L'Amour et les Forêts
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517 critiques spectateurs

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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2023
J'avoue que c'est un peu en traînant des pieds que, en début d'après-midi, je me suis dirigé vers la séance de "L'amour et les forêts", le nouveau film de Valérie Donzelli, présenté dans la sélection Cannes Première au récent Festival de Cannes. De bonnes raisons pour cela : les films précédents de cette réalisatrice m'étaient tous "sortis par les yeux" et il n'y avait jusqu'à présent que dans sa prestation dans "Revoir Paris" que Virginie Efira, l'actrice principale du film, m'avait paru justifier les louanges qu'elle reçoit en permanence de la part du public et de la critique. On va commencer par admettre que Valérie Donzelli s'est décidée, dans cette adaptation du roman d'Eric Reinhardt, à abandonner son goût pour l'exagération systématique des comportements qui était jusqu'à présent sa marque de fabrique. Le problème, c'est que n'ayant plus cette exagération sur laquelle s'appuyer dans la narration de l'histoire hitchcockienne d'un couple dont le mari s'avère être un pervers dont l'emprise sur son épouse devient de plus en plus monstrueuse, elle n'arrive que de temps en temps à maintenir la tension qui aurait fait de son film un thriller de bon aloi. Et les interprètes dans tout ça ? Eh bien, Virginie Efira, dans un double rôle de 2 jumelles, est excellente, Melvil Poupaud est prodigieux en salaud haïssable, et, dans les seconds rôles, on ne dira que du bien de Dominique Reymond, Romane Bohringer, Virginie Ledoyen, Marie Rivière et Laurence Côte. Il ne reste plus qu'à espérer que Valérie Donzelli persévère dans la sobriété tout en sachant maintenir en permanence la tension que le spectateur attend.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2023
Blanche rencontre Grégoire, et vit le conte de fée. Mais au fil des années, cet amant devenu époux et père de famille dévoile son vrai visage. Celui d'un mari colérique, contrôleur, pervers, qui étouffe sa femme.
"L'Amour et les forêts" n'est certainement pas le premier film à traiter de ce sujet, malheureusement commun. Mais il le fait avec les honneurs.
D'abord grâce à ses comédiens et leur personnage. Virginie Elfira est touchante en épouse dont le bonheur craquelle, et en vient à vivre un cauchemar absolu. Melvil Poupaud est assez génial en mari horrifiant, qui aime sincèrement sa femme, mais ne peut envisager qu'elle échappe à son contrôle. La mise en scène et la dialogues en rajoutent parfois une couche (il faut le voir, en costard noir serré et col roulé, déambuler de manière menaçante dans l'hôpital !), mais il ne faut pas oublier que le récit est raconté de puis de vu de Blanche, ceci expliquant cela. Toujours est-il qu'il s'agit d'un excellent méchant de cinéma.
Ensuite, la mise en scène inspirée. Valérie Donzelli joue sur des couleurs & éclairage (dont un étrange rouge qui n'est pas sans rappeler le cinéma de Martin Scorsese !). S'amusant à donner aux premières scènes un grain qui évoque la pellicule des années 70/80. Mais surtout, elle sait gérer la pression, et retranscrire par des effets de montage l'état d'esprit de son héroïne.
Côté scénario, cela fonctionne bien, avec cette tension qui monte crescendo à travers les années. Néanmoins il y a tout de même quelques facilités ou étrangetés dans le récit.
spoiler: L'éloignement de la famille qui parait brutal. Un mari ultra-contrôleur, intelligent et méticuleux... qui ne pense pas à vérifier ou espionner le téléphone de sa femme ? Et une soeur jumelle qui n'aura pas beaucoup d'utilité dans l'intrigue.

Sans compter une invraisemblance énorme...
spoiler: Franchement, qui aime les endives au jambon ?!

"L'Amour et les forêts" n'en demeure pas moins un drame psychologique très solide, qui aidera peut-être certains à prendre conscience de leur emprise...
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 novembre 2025
"L'Amour et les Forêts" : voilà un titre séduisant ! spoiler: Hélas, ni l'imagination de l'argument, ni la vivacité de la mise en scène ne sont au rendez-vous dans ce 6e "long" de Valérie Donzelli (co adaptation d'un roman homonyme, avec la réalisatrice peu inspirée de "L' Evénement"). Cette affaire d'"emprise", qui est présentée comme tournant au pire, donne un film inutile, ne réussissant jamais à simplement susciter l'empathie. On cherche en vain ce qui a pu attirer les louanges de la critique mercenaire, eu égard à la platitude du récit, et à sa vacuité psychologique... Virginie Efira s'exhibe (comme souvent), quoi d'autre ? On regrettera au passage que le ressort de la gémellité reste anecdotique... Melvil Poupaud fait un travail plus poussé, en "pervers narcissique" - mais lui aussi en peinant à se dégager de la simple posture décorative.
m_queen
m_queen

