The Outrun
Note moyenne
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Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2024
Saoirse Ronan est épatante en éthylique chronique et le film a le mérite de ne pas tourner autour du pot: l ‘alcool détruit qui s’y noie
Emma155
Emma155

13 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2024
Très beau film, qui décrit l'addiction du personnage interprété par S. Ronan, ses conséquences, et le travail ardu de sevrage et de reconstruction. On comprend aussi au moins partiellement l'origine de ses fragilités. L'interprétation est superbe, et le regard porté sur le personnage est à la fois vrai et plein d'empathie. L'histoire est racontée à la fois avec force et subtilité, sans jamais tomber dans la sensiblerie. Le film est à l'image des paysages du nord écossais qui en composent le cadre (et presque un personnage à part entière): beau, âpre, lumineux. Les spectateurs en recherche d'action pure pourront le trouver ennuyeux, aussi je le recommanderais plutôt aux personnes sensibles au thème de la rédemption, des tourments intérieurs, et à une forme de contemplation.
SIMONA LARDERA
SIMONA LARDERA

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 octobre 2024
Bon ok la nature y est sauvage et magnifique, l actrice joue tres bien mais le scenario est inexistant; les dialogues sans aucun interet. Les traits de cractere bien grossiers.
La redemption d une alcoolique inveteree par un plongeon dans la nature de son enfance dans de l eau glaciale et au milieu des phoqies faiblement credible et le final avec le retour d l oiseau qu on croyait extinct purement ridicule.
Franchement on s extasie devant bien peu de chose dans la salle. Film sans finesse psychologique. Scenes abruptes et violentes qui ne m ont nullement touchee.
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2024
Parfois, sans que l'on sache vraiment pourquoi, il y a des œuvres dont on a besoin. Ce ne sont pas toujours celles qui nous attirent en premier lieu, mais celles qui ont ce quelque chose, ce petit truc qui détonne et qui, pour nous, à ce moment précis, fait écho à ce que l'on ressens, même sans vraiment le savoir. On en a besoin, car c'est en nous. Une petite part sensible qui ne demande qu'à s'exprimer, en réaction à une manifestation, un propos. On peut s'y attendre, mais souvent, c'est parfaitement inattendu. Ca vient de nulle part, nous laissant avec cette idée : Qu'est-ce que je viens de vivre ? On y pense alors, et on est perdu. Le temps, seul, rend plus compréhensible l'expérience vécue.

