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Patricia D.
87 abonnés
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4,0
Publiée le 7 septembre 2023
Keiko est sourde de naissance. Elle habite dans les faubourgs de Tokyo et gagne sa vie comme femme de chambre dans un hôtel. Sur son temps libre, elle pratique assidûment la boxe, une activité où elle se sent bien et qui lui permet de s'exprimer. Mais le président du club où elle s'entraîne a des problèmes de santé et le club, l'un des plus anciens de Tokyo, va bientôt fermer... La forme du film épouse bien son sujet. Minimaliste, il comporte peu de dialogues et l'expression des corps et des visages tient une place importante. La solitude et l'isolement de Keiko sont bien rendus au milieu des paysages fourmillants et bruyants de la ville. Yukino Kishii exprime avec sensibilité la mélancolie, parfois la tristesse, de la boxeuse qu'elle interprète. Un film délicat et tout en finesse.
Des images stupéfiantes d'entraînement de boxe, qui ne semble pas être un sport en devenir au Japon. L'héroïne nous plonge dans son monde, une séquence inédite de personnes sourdes et muettes qui parlent en langue des signes sans aucun sous-titre nous fait comprendre la difficulté de ne pas comprendre justement...spécial quand même tourné en support pellicule...une question d'envie pour y aller ou pas.
Keiko est une jeune femme non entendante, qui travaille le jour dans un hôtel en tant que femme de chambre et qui le soir s’entraîne dans son club de boxe. Elle développe avec son coach une relation de confiance privilégié qui va la pousser au plus haut. Une histoire touchante bien qu’un peu légère…
Soporifique. Le film est extrêmement lent, le sujet est flou, on ne sait pas vraiment de quoi ça parle si ce n’est la solitude et l’échec d’une fille atteinte de surdité. Elle n’est pas vraiment intégrée, elle n’est pas vraiment talentueuse, elle n’a pas vraiment envie de faire quelque chose de sa boxe, elle veut juste cogner si possible sans avoir mal en retour, elle voudrait arrêter mais est trop lâche pour le dire à son entraîneur mourant. C’est une intrusion dans la vie de madame tout le monde, version triste.
Ce film japonais nous raconte l’histoire de Keiko, une jeune femme sourde, dont la carrière de boxeuse professionnelle vient de débuter. En règle générale, j’ai tendance à m’ennuyer devant les films de boxe, même si le 7e art nous a offert quelques chefs d’œuvre, comme le premier ROCKY, MILLION DOLLAR BABY, ou FIGHTER. Bien souvent, on a affaire à un héros qui cherche le dépassement de soi ou la résilience, et n’étant pas passionné par ce sport, j’ai tendance à trouver qu’ils se ressemblent un peu tous. Mais LA BEAUTÉ DU GESTE se libère justement de tous les clichés du genre et c’est même sa grande force.
Le film est même anti-spectaculaire, jusque dans ses combats, ce qui risque de laisser sur le bas-côté une partie des spectateurs. Car oui, si vous chercher du grand spectacle et du sensationnisme : passer votre chemin… Au contraire, on a affaire à un film assez contemplatif et peu bavard, qui se concentre l’évolution émotionnelle de son héroïne. De même, il n’y a aucun artifice, ni même aucune musique, mais un notera un énorme travail sur le son, notamment lors des séances d’entrainement, en créant une certaine musicalité avec les enchainements de coups.
Pour notre protagoniste, la boxe n’a pas pour but une recherche de gloire ou de rédemption, mais est un moyen d’extérioriser ses émotions : un exutoire, à défaut d’être une passion. Le film place son action en pleine crise du Covid, renforçant le sentiment d’isolement de Keiko, dont le port du masque l’empêche de communiquer en lisant sur les lèvres.
La prestation de Yukino Kishii est admirable. Sans un mot, elle réussit pourtant à toucher le spectateur qui se prend d’affection pour elle et la relation qu’elle a avec son mentor.
