2424 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
216 critiques spectateurs
5
13 critiques
4
51 critiques
3
77 critiques
2
44 critiques
1
20 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Bertie Quincampoix
142 abonnés
2 088 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 4 août 2026
Drôle et intelligent, Making of nous embarque (comme son nom l'indique) dans les coulisses du tournage d'un film qui menace de virer à la catastrophe : les producteurs font faux bond, l'acteur principal (Jonathan Cohen, très à l'aise dans le rôle d'un mauvais comédien incarnant un ouvrier prenant la tête d'un mouvement de contestation) a un melon énorme, les équipes techniques sont à bout. Au milieu de tout cela naissent néanmoins de belles aventures humaines et de mignonnes histoires d'amour. Parfois un peu désincarné (son titre générique, Making of, donne le ton), parfois un peu longuet, le long-métrage de Cédric Kahn n'en reste pas moins un témoignage tout à fait agréable sur l'envers du décors d'une industrie qui fait rêver, et qui est traitée ici dans ses aspects les plus triviaux et les plus tangibles.
À travers un tournage très mouvementé, Cédric Kahn propose une mise en abyme un peu décousue mais originale et séduisante des coulisses du cinéma, portée par un bon casting.
Ennuyeux, bourré de clichés...je n' ai même pas réussi à tenir jusqu'à la fin. Regardez la Nuit Américaine, de Truffaut. Au moins vous aurez l'impression que le réalisateur aime le cinéma.
Tourner un film dans un film est une idée originale. Il nous est montré toutes les facettes du métier de réalisateur aussi tout ce qui se passe derrière la caméra. C’est filmer en mode documentaire social qui nous donne à voir des scènes émouvantes. Le scénario du film est intéressant et prenant mais à prendre avec recul car le pire est combiné dans ce long-métrage (production, réalisation, équipe technique, acteurs & actrices…). La fin est touchante et a un double impact dans le film.
De bons jeux d’acteurs et d’actrices qui apportent leur sensibilité et leur spécificité dans leurs rôles. Coup de cœur pour l’actrice Souheila Yacoub qui interprète double rôle : Nadia et Oudia.
J’ai passé un bon moment avec des rires devant ce film que je vous conseille.
Il y a des films de cinéma sur le cinéma qui parlent magnifiquement du cinéma, comme ‘Cinema Paradiso’ de Giuseppe Tornatore. Il y a aussi les nombrilistes, faussement poétiques, vraiment insupportables. Il y a ceux qui se servent du support pour expérimenter, ou comme exutoire au stress de la profession et prétexte à un humour plus ou moins cinglant. Et puis, il y a ce curieux ‘Making-of’, très écrit et très pensé, qui vise l’universel et l’allégorie militante. Puisque ce making-of est, dans le film réel, un film documentaire consacrée au tournage d’un film basé sur un événement réel dans l’univers fictif, on a affaire à une sorte de projet 4D : le sujet du film de ce réalisateur au bord de la crise de nerfs est d’essence sociale - des ouvriers qui luttent pour conserver leur usine - et ce qu’il dénonce se retrouve étrangement transposé à l’échelon supérieur, sur le plateau de tournage mais en version inversée : la noblesse des idées de gauche et de solidarité exprimées dans ce cinéma-vérité se heurtent à la réalité et à l’obligation de transiger, de moyenner et de négocier, parfois au détriment des artistes et des équipes sur le terrain, avec les bailleurs de fonds capitalistes. S’y mêlent d’autres considérations, celle du réalisateur, toujours, dont la vie familiale part en lambeaux ou celle du figurant responsable du making-of, qui rêve d’entrer dans la grande famille du cinéma et entame une relation compliquée avec une des actrices. Sans oublier Jonathan Cohen, en star bien intentionnée mais bouffie d’égo, dont l’abattage survolté ne suffit pourtant pas à rendre le film vraiment drôle. Sans doute ‘Making of’ court-il trop de lièvres à la fois pour briller dans toutes ses dimensions : on n’a aucune peine à reconnaître la valeur et l’intelligence du projet mais on n’en sort ni très convaincu, ni très édifié, ému ou amusé.
Making of est un excellent film et j'avoue ne pas comprendre qu'on en est pas parlé plus à sa sortie. Tombé par hasard dessus dans un magasin je ne le connaissais pas du tout et je me demandais sur quoi j'étais tombé après les premières scènes (6 mn) et de plus en plus j'ai été pris par ce film. Des acteurs plus vrais que nature (les figurants du film filmé sont-ils vraiment des ouvriers ou des figurants). Les portraits des personnes sont fins et rien n'est attendu, facile. Un film qui au final nous apprend beaucoup sur le cinéma, la vie. Et qui donne envie d'aller au cinéma. Bravo M. kahn.
Les acteurs sont tous des révoltés. Révoltés de l’injustice. En colère, agressifs, mais une tension assez impressionnante avec Cohen assez magistral et des seconds rôles qui se battent pour le réel. La mise en abîme est très forte dans la revendication et les liens entre les deux sont vraiment subtils et réjouissants.