Pour moi, The Outrun est complètement dans cette catégorie. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été autant bouleversé par une œuvre. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais The Outrun m'a fait penser à certains moments difficiles de ma vie. Des moments que jamais, je n'aurais cru voir si bien retranscrits à l'écran. J'ai été profondément ému par sa façon d'aborder l'alcoolisme. Tout est tellement juste… L'attitude de Rona quand elle est sous l'emprise d'alcool, excessive, violente autant physiquement que verbalement, dangereuse pour elle même et pour les autres, les réactions de Daynin, son conjoint… J'ai pleuré avec lui, voyant comment, petit à petit, l'alcoolisme de sa compagne le rongeait, réduisant ses certitudes à néant en le consumant inexorablement de l'intérieur. J'ai été touché car c'est avant tout ça, l'alcoolisme : Les proches qui souffrent en voyant qu'ils ne peuvent rien faire, juste assister, impuissants, au mal-être de l'autre. Et subir. Daynin m'a ému pour son désarroi : Il aime Rona, mais il est incapable de l'aider ou même de la protéger, et il ne peut se protéger lui même. Dès lors, que lui reste t-il à faire ? Et Rona… Quelle personne, quelle rage de vaincre la maladie et d'aller de l'avant… Rona est touchante ; elle souffre, lutte constamment contre ses démons, auxquels s'ajoute la culpabilité d'avoir détruit son couple et fait du mal à l'homme qui partageait sa vie (homme qu'elle aime, toujours, au demeurant) ; elle se bat sans arrêt pour ne pas replonger, ne cesse de rechercher des solutions pour occuper son esprit. Mais c'est difficile, car l'alcool a ceci de particulier d'être une drogue légale. Partout ou presque, elle trône en majesté, tentatrice qui peut réduire à néant une somme d'efforts en quelques instants. The Outrun est un film dur, car il raconte avec un indéniable accent de vérité ce que c'est, que d'essayer de s'en sortir : Il y a ces périodes de haut, ou tout semble aller au mieux dans le meilleur des mondes, et, régulièrement, ces bas - le spectre de la maladie ressurgit alors, et l'alcool tente. Pourquoi pas une petite goutte, un petit verre ? Se laisser tenter c'est replonger pour un plaisir momentané, illusoire car il en appelle d'autres qui ne peuvent conduire qu'à la perte de soi, et des gens que l'on aime. Dans cette situation, la force de Rona est d'admettre qu'elle est malade. Première étape nécessaire pour entamer des soins, elle est la plus importante ; il est tellement plus facile d'être dans le déni. Puis, elle décide de fuir son environnement pour s'isoler. L'image, alors à la mesure des paysages magnifiques des orcades, peut-être aisément comparée avec l'état mental de Rona. Son alcoolisme devenu une toile de fond, le sujet bascule ; on assiste à sa lente et délicate reconstruction, à ses peines puis à ses joies. Car finalement, elle n'est pas tout à fait seule, dans cet univers de bout du monde et de solitude. Arrivée en quête d'elle-même, Rona découvrira que si l'essentiel de l'effort ne peut venir que de ses propres initiatives, des personnes sauront l'épauler un peu en chemin. Car enfin, c'est ça, l'alcoolisme : On n'est jamais vraiment guéri, et c'est toujours difficile. Seulement, avec le temps, on apprend à vivre avec, à l'apprivoiser, et à un peu mieux le gérer.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2024
Saoirse Ronan incarne une femme alcoolique qui tente de sortir de l'enfer de l'alcoolisme. Nous la suivons dans les îles du nord de l'Écosse. Certains moments j'étais perdu dans la chronologie du film. On peut s'attacher et avoir de la peine pour la souffrance à cause de sa dépendance. Saoirse Ronan elle était incroyable dans son rôle. Elle prouve encore qu'elle est une bonne actrice.
Malt
Malt

5 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2024
Un film magistral, une actrice époustouflante de vérité, qui nous emporte dans sa vie, dans sa souffrance. Et la musique électronique sied à merveille à la rudesse des grands espaces. Captivée du début à la fin. A voir absolument.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2025
Rona est étudiante à Londres, rongée par un alcoolisme festif qui a fini par dévorer sa vie. Elle décide de revenir voir ses parents dans les Orcades, ces îles malmenées par le vent et la mer au Nord-est de l'Ecosse.
C'est loin d'être le premier film sur l'alcoolisme, et à ce niveau "The Outrun" ne cherche pas à révolutionner le genre. Ce drame se centre sur sa protagoniste et ses tourments internes, ce qui est à son honneur puisque Saoirse Ronan livre une belle prestation. Au passage, on a le droit à un joli mélange culturel, l'actrice irlando-américaine incarnant une femme de parents Anglais ayant vécu en Ecosse !
La mise en scène fait preuve de sensibilité, et nous fait découvrir ces îles peu peuplées et au climat hostile. Le tout sur fond de discours poétiques de Saoirse Ronan, qui évoque la culture et l'écosystème des Orcades.
Néanmoins le montage mise sur une structure non-chronologique pas très utile, avec des allers-retours constants dans le tout. Etait-ce pour proposer un peu d'originalité ? Pour dynamiser un récit somme toute calme ? Au moins on ne s'y perd pas (trop), les cheveux teints de l'héroïne donnant un point de repère.
Rien de vraiment neuf, mais joliment présenté.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 décembre 2024
Une évocation des addictions, en l'occurence l'alcoolisme, du combat du seuvrage et de la reconstruction. Le retour aux sources, avec un projet, est souvent une aide salvatrice, surtout lorsqu'il s'agit d'étendues naturelles participant à la contemplation. Dans un récit quelque peu brouillon, à la chronologie destructurée, on se demande si l'aspect éducatif dans la narration était vraiment utile. Un parcours d'une jeune femme bien emmené par S. Ronan dans un drame un peu long et qui ne bouleverse pas pour autant.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2024
Remarquée avec le sympathique et attachant « Benni » puis consacrée avec le magistral suspense dramatique « Impardonnable » pour Netflix avec Sandra Bullock, la cinéaste allemande Nora Fingscheidt traite cette fois un autre trouble (après l’hyperactivité violente pour son premier film) : l’alcoolisme. En adaptant le roman « L’Écart » d’Amy Liptrot, elle raconte la déchéance d’une jeune femme en proie aux problèmes d’alcool, entre dépendance et addiction, puis sa lente remontée vers la sobriété. « The Outrun » tente pas mal de choses, on ne peut le nier. Mais les choix de la cinéaste sont souvent peu heureux et c’est probablement son film le moins réussi, traduisant beaucoup trop son matériau de base littéraire dont le résultat à l’écran a du mal à s’extraire et s’émanciper. Au début, on a envie d’y croire. Mais plus le film avance, plus l’ennui et le manque d’immersion nous gagnent.