Malgré son rythme lent, la mélancolie et la pudeur qui se dégage du film a tout de même fini par m’emporter.
Encore un magnifique film japonais. Tout est mouvements dans film, mouvements des corps, des trains, des voitures, de l'eau... Les trains qui passent semble représenter le passage à un nouveau chapitre. Aucune musique que des sons de vie, de corps, de la ville, des coups. Je n'aime pas la boxe mais dans ce film ce n'est pas un problème. Tout est mouvements, la recherche du beau geste. La comédienne est époustouflante de réalisme.
c'est le néant ce film. l'histoire d'une boxeuse sourde , qui finit par en avoir un peu marre de la boxe. et a côté de ça , rien. développement des personnages inexistant, réalisation plate, quasiment pas de scénario. le film le plus ennuyant de l'année pour l'instant
Inspirée d'une histoire vraie, cette tranche de vie d'une jeune boxeuse japonaise aurait mérité un traitement moins austère. Le film est assez déprimant et même si certains passages sont emprunts d'une certaine dimension humaine, l'absence volontaire d'un accompagnement musical, l'environnement industriel et souterrain et le peu de communication de l'héroïne, nous plongent dans une ambiance presque glauque.
Emouvant, sensible. Peinture de la société japonaise, de la famille japonaise, de la place du handicap ,de la transmission. A voir pour tous les amoureux du japon, des arts martiaux, de la boxe.
Attention fillm très lent mais extrêmement bien joué et assez touchant. Mais il faut s'accrocher. L'actrice principale tient le film sur ses épaules et assure une prestation assez remarquable. Et il faut aimer la boxe....
L'un des films qui m'intriguaient le plus ces derniers temps, n'ayant jamais vu de long-métrage ayant pour personnage principal, une personne sourde.
Inspiré de la vie de la boxeuse Keiko Osagawara, on y suit une jeune femme ayant l'envie de se battre pour prouver qu'elle est capable de faire les choses malgré son handicap. Keiko trouve donc un refuge dans la boxe, qui lui permet de pouvoir s'exprimer. Malheureusement, elle commence à s'en lasser, au point de vouloir faire une pause dans sa carrière...
L'athlète se défait de la boxe à cause d'un sentiment de solitude, ayant l'impression que sa surdité est une barrière entre elle et les autres, et ce même si elle est bien entourée. En effet, les coachs de Keiko et le directeur du club de boxe sont à fond avec elle et font de leur mieux pour communiquer. Sa famille, notamment son frère qui partage son logement, est aussi un soutien. Mais malgré tout cela, cette solitude ne peut être effacée car une fois en dehors du cadre familial ou de son club, Keiko se retrouve seule...
Lors des matchs, impossible d’avoir les conseils directs de ses coachs ou les décisions de l'arbitre. Elle ne peut partager la passion musicale de son frère. Et surtout la difficulté à trouver une nouvelle place digne de ce nom dans la boxe... La relation que Keiko a avec le directeur de son club fut très touchante, les comparant à un père et sa fille. J'ai également l'impression que c'est l'un des seuls à vraiment la comprendre, il n'essaye pas de la faire parler ou s'exprimer d'une quelconque manière. Il profite du "silence" avec elle !
Côté technique, 'La beauté du geste' est bien réalisé, j'aime beaucoup cette sorte de grains / couleurs chaudes de l'imagerie. Ça donne un côté rétro qui n’est pas déplaisant !
Pour moi, le seul point d'ombre du film est la fin qui est ouverte, on ne sait pas vraiment si Keiko arrête ou continue, et si vous suivez mes critiques, vous savez que je n'aime pas les fins ouvertes...
L’intensité du quotidien, de l’intériorité, le combat contre soi même avant de se battre contre les autres dans une société elle même corsetée. Un film d’une rare finesse qui brosse un portrait bien plus ample qu’il n’y parait du Japon et de ceux qui y vivent. Sublime.