The Outrun
Note moyenne
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98 critiques spectateurs

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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2024
À l’approche de ses trente ans, Rona (Saoirse Ronan), usée par une décennie d’excès dans la nuit londonienne, trouve refuge sur les Orcades, terres d’enfance. Les falaises austères, les vents sauvages et le grondement des vagues semblent répondre au chaos intérieur qu’elle porte en elle. Ici, dans cet environnement, elle tente de se reconstruire, parmi ceux qui ne l'ont jamais comprise.

La narration, éclatée entre un passé urbain saturé de bruit et une insularité rude et silencieuse, illustre la fragmentation d’un être en quête de sens. Flashbacks et ellipses desinnent une mosaïque où mémoire et présent se heurtent et s’entrelacent. Rona est dépeinte comme une figure ambivalente, ni totalement brisée ni entièrement guérie. Sa vulnérabilité, ses silences, ses hésitations, ses moments d’abandon sont contrebalancés par une détermination silencieuse.

La mise en scène, à la frontière du documentaire, s’attarde sur les gestes les plus banals. La caméra, en spectatrice, contemple des étendues sauvages et se fait témoin intrusif des regards et des failles de Rona.

The Outrun refuse les sentiers battus du récit de réhabilitation. Ici, la rédemption n’est ni linéaire, ni idéalisée, mais se dessine à tâtons, avec ses rechutes et ses doutes. En arrière-plan, le film interroge des thématiques contemporaines : la montée des addictions et la jeunesse partagée entre rester ancrée aux racines ou s'émanciper géographiquement.

En fin de compte, Rona, qui s’abandonnait au tumulte des vagues et au souffle indompté du vent, finit par entendre, dans l’apaisement ultime, le chant fragile d’un oiseau incarnant l’idée que ce qui paraît irrémédiablement perdu, peut, contre toute attente, resurgir. Un rappel que la renaissance n’est jamais une évidence, mais toujours une possibilité.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 décembre 2024
Une évocation des addictions, en l'occurence l'alcoolisme, du combat du seuvrage et de la reconstruction. Le retour aux sources, avec un projet, est souvent une aide salvatrice, surtout lorsqu'il s'agit d'étendues naturelles participant à la contemplation. Dans un récit quelque peu brouillon, à la chronologie destructurée, on se demande si l'aspect éducatif dans la narration était vraiment utile. Un parcours d'une jeune femme bien emmené par S. Ronan dans un drame un peu long et qui ne bouleverse pas pour autant.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2024
La rudesse des paysages du Nord de l’Écosse est à l’image de la vie abrupte de notre héroïne qui se bat seule contre son alcoolisme. La réalisation est volontairement déstructurée avec ces perpétuels retours en arrière, symbole des errements de cette jeune écossaise. L’introduction nous laisse tout de même perplexe, qui évoque les légendaires selkies (femmes phoques), mais le parallèle s’arrête à cette évocation.
Arride mais attachant !
jpipacific
jpipacific

9 abonnés 208 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2024
Film lent et contemplatif. On est plongé dans le magnifique et rude Nord de l'Ecosse où flashbacks et chronologie décousue content le récit de cette trentenaire se battant contre l'alcoolisme. Dans l'ensemble c'est bien mené et surtout porté de bout en bout par la talentueuse Saoirse Ronan, un beau et difficile rôle.
bansillon P
bansillon P

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2024
Descente aux enfers pour ce personnage féminin,en cause l' alcoolisme qui la ravage, la détruit Ce ne sont pas les prières de sa mère qui vont l aider aussi sincères soient elles Elle pense ne pas pouvoir être heureuse sobre Heureusement il y a les autres AA , la nature grandiose et le désir de se sortir de cet addiction pour ...peut-être au bout du chemin retrouver l Amour ..Magnifique
Alasky

454 abonnés 4 547 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2024
Film lent et contemplatif. On est plongé dans le magnifique et rude Nord de l'Ecosse où flashbacks et chronologie décousue content le récit de cette trentenaire se battant contre l'alcolisme. Dans l'ensemble c'est bien mené et surtout porté de bout en bout par la talentueuse Saoirse Ronan, un beau et difficile rôle.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2024
Remarquée avec le sympathique et attachant « Benni » puis consacrée avec le magistral suspense dramatique « Impardonnable » pour Netflix avec Sandra Bullock, la cinéaste allemande Nora Fingscheidt traite cette fois un autre trouble (après l’hyperactivité violente pour son premier film) : l’alcoolisme. En adaptant le roman « L’Écart » d’Amy Liptrot, elle raconte la déchéance d’une jeune femme en proie aux problèmes d’alcool, entre dépendance et addiction, puis sa lente remontée vers la sobriété. « The Outrun » tente pas mal de choses, on ne peut le nier. Mais les choix de la cinéaste sont souvent peu heureux et c’est probablement son film le moins réussi, traduisant beaucoup trop son matériau de base littéraire dont le résultat à l’écran a du mal à s’extraire et s’émanciper. Au début, on a envie d’y croire. Mais plus le film avance, plus l’ennui et le manque d’immersion nous gagnent.