Heureusement la réalisatrice teutonne a choisi une jeune actrice qui n’a de cesse de surprendre avec le temps et qui se révèle de plus en plus indispensable, Saoirse Ronan. L’actrice irlandaise est en effet excellente dans ce rôle complexe qui pouvait vite tomber dans des extrêmes ratés, notamment dans les séquences de débauche. Ce qui n’est jamais le cas. Et « The Outrun » a le mérite de nous plonger dans un décor sauvage rarement vu sur les écrans, celui des îles des Orcades à l’extrême nord de l’Écosse. Un paysage aussi sublime que désolé pourtant pas toujours bien mis en valeur par le long-métrage. Ces quelques qualités mises à part, tout cela nous semble long et répétitif. Surtout que le choix d’un montage aléatoire, entre le passé à Londres et plusieurs formes de présent dans les Orcades quand Rona le personnage principal tente de se sevrer, perd le spectateur. Seule indication tangible : la couleur et la longueur de cheveux du personnage de Rona. Néanmoins, le rendu fait fouillis et fatigue plus que le but probablement voulu : que les séquences se répondent entre elles.

Ensuite, il y a une totale absence de développements ou presque des seconds rôles. On a un petit ami conciliant qui abandonne, une mère très croyante et un père légèrement psychotique mais ces trois personnages se limitent à cette case simpliste sans beaucoup plus de profondeur. En résumé, tout le film tient sur la performance de Ronan, ce qui est compliqué et peut-être un peu trop pour cette grande actrice. La cinéaste a également choisi une voix off omniprésente trahissant encore une fois l’origine littéraire du roman dont elle abuse. Pareillement, les incrustations de moments documentaires ou animés sur les Orcades se fondent mal dans le reste et accentuent encore plus cette impression de bazar formel. Mais le pire dans tout cela, même si la croisade de Rona pour devenir sobre est bien rendue : l’émotion ne nous affleure jamais, « The Outrun » demeurant aussi froid que l’endroit où il se situe. Dans le genre film de désintoxication, revoyons plutôt le sublime « Beautiful Boy » avec Steve Carrell et Timothé Chalamet.

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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2024
À l’approche de ses trente ans, Rona (Saoirse Ronan), usée par une décennie d’excès dans la nuit londonienne, trouve refuge sur les Orcades, terres d’enfance. Les falaises austères, les vents sauvages et le grondement des vagues semblent répondre au chaos intérieur qu’elle porte en elle. Ici, dans cet environnement, elle tente de se reconstruire, parmi ceux qui ne l'ont jamais comprise.

