Je n'aurais pas cru m'amuser autant devant un biopic consacré à Bernadette Chirac. Non pas que Catherine Deneuve ne soit pas un argument suffisamment convaincant, car on connaît son talent pour la comédie (8 femmes, Potiche, Astérix et Obélix au service de sa Majesté...). Elle s'en donne à cœur joie en rombière incomprise, choucroutée, drapée dans sa dignité et ses tailleurs Chanel démodés. Je doutais surtout du potentiel comique de la vie de l'ex-première dame : ça aurait pû être le biopic qui sent la naphtaline. Et là, Léa Domenach impressionne par sa créativité (le générique look Paris Match sur l'air des rois mages, le chœur, les petites vexations du quotidien...). Catherine Deneuve est entourée d'un casting délicieusement caustique de personnages empotés (Michel Vuillermoz, Denis Podalydès, Laurent Stocker, Sara Giraudeau, François Vincentelli, Lionel Abelanski, Artus...) qui rend hommage à la dignité et au pragmatisme de son personnage. Je ne serais sans doute pas la seule à l'écrire, mais finalement, cette Bernadette elle est très chouette !
Oooooh Pauvre Bernadette! Si gentille! Si innofensive! Si altruiiste et avec ça, un si grand besoin d'être aimée! Le film aurait dû s'appeller "Sainte Bernadette", comme le chœur qui introduit l'histoire le laisse penser. Ce navet pitoyable est une purge. Je ne suis pas chiraquien, loin de là. Mais voir Michel Vuillermoz caricaturer Chirac à ce point, en roulant des yeux comme un Polichinelle, les bras perpétuellement en l'air, c'est malaisant. Vuillermoz a déjà incarné De Gaulle, maintenant Chirac, le pire qui pourrait nous arriver c'est de le voir un jour en Marine Le Pen! A part ça le film est lent, mou, mal monté, sans rythme, et la comédie, si tant est qu'elle ait fait partie des intentions, tombe à plat. Et c'est distribué dans plus de 1000 salles!!! Shame!
Enfin une grande comédie fine et populaire ! Un humour à l'anglaise et un traitement très réussi de la classe politique de cette toute fin de XXe siècle en France. Un film qui est une fresque drolatique sur les années 90-2000. Catherine Deneuve, Denis Podalydès, Sara Giraudeau et Laurent Stocker sont excellents. A voir et à revoir. Le film du moment.
C'est drôle (les comédies françaises réussies sont suffisamment rare pour être souligné !) c est surtout très créatif, les dialogues sont impeccables. Le casting est de très haute voltige.
Pour un premier film, Léa Domenach s'en sort brillamment. Film drôle, feel-good, bien rythmé, avec un super casting : des effluves de Potiche dans le jeu de Catherine Deneuve mais à bon escient, elle incarne la femme forte, libre, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds ; Michel Vuillermoz en un Chirac assez manichéen qui a un besoin viscéral de sa femme malgré ses infidelités ; Denis Podalydes en conseiller communication un peu maladroit et mal dans ses basques ; Sara Giraudeau en fille sérieuse et appliquée qui travaille main dans la main avec son pere, au jeu très juste. Film librement inspiré de la vie de Bernadette Chirac. Mais quelle vie ! Que d'engagements ! Je recommande.
Et bien, comme le dirais Malcom : "Je m'attendais à rien et je suis quand même déçu". Quel idée d'avoir fait un film sur une histoire si peu intéressante?
Enfin une bonne comédie sur fond politique. Excellent scénario et montage tonique. Une Catherine Deneuve en pleine forme, très bien entourée. A voir !!
Le film navigue entre comédie, documentaire et féminisme ce qui donne un sentiment d insastisfaction devant une œuvre qui n est ni aboutie ni réfléchie. Donc médiocre. Allez le voir pour le jeu distrayant des comédiens qui nous font passer un bon moment quand même.
Le 7 mai 1995, Jacques Chirac est élu Président de la République et Bernadette Chirac devient première Dame jusqu'en 2007.
