Je suis pas bien moi d'aller voir un film pareil! Après une semaine d'exploitation on est que 8 dans la salle; c'est dire le succès au box office que va remporter cette toile .... Si je décortique l'affiche Denis Poladyles (même s'il est jamais mauvais) ça veut dire que ça va etre mou du genou et ... ça l'est !! Johnatan Cohen ça veut dire lourdingue et ...c'est confirmé, surtout qu'en plus il passe son temps a brailler pour escamoter son piètre registre. Emmanuelle Bercot se contente de traverser le film tranquilou bilou et S. Yacoub elle se plait à surjouer les hystériques,. Si on ajoute à ça un comique frisant la pauvreté (les 8 spectateurs dans la salle ont rigolé 3 fois au mieux) On arrive au final à un film assez banal qui va pas faire tripette au box office.
Je ne suis pas fan d'habitude du cinéma de Cédric Kahn, excepté deux ou trois films, mais là il y a quelque chose de nouveau et d'intéressant...Deux films en un, le drame social d'une usine en licenciement et le making of...J'y suis allé avant tout pour Denis Podalydès, sans lui j'aurais hésité....Cet acteur est toujours juste et pertinent dans ses films....En plus j'ai eu l'agréable surpris de découvrir Jonathan Cohen, excellent dans son rôle et d'autres rôles plus secondaires interprétés par Emmanuelle Bercot, ou Xavier Beauvois, ou Valérie Donzelli ( l'épouse) ....La première heure hélas est assez longuette, manque de recul sur le making of, et parle plutôt lutte sociale...La frontière est trop ténues avec le making of, c'est mon humble opinion....la seconde heure est plus touchante. le scénario et la mise en scène ne laisseront pas un souvenir impérissable non plus ......In fine, le film laisse un intérêt et une émotion, plutôt originales, mais peu prégnantes. à vous de voir…..
A vu "Making Of" de Cédric Kahn le grand metteur en scène de "Roberto Zucco", "La prière" et "Le procès Goldman". Quelques mois après son précédent et excellent film, il nous revient avec une comédie. Cédric Kahn gagne le pari fou de réaliser un film de 3 genres avec des cadres et une photographie qui différent (1 comédie, 1 film social et 1 Making Of) et d'être très bon dans les 3. Nous suivons le tournage chaotique d'un film sur une grève et le licenciement d'un groupe d'ouvriers dans une usine de l'est de la France. Petit à petit les intermittents du spectacle du long métrage spoiler: vont vivre le quotidien de leurs personnages fictionnels (frictions, revendications, débrayage, exploitation...spoiler: ). Le tout est filmé avec naïveté par un jeune homme du cru, dans le but de faire un Making of. Alors bien sûr rien de nouveau, le producteur est un filou, le réalisateur méga angoissé et l'acteur principal super narcissique et cabotin. Mais quand c'est Denis Podalydès et Jonathan Cohen qui mènent la danse, celle-ci est endiablée. On apprécie le clin d'oeil de Kahn en faisant jouer des collègues réalisateurs talentueux dans des rôles inattendus : Xavier Beauvois dans le rôle d'un producteur sosie de Dominque Besnéhard (très très drôle), Emmanuelle Bercot dans celui de la coproductrice, seule à avoir la tête sur les épaules, et Valérie Donzelli dans le rôle de la femme du réalisateur. On aime les références aux films de Stéphane Brizé. Dans le genre, on est loin tout de même de "La nuit américaine" de François Truffaut et "Making of" n'est pas aussi original et fou que "Coupez !" de Michel Hazanavicius. Mais "Making of", même si son projet est anecdotique, rempli sa feuille de route. Assurément léger, drôle, et très bien joué.
Le film dans le film.bien construit, très bien joué... mais des longueurs qui ne permettent pas au film de trouver son rythme et nuisent aux quelques moments de grâce... mention spéciale pour emmanuelle bercot , toujours impressionnante de justesse ... et denis podalydes qui joue avec grand art un metteur en scène sous déprime...
