Reporter de guerre, ayant vu un grand nombre d'atrocité, ayant capturé à travers l'objectif, et fixé sur pellicule toutes les exactions possibles, rien ne les prédestinaient à couvrir ce genre d'évènements dans leur propre pays.
On ne sait pas comment c'est venu, on sait que c'est là, que le pays est en plein chaos, et que ces reporters veulent faire leur métier coute que coute.
Mais, c'est le temps de l'introspection, ce que l'on a vécu dans les pays étrangers, comment est-ce possible de le vivre dans son propre pays, où les hommes ont perdu la raison et où tuer n'est devenu qu'une formalité, sans compte à rendre.
Et puis, il y a le passage de relais, la carapace est fendu, et la relève est là, prête à relever de nouveaux défis, à capturer l'atrocité en noir et blanc, à vivre au rythme des balles, à hurler son désarroi, avoir un cœur qui bat au rythme de l'adrénaline.
A la fin, je ne sais pas si le film m'a convaincu, la dystopie qu'il nous présente est naturellement dérangeante, et le film a aussi un goût amer, car il pourrait nous mettre en garde, mais je ne pense pas que ce soit le but du réalisateur.
Il y a des scènes chocs, il y a des scènes de pures émotion, un parcours initiatique d'une part, un chant du cygne de l'autre.
Les évènements du 6 janvier 2021 pourrait être le début de ce film, et les conséquences d'un tel acte sur une société surarmée et toujours prompte au combat.
Les acteurs sont bons, le film est relativement bon, à digérer et à revoir dans quelques temps pour le juger à sa juste valeur.