Profession : reporter
Note moyenne
3,8
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92 critiques spectateurs

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Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2014
Michelangelo Antonioni nous une réflexion autour de la condition humaine avec "Profession : Reporter" où l'on suit un journaliste qui se fait passer pour mort et usurpe l'identité de son voisin de chambre et se lancer dans l'inconnu à travers sa nouvelle vie... mais c'est sans compter qu'il ne la connait absolument pas et qu'il va aussi se faire rattraper par son ancienne vie. Brillant récit traitant de l'humain, de la liberté, la fuite, la réalité, l'illusion... à travers une écriture fine et intelligente et une superbe et élégante mise en scène de Antonioni ainsi qu'une éblouissante maitrise technique à travers ce montage, ses cadres ou les plans séquences (dont un de toute beauté). Malheureusement, on peut reprocher au réalisateur de parfois s'éparpiller en prenant plusieurs directions et une lenteur pas forcément toujours justifié, même elle n'est pas du tout gênante. Les interprétations sont excellente et plus particulièrement un grand Jack Nicholson (comme souvent à cette époque) et Maria Schneider lui rendant bien la réplique. C'est un film pessimiste, brillant, intelligent et maitrisé techniquement. Une réussite qui ne laisse guère indifférent même si elle n'est pas sans reproche.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 décembre 2013
Une oeuvre atypique qui prend le temps d'installer un récit étrange et parsemé d'impressions, de sensations curieuses. Ce n'est pas forcément un film qui met l'accent sur la qualité de l'interprétation mais qui s'évertue à créer une mosaïque où les éléments pourraient éventuellement entretenir une correspondance mystérieuse entre elles. Nicholson traverse le film comme un véritable étranger dans tous les sens possibles du terme où il ne se permet aucune évasion fantaisiste comme il en a forcément l'habitude. Un périple contemplatif où les destinations sont multiples mais qui avance vers une fin difficilement identifiable mais laissant quelques traces dans la mémoire.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 décembre 2007
Un film long,beaucoup trop long...Bon c'est vrai la photographie est trés belle,les plans aussi ainsi que les acteur mais je suis obligé de dire qu'on s'ennuie,l'histoire est prenante en sois...mais que sur le papier.En effet la lenteur des séquence,des dialogues des actions ne permet pas aux spectateurs de rentrés dans l'histoire et c'est bien dommage...
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2015
Blow-Up d’Antonioni fut un sacré moment de cinéma et ma perception du film se bonifie encore dans mon esprit. Et il en va de même pour ce Profession : Reporter découvert récemment. De la même manière qu’avec Blow-Up, mon sentiment était pourtant très étrange après coup. Le film se déroule en fait sur une sorte de faux-rythme où il n’y a pas tellement « d’évènements » en tant que tel, tout est très calme mais le film a ce qu’il faut de mystère pour rester suffisamment captivé. De ce fait je n’ai pas décroché un seul instant, j’étais envoûté par le film, son rythme, son histoire, ses personnages et l’ambiance qu’il dégage.

Profession : Reporter est d’abord un film sur l’absurdité de l’existence et finalement sur sa fatalité. C’est la rencontre de deux âmes errantes, perdues dans ce vaste monde sans réels buts à atteindre. Jusqu’à un point où le désespoir pousse l’un des protagonistes à changer son identité pour vivre à travers les yeux d’un autre, pour vivre une aventure. On illustre ici un sommet de voyeurisme où le personnage de Nicholson va devenir l’autre jusqu’à scruter les moindres détails de sa vie pour mieux se les approprier. C’est aussi en cela que le film est fascinant puisque nous progressons avec lui vers l’inconnu, à la découverte d’une vie qu’il ne fallait peut-être pas emprunter. Et nous pouvons aussi nous poser des questions sur notre propre existence, nos propres barrières dont on ne peut s’échapper que par l’esprit. Mais c’est surtout la relation Nicholson-Schneider qui porte le film avec un véritable souffle romantique qui m’a le plus touché. Rien de plus beau qu’une liaison entre deux êtres perdus qui cherchent ensemble une échappatoire, dépassés par ce qui se passe.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la mise en scène d’Antonioni est d’une beauté absolue. Le cinéaste offre finalement une réalisation épurée qui rend service à ses personnages, qui expose leurs âmes. Sans détails superflus il va capter l’essentiel avec toute l’intensité qui se dégage de cette relation atypique. L’absence de musique est également un élément positif, cela rend le film encore plus vrai je trouve, plus pur. Car si ce n’est pas forcément réaliste, ça n’en demeure pas moins vrai. Et quand le film n’est pas épuré, il propose des séquences virtuoses comme ce fameux plan-séquence vers la fin où l’on sent, à temps réel, qu’une conclusion dramatique se dessine. Un très grand moment de cinéma. Et la confirmation qu’il faut que je me consacre davantage à la filmographie d’Antonioni.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