Franchement original, on assiste à deux histoires en une, le tournage d'un film sur les ouvriers, et le tournage du tournage, les deux étant mis en parallèle. Humour froid, rebondissements, dialogues croustillants... sur fond de critique du Grand Capital, ce film atypique avec Denis Podalydès en premier rôle, est plutôt réussi.
Un film original sur le tournage d'un tournage (bien que cela ne soit pas le seul dans le genre, le premier, le plus célèbre étant "la Nuit Américaine") mais celui là peut vous perdre entre le film tourné et le making of (le film du film) où les événements se télescopent : spoiler: Une usine qui ferme en même temps qu'un film qui avorte
Alors on sourit tout juste sur certaines similitudes mais pas plus, ajouter une pincée d'histoire d'amour un peu compliquée et voilà. C'est pourquoi je ne peux pas dire que j'ai spécialement apprécié le film. Et je trouve aussi que Jonathan Cohen en fait "un peu trop". Peut être que cela parlera plus à ceux du "milieu"...
Après le très bon « Le Procès Goldman » j’étais curieux de découvrir ce que nous réservait Cédric Kahn. Et il nous livre ici un film complètement à l’image de son sujet : très chaotique, il y a des personnages qui débordent de tous les côtés, ça parle tout le temps, parfois pour dire beaucoup ou pas grand chose… bref un film très inégal, qui illustre parfaitement la folie créatrice de ses personnages tout en montrant l’instabilité qu’il en découle. Le film aurait sûrement gagné à être plus court pour être plus intense mais ça reste une belle représentation du monde du cinéma.
Ce film est une épreuve de patience. Les scènes s'étirent à l'infini, et l'ennui s'installe dès les premières minutes. On attend une fin qui sauverait l'ensemble, mais elle est aussi vide que le reste, laissant un goût d'amertume et de temps gâché.
Un film sur le film du film… parfois tendre parfois drôle. J Cohen est finalement assez convaincant dans un rôle qui sort de l’ordinaire pour lui. Il se pourrait qu’il soit vraiment acteur. À confirmer… Un bon film quoi qu’il en soit.
Making-Of est une œuvre attirée par ses contraires et définie par ses contraintes : la superposition de différents niveaux de réalité, depuis la fiction inspirée d’événements authentiques à son élaboration réelle mais rendue artificielle par la réalisation d’un journal de tournage, en passant par la naissance d’un spoiler: sentiment amoureux partagé entre deux êtres inégalement placés sur l’échelle sociale et professionnelle puisque Nadia interprète un rôle principal là où Joseph est recruté à l’arrache dans des tâches apparemment subalternes . Nous retrouvons une réflexion sur le chaos nécessaire à la création que Federico Fellini, entre autres, investissait déjà dans Prova d’orchestra (1978) par le biais d’un conflit ouvert entre le chef d’orchestre et ses musiciens mutins ; une même métaphore est employée d’ailleurs lors d’un dialogue entre les jeunes amants, elle y adhérant, lui y opposant celle de l’artiste isolé, reclus dans une solitude choisie autant que subie, et exploitée non sans ironie par un plan représentant Simon en train d’engloutir un hamburger de fast-food. Le cinéma ne naît pas de la magie mais d’un acte de cruauté répété encore et encore qui brouille les repères, défait les axiologies et inverse les fonctions symboliques : le réalisateur, maître à bord, s’avère être à la merci de producteurs soucieux d’une clausule en contradiction avec ses intentions, tributaire du budget et des relations humaines au sein de son équipe. L’intelligence de Cédric Kahn, outre d’enchâsser la fiction des ouvriers dans une autre fiction donnée pour vraie de façon à expliciter leurs points communs, est d’offrir deux fins alternatives : la positive de Making-Of, la négative des Ouvriers. Cette brillance de propos tend cependant à prendre le pas sur la spontanéité tourmentée de la relation amoureuse : les sentiments subissent cette facticité générale, si bien que trop peu d’émotions ne se dégagent d’un long métrage démiurgique qui martèle verbalement l’idée de dérèglement collectif par incapacité à la figurer vraiment.
Je m'attendais a un bon film avec Jonathan Cohen qui excelle dans l'humour.... Le sujet du film n'est pas si drôle car réel et sociétal.... On ira donc devant un autre film, enfin, pour ma part :)
Le "film dans le film" qui est une critique, ou plutôt, une observation de l'industrie du cinéma au niveau du tournage et de ses protagonistes. Simon est un réalisateur en attente de son premier grand succès. Avec ce scénario d'ouvriers qui souhaitent prendre le pouvoir de leur usine, il sait qu'il tient la critique sociale anti-capitaliste qui fera parler de lui. Seulement, d'aléas en aléas, Simon voit son navire partir à la dérive. Si le ton est donné dès les premières secondes - on entre directement dans le vif du sujet -, l'histoire lutte tout de même à prendre son envol et à montrer sa personnalité. Ne vous attendez pas à un "Fiasco" (série avec Pierre Niney) rempli de situations comiques. Ici, le parallèle entre l'histoire des ouvriers et l'histoire du tournage prend le dessus et installe "Making Of" comme une critique sociale. Mention spéciale au scénario qui évite la vision manichéenne des productions contre les "artistes" et intermittents.