The Substance
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3,6
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1 536 critiques spectateurs

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Jonathann MORAT
Jonathann MORAT

35 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2026
Du gore pour du gore et la scène finale n’a vraiment aucun sens…

J’ai pensé tout d’abord mettre étoiles mais, après réflexion, le film critique quand même parfaitement la société patriarcale et la recherche absolue du « beau ».

Le fond est super, la forme beaucoup moins.

A noter malgré tout les performances ++ de Demi Moore et Margaret Qualley !
Fran Dub
Fran Dub

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
J’ai regardé The Substance sans savoir qui l’avait réalisé. Très vite pourtant, avant même que le générique ne lève le voile, une évidence s’est imposée : ce film portait la marque d’un regard féminin, engagé, résolument féministe dans son intention et son traitement. Non que les problématiques abordées relèvent exclusivement de l’idéologie — elles sont bien réelles, tangibles, universelles même — mais leur mise en perspective révèle rapidement les limites d’un point de vue qui, à force de se resserrer, finit par s’auto-enfermer.

Dans l’univers proposé par The Substance, la femme apparaît avant tout comme la victime d’elle-même, non pas tant par soumission passive que par adhésion intime à un système de valeurs fondé sur la compétition, l’image et la comparaison permanente. La question posée est fondamentalement ontologique : comment exister ? Ici, point de « je pense donc je suis », mais une formule plus cruelle, presque contemporaine dans sa brutalité : « j’ai de belles formes donc je suis ». L’être se dissout dans l’apparence, et l’existence trouve sa justification non plus dans la conscience, mais dans le regard de l’autre.

Cette vision, à la fois illusoire et profondément transhumaniste, propose une alternative perverse à la question shakespearienne : être, ce n’est plus être soi, mais devenir l’autre que l’on fantasme. Le mal-être féminin s’incarne ainsi dans un système qui sacralise l’esthétique au détriment de toute autre forme de valeur, et qui pousse à se vivre comme un objet perfectible, remplaçable, périssable.

Le film se présente dès lors comme une véritable ode à la forme, que la réalisatrice oppose méthodiquement au difforme. La monstruosité devient le miroir inversé de l’ambition qu’elle dénonce : vouloir exister à travers l’autre, et surtout à travers le regard des autres. Une ambition nourrie, exacerbée, par un système dominé par la figure désormais archétypale du vieux mâle quinquagénaire : homme d’affaires libidineux, détenteur du pouvoir et des règles du jeu, qui, contrairement à l’héroïne, ne semble jamais atteindre sa date de péremption. Une figure souvent convoquée par le discours féministe pour incarner le modèle patriarcal à déconstruire, voire à éliminer.

L’homme, dans The Substance, n’existe d’ailleurs que sous des formes strictement codifiées : le dominant vieillissant et répugnant qui tient le système ; le looser bienveillant, peu viril, que les femmes au sommet de leur pouvoir de séduction ne voient plus, mais vers lequel elles se tournent lorsque commence le déclin ; enfin, l’homme-objet, corps sculpté et silencieux, simple sex-toy auquel on n’accorde ni pensée ni parole, et surtout pas trop de présence.

The Substance n’est pas un mauvais film. Il est même loin d’être inintéressant. Sa force réside dans sa capacité à poser de véritables questions sur la nature de notre monde et sur la manière dont la femme se pense et se projette en son sein. Mais cette ambition se heurte à un traitement souvent trop frontal, trop simplifié, qui sacrifie la subtilité au profit de l’effet.

La conclusion, notamment, cède à une surenchère d’esbroufe visuelle qui, paradoxalement, manque son objectif : clore le récit sur un enjeu dramatique authentique, capable de prolonger la réflexion plutôt que de l’écraser sous le spectaculaire. Le film préfère le choc à la nuance, l’image à la profondeur.

Reste néanmoins une photographie remarquable, audacieuse, singulière, qui donne le sentiment troublant de contempler quelque chose de véritablement inédit. Ici, l’image surpasse un scénario à la crédibilité fragile, qui, malgré les récompenses obtenues, aurait mérité un approfondissement bien plus rigoureux. The Substance fascine par sa forme, interroge par ses intentions, mais laisse un goût d’inachevé là où l’on espérait une véritable mise en abîme de l’être.
Benoit Tardif
Benoit Tardif

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2026
Enfin un film qui sort des sentiers battu ceux et celles qui n'ont pas aimé ce film doivent sûrement être fan des rapides et dangereux a peu de mots près ou autres répétition hollywoodienne
Un classique
kelly kelly
kelly kelly

3 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2026
Film plutôt bien au début qui fait réfléchir effectivement sur la page cachée de la beauté grand, mais une femme ceci est très délicat que l’on soit une star ou non pendant la fin particulière
Byellas
Byellas

1 abonné 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2026
Un film de genre coup de poing qui brasse les meilleures références du genre (Cronenberg, Kubrick, Lynch...) ; la réalisation est très maîtrisée et vous happe dès le premier plan sur Hollywood Boulevard pour ne plus vous lâcher jusqu'à la fin. On pense parfois à Titane dans le côté extrêmement dérangeant de certaines scènes et leur traitement organique, proche de la dissection naturaliste, mais à la différence de ce dernier, The Substance me semble plus lisible, plus facile à décoder.

