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Barth
7 abonnés
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4,0
Publiée le 21 janvier 2024
Très bon film, bien mené par les différents talents de ses interprètes qui dresse un portrait réaliste du cinéma, avec des personnages attachants et bien traités. Bravo! A voir absolument au cinéma si ce milieu vous intéresse!
L'idée était assez réjouissante pour un cinéphile : participer à un tournage, surtout en compagnie de si grands acteurs, c'est le rêve. Si la promesse est bien tenue de ce côté-ci, avec tout un panel de personnages bien croqués, quelle facheuse et drôle d'idée de venir plomber cette comédie critique avec des scènes du "vrai" film, lourdaudes, ennuyeuses et hélas pas toujours bien filmées. Le réalisateur aurait dû faire comme dans l'une des scènes où la productrice demande àzu réalisateur Podalydes : coupez, coupez, coupez !
L'idée est bonne mais il y a des longueurs... les acteurs sont super mais, je me suis ennuyée par moment. J'avais hâte que le (les deux) films se terminent. Ça ne m'a pas captivée...
Cedric khan nous dévoile les coulisses de la création et le tournage d un long métrage où l humour et l emotion se mêle un cynisme déconcertant de ce milieu du cinéma. Je trouve qu il réussit bien le parallèle de ce tournage et ce que raconte le film que simon joue par podalydes, c est à dire un combat contre le capitalisme qui a mis dehors des ouvriers qui pourtant voulait reprendre l usine. Grace au film dans le film kahn dénonce le travail des petites mains qui sont souvent sacrifiés pour la réussite d un film. Le défaut majeur est que petit à petit ça ne tient pas la distance, avec des rôles qui ne sont que fonctionnels comme l histoire d amour de 2 personnages dont on y croit pas une seule seconde. Dommage car le thème est intéressant mais la forme moins.
On pense bcp à la nuit américaine de Francois Truffaut, version sociale. Une mise en abyme un peu pesante parce que un peu trop appuyée et trop longue. Podalydes est excellent mais on le savait déjà.
Quelques semaines avant la sortie de "Making-of", Kim Jee-Woon traitait un thème similaire dans "Ça tourne à Séoul" ; deux films racontant les dérives d'un tournage où (pour des raisons différentes) il est nécessaire de changer la fin malgré les oppositions. Alors que Kim Jee-Woon se tourne vers la comédie, Cédric Kahn fait le choix de l'approche sociale, si spécifique au cinéma français. Il filme une crise dans le monde ouvrier, à la façon d'un Ken Loach ou d'un Stéphane Brizet, accordant de longues scènes au faux film. A chacune de ces séquences factices répond une séquence réelle montrant une crise équivalente sur le tournage. Derrière la légèreté apparente des scènes comiques, se révèle un film intelligent, rappelant avec efficacité que, si le monde a changé, les ressorts de l'exploitation et des dysfonctionnements de l'économie capitaliste demeurent et peuvent toucher tous les aspects de notre société. Drôle et intelligent.
Il y a déjà eu tant de films sur des tournages, que ce Making Of déçoit. Ni vraiment drôle, ni vraiment informatif, ni vraiment réaliste, Making Of ressemble presque à un making of, qui, comme c'est fort justement dit par Emmanuelle Bercot dans le film, n'a pas vocation à être regardé.
Des acteurs dans un film qui tournent sur la fermeture de leur usine, se retrouvent confrontés à la même situation, le tournage doit s’arrêter plus de salaire pour eux…Le film est malin car nous ne savons plus si les scènes sont celles du film avec ses ouvriers révoltés ou celles avec les acteurs qui sont lâchés par les financiers. Hormis cela, quel film sombre et sans envergure avec des petites histoires des personnages entre eux qui sont tristes, triste comme ce film qui essaie de dénoncer mais n’y arrive pas par manque d’envergure et de talent. Les critiques professionnelles surnotent ce film comme tant d’autres actuellement de peur de blesser les gens de la profession mais déçoivent beaucoup le public qui attendent beaucoup plus du 7éme art.
Making of : Les personnages sonnent juste, avec leurs différences, la force de leurs émotions, leur sincérité, leurs failles ... De plus, le film nous fait découvrir le monde de la création de films, et nous rappelle le drame des résistances intenses, désespérées ... et inutiles des ouvriers devant leur usine qui délocalise ... Parfois, les séquences du tournage du film et de la vraie vie des réalisateurs et acteurs ne se distinguent pas à la première vue, car l'émotion est toujours là, mais on réalise rapidement ce qui se passe. On est emporté par les sentiments des personnages. C'est un film émouvant, bien réalisé, et qui mérite d'être vu.
