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Fabios Om
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4,0
Publiée le 18 octobre 2024
Une leçon de courage et d’humilité. Un film qui rappelle l’enfer par lequel ces migrants économiques ont du passé pour simplement essayer de changer la vie de leur famille en tentant de s’établir en Europe.Film important à usage culturel. Difficile condition de migration choisie. Il faut montrer ce film des deux côtés de la Méditerranée, ici pour une meilleure compréhension du problème, et la bas pour une meilleure gestion de la vérité . Dans un contexte social délabré et familial très fragile, le réalisateur nous montre comment le système se met en place entre contrebande et administration bidon, pour obtenir passeport et informations tout aussi sujettes à question. Une nouvelle vraie belle surprise de la part du réalisateur italien qui change une nouvelle fois de style, et qui est décidément très inspiré ces dernières années. Un vrai coup de poing qui lance idéalement cette nouvelle année cinéma.
Dans “Moi capitaine”, le spectateur suit deux adolescents sénégalais qui rêvent d’Europe. Ils décident de franchir le grand pas et de tenter l’aventure, en partant de Dakar pour rejoindre Tripoli. De là, ils prévoient de traverser la mer Méditerranée jusqu’en Sicile.
Le film se concentre principalement sur le parcours entre Dakar et Tripoli, une approche très intelligente. En effet, nous avons souvent tendance à voir ces bateaux surchargés de migrants arrivant en Europe, sans vraiment réaliser le long chemin qu’ils ont parcouru avant d’embarquer pour la traversée.
“Moi capitaine” est un film poignant, rempli de vérité, et magnifiquement interprété par des acteurs totalement inconnus. C’est une œuvre choc qui mérite d’être découverte, car elle met en lumière les réalités des deux côtés de la Méditerranée. Un film à ne pas manquer ! 8/10
Deux jeunes Sénégalais rêvent d'un monde meilleur en Europe. Ils vont découvrir la cruauté du monde réel qui exploite la misère sans vergogne. Un voyage émotionnellement fort.
Film choc On vit le voyage de deux jeunes sénégalais le désert la traite humaine avec malgré tout des moments de grâce la traversée.. Mais il faut s'accrocher car certains passages sont violents (et on ne les vit qu'au cinéma !) Pas de parti pris ou de politique dans ce film incroyable comme le disent certaines critiques juste un voyage que l'on partage et qui touche profondément Pas pour un jeune public
Cette épopée magnifiée par la caméra de Matteo Garrone est bouleversante et notre attachement au personnage sincère. Cependant le parti pris d’un héroïsme teinté de fantastique, pose une distance sur la dure réalité que subissent ces migrants.
Une bouleversante et éprouvante odyssée entre le Sénégal et la Syrie, dans laquelle on suit un jeune héros très attachant. Sur la route des deux amis, comme dans la réalité, les exploiteurs, profiteurs de misères et autres criminels sont légions. On entend trop souvent parler des tragédies dont sont victimes les migrants et migrantes, et on oublie presque que derrière chaque vie est une histoire, un combat, des rêves, des proches qui attendent des nouvelles, une somme d'épreuves avant d'arriver à l'incertaine traversée finale. "Moi capitaine" rappelle avec force que seul le hasard nous fait naître en un lieu que certains cherchent à atteindre au prix de leur vie.
Un très bon film sur les difficultés rencontrées par deux jeunes sénégalais qui veulent quitter leur village pour faire fortune en Europe. Un voyage qui va s'avérer plein d'embûches.
Brillant, émouvant, pertinent, choquant, le film est une claque sur un fait actuel dérangeant. On comprend et accepte la notion de Liberté, qui nous semble si naturellement acquis mais qui ne l'est pas pour tous. Le jeu des acteurs est parfait, une très belle réalisation, belle photo. Un film à voir absolument pour prendre conscience de certaines valeurs. Merci encore à Allo Ciné pour l'avant première
Avec ses deux excellents premiers films, Gomorra et Dogman, Matteo Garrone est entré d'emblée dans le cénacle des réalisateurs européens qui comptent. Je m'attendais donc à mieux avec son odyssée d'un jeune africain parti à la conquête de l'Europe des étoiles plein les yeux avant de se retrouver confronter à la réalité de l'horreur humaine où chacun tire profit du plus faible. Le film est indispensable par ce qu'il montre et est évidemment touchant mais il n'évite pas un certain maniérisme qui dessert plus son propos qu'il ne le sert. Plus brut et débarrassé des scories fantasmagoriques qui l'encombrent il aurait été sans doute plus percutant.