251 abonnés 1 243 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2023
Scénario impeccable. La tension monte peu à peu... Les deux acteurs sont tous les 2 excellents et leur jeu évolue au fil de l'histoire. Je n'ai pas trouvé de temps morts. Peut être aurais-je aimé une Fin un peu plus "fermée".
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 décembre 2023
Ce film, magnifiquement porté à bout de bras par Virginie Efira semble particulièrement destiné à une clientèle féminine très sensibilisée aux violences conjugales. Tout est traité avec un réalisme saisissant et Melvil Poupaud est inquiétant à souhait. Un reflet de la vie de couple de beaucoup de jeunes (25-50 ans) d’aujourd’hui, où la femme s’est fortement émancipée face à des hommes devenus trop possessifs.. Intéressant
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2025
Une nouvelle fois, c’est un très bon film avec Virginie Efira. C’est l’histoire n’a rien de révolutionnaire en soi, il est à noter que la mise en scène est très efficace, le sujet est très intéressant psychologiquement parlant et surtout le duo d’acteur est très qualitatif. 
Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juillet 2023
Film intense qui peut en bouleverser certains. Mon neveu de 23 ans a été remué. L'interprétation est remarquable. Melvil Poupaud est particulièrement terrifiant. Et Virginie Effira très naturelle et sensible. Le film est d'ailleurs criant de vérité. Les acteurs secondaires même si très peu présents sont très bons également. Petite étoile pour Bertrand Belin, remarquable. Juste une petite appréhension spoiler: Qu'il se mette à chanter comme au début entre les 2 amoureux, scène dispensable même si la réalisatrice voulait sans doute montrer que leur idylle commençait comme un conte de fée.
On avance crescendo dans l'angoisse et l'intranquillité. Même si on ne connaît pas dans son entourage des personnes qui ont été victimes de pervers narcissique, on ne peut être que touché par le cauchemar de cette femme. 17/20
miouze
miouze

69 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2023
La pauvre Blanche, heureuse et amoureuse, déchante petit à petit et voit son quotidien devenir lentement mais sûrement un enfer, à mesure que s'éclaircit la personnalité de son mari.
De possessif à jaloux maladif, il se révèle crescendo paranoïaque et harceleur, manipulateur et dangereux..
L'emprise de Grégoire se nourrit des craintes de Blanche, celle du regard des autres, le "il ne faut pas que ça se sache", et la peur grandissante envers lui.
L'immersion est totale et réussie, puisque je me suis retrouvée mariée moi aussi à ce gars pendant une heure et demi !
Raphaël G
Raphaël G

40 abonnés 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2024
De la rencontre amoureuse à la relation toxique, on est aspiré de bout en bout dans ce drame qui nous montre subtilement par les différentes situations insidieuses du quotidien, les ravages d’une emprise totale. Transcendé par l’incroyable performance de Virginie Efira qui déploie une palette d’émotions fascinante et magnifiée par une sublime photographie, “l’amour et les forêts” est un film âpre d’une grande intensité.
SYLVIE B.
SYLVIE B.

31 abonnés 220 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juin 2023
Virginie Efira n'est pas franchement à son meilleur niveau. c'est plat et prévisible, min Roi de Maewenn sur lf même sujet est autrement puissant
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2023
La trentaine bien entamée, Blanche Renard (Virginie Efira) peine à se remettre d'un chagrin d'amour quand elle revoit Grégoire Lamoureux (Melvil Poupaud), un ancien camarade de lycée, et en tombe immédiatement amoureuse. Les décisions s'enchaînent au rythme de leur folle passion : le mariage, le premier enfant, le déménagement de Normandie où Blanche a ses racines vers la Lorraine où Grégoire a obtenu sa mutation...
Mais bientôt, Blanche réalise la jalousie pathologique de Grégoire et l'emprise toxique qu'il exerce sur elle.

Je suis allé voir à reculons "L'Amour et les Forêts", qui est sorti depuis trois semaines et que tous mes amis cinéphiles ont déjà vu et abondamment commenté. Pourquoi cette réticence ? Parce que sa bande annonce me donnait l'impression d'en connaître par avance tous les rebondissements.

J'ai finalement cédé à mes préventions et pris mon ticket. Je me suis retrouvé dans une salle encore bien pleine (preuve que les spectateurs aiment toujours le cinéma ou fuient la canicule ?), très majoritairement féminine (signe que le sujet du film les touche particulièrement ou que le charme vénéneux de Melvil Poupaud exerce sur elles plus d'attirance que sur les spectateurs masculins celui de Virginie Efira ?).

