Attention, ce film ne parle pas de guerre civile ! Si le cadre du film est évidemment sur ce sujet, le fond est surtout un road trip sur le journalisme de guerre et pour ça, c'est un grand succès. Les scènes s'enchaînent avec une tension vraiment palpable et met en évidence l'absurdité de ces combats. Bien entendu il s'agit tout de même d'une dénonciation de la politique américaine à travers une extrapolation dystopique d'un président qui devient sécessionniste et autoritariste. La population s'oppose entre les racistes nationalistes ultra conservateurs qui veulent une nation "américaine pure" et les autres, qui veulent préserver la situation antérieure. Les plans sont superbes, des moments sont très violents et volontairement graphiques pour mettre en évidence l'action des journalistes de guerre qui nous rapportent des images souvent très dures. La scène finale est totalement ahurissante et je n'ai jamais vu des villes états-uniennes et une campagne dans cet état. Certes des films post-apo ont déjà été tourné, mais là, ce n'est pas pareil, ici c'est la guerre et on voit des scènes qu'on a "l'habitude" de voir à la télé dans d'autres pays. J'ai beaucoup aimé !
Je n’ai pas du tout accroché , le film est long par moment , la guerre est là mais on ne sait pas pourquoi ! Le seul côté positif le métier de presse est mit à l’honneur par le danger , l’adrénaline et les risques.
Alex Garland est un auteur qui ne fait que débuter dans la réalisation. En quelques films, il a démontré son ambition visuelle. “Civil War” est la définition d’une utilisation intelligence du point de vue journalistique ; soit-disant neutre.
Le point de vue du journaliste nourrit le scénario ; c’est un excellent point mais un bémol est à relever. Le film manque d’un léger contexte afin de comprendre totalement l’essence du monde dans lequel le spectateur prend place. Quoi qu’il en soit, le film reste neutre dans son approche ; de nombreux cas de figure sont montrés dans les dérives des américains. Les protagonistes visitent, découvrent et nous font découvrir une dystopie américaine tout en restant dans un monde tangible.
Le point de vue du journalisme se ressent également dans la mise en scène par (notamment) un univers sonore omniprésent, puissant et efficace. On ressent les émotions de Kirsten Dunst par le son. En ce qui concerne l’image, je la trouve d’une grande qualité ; le film nous fait voyager dans une américaine diverses par la narration du road-movie. L’utilisation des photos rend le film très prenant et nous permet de nous mettre littéralement à la place d’un journaliste de guerre.
En bref, la narration et la mise en scène se nourrissent d'un seul et même point de vue : le journaliste. Et les deux se répondent. Un film qui prend des risques dans son approche et sa prise de position.
Moi qui n’aime pas mettre de mauvaises critiques, me sens obligée lorsque je vois la notre excellente de ce film Un conflit qui n’a aucun sens, (je me suis même demandé si j’avais raté une information), des bruits de tirs incessants qui ne riment à rien, une Maison Blanche assiégée (porte grande ouverte avec 2 gardes du corps), un président a découvert dans son bureau ovale qui attend d’être exécuté si une balle dans la tête … bref, pour moi ce film est creux et est une perte de temps
Mon Dieu comme le niveau du cinéma Américain a baissé. J’attendais beaucoup de ce film dont le sujet pouvait donner quelque chose de bien mais dès les 5 premières minutes on voyait que rien ne sortirait à part un nième navet ridicule. La jeune reporter photographe est ridicule. Tout le monde joue faux et il ne suffit pas de faire voler des hélicoptères pour nous refaire Apocalypse Now. Rendez nous Coppola par pitié
Et si une nouvelle guerre civile ravageait les États-Unis ? Et si on pouvait suivre les événements, en direct, simplement en suivant une des équipes de journalistes qui couvrent les combats ! L'excellent réalisateur Britannique Alex Garland (« Ex Machina », « Annihilation ») se pose visiblement les mêmes questions et nous immerge profondément dans sa vision du conflit. Il ne nous explique rien du contexte géo-politique et se contente de nous présenter les reporters de guerre qui vont nous accompagner pendant près de deux heures. Le reste est sans la moindre concession... les images sont souvent choquantes, toujours ultra-réalistes et elles nous obligent à nous poser les bonnes questions sur l'avenir de la plus grande démocratie du monde. Mais attention... le cinéaste ne nous propose pas qu'un « docu-fiction » sur une certaine vision de l'Amérique, pas du tout. Il tourne son film comme un véritable « blockbuster » Hollywoodien. Les scènes d'action s’enchaînent sans le moindre temps mort, les acteurs ultra-charismatiques font le job avec une généreuse conviction et il est absolument impossible de s'ennuyer une seule seconde. Simplement... derrière cette œuvre « coup de poing » se cache une réelle réflexion qui donne largement froid dans le dos. Effrayant, mais génial !
