Peu de cas des ouvriers qui construisent des immeubles modernes Problème des revenus , pas d'alerte possible car peur de perdre l'emploi .Rappel des statiques : deux morts quotidiennement ! dans le monde ouvrier
Un très bon premier film d'un réalisateur japonais (étonnant!). Les acteurs sont excellents, la mise en scène est glaçante mais belle en même temps. Ce que raconte le film est plus qu'important dans le monde d'aujourd'hui.
Très fort, wouah. Et intelligent et immersif et étonnant. J’ai beaucoup aimé l’image le son les acteurs et l’histoire que j’ai pas vu venir. Vraiment bien pas très français comme film en fait :)
Ça se déroule en Moselle (懶), c’est bien écrit, bien joué et on a du mal à croire que ce n’est que le premier film de Akihiro Hata ! Bravo à toute l’équipe du film !
Un thriller social, oui, mais sur fond de fantastique : le cadre d’un chantier… dévorant. Une maturité remarquable pour un premier long métrage. Photo, montage et interprétation sont excellents. Vu en avant-première au Festival Premier Plans à Angers.
Vu au Festival International du Film Politique de Carcassonne. C'est un premier film et l'intention est plus que louable et respectable. Mélange de film social et fantastique, Grand ciel repose surtout sur son casting, Samir Guesmi en tête, mais le casting est réussi dans son ensemble, et bien dirigé. Là où le bas blesse un peu plus c'est sur l'écriture un peu répétitive qui conduit à un enchaînement de scènes "vie quotidienne" vs "chantier" qui ne permet pas à l'émotion de s'inviter pour un final à mon sens raté. Dommage, le travail sur la bande-son et la photographie est très prometteur.
Vu en avant-première ! Fort, limpide, palpitant. Un peu déçu par la fin mais ça valait quand même le coup ! Super ambiance bordér SF avec du thriller social et une histoire de famille. Vraiment bien.
Super critique de notre société sur la façon dont nous considérons les travailleurs du bâtiment et les travailleurs sans papier. Des conditions difficiles qui nous font relativiser sur notre propre sort. Chaque détail du "héros" a été pensé et bravo aux acteurs et à la réalisation très prenante.
En basant son film sur un savant mélange des genres, HATA développe un thriller aux affres de drame à la française qui se mélange très bien, à un style de tension et de social, qui vont magnifiquement bien ensemble, au coeur d'une œuvre surprenante, et très intense
Ces 92 minutes constituent le 1er long-métrage du japonais, vivant en France, Akihiro Hata. L'idée d'associer réalisme social avec une touche de fantastique reste la grande originalité de ce film. Hélas, mille fois hélas… Vincent travaille au sein d’une équipe de nuit sur le chantier de Grand Ciel, un nouveau quartier futuriste. Lorsqu’un ouvrier disparaît, Vincent et ses collègues suspectent leur hiérarchie d’avoir dissimulé son accident. Mais bientôt un autre ouvrier disparait. Belle mise en images, lumières soignées, personnages intéressants, mais voilà, pour un film portant sur la vie d’un chantier, on pouvait s’attendre à un scénario… en béton. Je le répète : hélas ! Le projet a trouvé son origine dans un fait divers. En 2015, un intérimaire sans papiers, est mort sur son lieu de travail sans que personne ne remarque son absence. Cet événement tragique est devenu une sorte de matériau allégorique pour le réalisateur illustrant ainsi l'invisibilisation des travailleurs précaires. Le cinéma a ce pouvoir unique de rendre visible l’invisible : montrer ce qu’on ne montre pas ou qu’on préfère ne pas voir. La facette sociale est plutôt satisfaisante même si ça sent le déjà-vu. Le choix de filmer les sous-sols du chantier comme s’il s’agissait d’une maison hantée, un long labyrinthe avec des bruits bizarres, des résonances, des ombres projetées est bien exploité malgré son aspect répétitif. Alors ? Alors la fin est calamiteuse. Je n’ai rien contre ce qu’on appelle les « fins ouvertes ». C’est une des grandes tendances du cinéma actuel. Mais encore faut-il que, comme ici, cette fon ne soit pas béante. Ou le scénariste est mort avant d(avoir écrit sa conclusion, soit il s’est mis en grève, soit il n’a pas su comment finir l’ouvrage… Je vote pour la 3ème explication. On se dit : « tiens, enfin un début de proposition de genre français intéressant ». Et paf ! Tout s’écroule car ce film a le défaut de ceux qui veulent essayer des choses sans les assumer. En dépit de la très bonne prestation de Damien Bonnard, - qui a tout de même l’air largement aussi paumé que nous dans ses nombreuses déambulations souterraines -, Samir Guesmi, Mouna Soualem, Tudor Aaron Istodor, Ahmed Abdel Laoui, Issaka Sawadogo, Sophie Mousel et quelques autres, il y a comme une « légère » frustration qui s'invite à l'issue de la projection… Dieu que c’est agaçant.
Vu à la Mostra de Venise. La grande force du film consiste à mêler réalisme social et atmosphère fantastique : ça permet de dresser un constat cinglant sur les conditions de travail du bâtiment tout en créant un vrai suspense. Et ça évite tout misérabilisme ou complaisance. Les acteurs sont formidables et la mise en scène impeccable. Du vrai bon cinéma !
Vu en avant‑première à l’UGC des Halles en présence de l’équipe, « Grand Ciel » frappe par la manière dont il révèle le fossé entre les promesses des grands projets urbains et la réalité éprouvante des ouvriers qui les construisent. La mise en scène souligne avec force la tension sociale du chantier, même si la dimension fantastique peut détourner du propos principal du film. Une œuvre marquante, renforcée par un regard rare sur le monde ouvrier.