritable ambiance rétro futuriste en total cohérence avec la mise en image. En ce qui concerne la musique, dans un premier temps, elle est complète et cohérente à l’image ; dans un second temps, elle est relativement oubliable.
En clair, la réalisation est qualitative et a du potentiel dans ses décors et son imagerie. Par contre, elle ne prend pas assez de risque au vu de son intrigue.
Concrètement, le film se doit être conseillé car il présente un ensemble convaincant et prenant. Le jeu du double aurait pu être plus exploité mais le tout est très convenable.
Un très bon film de SF où se mêle un jeu très brillant de Robert Pattinson, et une intrigue drolatique et rocambolesque. Une dystopie et une satire d'une société pas si éloignée de la nôtre, où les magnats iraient au-delà de tout ce qui protège l'éthique et le corps humain pour satisfaire leurs intérêts. Une vraie réussite filmique !