Mes préventions ont-elles été réfutées ? Pas vraiment. Au contraire. J'ai passé le film à maugréer, comme le vieux scrogneugneu que je suis. J'ai lu quelque part que L'Amour et les Forêts évitait le piège du film à thèse. Eh bien, j'aurais écrit exactement le contraire : le sixième film de Valérie Donzelli ("La guerre est déclarée", "Marguerite et Julien", "Notre dame") aurait parfaitement introduit le débat que "Les Dossiers de l'écran" aurait consacré à la masculinité toxique et à l'emprise. Car c'est son sujet, son seul sujet, son unique sujet.

Certes, il le traite bien. Mais il le traite sans l'ombre d'une surprise ou d'un pas de côté (et qu'on ne m'oppose pas l'idylle sylvestre de Blanche avec un bel inconnu rencontré sur un site en ligne). Ainsi du premier tiers du film où on voit la passion naître entre Blanche et Grégoire dont on sait par avance qu'elle sera bientôt obscurcie par la jalousie dévorante de Grégoire. Ainsi des deux derniers qui dissèquent lentement le chemin de croix vécu par Blanche.

Il y avait peut-être un suspense que la bande-annonce n'éventait pas : Blanche finirait-elle par mourir entre les mains de Grégoire, ajoutant son nom à ceux des centaines de femmes, de toutes conditions et de tous milieux, qui meurent chaque année sous les coups de leurs maris ? Ce suspense là est nié par la construction même du film en flashbacks avec une Blanche bien vivante qui se confie à l'avocate qui la défendra dans le procès qui l'opposera à Grégoire (PS : pour être tout à fait honnête, c'est plus tard qu'on découvre que cette femme est avocate et on pourrait imaginer qu'elle exerce une autre profession, qu'elle soit par exemple la policière ou la juge d'instruction chargée d'interroger Blanche après qu'elle aurait tué Grégoire).

Je l'ai dit, le film se tient. Ses acteurs sont évidemment parfaits. Virginie Efira décroche déjà sa nomination aux prochains Césars avec le talent qui la caractérise à se glisser dans des rôles de femmes ordinaires avec lesquelles l'identification est non seulement immédiate mais aussi très valorisante (qui ne rêverait pas de lui ressembler ?). Melvil Poupaud a depuis toujours ce mélange de force et de faiblesse, de virilité brutale et de sexualité ambigüe, qu'Ozon a su si bien exploiter. Je ne sais lequel des deux est plus talentueux et se glisse le mieux dans son personnage.

Mais aussi bien joué soit-il, "L'Amour et les Forêts" ne m'a pas touché, faute de sortir d'un scénario tracé d'avance.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 décembre 2025
Les rapports ne sont pas suffisamment exposé pour se laisser enbringuer dans cette relation dévorante et destructrice.
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2024
L'amour et les forêts, ou une femme sous emprise. Le thème est tellement actuel qu'il est nécessaire, cependant ce côté romance avec des musiques douces (mièvres) et un traitement linéaire et donc facile, dessert la violence du propose. Melvil Poupaud campe un pervers narcissique, qui comme le veut ce profil psychologique est à la fois charmant et rampant. Et j'avoue qu'il est très bon dans son style. Virginie Elfira propose un double rôle et toute une palette d'émotions. C'est bien la réalisation et la narration qui pêchent. Dans un style de thème proche, jusqu'à la garde est autrement plus efficace et marquant. Néanmoins, peut être que cette approche plus mainstream a l'avantage d'être plus accessible pour dresser le portrait de ces personnages toxiques qui font vivre l'enfer au sein d'une cellule familiale.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2023
C est grâce à l interprétation tout en nuances de ces deux acteurs talentueux que l on peut approcher cette perversion qu est l'emprise. Les choix de la réalisatrice sont sans excès et plutôt judicieux. Un film, certes militant mais plutôt convaincant.
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2024
Une femme tombe éperdument amoureuse d’un homme qui se révèle être différent au fil du temps.
Le sujet est délicat et l’affiche suffisamment explicite pour que je me permette de le spoiler dans les lignes qui suivent.
Son mari se dévoile petit à petit en pervers narcissique et manipulateur. Très compliqué dans un film de faire comprendre la progression insidieuse du contrôle de l’homme sur sa femme. Les ellipses de temps nécessaires à la construction du scénario peuvent empêcher de comprendre le processus d’emprisonnement psychique et peuvent donc se révéler contre productives. La première partie du film nous entraine dans un début de liaison idyllique, jusqu’à ressembler dans sa forme à une comédie musicale. Virginie Efira, on n’en doutait pas, est magnifique de justesse (elle joue aussi le rôle de sa sœur jumelle, autre facette de sa personnalité) et le film est parsemé d’idées de mise en scène. A voir si le sujet ne vous rebute pas.
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