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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 11 juillet 2024
En mode faux making-of ; Cédric Khan nous plonge dans ce qui pourrait être les coulisses du tournage d’un long métrage. Il essaie de montrer un maximum de choses sur le ton de la comédie : la difficulté de financer un film, d’imposer son scénario aux producteurs, de revoir son plan de travail en fonction du budget, gérer la technique et les égos des comédiens,… On perçoit donc très bien les limites du 7ème art, contraint par les finances et devant faire cohabiter des intermittents artisans/techniciens avec des stars de la comédie. C’est bien enlevé, assez drôle ; mais Cédric Khan reste politiquement correct avec le milieu donc son film est ni politique ni une franche comédie. Le cul entre deux chaises ; une indécision qui créé pas mal de trou d’air dans son projet. Et le comble de son film est qu’il dénonce les plans inutiles que l’on pourrait couper si le budget ne permettait pas de les maintenir dans le projet ; et son film est malgré tout boursoufflé par endroit de séquences futiles. Il dénonce aussi les happy ends imposés par des producteurs guidés par l’appât du gain et non la cohérence de l’œuvre et il tombe lui aussi dans le piège d’une fin mièvre. On prend plaisir à voir les comédiens cabotinés dans cette mise en abyme du cinéma mais c’est cependant aussi vite vu qu’oublié. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Simon, réalisateur aguerri, tourne un nouveau film social. Le combat d'ouvriers contre la délocalisation de leur usine. Mais entre un producteur filou, des financiers qui le lâchent, et un acteur principal qui a le melon, rien ne sera facile... Les films sur les tournages de film, ça existe depuis bien longtemps, et il y en a pléthore, en France ou à l'étranger. Quel est l'angle d'attaque de "Making of" ? Sa petite originalité est sa mise en abyme, entre une production qui prend l'eau, et les tensions au sein de l'équipe, qui feront écho au sujet même de l’œuvre tournée. En résulte quelques parallèles ironiques, mais sinon c'est du classique. On bénéficie de Denis Podalydès en réalisateur au bout du rouleau, et Jonathan Cohen en star imbuvable, qui se complait à en faire des caisses ou à phagocyter ses partenaires de jeu. Il y a également quelques situations amusantes. Néanmoins cela ne m'a pas vraiment emballé. Une sous-intrigue de making of qui finalement ne servira pas du tout. Des scènes de film dans le film un peu longuettes, voire pas vraiment utiles. Et un récit qui se traîne. L'ensemble aurait pu se réduire à moins de 1h40. Par ailleurs, soyez prévenus, contrairement à ce qu'on essaie de nous vendre, ce n'est pas une comédie. On sourit souvent, mais ça reste quand même plutôt dramatique.
Une comédie incroyablement mordante et sans concession qui porte un regard critique acerbe (mais bienveillant) sur le monde du cinéma français. Entre producteur déconnecté, réalisateur à la ramasse et acteur à l'ego démesuré, tous les ingrédients sont présents pour qu'un tournage tourne au chaos. Que ce soit en termes d'écriture ou de jeu, tous les personnages sont véritablement brillants, porté par un casting au sommet. Seul bémol d'écriture, l'ajout d'une romance superficielle et totalement dispensable vient alourdir l'histoire et jette un flou sur la caractérisation des personnages. En termes de mise en scène, Cedric Kahn réussit le pari du film dans le film, en adaptant sa réalisation pour un réalisme toujours plus poussé. En bref, Making of est une comédie hilarante, émouvante, et riche en cinéma. Une réussite
Je n'ai même pas été jusqu'au bout du film tellement c'est lent et pas drôle. En même temps je venais de finir la série fiasco qui est sur le même thème mais avec JoCo je pensai vraiment que ce film allait être drôle mais il n'en est rien. Même les plans ne font pas making of c'est dommage. J'essaierai de le regarder encore une fois pour être sur de mon avis.
3 histoires se croisent dans le film, aucune n'est sous-exploitée, mais ce festival d'emmerdements du début à la fin, n'est pas des plus agréables à regarder.
Ayant joué dans un film en tant que figurant, il y a quelques années, j'ai pu analyser et interpréter mon vécu avec les coulisses d'un film que nous propose "Making of". Un film dans le film, tout simplement. Et tout est exacte, c'est criant de vérité: le stress sur le plateau, les engueulades entre acteurs et figurants, les changements de dernières minutes (que je n'ai pas connus en tant que simple figurant), jusqu'aux repas partagés sous la tente, tente pour les figurants et La tente pour les acteurs....L'égo souligné de certains, brillamment retranscrit à l’écran. Puis une belle subtilité arrive dans ce film qui tourne à la catastrophe puisque son déroulement finit par se calquer sur le scénario du film proprement dit.. Brillante idée! Les acteurs (les vrais !) sont très bon, belle dynamique, j'ai beaucoup aimé cette "vérité" cachée des tournages.
Mise en abyme particulièrement bien construite, Making Of est fait d’intrigues à la fois superposées, parallèles et s’entrecroisent : celle, sociale, du film en cours de réalisation, la réalisation elle-même, également sur fond social, le quotidien du jeune réalisateur du making of en train de filmer le réalisateur du film, et une foule invraisemblable d’aléas inhérents à un tournage.