Léa Domenach propose un portrait de Bernadette Chirac annoncé comme une "fiction inspirée de faits réels". La réalisatrice situe l'action entre 1995 et 2007, années de la présidence de Jacques Chirac. Elle séquence le film des dates politiques importantes et réelles de la présidence, exposant le rôle de Bernadette Chirac, de l'épouse potiche à la dame des Pièces Jaunes en passant par l'avisée conseillère générale de Corrèze.
On y retrouve "les anecdotes" connues de tous, la relation fusionnelle qui lie Claude Chirac et son père, Chirac introuvable la nuit du décès de Lady Di, le soutien d'Hilary Clinton à Bernadette, les prévisions de Bernadette Chirac sur les résultats de la dissolution de l'Assemblée nationale et du 1er tour de la présidentielle de 2002,...
On comprend donc que dans ce film "les faits réels" sont nombreux et on imagine que la fiction intervient uniquement dans la mise en scène et la mise en mots des coulisses de ces événements. C'est là que la comédie pourrait prendre toute sa place. Malheureusement, malgré quelques bons mots et situations cocasses, le film ne provoque que très peu le rire. La faute au montage, à l'écriture des scènes, au placement des punchline ? Toujours est-il que la mécanique de précisions nécessaire au rire n'est pas à l'oeuvre et que, globalement, le film ne trouve pas sa tonalité. Entre fidélité à la réalité, volonté de ne pas trop écorcher le portrait, nécessité de ne pas occulter le drame intime qui touchait le couple et le désir évident de faire rire, la réalisatrice ne parvient pas vraiment à se positionner.
Pourtant, le casting 5 étoiles ne démérite pas. Catherine Deneuve est parfaite dans ce rôle qui n'est pas sans évoquer celui déjà tenu dans Potiche, Michel Vuillermoz est plus vrai que nature en Jacques Chirac, Denis Podalydes campe un conseiller has been excellent, Laurent Stocker surprend en Sarkozy. Dans les rôles plus premier degrés des filles du couple, Sara Giraudeau et la trop rare Maud Wyler sont parfaites.
Le cinéma français touche le fond. Pauvres acteurs condamnés à jouer une pochade grotesque aux dialogues d'une grande pauvreté. Jacques Chirac n'a pas été un grand président il ne méritait pas qu'on le ridiculise lui et ses proches de cette manière. A oublier.
Mais quel vilain film! Cet objet hybride qui se veut un biopic tout en revendiquant la liberté de divaguer dans la comédie est consternant. A cet entre-deux inepte, Léa Domenach aurait mieux fait de préférer une femme de Président fictive, une vraie figure de comédie dans laquelle Catherine Deneuve aurait pu, peut-être, s'amuser au lieu de composer cette Bernadette Chirac figée dans sa légende. L'actrice ne joue pas, elle parle, en prenant de temps en temps un air pincé. Son interprétation inexpressive et la direction d'actrice sont affilgeantes. Tous les comédiens sont mauvais, d'ailleurs, empêchés par des rôles pseudo fantaisistes complètement dépourvus de matière, tant politique qu'humaine. La réalisatrice ose même une petite mélodie larmoyante spoiler: quand elle invoque la maladie de Laurence Chirac ou l'avc de Jacques Chirac (Et Bernadette d'étouffer un sanglot pour son mari qu'elle aime bien quand même) Grotesque. spoiler: La comédie se déroule entre 1995 et 2007, et la relecture des deux quinquennats , avec quelques images d'archives, est digne d'un élève de cinquième. Léa Domenach ne cherche pas tant à réhabiliter le rôle politique de Bernadette Chirac que, suivant une idée féministe dans l'air du temps, de lui faire prendre sa revanche sur un mari qui cumule tant de défauts et qui prend toute la lumière. Infidèle et indifférent, mal entouréspoiler: (De Villepin en souffre-douleur des autrices), sans aucun sens politique, au contraire de son épouse qui elle seule (ah bon?) a vu le Front National au second tour en 2002, le grand Jacques ne sort pas grandi de cette plaisanterie qui relève de la vraie mauvaise idée. La mise en scène, elle, n'en a pas, d'idées. Elle a la platitude et le rythme adoptés par son interprète principale. Et la réalisatrice fait preuve d'un bien pauvre sens comique, peut-être persuadée que Bernadette Deneuve est un personnage rigolo.