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Jean Durand
26 critiques
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3,5
Publiée le 11 décembre 2023
Le sujet est très bien amené. Tous les acteurs jouent juste, les premiers rôles, les seconds rôles, les figurants. La réalisation est intelligente et audacieuse: de bonnes idées. Film intense jusqu'au bout. Peut-être, juste il est regrettable que Virginie soit obligée de jouer le rôle de sa sœur jumelle. Même si elle le joue bien, ça reste un peu perturbant, pour moi en tout cas.
J'ai été vraiment très surpris par "L'amour et les Forêts". C'est l'une des claques du cinéma français 2023 selon moi. L'histoire est captivante et menée par un duo d'acteur incroyable. Les thématiques psychologiques sont très bien développées dans le film (notamment la notion d'emprise). Certaines scènes sont chocs, mais nécessaires pour ressentir les émotions de l'héroïne. C'est un film vraiment à voir, je vous le conseille.
Ce film est extraordinaire, la définition d’un pervers narcissique dans toute sa splendeur. Le jeu de Virginie.E est incroyable. Je vous le recommande!
Avec ses images satinées et sa réalisation maîtrisée, "L'amour et les forêts" est un film diablement efficace ! Efira est bouleversante, Poupaud redoutable. Mes yeux sont restés écarquillés durant toute la fin. Un film percutant !
Un bon film sur un couple toxique, ou une femme découvre assez tard que son conjoint est sérieusement dérangé. L’histoire commence comme une romance traditionnelle , avant que le prince charmant ne montre son vrai visage, et que l’enfer ne s’installe, petit à petit pour cette femme totalement sous l’emprise de son mari quasi psychopathe. Virginie elfira et melvil poupaud sont impeccables, et on suit le calvaire de cette femme avec intérêt (et compassion), jusqu’au dénouement.
Faisant partie -hélas- des femmes qui sont passées par là, je trouve le film très juste. De l'inversion accusatoire qui devient systématique aux murs qui se resserrent tels une sombre forêt étouffante, tout y est. La femme dépossédée d'elle-même, ce trou noir mouvant comme un zombie dans un labyrinthe de peur et de culpabilité. Le personnage de Blanche est vraiment bien construit, parce qu'il n'est pas seulement dépeint comme une victime. J'enlève une étoile pour le personnage de Greg qui n'a aucune profondeur, il n'est que "le pervers narcissique, le mari toxique", il n'a pas d'histoire, pas de personnalité, et on sait que les choses ne sont pas aussi manichéennes dans le monde réel : ces hommes ne sont pas uniquement mauvais. C'est peut-être un choix scenarisgique et je le respecte, mais ça m'a un peu embêtée.
Le film est une réplique à peine déguisée du magnifique "l'enfer" de Chabrol sur le thème de la jalousie extrême qui vire à la folie pure.
Chez Chabrol Cluzet et Béart excellent marquèrent leur époque avec les affres d'une vrille paranoïde d'une autre envergure!
Ici l'effort de Valérie Donzelli est remarquable qui se concentre sur la victime mais au détriment d'un récit qui se trouve balisé et sans véritable surprise, sans que le vertige de la maladie mentale ne trouve vraiment son territoire.
De ce fait le film est tiède et l'empathie pour Efira aussi. Melvin Poupaud peine à incarne quant à lui la pathologie qui est censée le ronger.
Chez Chabrol une simple chambre suffit à laisser pour longtemps un âpre souvenir, Béart Cluzet dans le vortex paranoïaque; chez Valérie Donzelli les grands espaces y noient et perdent ce qui devait être un hui-clos oppressant.
Décrivant graduellement le phénomène insidieux de l'emprise dans une mise en scène explicite ce drame sentimental évite tout pathos, nous indignant plus qu'il ne nous touche. Déroulant le fil des événements à travers la discussion avec l'avocate pour revendiquer une volonté d'objectivité, cette adaptation littéraire donne aussi les clés pour les victimes en prônant force et espoir - quitte à manquer de finesse dans son ultime partie, à l'inverse d'un saisissant duo d'acteurs. Intense.
L'histoire d'une femme qui fait une succession de mauvais choix à part le dernier. Il n'y a que Virginie Efira à retenir de ce film où elle joue en double. Un style particulier pour les premières minutes avec une partie chantée mais celà devient très vite casual. Le bourreau est bien trop engoncé pour faire l'illusion du coup de foudre en incipit. C'est donc plutôt injustement dosé et remet très peu en question l'attitude de tous les protaganistes quant à leurs propres choix. Le premier rôle principal est trop lourdement joué avec un caractère "grossier" dans sa définition. Sa diction chuchotante est bien trop redondante et fait doublon de ton avec une voix off dejà de trop. Quelques moments sont assez justes mais c'est trop peu. C'est mieux qu'un téléfilm, ça met la thématique en valeur, et elle en a besoin, mais cette pelicule n'arrive pas au niveau de "Jusqu'à la garde" de Xavier Legrand avec un Denis Menochet stratosphérique, bien avant la série de films du genre, en 2017.
