Nouveau film de Cédric Kahn quatre mois seulement après l’excellent Le procès Goldman. Changement de cap radical vers la comédie et l’envers du décor du cinéma. Un film dans le film mené tambour battant, drôle et incisif. Avec une double intrigue, les ouvriers du film et les techniciens qui le fabriquent, qui se battent un peu pour la même cause. L’ensemble est donc très social et politique. Ils sont interprétés avec brio par les excellents et inénarrables Denis Podalydès, Jonathan Cohen et la révélation de Peter Von Kant de Ozon, Stefan Crepon. Avec aussi les trois acteurs-réalisateurs que sont Emmanuel Bercot Valérie Donzelli et Xavier Beauvois (hilarant) tous impeccables. Le tout est aussi drôle qu’énergique et émouvant et nous fait passer un très bon moment. Cédric Kahn ne déçoit donc pas. Voilà une comédie savoureuse pour ce début d’année. A voir.
Il est toujours passionnant pour les cinéphiles de passer de l’autre côté du miroir pour découvrir les coulisses de la création d’un long-métrage. Cédric Kahn nous présente avec drôlerie et sincérité toutes les difficultés liées à la fabrication d’un film. Et il y en a ! Du scénario à la production, de la gestion des acteurs aux soucis budgétaires : réaliser un long-métrage peut vite se transformer en un chemin de croix. Denis Podalydès est l’acteur parfait pour incarner ce réalisateur totalement dépassé par les évènements. Il nous régale par sa perte de contrôle progressive et inéluctable de tous les éléments qu’il doit gérer pour aboutir à achever son film. Pour l’accompagner, Xavier Beauvois s’avère plutôt déconcertant au début, mais il finit par nous proposer un personnage drôle et décalé. Jonathan Cohen nous offre lui, par moments, le meilleur de son registre comique barré. Mais il est aussi parfois premier degré, et nous perd donc dans ses intentions. En effet, le récit présente sans doute trop largement le contenu réel du film en cours de réalisation. Cette histoire d’ouvriers, qui s’approprient leur usine pour sauver leurs emplois, prend trop de place et a bien du mal à susciter l’intérêt. Mais il y a aussi un autre interprète, Stefan Crepon, pas hyper convaincant, qui a aussi son histoire dans l’histoire. C’est lui qui réalise ce fameux making of qui est donc le fil rouge de tout ce bazar. Pas déplaisant dans la description de la création artistique, le film part donc un peu dans tous les sens. Il ne sait guère choisir entre drame et comédie et se déroule, en plus, dans un cadre assez laid visuellement.
très sympa ce film, brillant, drole, avec de bons acteurs . Pour les amateurs de cinéma, un film dans le film, avec les coulisses, les egos des acteurs ...
Pas dans mes habitudes de noter un film mais au moment ou je redige cet avis ce film est affublé d'un petit 3,2 par le public, bien en deçà de ce qu'il mérite (et 3,7 par la presse.. étonnant). J'ai même failli ne pas aller le voir pour cette raison. Il ne restera peut-être pas dans les annales mais j'ai passé un moment très agréable.
Le film est fidèle à la bande annonce et l'on se retrouve dans l'envers du décor d'un tournage avec tout ce qui doit être géré en coulisses. Mention spéciale pour Denis Poladyles qui joue un rôle exigeant avec beaucoup d'émotions à interpréter et le fait très brillamment. Les autres acteurs sont également tous excellents. Peut-être ce film nous fait-il comprendre que derrière la caméra, le scénario, l'argent, les acteurs, se trouvent des êtres humains qui naviguent entre leur vie et leur passion pour le cinéma.
Passionné par l'univers du cinéma, ce fut un pur régal d'observer le processus et la mécanique de fabrication d'un film, avec tous les obstacles que l'on peut rencontrer, qu'ils soient liés à l'organisation, aux contraintes financières, humaines et matérielles...
L'on peut toutefois facilement avoir un sentiment de trop plein et trouver que le film s'éparpille en voulant croiser des thématiques à la fois sociales, artistiques, économiques et sentimentales. Mais c'est également ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas une seconde.
L'interprétation est irréprochable. Denis Podalydes, formidable en réalisateur totalement dépassé par les évènements, Emmanuelle Bercot, en directrice de production patiente mais pas trop, Xavier Beauvois en producteur escroc et sans complexe, et Valérie Donzelli en épouse usée sont impeccables. Stephan Crepon et Souheila Yacoub, repérés respectivement dans Peter von Kant et Climax, forment un couple touchant. Quant à Jonathan Cohen, en acteur à l'égo surdimensionné, c'est un plaisir de le voir faire un peu moins du Jonathan Cohen pour une fois.
Le film dans le film sur le combat des ouvriers contre la fermeture de leur usine est peut être ce qui est le moins intéressant et vient couper le rythme de la narration. Le fait que ces scènes s'enchaînent avec les autres sans aucune transition peut également dérouter. Mais cette mise en abyme vient appuyer le propos sur la logique capitaliste de notre société toute entière en faisant du tournage d'un film une entreprise comme une autre, au final.
