Grand Ciel
Note moyenne
2,7
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62 critiques spectateurs

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traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2025
Opérer un mélange de social et de fantastique au cinéma, c'est possible, mais un peu difficile, quand même. C'est à quoi s'emploie Akihiro Hata, cinéaste japonais installé en France, dans un premier long métrage, Grand Ciel, qui pose plus de questions qu'il n'en résout, mais le geste est volontaire. Le côté social, d'abord, est le plus explicite et tout aussi convaincant, au sein d'un grand chantier où se côtoient des ouvriers plus ou moins interchangeables, aux yeux de leur direction, qu'ils soient avec ou sans papiers. Le film montre bien les rapports de force, la difficulté de la solidarité et le fait que le monde de travail impacte sérieusement les relations humaines, y compris au sein de la famille ou sur le plan sentimental. Le cinéaste, qui est fasciné par les chantiers de construction nocturnes, qui nourrissent son imaginaire, a donc ajouté un caractère fantastique et sépulcral à son scénario, ce qui augmente d'autant plus notre intérêt avec le suspense qui en découle, mais pour la clarté des événements, c'est à chacun de trouver sa propre explication, ou alors, laisse béton ! En d'autres termes, il y a comme une frustration qui s'invite à l'issue de la projection, en dépit d'une interprétation aux petits oignons, dominée par les toujours remarquables Damien Bonnard et Samir Guesmi, entre autres.
kolo88
kolo88

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2026
Super critique de notre société sur la façon dont nous considérons les travailleurs du bâtiment et les travailleurs sans papier.
Des conditions difficiles qui nous font relativiser sur notre propre sort.
Chaque détail du "héros" a été pensé et bravo aux acteurs et à la réalisation très prenante.
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2026
Film original et réussi. La dimension fantastique qui s'installe progressivement profite à la critique sociale et à la tension dramatique.
spoiler:
cette dimension fantastique a de multiples effets de sens :
- la dissolution des ouvriers par la construction de la tour peut représenter le pouvoir destructeur du capitalisme dans l'immobilier ;
-- sinon la sanction d'une force souterraine ou céleste frappant une tour de Babel démesurée.
-- Enfin les disparitions rapides et spectaculaires des hommes peuvent signifier celles de leurs rêves : arriver à bien gagner sa vie pour acheter un bel appartement alors que les emplois se précarisent ( Damien espère comme les autres dont sa compagne un CDI ), vivre dans un quartier idéal et autonome comme les communiquants vantent ce projet spoiler:
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 janvier 2026
Ai vu « Grand ciel » du réalisateur japonais Akihiro Hata. A Valenciennes, Vincent (Damien Bonnard), Mihai (Tudor Aaron Istodor), Ahmed (Ahmed Abdel Laoui) et Ousmane (Issaka Sawadogo) travaillent sur un chantier en équipe de nuit sous la vigilance de leur chef d’équipe Saïd (Samir Guesmi). Ils sont ouvriers et construisent un complexe immobilier technologique nommé « Grand Ciel » destiné à des cadres et plus. Ils sont ignorés, certains sans papiers, ils ne comptent pas leur peine… jusqu’au jour où l’un d’eux disparait mystérieusement sur son lieu de travail. Toute l’équipe est déstabilisée et soupçonne la direction de dissimuler le fait divers. Le réalisateur utilise au mieux son décor oppressant et réussi avec talent et cinégénie à en faire un labyrinthe sur-naturel où tout est possible. Le parallèle entre « Grand ciel » et le monde souterrain du chantier est interessant mais pas très innovant. Plusieurs genres sont mêlés, film social, thriller, on frôle le fantastique mais hélas la recette ne prend jamais car les ingrédients sont trop disparates et le scénario bien trop facilement mystérieux et répétitif. Les personnages sont relativement mutiques et on ne comprend jamais vraiment les motivations de Vincent. Les mêmes faits se répètent sans avoir jamais vraiment d’explication. Akihiro Hata sait parfaitement installer une atmosphère claustrophobe mais la première demie heure passée tout devient languissant. Damien Bonnard et Samir Guesmi apportent un peu de tension par leur présence et leurs confrontations mais le soufflet retombe vite. Le film est frustrant car il promet beaucoup et ne tient pas suffisamment ses promesses. En ce qui concerne les scènes sociales nous sommes très loin de la véracité d’un Laurent Cantet où des Frères Dardenne. Est-ce qu’une ambiance anxiogène suffit à elle seule à faire un film et à tenir en haleine pendant 90 minutes ? Pas dans ce cas présent.
Pierre Sarradin
Pierre Sarradin

