La Dernière patiente
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La Dernière patiente" et de son tournage !

Premier film

Après s'être essayé au documentaire, Rémi Bassaler signe avec La Dernière patiente son premier long-métrage de fiction : "Le documentaire permet (...) de se confronter beaucoup plus rapidement au réel tout en s’interrogeant sur des questions de pure mise-en-scène. Pendant le développement de La Dernière patiente, j’ai ainsi pris le temps de tourner un documentaire, dans une grande économie de moyens, autour d’une association qui essaie d’inventer une nouvelle manière de réinsérer d’anciens détenus aux profils particulièrement difficiles."

Genèse

Rémi Bassaler commence l'écriture de ses films à partir d'une image fondatrice qui le hante. Pour La Dernière patiente, "c’était l’image d’une femme-médecin prise dans un quartier de Grands Ensembles en cours de démolition. C’est une autre forme de violence quelque part, celle des vagues successives de rénovation urbaine qui, sous couvert d’améliorer les conditions de vie des habitants, entraîne aussi la dilution d’une mémoire collective partagée."

Il a décidé de situer son récit dans un quartier du Haut-du-Lièvre en banlieue de Nancy, plutôt qu'en banlieues parisienne ou marseillaise, trop souvent filmées au cinéma : "C’est un quartier à la fois archétypal des limites du modèle des Grands Ensembles et, en même temps, totalement unique en son genre." L'appartement de son héroïne se situe dans la Tour Panoramique, un immeuble de plus de 100 mètres de haut qui surplombe toute l’agglomération nancéenne.

Inspiration

Pour Rémi Bassaler, mettre en scène un personnage féminin de plus de 50 ans n'est pas anodin, mais permet de "combler un manque représentationnel". Pour construire son héroïne, il a puisé dans l'histoire de sa mère, infirmière en Corrèze, en milieu rural : "Je l’ai toujours vu se démener pour ses patients au mépris de sa propre santé. Quand l’âge de la retraite est arrivé, elle était à la fois épuisée physiquement et chamboulée psychologiquement : comment partir alors que la société n’a jamais autant manqué de soignants ?"

Le choix d'Anouk Grinberg

Rémi Bassaler avait Anouk Grinberg en tête dès l’écriture du personnage de Judith, au point de ne pas envisager d’autre comédienne. Après l'avoir redécouverte dans La Nuit du 12, il lui a envoyé le scénario, et l’actrice a immédiatement adhéré au projet. Pour préparer son rôle de médecin, elle a suivi un coaching médical et rencontré des personnes asthmatiques. Un investissement qui s’est prolongé devant la caméra : Anouk Grinberg est même tombée malade pendant le tournage, développant des symptômes proches de ceux de son personnage.

Un duo pensé dès l’écriture

Luàna Bajrami était, à l'instar d'Anouk Grinberg, le premier choix de Rémi Bassaler pour incarner Aïda. Le réalisateur a écrit le personnage en tenant compte des origines balkaniques de la comédienne, tout en recherchant chez elle un mélange de jeunesse et de maturité. Il raconte : "Elle devait aussi pouvoir faire le poids face à Anouk, femme d’engagement et d’expérience. Leur duo à l’écran est assez proche de celui qu’elles ont formé en vrai. Il y avait une très belle complicité sur le tournage."

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