La vie des migrants, qu’ils soient installés dans un nouveau pays, projettent de partir ou traversent terre et mer pour arriver vers une destination plus heureuse, est devenue monnaie courante au cinéma. Peu importe sa nationalité. Que ce soit vers les Etats-Unis ou le Canada pour les pays d’Amérique du Sud, pour l’Europe pour les pays d’Afrique ou le Japon et l’Australie pour les pays d’Asie, ces gens qui quittent tout pour tenter une vie qu’ils espèrent meilleure dans un pays plus riche inspirent le septième art dans sa veine sociale et humaniste depuis toujours. Mais rarement un long-métrage de cinéma n’avait traité aussi frontalement le périple vécus durant des jours - voire des semaines - de l’Afrique subsaharienne vers les portes de l’Union Européenne. Même si ce type de trajet inhumain et toutes les embûches qui vont avec est relayé régulièrement par les infos (comme ceux qui font la traversée de la jungle de Calais jusque l’Angleterre, ce qui accouche de titres comme « Welcome » ou le récent et très beau « Ils sont vivants »), aucun film n’avait pris le parti de traiter le sujet de manière si frontale. De nous faire vivre du début à la fin ce périple fou. Et quand c’est un cinéaste connu et reconnu qui passe par Cannes (l’italien Mateo Garrone en l’occurrence), ça rayonne d’autant plus à l’international. Le film a d’ailleurs été clivant à Cannes en compétition mais a plutôt été bien reçu partout et il représente même l’Italie aux Oscars dans la course au meilleur film étranger.
Que vaut donc ce film sur un sujet rebattu que l’on pense connaître par cœur à force d’entendre les médias? Il nous apprend (un peu) des faits que l’on ne connaissait pas. Il humanise (de la bonne manière) et met des visages tangibles sur une tragédie qui a cours chaque mois à nos frontières par milliers. Il nous abreuve (un peu trop) d’images superbes du désert et de la mer. Il enfonce (un peu trop également) de portes ouvertes sur le sujet. Il développe aussi un discours que l’on trouve (bien trop) léger, auquel il manque de contextualisation, rendant son propos parfois (quelque peu) maladroit ou malhonnête. « Moi Capitaine » est donc un film moyen qui pêche autant par ses problèmes de fond qu’il nous enchante visuellement. Mais n’est-ce pas étrange de s’extasier devant la beauté plastique d’une œuvre au sujet si dur, fort et surtout tragique? Comme si Garrone avait décidé de créer un beau livre d’images et de nous offrir un film simple et vulgarisé sur un sujet hautement complexe. Ce qui est un brin contradictoire...
Donc oui, « Moi Capitaine » épate par ses sublimes images. Ces plus belles séquences sont peut-être même celles qui tentent l’onirisme comme cette femme épuisée en apesanteur dans un désert magnifié, les volutes de sa robe volant au vent, ou celle voyant le navire de migrants en pleine nuit s’approcher de lumières fantasmagoriques incarnées par une plateforme pétrolière surgie de nulle part. Ou encore tous ces beaux plans larges sur les étendues infinies de désert et de mer. Garrone se la joue esthète et nous éblouit de belles images mais est-ce bien approprié et raccord avec la note d’intention initiale qui était de nous faire vivre le périple des migrants de leur point de vue? Probablement pas. Le film est, en outre, forcément un peu prévisible et enfonce des portes ouvertes. On ne dira pas qu’il sombre dans le misérabilisme, cette odyssée dangereuse pouvant peut-être se révéler pire que ce que l’on voit ici (mais parfois aussi moins tourmentée). C’est également un peu long et nanti d’invraisemblances pour faire vibrer la corde sensible (en effet, pourquoi séparer les deux amis si c’est pour qu’il se retrouvent comme par enchantement à des fins lacrymales). On déplore enfin que Garrone omette de nous dire ce qu’il se passe après. Il dépeint également le quotidien de ces deux garçons dans leur pays comme plutôt agréable, comme s’ils fuyaient une sorte de Paradis et leur culture pour aller se damner en Enfer... Bref, un film visuellement splendide et méritoire lorsqu’il nous montre les facettes de ce chemin de croix mais très discutable sur pas mal de questions de fond.