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2026
Un thriller social, oui, mais sur fond de fantastique : le cadre d’un chantier… dévorant. Une maturité remarquable pour un premier long métrage. Photo, montage et interprétation sont excellents. Vu en avant-première au Festival Premier Plans à Angers.
Benoit Rolland
Benoit Rolland

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2026
Intense. Intense le chantier, le personnage de Bonnard, le rythme. Intenses les rapports de classe, la violence sourde, ce qui se passe au sous-sol. Intense aussi le mélange des genres. Dommage que ça n'aille pas assez loin, manque 15 minutes au film. Mais vraiment bien, à fortiori pour un 1er film.
Michaël C.
Michaël C.

13 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2025
Film social dans l’univers du BTS. Acteurs tres justes, notamment Damien Bonnard qui plonge progressivement du coté obscur. Mais etonnant melange des genres, avec une dimension fantastique qui s’installe progressivement.
lmstanding
lmstanding

1 abonné Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2026
Un premier film solide avec une vraie mise en scène. Un film sensoriel qui m'a plongé tout de suite dans un univers de chantier. À voir.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2026
Un premier long-métrage à l'ambiance et à l'esthétique travaillées.

Mais un mélange des genres (qui ressemble plus à une constante hésitation entre film social et fantastique) trop confus pour vraiment rester en tête et devenant redondant au fil de son histoire, qui se termine sur une vraie-fausse conclusion. Dommage. 5,5/10.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2026
En découvrant ce film, à prime abord, une impression de déjà vu s’empare de nous. Damien Bonnard, chef de chantier, nous rappelle « le système Victoria ». Des ouvriers qui disparaissent sur un chantier, cela nous rappelle aussi le récent « Météors ». Ici, Grand ciel est un projet d’urbanisme de Thionville sur lequel travaille Vincent et où des phénomènes étranges vont le pousser à mener l’enquête. Pas très original, mais intéressant.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 129 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2026
Ceux qui chercheront de la vraisemblance dans ce polar-fable y seront pour leurs frais. De mon côté j'ai aimé l'apreté des cadrages au plus près de la souffrance des ouvriers, j'ai aimé le jeu concerné de Damien Bonnard, la lumière de Mouna Soualem, la justesse du jeu de Samir Guesmi ainsi que la présence "vraie" de l'enfant. J'ai aimé la dénonciation de "faire de l'argent vite et au mépris de la vie humaine".
C'est un premier long-métrage très encourageant. Akihiro Hata a visiblement les moyens d'être soutenu pour des projets plus ambitieux encore.
lpjdrdtv90
lpjdrdtv90

