Quand une cinéaste qui n'est rien ni personne (un film comme "Revenge" ne suffit pas à donner de la légitimité) chique une ou deux fois à Kubrick et le reste du temps à Cronenberg (celui des années 70, époque des films quasi artisanaux), mais sans avoir le génie de l'un et l'imagination débordante de l'autre, ça donne ça. "The substance", qu'est-ce que c'est exactement ? Ni plus ni moins qu'un film laid, vulgaire, racoleur, qui déborde de prétention et se complaît dedans. Ça se veut stylisé, peine perdue. Mise en scène sans aucune once de talent et illisible. Ça se veut percutant visuellement, peine perdue aussi. On voyait déjà des trucs comme ça chez Cronenberg donc, mais aussi dans les productions Z italiennes des années 80. Et finalement, les Lenzi, Bava fils et autres, avec 10 fois moins sous la main arrivaient à faire 10 fois mieux. Ça se veut intellectuel, c'est juste d'une bêtise crasse. Et je ne parle même pas de l'interprétation lamentable de tous les acteurs. Demi Moore est méconnaissable. Alors, ce sont donc des films comme ça qui sont considérés comme des chef d'oeuvre de nos jours. Je suis peut-être bien réac, mais j'en ai le coeur qui saigne, quand je pense aux vrais grands cinéastes, les Wyler, Wilder, Forman, Kubrick, Sirk, Lubitsch, Lang, Capra, Hitchcock, McCarey, Walsh, Kurosawa, De Sica ou autres Leone qui eux, ont réalisé de grands films ayant vraiment fait honneur au cinéma.