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Muriel F.
70 abonnés
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3,5
Publiée le 13 janvier 2024
Denis Podalydès entouré de Jonathan Cohen et Emmanuelle Bercot, campe un rôle de réalisateur dans les affres d'un film à caractère social en panne de financement. Situations cocasses et réalistes plus que bien senties dans le making of qui se crée en parallèle du film. Cédric Kahn obtient le meilleurs de tous ses acteurs pour le plaisir des spectateurs. A voir !
La bande annonce, trompeuse, vend une comédie. Le film, lui, fait sourire deux ou trois fois. Ce n'est pas raté mais ça ne raconte vraiment ni le monde du cinéma, ni le monde des ouvriers.
Jouons à un jeu : dans la famille médiocre, je demande le pire ! Dans un registre comique de mauvais goût, entre hurlements et mots grossiers, se pavane une sorte d'histoire sans queue ni tête dont le prisme se rapproche plus d'un tas de fumier qu'à un classique du cinéma. C'est simple : ce film est simplement une chimère du cinéma français moderne. Pas drôle, vulgaire (même pas populaire), et d'un ennui particulier, ce film convient parfaitement aux Parisiens. Ce film n'est pas à voir. Et encore, c'est un euphémisme !
Les films qui racontent le tournage d’un film sont nombreux et la plupart montrent, certes l’envers du décor mais où le cinéma garde son aura artistique voire glamour ou mythologique. Rien de tout cela ici, avec une vision plus sociale. Cela n’est pas un hasard si le film tourné par Simon (Denis PODALYDÉS) raconte la lutte d’ouvriers défendant leur usine qui va être délocalisée, d’après une histoire vraie, constituant un parallèle avec les membres de l’équipe de tournage, divisés entre « artistes », voulant terminer le film, même bénévolement, et les « petites mains », invisibles, pas toujours valorisées, mais nécessaires (cantine, logement, installation du matériel, etc.), considérant leur métier comme une source de revenus uniquement, spoiler: lors de l’annonce de l’épuisement du budget, suite au retrait du principal producteur (qui apportait 1 million €, en désaccord avec la fin pessimiste, tragique du film) . Avec tous les problèmes rencontrés [un réalisateur à la situation familiale dégradée, une vedette, certes charismatique mais à fort égo (Jonathan COHEN), un directeur de production filou et absent aux abonnés en cas de coup dur (Xavier BEAUVOIS)] mais pour qui « le cinéma est une drogue dure »], le film (probablement nourri des expériences de Cédric Cahn) est plus proche de « Lost in la Mancha » (2002) de Keith Fulton et Luis Pepe, documentaire conçu à l’origine pour être le making of de « The man who killed Don Quixote », film avorté de Terry Gilliam avec Jean Rochefort, Johnny Depp et Vanessa Paradis, que de « La nuit américaine » (1973) de François Truffaut. D’où son titre, car le film [divisé en 3 actes (1er jour de tournage, mi-parcours et dernier jour de tournage)] est vu, en partie, à travers la caméra de Joseph (Stephan CREPON) chargé de réaliser le making-of (film documentaire relatant le tournage pour les francophones) du film, spoiler: pizzaiolo dans la pizzeria familiale mais passionné de cinéma et qui a même remis son scénario, très autobiographique, à Simon . C’est une belle illustration de la formule d’André Malraux (1901-1976): « le cinéma est un art, et par ailleurs, c’est aussi une industrie », phrase qui termine son livre « Esquisse d’une psychologie du cinéma » (1946).
Est-ce un film qui ne fera rire que les gens "du milieu" ? Peut-être bien… En attendant, le film de Cédric Kahn dépeint avec un réalisme plus vrai que nature les tics de tournages et les véritables private jokes qu'on retrouve sur tous les plateaux. On rit parce que c'est juste, par connivence. Mais "Making of" ne veut pas être (et n'est pas) une comédie potache : le film laisse aussi la place à de beaux moments d'émotions et à des personnages touchants… Les cinéphiles et amateurs du 7e art sont assurés de passer un beau moment, qui ne rentrera peut-être pas dans les annales mais réussit à "croquer" avec panache ce petit monde fou et passionné.
Making of fait partie de cette petite liste de films à montrer l'envers du décor dans la réalisation d'un film. Si Coupez! était décapant et avait déconstruit le genre entier (du film d'horreur et de l'envers du décors), Making of se veut bien moins révolutionnaire et aussi, sans ennui.
Je n'ai pas vu le temps passer, globalement c'est fluide. En prime, Podalydès est comme toujours : une sacrée pluvalue dans un film, et JoCo excellent. Il apporte la touche d'humour bienvenue et participe à la fluidité du film. La salle était bien remplie et la présence de JoCo y est pour beaucoup. Côté scénario, il n'y a rien de convenu mais, rien ne brille non plus, hormis une belle justesse dans les personnages (c'est déjà pas mal). Une exception quand même ; la relation amoureuse.
Il y a du plus et aussi un peu de moins. Mais globalement, ce film en vaut la peine.
Un beau film sur le cinéma et les gens qui le font. Des mises en abîme intelligentes et une série de personnages bien campés. Drôle, bien vu et émouvant.
Un film ennuyeux, bavard et égocentrique. À fuir malgré la bonne distribution. Quelle déception. Si mon commentaire permet à certains de se faire piéger j'aurais pas complètement perdu mon temps.
Quand on a vu "la Nuit Américaine " de Truffaut, on prend le risque d'être déçu. Ici, on se perd dans le scénario. On ne sait pas toujours si le moteur tourne ou pas. Il faut toutefois noter une excellente prise de son. Mais la fin inattendue est une belle trouvaille.
Un petit film somme toute sympathique. Plus le film avance et plus cela part en sucette, rien ne vas et ce dans tout les domaines et le pauvre Podalydès (qui est très bon) ne sait plus où donner de la tête. Le fait de voir et le film et donc les coulisses donnent un petit truc en plus bon comme j'ai expliqué rien ne vas cela donne plein de moment "à filmer". C'est exagéré mais pas de soucis, il y a forcément un happy end malgré tout ce bazar. Bref sympa. NOTE : 6/10
Encore une variation de "film qui parle du cinéma". Ici presque chaque scène est l'occasion d'une mise en abime autour du "film dans le film". Si les réflexions sur la force du collectif et les inégalités sociales reproduites dans le milieu du cinéma ne sont pas toujours subtiles, elles n'en restent pas moins intéressantes. Le personnage du réalisateur (alter égo du réalisateur ?) se révèle sympathique. Et on rit souvent ! Une bonne surprise donc.