24 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2026
Ce film devrait ravir ceux qui trouvent que le cinéma français est bourgeois/bobo/toujours pareil. Il crée immédiatement une ambiance très particulière en mélangeant social et fantastique, vie des ouvriers sur le chantier d'une tour dont ils n'auront jamais les moyens d'habiter les appartements et une maladie du béton retorse. L'interprétation est aux petits oignons, mené par un Damien Bonnard à l'oeil de requin (on en sait jamais ce qu'il pense ou ressent) et un Samir Guesmi grande gueule en contraste. Les passages au -6 sont bien claustrophobiques. Le film mélange tous ces malaises pour en faire quelque chose de rarement vu dans le cinéma français. Les 5 dernières minutes gâchent un peu l'enthousiasme même si elles sont dans la logique pure de ce qui nous est suggéré pendant tout le film. Disons qu'on est plus dans l'allégorie que dans le réalisme pur et dur (pour la fin seulement car le film rend parfaitement, je pense, les conditions de travail des équipes exploitées sur ces grands chantiers dont les objectifs sont de finir vite). Un réalisateur à l'univers et au ton singuliers à suivre.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2026
Le projet immobilier futuriste appelé "Grand Ciel" est vendu comme étant une chance, mais pour qui ? On sait que ceux qui sont tout en haut vont s'en mettre plein les poches, mais les autres ? Est-ce que ça va profiter à quelqu'un comme Vincent, un simple ouvrier qui se tue à la tâche ? En tout cas, il espère que ses efforts lui permettront de sortir de la précarité. Il n'est pas le seul à vivre dans l'incertitude sans pouvoir se projeter, et c'est sur eux que se concentre Akihiro Hata avec des gens tiraillés entre leur propre réussite qui passe par un peu d'égoïsme et le bien commun pour que tout le monde puisse travailler dans de bonnes conditions. Tout semble fragile à l'image des fondations qui ne cessent de s'effriter. L'histoire est très abstraite et flirte avec beaucoup de genres. Il y a du thriller, du fantastique et du réalisme social, ce qui donne une proposition intéressante, mais peut-être pas assez concrète sur la durée. Ce n'est pas tant le manque de réponse le problème, mais c'est un peu toujours la même chose alors même que le statut de Vincent évolue. Ça reste pas mal, mais j'aurais bien aimé voir quelque chose d'encore plus anxiogène dans ce chantier qu'on quitte beaucoup trop souvent.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2026
Vincent (Damien Bonnard) vient d’être embauché sur un chantier. Sa situation financière précaire, son désir de gagner plus pour offrir un toit à sa compagne et à sa fille le poussent à travailler de nuit et à réclamer plus d’heures. Il est intégré à une brigade chargée de descendre dans les sous-sols du bâtiment et d’y traiter le béton fragilisé par des déformations mystérieuses. Une nuit, un des ouvriers de la brigade disparaît sans laisser de traces : a-t-il abandonné son travail sans prévenir personne ? ou été englouti dans les tréfonds de l’immeuble ?

Damien Bonnard aime décidément chausser les croquenots d’un travailleur du BTP. Après "Le Système Victoria" – que j’avais franchement détesté – où il dirigeait la construction d’une immense tour dans le quartier de La Défense, le voici, au bas de l’échelle, occupé à celle d’un complexe résidentiel d’avant-garde, Grand Ciel, à proximité de Thionville en Lorraine. Parfois comparé à bon droit à Jean Gabin, il se coule parfaitement dans l’habit de son personnage, taiseux, dur à la tâche. Samir Guesmi lui donne la réplique, qui incarne un autre ouvrier, plus expérimenté et plus à cheval sur les règles de sécurité. Le film s’organise autour de la tension qui naît entre les deux hommes : sont-ils du même côté, de celui des travailleurs attachés à la défense de la sécurité de leurs collègues ? ou, dès lors que Vincent prend du galon, sont-ils condamnés à s’opposer ?

"Grand Ciel" vaut par sa dimension documentaire. Il nous plonge dans un immense chantier où les ouvriers se relaient jour et nuit. Avec eux, on est dans les ténèbres, dans le froid et la pluie, dans le bruit incessant des marteaux piqueurs et dans la poussière du béton. "Grand Ciel" est moins heureux quand il ajoute au documentaire ouvrier et au drame social à la Ken Loach une dimension fantastique. spoiler: Les mystérieuses disparitions trouveront en effet leur explication dans les inquiétants phénomènes qui agitent les fondations de l’immeuble en construction. Explication médiocrement convaincante dont on aurait volontiers fait l’économie.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mai 2026
"Grand Ciel" est un étrange mélange entre thriller social et récit quasi mystique, porté par une ambiance nocturne particulièrement réussie... si on met de côté les bruits incessants du marteau-piqueur. Damien Bonnard incarne un ouvrier travaillant de nuit sur le chantier de Grand Ciel, un quartier futuriste en construction. Lorsqu’un travailleur disparaît mystérieusement, Vincent et ses collègues soupçonnent rapidement leur hiérarchie d’avoir étouffé un accident. Mais alors qu’un second ouvrier disparaît à son tour, le doute laisse place à une inquiétude plus profonde, presque irrationnelle. Le début est fascinant. Le réalisateur parvient à installer une atmosphère très particulière autour du chantier. Mais progressivement, le film semble hésiter sur la direction à prendre et l’intrigue finit par s’éparpiller.
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