Nous sommes face à une relecture actuelle du mythe du Dopplegänger, un Dorian Gray au féminin, qui fait ressortir avec une violence inouïe le culte de l'image, la sexualisation outrancière, l'injonction de jeunesse éternelle faite aux femmes. Leur corps devient littéralement de la viande (comparaison très explicite dans le film) soit appétissante, soit totalement flétrie... La tension monte crescendo jusqu'à un final volontairement nanardesque type série Z, qui a le mérite d'aller jusqu'au bout de ses idées et de former une boucle bienvenue avec le début.

Merci à Demi Moore de s'exposer ainsi en acceptant un rôle difficile, puisqu'il est proche de sa réalité : celui d'un sex-symbol vieillissant...

Un film marquant, singulier, stylisé, qui impose une vision très crue et cruelle d'un monde où règnent les apparences. Essentiel !
Muriel Dabert
Muriel Dabert

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 décembre 2025
Mais qu'elle déception! Un thème si intéressant traité d'une manière tellement caricaturale puis gore sur la fin à un point inimaginable ! A FUIR !
Lourenco Carlos
Lourenco Carlos

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2025
The Substance est un film profondément marquant, voire inoubliable, même quand il met le spectateur à rude épreuve.

L’histoire, en apparence simple, est presque classique : des élites obsédées par la jeunesse, des “problèmes de riches” incapables d’accepter le temps qui passe, et un système télévisuel dirigé par des hommes qui ne veulent plus que de la chair fraîche. Les femmes finissent alors par s’enfermer elles-mêmes dans ce cercle vicieux, prêtes à tout pour rester visibles, désirables, employables.

Mais là où The Substance est fort, c’est qu’il assume totalement cette simplicité pour en faire une critique frontale et dérangeante. Le concept est brillant, le scénario très solide, et l’ambiance oppressante fonctionne du début à la fin. Demi Moore est impressionnante et apporte une dimension presque tragiquement méta à son rôle.

Les vingt dernières minutes font clairement basculer le film dans le body horror extrême. Décomposition, mutation, perte totale de contrôle : c’est violent, écœurant, et physiquement éprouvant. Personnellement, j’ai adoré le film, mais mon estomac n’a pas suivi preuve que la mise en scène fait exactement ce qu’elle cherche à faire.

La fin est excessive, volontairement clivante, mais cohérente avec le propos : refuser le temps et son corps mène à l’auto-destruction. Ce n’est pas un film confortable, ni consensuel, mais c’est un film audacieux, intelligent et sincère.
Mrgame truc
Mrgame truc

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 décembre 2025
Le films est juste une caricature qui veut faire passer un message , un message tellement martelé et présent qu’on ne peut même plus appeler ça un films.
Le début allait puis le reste c’est un message rien de plus .
Seb
Seb

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 décembre 2025
Parfait au début.
Le pire à la fin.
La dernière fois que j'ai ressenti la même sensation d'un potentiel chef d'œuvre gâché c'était dans Lucy...
Passez votre chemin... Vraiment...
David Arnaud
David Arnaud

44 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2025
Trop. Trop d'invraisemblances (même si l'on accepte le précepte de base, par exemple comment se fait-il qu'un "clone" ne ressemble pas à 100 % à son modèle de base ?!?) et trop grand-guignolesque sur la fin. Dommage, ça partait bien, mais j'ai du mal à comprendre le Grand prix du scénario obtenu à Cannes.
Albertb
Albertb

19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 décembre 2025
Avec The Substance, Coralie Fargeat signe un film radical, dérangeant et profondément contemporain. Après Revenge, la réalisatrice pousse encore plus loin son cinéma du corps et de la violence symbolique pour livrer une oeuvre qui oscille entre le film d’horreur, la satire sociale et le cauchemar existentiel. Porté par une interprétation impressionnante de Demi Moore, le film s’attaque frontalement à l’obsession de la jeunesse, à la tyrannie de l’image et à la manière dont la société consomme les corps, en particulier ceux des femmes.

Le récit suit une ancienne star du petit écran, évincée parce que jugée trop vieille, qui se voit proposer une mystérieuse substance capable de créer une version plus jeune et « parfaite » d’elle-même. Très vite, ce qui semble être une seconde chance devient une expérience incontrôlable, où l’identité se fracture et où le corps se transforme en terrain de souffrance et de domination. Fargeat ne cherche jamais la facilité narrative : le film avance par sensations, par chocs, par images parfois insoutenables, mais toujours cohérentes avec son propos.

