Il fallait oser : faire d’un Schtroumpf littéralement sans nom le héros d’un film sans idée. Là où d’autres récits d’identité brillent par leur finesse, Les Schtroumpfs patauge dans le cliché aseptisé. Le mix live-action/animation, censé apporter un souffle d’aventure mondiale (Paris, Munich, Australie), tient à peine 90 secondes à l’écran et ressemble plus à une cinématique de pub Lidl qu’à un vrai parti pris esthétique. Le scénario ? Un jeu de piste niais pour sauver le Grand Schtroumpf, avec des détours narratifs qui donnent l’impression que même les scénaristes s’ennuyaient. C’est bleu, c’est bruyant, c’est vide. Un film calibré pour les moins de six ans… mais insultant pour les autres.