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Lacroixjean Lacroix
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2,0
Publiée le 8 juillet 2026
Beaucoup trop de longueur et l'invraisemblance. On ne croit pas du tout à ces "histoires de sorcellerie". Ce film parle aussi dess "nons-dits" familiaux mais qui auraient dûs être traités sous un autre angle. Film à "zapper"
Certains passages tranchent avec l'esprit du film. La fin est très belle par exemple. Toute la partie du départ du cercueil. Le début est un peu confus et seule la petite reste stoïque et dans le même registre. C'est émouvant parfois et bien filmé.
La prestance de cette petite est splendide. Elle porte le film. J'ai été très touchée par son lien avec sa grand-mère, Avó (mimiii les scènes où elles dansent), tendre et complice. Beaucoup de très belles images, notamment les toutes premières (regard au travers de la porte). Le sujet est tout de même sombre, avec des musiques inquiétantes. Les déchirements dans cette famille sont très réalistes. Mais j'ai été un peu déroutée par l'avancée du film.
Le récit sensible et mystique mais trop décousu d’une petite fille confrontée à la mort de sa grand-mère dans un petit village portugais où se confondent sorcellerie et ressentiments. 2,75
J'ai adoré ce film.Il est très " chamanique " pour moi car il nous renvoie à ce lien que l'homme avait avec l'invisible. La comédienne du rôle principal est très prometteuse. Les scènes de ce film m'ont plongée dans mon enfance en Russie auprès de ma chère grande mère qui préparait tout le temps les teintures-mères, séchait les herbes et invoquait les saints chaque matin dans son coin sacré avec une icône russe de XVIII sciécle. Dans ce film c'est très bien montré comment nous pouvons empoisonner l'un - l'autre en vivant dans la jalousie, méchanceté , rancoeur, haine. Rien qu'en donnant le produit frai à manger , mais hyper chargée de nos mauvaises émotions. Un autre sujet qui est très bien montré dans ce film -est le processus du deuil et de l'enterrement qui restent les questions rarement abordés dans la culture occidentale. Dans les villages lointaines de montagne les gens savent encore comment accompagner l'autrui dans l'au-delà. Le film à voir pour se reconnecter aux choses oublies et effacées de notre memoir.
Alma Viva, est un récit familial au cœur de l’été. La matriarche du clan passe de vie à trépas. Elle est aimée et respectée par les siens. Certains voisins la craignent. Le deuil s’avère cruel et impossible. Le titre du film « Alma Viva » renvoie à l’intrigue centrale, l’esprit de la fillette existe. Deux personnages féminins en symbiose, habitent littéralement l’écran. Salomé, la fillette revenue au village le temps de l'été, et sa grand-mère. Elles semblent vivre collées l’une à l’autre, complémentaires. Leurs corps y sont filmés tout au long du film de manière frontale, en positif du négatif. Par l’image le film nous interroge sur le passage du temps, par le vieillissement de la peau, l’élan de la jeunesse, la vie et la mort. L’histoire du film est habitée par la transmission générationnelle au sein d’une famille. La frontière est ténue entre spiritualisme et sorcellerie. Tous les proches se retrouvent pour les funérailles. Ceux qui se sont expatriés en France, et les autres restés au pays. Le temps des retrouvailles cèdent rapidement la place aux clivages sociaux, au sein même de l’intimité familiale. Par petites touches délicates, la réalisatrice décale son propos sur un terrain socio-économique, plus universel, qui pourrait être celui d’une réalité que vivent beaucoup de familles rurales portugaises. Je n’ai pu m’empêcher de penser à « Viendra le feu », tourné dans les forêts galiciennes. Les deux films ont en commun un dépouillement quasi documentaire d’un monde rural traditionnel, dans l’intimité de gens modestes. Ce dépouillement de leurs réalisations respectives sans effets surnaturels, détonne avec la singularité du message porté aux confins de la réalité, sans toutefois jamais ne s’en détacher. Dans les deux films, il y a quelque chose de poignant à dimension sociale anthropologique et éminemment poétique. Quelle belle surprise que ce film venu du Portugal, modeste dans ses choix de réalisation très naturalistes, et ambitieux dans les sensations qu’il parvient à nous procurer.
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2,0
Publiée le 18 septembre 2023
« Tôt ou tard, toute femme indépendante se fait traiter de sorcière. » "Alma Viva" est un drame familial en partie à hauteur d'enfant avec la petite Salomé qui assiste au déchirement de sa famille lors du décès de sa grand-mère. Alors qu'elle est confrontée à son propre chagrin et à d'autres choses en rapport avec les esprits, la petite regarde d'un air abasourdi les adultes se chamailler et se battre. Des tensions de plus en plus exacerbées alors que les funérailles trainent en longueurs, ce qui envenime la situation dans tout le village. Le synopsis m'intriguait notamment par rapport au rôle des esprits dans l'histoire avec la "capacité" de la petite, mais le traitement de cet aspect ne m'a pas emballé. Une famille dysfonctionnelle avec des personnages tellement hystériques que cela en devient pathétique et fatigant. Bref, je n'ai pas réussi à m'intéresser à cette famille et à ses membres comme si j'étais un étranger invité dans une réunion de famille.
Je n'avais pas encore pris le temps de chroniquer ce film, vu il y a deux semaines environ, car j'attendais de rattraper The Quiet Girl, les deux films ayant le point commun d'avoir une jeune enfant comme personnage principal.