Sur le plan technique, The Substance est d’une maîtrise remarquable. La mise en scène est chirurgicale, presque clinique, jouant sur des cadres rigides, des mouvements précis et une répétition volontairement oppressante des gestes. La photographie, glacée et contrastée, renforce cette impression de laboratoire humain, tandis que les effets spéciaux, majoritairement pratiques, impressionnent par leur réalisme et leur brutalité. Le montage, souvent abrupt, refuse le confort du spectateur et accentue la perte de repères. Quant à la musique et au design sonore, ils participent pleinement à l’angoisse, installant une tension constante, parfois suffocante.

Demi Moore livre ici l’un des rôles les plus forts de sa carrière. Elle accepte de se montrer vulnérable, abîmée, exposée, donnant au film une dimension presque autobiographique qui renforce son impact émotionnel. Son jeu, tout en retenue et en douleur contenue, contraste avec la violence des situations et rend le propos encore plus cruel et poignant.

The Substance n’est pas un film aimable ni consensuel. Il divise, choque, met mal à l’aise. Mais c’est précisément ce qui en fait la force. Derrière l’horreur graphique se cache une réflexion féroce sur la peur de disparaître, sur l’illusion de la perfection et sur le prix à payer pour rester visible dans une société qui rejette ce qui vieillit.

En conclusion, The Substance est une expérience cinématographique intense, exigeante et marquante. Ce n’est pas un film à voir pour se divertir, mais pour être bousculé, interrogé, parfois même heurté. Si vous acceptez de sortir de votre zone de confort et de regarder en face ce que notre époque fait du corps et de l’image, alors ce film mérite pleinement d’être vu. Il ne laisse pas indemne et c’est sans doute là, sa plus grande réussite.
Grégory K.
Grégory K.

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2025
Masterpiece.
Tellement dérangeant que j’ai 2 sentiments : je suis heureux de l’avoir vu et je ne veux pas le revoir en meme temps.
C’est un film qui nous montre que meme quand on croit avoir toucher le fond, on peut toujours creuser ;)
Il faut des films comme ça qui nous retourne le ventre.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2025
Une claque, sans pour autant que ce soit le film parfait. En cause, peut-être la toute fin dont le manque de sérieux cassant semblait quelque peu grossier. Peut-être au contraire que cette fin rend ce film un peu plus digeste et permettra un revisionnage, là où d'autres films aussi terribles qui lui font echo le permettent moins (typiquement Requiem for a Dream). Film terrible qui remue les sens, ça fait longtemps que je n'étais pas aussi dérangé ; plein de rires jaunes par effet de malaise, beaucoup d'étonnement par rapport à ce que je voyais et la tournure que tout prenait. Eprouvant. Le tout d'une beauté visuelle impeccable, grâce à une lumière et une couleur agréables, ainsi que des plans, souvent au grand-angle, qui magnifient le tout. Prestations fantastiques de Demi-Moore et Margaret Qualley. Bravo.
Charline Poinson
Charline Poinson

5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 décembre 2025
Oui pour le sens caché et la satyre sociale ! Et un GRAND non pour le dénouement.. un avis donc mitigé, cependant mention spéciale à la qualité des images
Mary B
Mary B

2 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2025
Avec "The substance", Coralie Fargeat continue d'explorer des thèmes féministes. Elle commence à en écrire le scénario alors qu'elle devient quadragénaire et son apparence fait naître des pensées négatives, pensant, à tort, ne plus pouvoir intéresser qui que ce soit.
Le processus d'écriture scénaristique dure deux ans. Comme un exutoire, il libère la réalisatrice qui laisse sortir la violence liée aux attentes sociales de l'âge et de l'apparence des femmes en utilisant un genre bien spécifique comme arme d'expression.
138 pages de script... 29 pages de dialogues... l'histoire prend des allures de roman, avec des détails intégraux sur des plans choisis et sur chaque expérience sensorielle, où tout doit être ressenti par le/la spectateur-trice.
Mythe de la beauté, de la quête de la jeunesse éternelle, critique dénonciatrice du succès et de ses à-côtés, analyse de la déchéance (physique comme professionnelle), "The substance" possède un duo d'actrices exceptionnelles. Leurs interprétations laissent sans voix et offrent des performances sans filtre. Ce duo devient duel et il n'existe aucun plan qui n'aim'ait pas pousse à la réflexion.
Aventure hallucinante, à la fois drôle et abjecte, tendre et féroce, cette réalisation fouille et porte à la lumière du jour les dangers de l'addiction.
Coralie Fargeat appuie là où ça fait mal et revitalise le genre en une seule injection.
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