"Making of" assez bien noté par la presse est une comédie à la française moyenne dans l'ensemble. En effet le réalisateur Cédric Kahn change complètement de registre après le pertinent " Le Procès Goldman" sortie l'an dernier, "Making of" est un peu trop nombriliste à mon goût, il manque clairement quelque chose au scénario pour en faire un bon film, malgré un casting intéressant (Denis Podalydès,Jonathan Cohen,Emmanuelle Bercot) avec quelques séquences cocasses et drôles sur cette immersion d'un tournage de film chaotique.
Changement de ton pour Cédric Kahn qui, quelques mois après le film de procès, nous revient avec ce film sur le cinéma.
Débutant un peu à la manière d'un épisode de «Extras» (Ricky Gervais) ambiance Ken Loach, Kahn nous plonge durant près de 2h dans les coulisses d'un tournage chaotique, mené par un réalisateur anxieux et dépassé (campé par un très bon Denis Podalydès) qui va devoir se battre pour clôturer le film tel qu'il l'a toujours imaginé.
Entre humour et tensions, le film nous dépeint avec une certaine justesse tous les rebondissements et les incertitudes qui peuvent peser sur un tournage tant que le clap final n'a pas résonné : les producteurs qui veulent une comédie sociale et non une tragédie sociale, l’ego de la star principale qui prend un peu trop de place (et interprété par un Jonathan Cohen qui fait du Jonathan Cohen, mais pas que) et l'équipe technique elle-même, qui va se disloquer quand elle apprend qu'elle ne sera plus payée pour finir le tournage.
Vu notamment à travers le regard d'un figurant-apprenti cinéaste, engagé par le réalisateur pour filmer une sorte de "journal de bord", le film fait constamment se confondre la fiction et le réel, et en dresse un parallèle assez futé sur la différence entre les idéaux et les actes, ce pourquoi on se bat et le prix à payer qui va parfois avec.
Même s'il n'atteint pas la force et la maîtrise de son précédent «Procès Goldman», Kahn nous propose tout de même un film assez réfléchi et pertinent sur les coulisses du 7e Art, nous dépeignant les solitudes qui parfois peuvent émerger à l'intérieur d'un collectif, mais qui vont tout faire pour tenir ensemble et finaliser le film qu'ils veulent raconter et défendre.
Une sorte de «Nuit Américaine» plus terre-à-terre et moins enchanteresse, mais avec toujours un peu de passion et d'espoir en fin de compte. 6,5/10.
Le cinéma de Cédric Kahn ne laisse jamais indifférent. Si je cite, Fête de famille, La prière, Vie sauvage, et tout dernièrement, Le Procès Goldman, vous comprenez un peu mieux de quoi je veux parler. Cette fois il s’essaie à la comédie douce amère, pendant 114 minutes. Et c’est franchement une réussite. Simon, réalisateur aguerri, débute le tournage d’un film racontant le combat d’ouvriers pour sauver leur usine. Mais entre les magouilles de son producteur, des acteurs incontrôlables et des techniciens à cran, il est vite dépassé par les événements. Abandonné par ses financiers, Simon doit affronter un conflit social avec sa propre équipe. Dans ce tournage infernal, son seul allié est le jeune figurant à qui il a confié la réalisation du making of. C’est un film sur le travail du cinéma et non une réflexion sur le 7ème Art. Le microcosme est ici analysé, ausculté, démantibulé par un scénario inventif porté par un casting épatant. Un des films du moment. Ça fait beaucoup penser au dernier et génial Moretti, Vers un avenir radieux. Et pour moi, c’est un immense compliment. On ne parle pas ici de la mythologie du cinéma, mais de ses aspects politiques et sociétaux. Cédric Kahn précise qu’il a voulu montrer les rapports un peu délirants qui peuvent se nouer autour d’un tournage, la pâte humaine. Mais, ne cherchons pas ici les « bons et les méchants », le film évite tout manichéisme facile, ici, dans le fond, tout le monde a raison… et tort à la fois. C’est ce genre de contradictions qui rend ce film passionnant. D’autant qu’il sait éviter tout folklore, et, en creusant jusqu’au bout le concept de mise en abyme, il nous propose un des films les plus intelligents et jouissifs de ce début 2024. Denis Podalydès, sublime de fragilité et de contradictions, confirme qu’il est un immense acteur. Jonathan Cohen est comme souvent irrésistible. Stephan Crepon, pour son 1er grand rôle, se révèle profond, gracieux, habité. Ce sont Souheila Yacoub, Emmanuelle Bercot, Xavier Beauvois, Valérie Donzelli, qui complètent le haut d’une affiche +++. On peut être drôle et très émouvant, c’est le cas de cette comédie dramatique, qui, comme l’avait montré Truffaut dans La Nuit américaine, prouve que réussir un film tient le plus souvent du miracle.