Sous ses faux airs de comédie légère, le film est plus profond qu'il n'y paraît et parvient même à troubler lorsqu'il aborde la solitude de ses personnages.
Making of est donc une belle surprise au final, un film foisonnant. Si un léger bémol devait être soulevé, c'est qu'il est encore bien difficile de reconnaître la patte de Cédric Kahn après des films aussi différents que Le Procès Goldman, Une Fête de famille ou celui-ci. S'il est tout à son honneur de s'essayer à des genres aussi différents, l'on aimerait le voir trouver un style plus identifiable.
Bonsoir, je sors à l’instant de la séance. Je ne me considère pas comme un grand cinéphile mais comme quelqu’un qui sait apprécié un bon scénario, des jeux d’acteurs prenants ainsi que la qualité des décors et des costumes.
Comment dire, je ne pensais pas qu’il était possible de réaliser un navet aussi fade. J’ai espéré jusqu’à l’acte 3 être pris dans un tourbillon d’émotions, je me suis retrouvé dans le néant, en tête à tête avec le vide au coeur du cyclone.
Cédric Kahn vous êtes un réalisateur qui peut faire mieux, je ne comprends pas comment quelqu’un qui a des notions de rentabilité économique peut financer une telle soupe.
Je n’écris que rarement sur les films que je vais voir car je pense que chacun doit se faire son propre avis. En revanche il m’est impossible de laisser les gens aller payer pour voir un navet pareil. Scénario catastrophique, humour inexistant, histoire d’amour niaise et téléphonée qui est là car il fallait en mettre une. Même gratuitement ça serait presque honteux de faire déplacer les gens pour ça.
Si vous voulez vraiment voir l'envers d'un film c'est la nuit américaine que vous devez regarder. Le film n'est pas daiplaisant, plutôt très bien joué par Polydales et Jonathan Cohen mais je trouve que l'histoire tourne assez vite en rond. En somme un bon film mais mineur dans la filmographie de Cédric Khan.
Belle histoire mais ce n'est pas une comédie ! Jonathan Cohen dans un rôle sans un passage d'humour...dommage ! Sinon on accroche bien à l'histoire et aux personnages tout le long du film.
Un making-of c'est l'un des suppléments qu'on retrouvait dans le DVD d'un film, que généralement personne ne regardait et qui était souvent tourné par un ami/cousin/enfant du producteur. Cédric Khan, décidément en verve en ce moment, nous raconte l'histoire d'un film social qui prend l'eau dans une veine comique qui n'oublie pas des instants introspectifs ou tendres. Jonathan Cohen joue parfaitement un acteur qui joue mal. Xavier Beauvois, dans son rôle de producteur aussi, mais là je suis pas sur que ça soit volontaire.
J ai passé un bon moment Cela fait du bien de voir l'envers du décor Le côté social est également très bien souligné Les comédiens sont attachants et j ai été agréablement surpris de retrouver la talentueuse Emilia derou Bernal qui m avait époustouflé dans donoma il y a quelques années , elle a un petit rôle mais j'adore sa présence
Je suis pas bien moi d'aller voir un film pareil! Après une semaine d'exploitation on est que 8 dans la salle; c'est dire le succès au box office que va remporter cette toile .... Si je décortique l'affiche Denis Poladyles (même s'il est jamais mauvais) ça veut dire que ça va etre mou du genou et ... ça l'est !! Johnatan Cohen ça veut dire lourdingue et ...c'est confirmé, surtout qu'en plus il passe son temps a brailler pour escamoter son piètre registre. Emmanuelle Bercot se contente de traverser le film tranquilou bilou et S. Yacoub elle se plait à surjouer les hystériques,. Si on ajoute à ça un comique frisant la pauvreté (les 8 spectateurs dans la salle ont rigolé 3 fois au mieux) On arrive au final à un film assez banal qui va pas faire tripette au box office.
Je ne suis pas fan d'habitude du cinéma de Cédric Kahn, excepté deux ou trois films, mais là il y a quelque chose de nouveau et d'intéressant...Deux films en un, le drame social d'une usine en licenciement et le making of...J'y suis allé avant tout pour Denis Podalydès, sans lui j'aurais hésité....Cet acteur est toujours juste et pertinent dans ses films....En plus j'ai eu l'agréable surpris de découvrir Jonathan Cohen, excellent dans son rôle et d'autres rôles plus secondaires interprétés par Emmanuelle Bercot, ou Xavier Beauvois, ou Valérie Donzelli ( l'épouse) ....La première heure hélas est assez longuette, manque de recul sur le making of, et parle plutôt lutte sociale...La frontière est trop ténues avec le making of, c'est mon humble opinion....la seconde heure est plus touchante. le scénario et la mise en scène ne laisseront pas un souvenir impérissable non plus ......In fine, le film laisse un intérêt et une émotion, plutôt originales, mais peu prégnantes. à vous de voir…..