La narration, éclatée entre un passé urbain saturé de bruit et une insularité rude et silencieuse, illustre la fragmentation d’un être en quête de sens. Flashbacks et ellipses desinnent une mosaïque où mémoire et présent se heurtent et s’entrelacent. Rona est dépeinte comme une figure ambivalente, ni totalement brisée ni entièrement guérie. Sa vulnérabilité, ses silences, ses hésitations, ses moments d’abandon sont contrebalancés par une détermination silencieuse.

La mise en scène, à la frontière du documentaire, s’attarde sur les gestes les plus banals. La caméra, en spectatrice, contemple des étendues sauvages et se fait témoin intrusif des regards et des failles de Rona.

The Outrun refuse les sentiers battus du récit de réhabilitation. Ici, la rédemption n’est ni linéaire, ni idéalisée, mais se dessine à tâtons, avec ses rechutes et ses doutes. En arrière-plan, le film interroge des thématiques contemporaines : la montée des addictions et la jeunesse partagée entre rester ancrée aux racines ou s'émanciper géographiquement.

En fin de compte, Rona, qui s’abandonnait au tumulte des vagues et au souffle indompté du vent, finit par entendre, dans l’apaisement ultime, le chant fragile d’un oiseau incarnant l’idée que ce qui paraît irrémédiablement perdu, peut, contre toute attente, resurgir. Un rappel que la renaissance n’est jamais une évidence, mais toujours une possibilité.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2024
La rudesse des paysages du Nord de l’Écosse est à l’image de la vie abrupte de notre héroïne qui se bat seule contre son alcoolisme. La réalisation est volontairement déstructurée avec ces perpétuels retours en arrière, symbole des errements de cette jeune écossaise. L’introduction nous laisse tout de même perplexe, qui évoque les légendaires selkies (femmes phoques), mais le parallèle s’arrête à cette évocation.
Arride mais attachant !
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 octobre 2024
Rona est une jeune écossaise partie se ressourcer dans sa contrée natale où vivent encore ses parents : les îles Orcades. Dans ce décor humide et venteux, elle aide son père à s'occuper de son troupeau de moutons. Auparavant londonienne, elle essaie de se reconstruire après des épisodes de vie difficiles et notamment un passé troublant d'alcoolisme malgré sa jeunesse.
En salle le 2 octobre.

spoiler: "The outrun" est l'histoire de la reconstruction d'une jeune héroïne tombée dans les affres de la dépendance. Le sujet de l'alcoolisme est traité sans fioritures et avec beaucoup de réalisme et de dureté. On assiste aux comportements destructeurs de Rona sous emprise de sa dépendance et la manière dont son entourage finit par se détourner d'elle pour se protéger. Le film parvient à faire de la prévention. Malheureusement, l'intrigue est découpée en de trop nombreux morceaux, rattachés par le biais des teintures capillaires du personnage. J'ai trouvé ce procédé fatigant. Enfin, les paysages sont trop mis en avant, comme une publicité de voyages.
Marie Patane
Marie Patane

4 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juin 2024
Vu au festival Nouvelle Vague.
Magnifique, poétique, qui vient faire vibrer jusqu’au cœur de l’âme, une aventure vivante et bouleversante portée par une sublime interprétation.
Emmanuelle
Emmanuelle

6 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2024
Un beau film, un peu dur, sur les ravages de l'alcool chez une trentenaire, et sur le difficile sevrage qui peut suivre. Une belle prouesse d'actrice, mais des allers et venues Passé/Présent un peu difficiles à suivre. Des paysages à couper le souffle.
Un film long mais où l'on ne s'ennuie pas. On ne sort pas indemne de ce film.
Marie GILLET
Marie GILLET

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2024
Un film magnifique, tellement bien rythmé, la musique est géniale, et Saoirse Ronan est fabuleuse !!
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