Dans « Civil War », Alex Garland (déjà réalisateur du formidable « Men ») filme une Amérique fracturée en plein guerre civile sans jamais donner véritablement de contexte politique. De fait, le spectateur est directement parachuté au sein de ce conflit sans comprendre ce qu’il se passe vraiment. Comme ces quatre journalistes hétéroclites qui partent à Washington dans le but d’interviewer le Président, on assiste, incrédules, au chaos ambiant. De fait, Garland interrogera la condition précaire de ces reporters s’interdisant tout jugement et motivés par l’adrénaline et nous rappelle donc qu’il s’agit là d’un métier à hauts risques, pourtant essentiel à la préservation d’une certaine vérité au milieu de la propagande qui nous entoure. Mais en plus de ce constat ô combien d’actualité, le réalisateur n’en oublie pas de tourner de façon magnifique les scènes d'action tendues ou chaque image, chaque rai de lumière, chaque son a une importance capitale. Comment ne pas parler ainsi de la scène finale se passant de nuit à Washington qui dure une bonne vingtaine de minutes, incroyablement anxiogène mais également d’une grande beauté !? Ainsi, avec son dernier métrage, Garland nous propose une sorte de « blockbuster d’auteur » qui fait réfléchir et qui nous immerge totalement dans son univers (tout comme « Il faut sauver le soldat Ryan » et « 1917 » en leur temps), donc ici au sein d’une Amérique en totale déliquescence. Espérons juste que ce ne soit pas prophétique…
Très bonne idée de départ en matière d’anticipation politique (dans l’air du temps depuis l’assaut du Capitole en 2021, même si le film a été écrit avant). Bonne concrétisation visuelle avec des qualités de réalisme : montrer ainsi les États-Unis en plein chaos fratricide, dans des décors parfois apocalyptiques et tout en éclats de violence (tortures, exécutions, charniers), est saisissant. Assez bonne narration qui titille en permanence la curiosité et se conclut avec intensité (à défaut de crédibilité totale). Cependant, si le spectacle est réussi, le fond du propos demeure limité. Outre le fait que l’on ne connaisse pas les causes de cette guerre civile, la réflexion politique est quasi inexistante ; la réflexion sur une forme de violence ontologique, aux relents racistes, s’avère basique ; la réflexion sur le photojournalisme reste dans certains clichés ou dans un certain flou en termes moraux. Il manque un point de vue, un discours ou une thèse clairs, consistants, qui aillent au-delà du constat d’horreur, d’absurdité, de folie. Par son développement faible en termes d’idées, par son recours à quelques ressorts dramatiques très hollywoodiens, par sa propension parfois à esthétiser, le film semble malheureusement passer un peu à côté d’un grand sujet.
Un film coup de poing dans une Amérique dystopique, véritablement glaçant. Tourné façon blockbuster, nous allons suivre le quotidien de journalistes tentant de couvrir photos et informations de cette guerre civile à travers les États. Difficile d'allier neutralité et recul face à tant de violence. On ne sait pas les causes de cette guerre, mais ce n'est le propos du film. Le scénario est intelligent, sans temps mort, il met en avant le périple et les difficultés de ces reporters prenant des risques et devant rester impartiaux sur ce qu'ils voient et photographient. Prenant et terrorisant.
De la violence gratuite tout le long du film ! Super, ils ont voulu nous montrer le destin croisé de deux femmes photographes… Mais la photo, c’est un monde de délicatesse, de subtilité, d’interprétation qui cherche à faire passer une émotion, une opinion, une idée, un message. Ils ont réellement cru que les spectateurs sensibles à ce moyen d’expression allaient se contenter de ce vide sidéral qui entoure ce film? Ils se battent pour quoi? Pour qui? On ne comprend que dalle et on doit juste se contenter du prisme de deux journalistes qui chassent l’image la plus gore. Et c’est pour cette raison que c’est une bouse ! Choquer pour choquer, rien de plus. Comme si la société actuelle avait besoin d’encore plus de violence gratuite.
Block buster sans scénario, ressemblant à un trailer pour jeu video avec beaucoup d'images de synthèse pas convaincantes et beaucoup de bruit (n'oubliez pas les boules quiès). Que viennent faire les acteurs dans cette galère ? C'est un Apocalypse Now au rabais où l'objectif est de liquider le président des états-unis, et ça ne semble émouvoir personne, surtout pas les critiques ... triste époque !
Les collègues journalistes n’ont pas menti ! Civil War est sans doute LE film de l’année. Un crescendo hallucinant, glaçant, actuel. Une maîtrise scénaristique et visuelle absolument parfaite. Une émotion de tous les instants. Dinguerie !
Si vous voulez voir le film, il suffit de regarder la bande annonce. Tout est dedans et en mieux. Sinon vous pouvez toujours optez pour 1h40 d'ennui et de séquences répétitives et affligeantes. Seul note qui relève le film, c'est la fin à Washington (et encore c'est bâclé, le choix de musique n'en parlons pas, et clairement pas assez d'adrénaline sur cette courte séquence, pour sauver le film dans son entier)
NUL de chez NUL !!! Un scénario sans aucun intérêt, certes des images "chocs" sans oublier des longueurs à n'en plus finir. J'avoue que je m'attendais à mieux que de suivre des reporters sans aucun intérêt. A qui fera la meilleure image ? Aucun. C'est dommage que le côté politique n'est pas été exposé.
Ce film ouvre la porte à une réalité pas si éloigné que cela de ce que pourrais advenir de ce pays. La fracture entre les différents partisans, la violence non stop, les tueries, tout est mis dans ce super film. On suit donc ces journalistes qui ne sont là pour simplement montrer ce qui se passe et au grès de leur rencontre on se rend compte des horreurs puis certaines scène lunaire de lieu qui on l'air hors temps ou parfois des raisons tout aussi lunaire de ce qui se passe et de voir tout ce qui a de plus laid dans ce monde. Le quatuor puis trio Dunst/ Moura/Spaeny est juste parfait car là aussi on se prend toute leurs émotions. Le fait d'avoir le cliché parfait tout en ayant ce mélange de peur, stress et en même temps l'adrénaline nécessaire (parfois limite malsain) pour oser allé là où c'est le plus dangereux. J'ai apprécié qu'il y est cette neutralité et puis de ne pas connaître les raisons de cette guerre...il on évité le cliché nord/sud en mettant les forces de l'ouest + celle de certains États du sud contre le reste...bref un excellent film que je recommande vivement. NOTE : 8.75/10