Les similitudes s'arrêtent là. Ici, nous sommes aux antipodes des sentiments pudiques et des non dits du film Irlandais. Dans cette famille et ce village portugais, on parle, on crie, on se dispute, on exprime ses sentiments haut et fort.
C'est en grande partie pour cette peinture pittoresque de la vie rurale portugaise et de ses personnages hauts en couleur que j'ai apprécié le film, mais également car, au travers d'incursions dans le fantastique, dans une culture où la sorcellerie a encore toute sa place, la réalisatrice développe en creux un propos féministe intéressant."Tôt ou tard toute femme indépendante se fait traiter de sorcière" résume parfaitement l'un des personnages. Le ton devient alors politique. La sorcellerie comme une accusation sexiste visant à décrédibiliser la parole des femmes ou comme un moyen de leur conférer des pouvoirs et une force que les hommes n'ont pas ?
Le film alterne les moments burlesques et les séquences plus sombres et inquiétantes. Ce mélange des genres peut se révéler déstabilisant et m'ont parfois empêché d'adhérer complètement. Il faut toutefois reconnaître son audace et sa maîtrise pour parvenir à dérouler conjointement cette chronique rurale et ce conte fantastique. De plus, les images sont très belles et la jeune actrice est formidable.
En résumé, tout n'est pas parfait, mais le film, suffisamment court pour que l'on ne s'ennuie jamais, est prometteur et recèle quelques moments de grâce, magnifiquement mis en scène, comme les très belles scènes d'ouverture et de clôture du film, ainsi que les moments partagés entre la grande mère et sa petite fille, filmés avec une tendresse infinie (inoubliable scène de twerk).
Présenté à la Semaine de la Critique de Cannes 2022, "Alma Viva" décrit l'incompréhension d'une jeune fille, face à la mort de sa grand-mère adorée. Tandis que la famille se déchire au sujet des obsèques, la petite Salomé est hantée par sa grand-mère qu'elle prenait pour une sorcière. La jeune actrice porte le film avec naturel et instaure au recit une admirable sensibilité.
Étrange film vu par les yeux d'une petite fille dans un village du Portugal où la religiosité confine à la magie comme dans cette scène où la petite fille décore un grand nounours en Saint Georges pour le prier comme sa grand mère. Au milieu des adultères jalousies, haines des adulte et de la mort d'une grand mère bien aimée ! Film touchant, profond, marquant !
A la fois fantastique et quotidien un film du réel. Certaines familles vont s'y reconnaitre...Ce village, ses habitants, ses haines cuites et recuites. On aime.
Salomé est une enfant de neuf ans élevée en France. Elle passe tous les étés auprès de sa grand-mère adorée qui l’initie aux rites et coutumes de son petit village du nord du Portugal avant de mourir brutalement. Son décès sème le chaos dans sa famille tandis que les feux de forêt qui cet été-là ravagent tout le pays se rapprochent dangereusement du village.
"Alma Viva" est, de l’aveu même de sa réalisatrice, la Franco-portugaise Cristèle Alves Meira, en partie autobiographique. Comme son héroïne, elle a passé tous ses étés chez ses grands-parents au Portugal. On retrouve d’ailleurs la même veine autobiographique, chez des enfants d’émigrés portugais de la deuxième génération dans "Tous les rêves du monde", un film passé inaperçu de Laurence Ferreira Barbosa, qui racontait les vacances pendulaires d’une jeune Franco-portugaise.
"Alma Viva" a reçu un succès mérité à la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2022. Il joue sur plusieurs registres. C’est un roman initiatique qui raconte la sortie de l’enfance d’une petite fille. C’est une tragicomédie familiale qui met en scène des personnages felliniens hauts en couleur (la naine cocue et revancharde, le frère aveugle et philosophe…). C’est un film qui convoque les plantes et les esprits pour flirter avec le fantastique. C’est presque un documentaire anthropologique. J’ai vu récemment "Traces" un autre film portugais, lui aussi passé inaperçu, qui utilisait ces éléments là en les lestant d’une gravité que ce film n’a pas et ne cherche pas à avoir. Je l’avais préféré à cet "Alma Viva" que j’ai parfois trouvé un peu mièvre.
Salomé retrouve chaque été son village familial et sa grand mère portugaise. Mais en pleines vacances, cette dernière meurt et laisse une famille dévastée et divisée. C’est touchant.
Cristèle Alves Meira a trouvé une façon originale et efficace de raconter son Portugal : le décès de la grand-mère exacerbe les tensions et mène à la libération de la parole. La petite Alma sert de point de cristallisation. Les familles se racontent, entre amours et jalousies, entre français et portugais, mais aussi le village avec ses propres jalousies et ses croyances héritées d'un autre âge. C'est un film ultra-réaliste par sa réalisation et qui parvient à virer vers le surréalisme dans certaines scènes. Un moment de cinéma atypique, un film très réussi.
Je ne suis pas parvenu à entrer dans ce film que j'ai perçu beaucoup plus comme une sorte de docu anthropologique sur le Portugal profond et "arriéré" que comme une histoire filtrée au travers d'un regard personnel. C'est très littéral et aucun personnage ne possède "quelque chose"... Dans ces conditions, il m’a été impossible de m'intéresser, encore moins de m'identifier, à ces villageois coupés du monde moderne et pétris de superstitions. Par contre, un vrai documentaire m'aurait sans aucun doute intéressé.