Idée assez sympathique de montrer l'envers du décor d'un tournage de film. Rien ne va se passer comme prévu, l'équipe du film subissant problème sur problème. Désaccord, manque de moyens ou encore conflit entre les acteurs, rien n'est épargné. Tantôt drôle, tantôt satirique, j'ai été globalement séduite par ce scénario du film dans le film, le tout accompagné par un joli casting. Plaisant.
alors je ne sais pas. je crois qu'il y a un malentendu La bande annonce montre un film drôle, le film ne l'est pas, le film montre les galères d'un cinéaste qui tourne un film sur une tragédie sociale. certains personnages sont montrés comme ridicules (les co producteurs), l'acteur du film dans le film comme un personnage pathétique, ça ne me fait pas rire.
alors si vous voulez voir une tragédie sociale c'est parfait allez y. les acteurs sont excellents. si vous vouliez voir une comédie.. non je ne crois pas que s en soit une.
Pourtant de bons acteurs mais c'est tout. Passé le debut , un film d'un profond ennui. Présenté comme une comédie , pas un rire , qu'a voulu faire le réalisateur , un film social , un film sur le cinema , incompréhensible. Six dans la salle , deux partis avant la fin...
Réalisateur chevronné, Simon (Denis Podalydès) tourne en province son nouveau film inspiré d’une histoire vraie. Il traite de la résistance d’une poignée d’ouvriers à la fermeture et à la délocalisation de leur usine en Pologne. Son producteur (Xavier Beauvois) a bouclé son plan de financement grâce à une tête d’affiche bankable (Jonathan Cohen) dont le narcissisme sur le plateau et les relations tendues qu’il entretient avec l’actrice principale (Souheila Yacoub) provoquent des étincelles. Mais il y a pire : le chantage des producteurs qui exigent de Simon qu’il modifie la fin de son scénario, trop pessimiste à leur goût.
Cédric Kahn est décidément un réalisateur hors pair dont le seul défaut est d’avoir tourné des films si différents les uns des autres ("L’Ennui", "Roberto Succo", "La Prière", "Le Procès Goldman"…) qu’on peine à trouver une unité à son oeuvre. Dans un tout autre registre que son dernier film, sorti il y a trois mois à peine, il creuse un sillon souvent investi par les plus grands – Godard ("Le Mépris"), Fellini ("Huit et demi"), Truffaut ("La Nuit américaine"), Moretti ("Mia Madre") – le film dans le film et les mises en abyme qu’il autorise.
Mais "Making of" ne se borne pas, comme la bande-annonce pourrait le laisser craindre, à raconter un tournage qui part en cacahuètes. Ce film est autrement plus complexe et plus intelligent. Il agence plusieurs pistes de lecture.
La première, que j’ai évoquée, est les conflits d’ego entre acteurs, qui donne la part belle à Jonathan Cohen, dans un registre où on ne l’attendait pas, à cheval entre la comédie, dans le rôle outrancier d’un insupportable connard, et autre chose, plus subtil.
La deuxième, la plus stimulante, est la mise en abyme entre le sujet du film – des ouvriers qui se battent pour leur emploi – et les difficultés de la production consécutives au retrait des financeurs. Aux côtés de Simon, Viviane (Emmanuelle Bercot) tente de tenir la barque d’un navire qui prend l’eau de toutes parts. C’est un cinéma de la débrouille qui est filmé – comme l’avait fait déjà Tom DiCillo dans "Ça tourne à Manhattan" dont Cédric Kahn dit s’être inspiré ou, plus récemment, Kim Jee-Won dans "Ça tourne à Séoul !" – pour lequel l’enjeu principal est moins de réaliser un chef d’oeuvre que de réussir à payer l’équipe à la fin du tournage.
S’ajoute une troisième dimension incarnée par un jeune figurant (Stefan Crépon découvert en geek génial dans "Le Bureau des légendes") auquel Simon confie, par un hasard de circonstances, le soin de tourner le making-of. Sa passion de cinéma est dévorante. Il est prêt à tout pour la vivre, jusqu’à se faire embaucher comme figurant afin de glisser le scénario qu’il a écrit à ce réalisateur renommé qu’il n’aurait jamais pu approcher autrement. Double autobiographique revendiqué de Cédric Kahn lui-même, le jeune Joseph incarne, dans ce film qui aurait pu être écrasé par le cynisme, la part de rêve et de folie qui s’attache irréductiblement à l’art cinématographique.
"Making of" est un film intelligent et malin. Il lui manque peut-être le souffle et l’énergie qui fait tout le génie de "Coupez !", auquel je me trouve rétrospectivement bien chiche de n’avoir décerné que trois étoiles alors qu’il en méritait une quatrième. Mais j’en ai tout aimé, jusqu’à la fin malicieuse, en forme de clin d’oeil plein d’autodérision.