Exercice de style prenant et même parfois poignant, ce film offre aussi un fabuleux décalage entre le rêve et la réalité, à chaque niveau narratif, principalement mis en évidence par le héros principal (Joseph/Stefan Crepon) qui s’accroche à son envie de faire du cinéma. Souhaila Yacoub en actrice prometteuse, Denis Podalydès en metteur en scène dépassé, Emmanuelle Bercot en directrice de production soumise aux impératifs financiers, Valérie Donzelli en épouse lasse et lointaine du réalisateur, Xavier Beauvois en producteur mythomane et Jonathan Cohen en star imbuvable complètent une distribution parfaite, encore enrichie par une foule de figurants jouant le rôle... de figurants. La musique quant à elle, fluide, signée Astrid Gomez-Montoya et Rebecca Delannet, est relevée par des extraits du Roméo et Juliette de Berlioz.
La réalisation en plusieurs points de vue (la caméra principale de Cédric Kahn, la caméra qui filme la réalisation en cours du film dont on vit certaines scènes puissantes, et la caméra du making of plus intimiste), sans trop de fioritures, et une narration claire offrent une linéarité bien venue tant le scénario est complexe.
Au final, Cédric Kahn (nominé il y a quelques mois aux Césars pour son Procès Goldman autrement plus esthétisant et artificiel), réussit un véritable tour de force sensible et intelligent, une comédie sociale à tiroirs fichtrement bien ficelée, doublée d’un hommage au cinéma et à celles et ceux qui le font, de la cantinière aux producteurs, où rien n’est laissé au hasard.
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2,5
Publiée le 15 mai 2024
"Making Of" raconte les coulisses du tournage d'un film avec un célèbre réalisateur sur le déclin qui lutte pour aller au bout en raison de nombreux problèmes artistiques ou financiers. Il s'agit d'un film dans le film avec de nombreuses similitudes entre les deux histoires où des salariés sont abandonnés par les grands patrons et confrontés à un dilemme. Si Cédric Kahn s'interroge sur le but du cinéma et sur les sacrifices créatifs dans une quête de rentabilité, "Making Of" est avant tout une grande bulle avec de nombreux personnages pour autant de sous-intrigues. Il y a le réalisateur qui se bat pour maintenir son intégrité artistique, l'acteur égocentrique qui veut toute l'attention, un figurant qui rêve grand, une relation d'amour au milieu des différends... Il y a cette volonté de n'oublier personne pour souligner l'importance de chacun des producteurs aux techniciens, mais c'est trop décousu pour ma part. J'aime beaucoup Souheila Yacoub, mais la romance n'apporte rien. J'aurais préféré un film seulement sur les dessous du cinéma avec des enjeux plus élaborés et développés. Ça se laisse voir, mais sans plus.
Très bonne mise en abyme pour Cédric Kahn qui nous fait son propre « La nuit américaine » campé par des acteurs superbes aussi bien chez les premiers (Jonathan Cohen et Denis Podalydès) que chez les seconds rôles (Stefan Crepon et Souheila Yacoub) avec un film qui aurait très bien pu s’intituler « où quand la réalité rattrape la fiction » et qui suit le déjà excellent « Le procès Goldman ». Un très grand réalisateur français qui confirme, ça fait du bien !
Bien qu'il y a de nombreux acteurs indépendamment talentueux, l'ensemble ne fonctionne pas. La recette est fade, le rythme lent et les personnages superficiels. L'histoire qui aurait pu être un film "à la bacri", comme dans "Le sens de la fête" où un wedding planner fatigué, voit son dernier mariage partir à vau l'eau n'est pas assez solide. Il n'y a aucun ressort comique pour rythmer les deux longues heures et à l'inverse les parties "dramatiques" sont seulement survolées, le spoiler: ménage Simon qui bat de l'aile , le côté starlette de Alain ou encore spoiler: l'amourette de Nadia ne nous renvoient pas à nous même.
Le principe du film dans le film est plutôt séduisant, d'autant plus si l'on ajoute un making of autour. Ce dernier aspect n'apporte d'ailleurs rien, entre autres digressions parallèles, apportant un côté brouillon à l'ensemble. Dans le fond, que cherche t-on vraiment à raconter au spectateur? La passion que suscite le cinéma peut-être, mais trop peu approfondie. En tout cas, l'ennui s'invite souvent.
Film extremement ennuyeux qui n'intéressent que les critiques de cinema. Du coté du spectacteur, on attend en vain quelque chose mais rien ne se produit. J. Cohen fait son numéro favori.....qui à la longue devient très lourdingue Podalydès est là, mais bof.....rien..... Navrant et désolant.......Le cinéma américain a des bon jours devant lui face à des "films" français pareils.....
Le tournage de Simon ne se déroule pas comme prévu. Entre les producteurs qui se désistent, les désaccords et les conflits entre les acteurs, rien ne semble se passer comme prévu. Les problèmes s'accumulent et Simon se retrouve rapidement dépassé par la situation. L'idée de réaliser un film montrant les coulisses de la fabrication d'un film ainsi que les éventuelles mésaventures est originale. Cédric Kahn l'exploite plutôt bien. L'histoire est intéressante et les tensions se font bien ressentir. Du point de vue artistique et technique, les choix sont judicieux et cohérents, tout comme du point de vue technique. Bilan global satisfaisant.
J'ai adoré. Tout est jouissif, fin, construit. Cohen super fort de s'auto-parodier à ce point. Podalydès, Bercot, Crepon, Yacoub...forment une team charmante. Pour moi c'est un essai plus que transformé alors qu'on a déjà vu pas mal de films sur les coulisses d'un tournage, car celui-ci a une dimension humaine, sociale, bref contemporaine hyper juste.