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Très bon et intéressant , terrible aussi , film de Matteo Garrone qui bien qu'il s'agisse là d'une fiction est assez proche de la réalité et des conditions assez effroyable que subissent ces personnes qui pour diverses raisons , souvent Géopolitique , quittent leurs Terres Natales dans l'espoir d'avoir une vie meilleure en Europe ! ... Le film embrasse là le point de vue de ces personnes faisant ce voyage épique ! ...
Une histoire à montrer à certaines personnes étroite d'esprit qui peut faire comprendre l'enfer que vivent tout ces réfugiés qui tentent seulement d'avoir un avenir meilleur dans des pays libre. C'est fort niveau émotion avec tout ce qui leur arrive avec des petits moments de joie et bonheur simple au milieu de tout ce malheur. Ah la la les mauvaises pensées que j'ai eu pour les passeurs et autres profiteurs qui se font un max de fric sur l'espoir d'une vie meilleur d'homme et de femme... Triste réalité de la vie malheureusement. En tous cas très bon film que je recommande. NOTE : 8.5/10
Ce pauvre Seydou et ses compagnons de misère auront tout traversé , et on ne leur envie pas ce voyage. Maintenant un film va-t-il dissuader les candidats à un exil qui a tout du suicide, ou bien forcera-t-il l’empathie des Européens à l’aise dans leurs pantoufles? Rien n’est moins sûr…
Le mérite du film, bien que fictionnel, provient de son réalisme, quasi documentaire (tournage au Maroc). Pour une fois, il décrit le parcours chaotique et douloureux de 2 adolescents sénégalais de Dakar, à partir de leur pays d’origine (et non plus leur arrivée en Europe), Seydou, 16 ans, (Seydou Sarr) et son cousin Moussa, qui malgré leur entourage qui leur a déconseillé un tel voyage, partent pour l’Europe qu’ils ont fantasmée, Seydoux se voyant chanteur vedette de rap. N’oublions pas que 26 000 personnes sont mortes ou ont disparue en Méditerranée depuis 2015. Le film, poignant, ne tombe pas dans le misérabilisme et dénonce l’exploitation des migrants, cruelle et cynique, spoiler: d’une part, par des faussaires (100 $ le passeport malien) et les fonctionnaires aux frontières (Mali-Niger : 50 $ pour éviter la prison) et d’autre part, par des Libyens, soient mafieux [extorquant l’argent (même caché dans leur rectum) des migrants en usant de la violence et de la torture dans une prison en plein désert pour obtenir le paiement d’une rançon], soient en les traitant comme des esclaves et les employant gratuitement (comme maçon par exemple) ou en fournissant un bateau sans capitaine, au port de Zouara (à 60 km de la frontière tunisienne).
Ce voyage Dakar-Mali-Niger-Lybie vers la Sicile est vu à hauteur d'ado, de façon documentée et sans grandiloquence. Tout semble très bien vu : - la décision de départ prise en catimini, comme relevant de l'air du temps, peut-être un rite de passage vers l'âge adulte, certainement une tentative de prise de responsabilité, - les remises en cause, les tentations de renoncements, toujours individuelles, contredites par l'importance des efforts déjà consentis, d’autant plus qu'ils sont collectifs, - la découverte progressive de l'horreur de l'aventure, les premiers morts dans le désert qu'il faut ''accepter'', - l'exploitation des migrants par les libyens...
Avec la tentative de traversée, le film change quelque peu de ton quand Seydou se mue en ''Capitaine'' héroïque, donnant à la dernière partie du récit une allure de film d'aventure. Ceci était peut-être nécessaire pour trouver le public des jeunes, auquel Matteo Garrone semble tenir particulièrement (Plan Large du 6 janvier sur France Culture).
Parmi les films qui "documentent" le parcours de migrants africains, - l'excellent Hope de Boris Lojkine (disponible en DVD ou en VOD sur Orange et Canal, qui avait choisi un ton plus dramatique, - l'indispensable Le dernier refuge de Ousmane Samassekou (disponible en VOD sur tênk https://www.on-tenk.com/fr/documentaires/portrait/le-dernier-refuge).
Tours CinéStudio 5 janvier 2024
PS Tout spécifiquement à voir avant la manif du dimanche 14 janvier 2024 contre la loi Darmanin