Très intéressant film de Cédric Kahn qui évoque là les coulisses du 7e art et où derrière sa réalisation se cache une critique fine et intelligente d’un secteur où création et rentabilité doivent souvent cohabiter , ce qui évidement provoque des tensions ! ...
Présenté comme une comédie, le nouveau film de Cédric Kahn, qui sort quelques mois seulement après Le procès Goldman, serait plutôt une comédie dramatique, mais en tout cas pas un film léger. Mais plutôt une satire, sur le monde du cinéma, le portrait d’un collectif qui n’a qu’une seule ambition, aller au bout coute que coute d’un tournage qui tourne au naufrage. La faute à un acteur principal a tendance à choper le melon, des producteurs qui veulent changer la fin et un réalisateur est au bord du burn-out.
Tout cela, Cédric Kahn le raconte plutôt bien dans un scénario qui part dans pas mal de directions, (dont certaines sont un peu superflues), mais qui globalement tient la route jusqu’au bout. Un film qui rappelle par sa dynamique, son rythme et son accumulation de catastrophes, Le sens de la fête. De la même manière que le film de Nakache et Toledano, Making-of montre l’arrière-boutique, les choses pas très glorieuses, les petits arrangements, le stress, les plans foireux mais aussi les petits plaisirs, les relations entre des gens qui s’aiment et se détestent.
Par le biais d’une jolie mise en abyme, Cédric Kahn met en parallèle la vie (ou la survie) d’un film de et celle d’une entreprise menacée de délocalisation, et que seuls, ses ouvriers peuvent sauver en formant une SCOP.
À travers tout un tas de situations et de répliques bien senties, le réalisateur pose un regard lucide sur ce monde qu’il connait par cour, notamment dans les échanges entre le réalisateur (Denis Podalydès), sa directrice de production (Emmanuelle Bercot, décidément toujours impeccable) et leur producteur (Xavier Beauvois, lui aussi très bon). Tous sont embarqués dans la même galère, mais pour rien au monde, ils ne voudraient faire autre chose tellement cette aventure humaine et artistique, aussi douloureuse soit-elle, est irremplaçable pour celles et ceux qui en font partie.
Encore un film mainstream avec peu de personnages principaux féminins (et dont le rôle principal est d'être l'amante des acteurs masculins), où un homme de 60 ans au pouvoir est marié à une femme de 35 ans, où ce sont les femmes qui prennent soin des hommes et pas l'inverse, avec des personnages presque tous blancs. Au vu du sujet du film, je m'attendais à un film plus à jour sur ces sujets, et plus engagé. Cependant, ce film permet de voir les coulisses du cinéma et de mieux comprendre les tensions et enjeux qui s'y jouent, donc merci pour cela.
L'année est encore jeune donc dire que c'est le meilleur film de 2024 est un peu présomptueux. Néanmoins je n'ai pas vu quelque chose aussi intéressant depuis 'anatomie d'une chute', c'est dire. Bon point à Stefan Crépon que l'on reverra certainement. En revanche Xavier Beauvois n'est pas très crédible et paraît réciter son texte plus que l'incarner. Étrange.
Une réussite. Il y a plein d'histoires imbriquées dans ce film mais la magie opère . Tous s emboîte à merveille à l exception peut être de l intrigue amoureuse. Derrière cette ode un peu désenchantée au cinéma il y a aussi l écho des combats désespère des ouvriér.e.s pour leur survie.
Alors que le tournage de son nouveau film vient de commencer, rien ne va plus pour le réalisateur Simon. Les acteurs partent à la dérive et dans les égotrips, la production manque d'argent pour payer l'équipe et le jeune homme recruté pour faire le making of n'est pas à la hauteur. Simon jette son dévolu sur un jeune figurant pour le seconder et tenir son journal de bord. En salle le 10 janvier.
spoiler: "Making of" est un étrange agrégat de plusieurs films en un seul : certaines scènes relèvent du film social avec l'histoire des ouvriers, d'autres de l'histoire d'amour, des coulisses d'un tournage etc. C'est plutôt bordélique et impossible de résumer en 3 phrases l'intrigue tant elle est multiple. J'ai aimé le jeu des acteurs principaux et le parallèle entre ce qui arrive aux ouvriers et ce qui arrive aux équipes de tournage. Le milieu du cinéma est ici montré de manière brute et sans magie, comme n'importe quel secteur professionnel. Dommage qu'on me perde à force de détours narratifs, d'ellipses et de sujets ouverts et laissés en plan.