Heureusement la réalisatrice teutonne a choisi une jeune actrice qui n’a de cesse de surprendre avec le temps et qui se révèle de plus en plus indispensable, Saoirse Ronan. L’actrice irlandaise est en effet excellente dans ce rôle complexe qui pouvait vite tomber dans des extrêmes ratés, notamment dans les séquences de débauche. Ce qui n’est jamais le cas. Et « The Outrun » a le mérite de nous plonger dans un décor sauvage rarement vu sur les écrans, celui des îles des Orcades à l’extrême nord de l’Écosse. Un paysage aussi sublime que désolé pourtant pas toujours bien mis en valeur par le long-métrage. Ces quelques qualités mises à part, tout cela nous semble long et répétitif. Surtout que le choix d’un montage aléatoire, entre le passé à Londres et plusieurs formes de présent dans les Orcades quand Rona le personnage principal tente de se sevrer, perd le spectateur. Seule indication tangible : la couleur et la longueur de cheveux du personnage de Rona. Néanmoins, le rendu fait fouillis et fatigue plus que le but probablement voulu : que les séquences se répondent entre elles.

Ensuite, il y a une totale absence de développements ou presque des seconds rôles. On a un petit ami conciliant qui abandonne, une mère très croyante et un père légèrement psychotique mais ces trois personnages se limitent à cette case simpliste sans beaucoup plus de profondeur. En résumé, tout le film tient sur la performance de Ronan, ce qui est compliqué et peut-être un peu trop pour cette grande actrice. La cinéaste a également choisi une voix off omniprésente trahissant encore une fois l’origine littéraire du roman dont elle abuse. Pareillement, les incrustations de moments documentaires ou animés sur les Orcades se fondent mal dans le reste et accentuent encore plus cette impression de bazar formel. Mais le pire dans tout cela, même si la croisade de Rona pour devenir sobre est bien rendue : l’émotion ne nous affleure jamais, « The Outrun » demeurant aussi froid que l’endroit où il se situe. Dans le genre film de désintoxication, revoyons plutôt le sublime « Beautiful Boy » avec Steve Carrell et Timothé Chalamet.

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alain malisoux
alain malisoux

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2024
Bon scénario, Saoirse Ronan est remarquable, belle photo. A ne pas manquer.
Raza Lalane
Raza Lalane

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2025
Un film très touchant qui donne envie de croire à la guérison, à la force du jour après jour, une musique magnifique, une actrice parfaite. Le film a son univers et c’est très réussi. Chef d’oeuvre
Loulou Brooks
Loulou Brooks

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2024
Un film qui touche forcément par la force de ses paysages majestueux et de son héroïne tourmentée mais on se demande un peu à quoi bon
Cathare6
Cathare6

15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2024
Dans l’archipel des Orcades, au nord de l’Ecosse, les tempêtes noient les paysages d’un vert humide et cinglent les visages éclairés d’une pâle lueur boréale. Vous avez là le décor de cet incroyable film The Outrun. C’est dans cette endroit, si rude et si apaisant à la fois, que Rona, l’héroïne du film, choisit de revenir après une tranche de vie mouvementée au cœur de Londres.
En quête de rédemption après une jeunesse noyée dans l’alcool et les frasques, Rona désire s’éloigner de ses addictions en vivant au plus près de cette terre sauvage et en confrontant les tourments de ses souvenirs à la bourrasque des éléments naturels.
Pour nous compter cette histoire, tirée du livre (autobiographique) d’Amy Liptrot, c’est Nora Fingscheidt, déjà très convaincante dans Benni (2022), qui nous impressionne par l’originalité de sa réalisation. Sa mise en scène bouleverse ce qui pourrait être l’histoire linéaire d’un chemin vers la guérison. Son choix audacieux, et extrêmement captivant, est de chambouler l’espace-temps, de dynamiter le récit, de mêler images en cinémascope, animation, films d’archives familiales… de juxtaposer bruits de la nature, vagues, oiseau, vent et musique électro… d’instiller une touche de légendes locales dans la brume des souvenirs. Le tout donne un film magistral, unique. Une expérience sensorielle rare.
Que dire de la prestation de l’actrice principale, Saoirse Ronan ? Si ce n’est qu’elle est du bois dont on fait les statues ! Une actrice de génie, d’une justesse poignante, déjà nommée aux Oscars pour Brokling en 2016, pour Lady Bird en 2018 et pour Les Filles du Docteur March en 2020, elle est une candidate parfaite pour recevoir son premier trophée le 3 mars prochain à Hollywood !
Sylvie I.
Sylvie I.

5 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2024
Très très joli film, pudique, empli de poésie. Une rehab avec le retour aux sources comme vecteur pour se retrouver. Une ode à la nature et sa dureté. Magnifiquement interprété.
Natissy
Natissy

12 abonnés 218 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2024
The outrun L'histoire d'une jeune femme qui essaie de fuir ses démons et la ville londonienne et qui retourne là où elle a grandi dans l'archipel des orcanes. Paysages superbes. Communion entre l homme et la nature qui donne une certaine force au film.
Guigui Paul
Guigui Paul

13 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2024
Un récit sensoriel qui captive par la prestation dévouée de son actrice principale et la beauté âpre du cadre écossais, mais qui n'évite pas quelques longueurs et maniérismes (voix off, flous et effets stroboscopiques, final démesuré..).
Shezia3
Shezia3

15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2024
Je suis une grande fan de Saoirse Ronan, je trouve que c'est une actrice lumineuse, extrêmement douée, une des meilleurs de sa génération. et je dois dire que ce film a bien de la chance car il repose entièrement sur sa performance. Nora Fingscheidt réussit à créer une œuvre à la fois intime et universelle, qui invite à la réflexion sur la résilience humaine mais parfois pollué par des effets de style. Et c'est en grande partie grâce à l'interprétation brillante de son actrice principale que le film parvient à maintenir son impact émotionnel."The Outrun" reste un voyage cinématographique qui, malgré sa mélancolie, offre une lueur d'espoir et une célébration de la vie, en dépit de ses excès visuels.
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