Le charme ne fonctionne pas. On est pas touché par le jeu des acteurs, ce qui rend l'histoire insipide, même si le sujet, très intéressant, aurait mérité une meilleure adaptation. Tout est traité de manière superficielle et l'histoire gémellaire n'apporte rien à l'intrigue alors qu'on pouvait attendre plus d'une telle relation. Décevant.
Mon dieu que c est long et ennuyeux, on attend jusqu au bout qu il se passe un truc...mais non rien du tout, d une nullité sans nom, Je me suis endormi devant tellement c est plat et chiant d une force... Ne perdez pas votre temps vous le regretterez
Certainement une conséquence du mouvement Metoo (et son avatar français Balance ton porc!), le cinéma nous offre depuis une demi-douzaine d’années beaucoup de films sur la masculinité toxique, la notion d’emprise (du masculin sur le féminin à 99% du temps) et les pervers narcissiques. Partout, le mâle sous toutes ses formes en prend un coup dans le septième art à tel point que les velléités féministes et le male gazing, comme ils disent outre-Atlantique, sont devenus presque une tendance à la mode, brouillant peut-être parfois le message initial par trop de systématisme. On le voit partout : des plateformes de streaming comme avec le passable « American Girl » sur Netflix au cinéma d’auteur français avec le très bien titré et non moins excellent « L’Origine du mal » mais également notre cousin américain qui n’est pas en reste avec le génial et surprenant « Promising young woman » ou encore la claque « Men », qui fondait ces thèmes dans le cinéma horrifique accouchant d’un chef-d’œuvre.
Valérie Donzelli choisit de prendre le sujet de la manière la plus frontale qui soit avec son nouvel opus, « L’amour et les forêts ». Elle entre pieds joints dans ce qu’est une relation toxique et la décortique en montrant tous ces mécanismes de manière évidente et parfaitement négociée. Du moment où l’homme trouve sa proie, provoquant le coup de foudre et les beaux et bons moments, à l’histoire d’amour qu’on s’imagine parfaite en passant par les premiers signes avant-coureurs qui devraient donner l’alarme mais qu’on se refuse de voir jusqu’à la dégringolade dans l’indicible étau de l’emprise. Si les trois premiers mouvements sont impeccablement représentés et montrent avec beaucoup de réalisme le processus de cette emprise qui pollue petit à petit le quotidien, le tout dernier est un peu trop excessif, irrationnel même. Ou alors, elle a choisi de représenter le pervers narcissique dans son état le plus extrême. Et pas sûr que le film y gagne car les excès ne sont pas forcément les amis de la réussite. En tout cas, on n’y croit moins et le personnage de Melvil Poupaud qui rejoue un peu le même rôle que dans le « Coup de chance » de Woody Allen en deviendrait presque ridicule.
Il n’empêche, « L’amour et les forêts » demeure une œuvre nécessaire et importante dans le sens où ce type de comportement et de relation toxique est parfaitement autopsié durant les trois quarts du film. Les moindres petits détails, petits gestes, petits regards, petites paroles ou petites actions sont bien vues, bien senties. Et on connaît tous quelqu’un dans notre entourage qui a été victime ou bourreau de ce type de rapport. L’originalité du film vient aussi du contexte dans lequel il est amené. Presque dans un décorum de conte (il n’y a qu’à voir la maison vosgienne qui ressemble aux maisons de conte de fées) et un certain appétit du cinéma de Donzelli pour l’onirisme, certes plus retenu ici que dans ses précédents films. Un traitement formel inattendu, voire audacieux, qui sort le film des ornières du téléfilm. Et puis Virginie Efira est encore et toujours irréprochable dans un rôle voisin de celui qu’elle tenait dans « Un amour impossible ». Dommage donc que la fin soit si poussive...
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Un Drame coécrit et parfaitement dirigé par Valérie Donzelli, brillamment interprété par Virginie Efira. Mais quel torture émotionnelle que de suivre durant près de deux heures les agissements d'un pleutre possessif limite psychopathe joué par Melvil Poupaud. Ce film, ou monte crescendo un climat malsain, nous offre en effet de nombreuses scènes de violence psychologiques qui deviennent rapidement insupportables. Un film que j'ai aimé, mais mal aimé.
Une intrigue qui malheureusement pourrait paraître banale au premier abord ... la réalisation et la narration talentueuses, couplées à deux acteurs au sommet de leur talent nous captive du début à la fin.