95 abonnés 4 380 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 octobre 2024
C'est l'histoire d'une fuite en avant, l'étrange aventure d'un reporter à qui le hasard permet un jour de changer d'identité et de se faire passer pour mort.
L'attitude inexplicable, et inexpliquée parce qu'Antonioni n'introduit que fort peu d'éléments biographiques et encore moins d'indices psychologiques, de David Locke n'en demeure pas moins la manifestation d'un malaise existentiel profond. L'imposture du personnage de Jack Nicholson, particulièrement sobre en comparaison de certaines de ses prestations chez Milos Forman ou Stanley Kubrick, ne sera peut-être qu'une vaine renaissance. D'abord curieux de sa nouvelle vie qui le plonge dans un vague spoiler: trafic d'armes,
l'identité réelle de Locke ne s'avèrera-t-elle pas incontournable?
Le film d'Antonioni est un film d'atmosphère; c'est-à-dire qu'il peut fasciner comme il peut agacer ou ennuyer par son affectation. Du Maghreb désertique et comme intemporel à l'animation bruyante de l'Espagne, le caractère hiératique et taciturne de la mise en scène donne un tour abstrait et métaphorique au sujet, lequel devient, au fil du temps, toujours plus insondable ...et rébarbatif.
Marcelo_Di_Palermo
Marcelo_Di_Palermo

15 abonnés 168 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 octobre 2020
Le roi nu. Honnetement, HONNETEMENT, si on ne vous a pas bourré le crâne avant de "c'est un chef d'oeuvre" , vous voyez quoi dans ce film? De beaux paysages, une intrigue qui démarre bien mais devient peu crédible (voire pas du tout), des longueurs, des plans qui ne servent à rien (éventuellement ridicules, comme par exemple ce mouvement lent de caméra vers un tableau dans un hôtel ???), un plan séquence final qui ne sert pas non plus à grand chose si ce n'est à nous réveiller (ah! comment il a fait? Ben, il a dû faire fabriquer une fausse grille qui s'ouvre en fait comme une fenêtre, fastoche). Bref, un film tout à fait surévalué par les fans inconditionnels d'Antonioni, parce que c'est Antonioni. Les autres le jugent pour ce qu'il est : un essai cinématographique intéressant mais ennuyeux, ou un joli documentaire. Tiens j'irais bien en Andalousie.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 1 décembre 2011
Après avoir lu toutes ces critiques disant que "Profession :Reporter" un chef d'oeuvre, je ne peux que me demander si j'ai vu le meme film !
Je me suis ennuyé du début a la fin (pas jusqu'à la fin au fait, j'ai arrêté de regarder 30minutes avant, mais j'ai quand meme gâché 1h30 de ma vie que j'aurais surement passé à ne rien faire )
Jack Nicholson est excellent dans ce film, les images sont réussies, mais a part ça , rien...
J'envie ceux qui ont aimé ce film, j'aimerais bien avoir la meme perception qu'eux ! Mais heureusement les gouts changent selon les personnes !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 avril 2012
Un chef d’œuvre de mise en scène! Le film qui cassa définitivement les règles du cinéma classique hollywoodien!
stebbins

568 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2011
Allez, je craque après avoir hésiter entre trois et quatre étoiles. Car Profession Reporter est un chef d'oeuvre de subtilité, que l'on n'apprécie pas forcément au premier visionnage, et qui demande à être analysé plus profondément au second ou même au troisième...L'histoire de David Locke, reporter désabusé dont l'itinéraire d'ouverture semble vain, décide de changer de vie lorsqu'il retrouve dans la chambre d'un hôtel africain le corps d'un homme lui ressemblant comme deux gouttes d'eau: Mr Robertson. Il décide alors d'endosser l'identité de ce quidam, comme pour illustrer l'absurdité de son périple qui n'est alors que vacuité. Sa nouvelle vie en sera davantage fondé sur l'absurde ( le plan séquence final - qui figure parmi les plans anthologiques du 7eme Art - résume parfaitement le parcours de Locke: d'abord prisonnier de son nouveau personnage ( les barreaux de la chambre ), puis finalement vulnérable aux yeux de tous ( lorsque la caméra découvre la village en entamant un long et sublime travelling circulaire, comme pour illustrer le point de non retour de l'imposteur ) et enfin mort, comme son double ). Jack Nicholson ( incroyable et tout en sobriété cette fois-ci ) crève littéralement l'écran, tout comme sa compagne Maria Schneider...Unique.
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2012
Dans "Profession: reporter", Jack Nicholson interprète un de ses rôles les plus marquants mais qui paradoxalement est aussi un de ses moins connus. Il joue un reporter britannique sur la pente descendante, qui s'installe dans un hôtel en Afrique, complètement perdu dans le désert. Il découvre son voisin de chambre, mort sur son lit. Il décide de s'octroyer son identité tout en ignorant qui est cet homme mort. Plus tard il se rend compte de son erreur, car ce mort est un trafiquant et vendeur d'armes. Quelle sera l'issue de cette usurpation d'identité?
La scène la plus marquante est bien sur celle de la fin, car elle est juste remarquable sur le plan technique.

Le film progresse sur un rythme très lent qui lui donne des allures de documentaire. Antonioni a lui même déclaré que ce rythme lent était voulu.
Dans ce film, Jack Nicholson signe certainement une de ses plus grandes performances d'acteur.
GregLeSuisse
GregLeSuisse

57 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2013
Mou, flasque, Antonioni a certainement voulu remplir 126 minutes de n'importe quoi et qu'il se rassure, il y est parvenu !
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2011
GROS SPOILERS DANS MA CRITIQUE : Ne lisez pas si vous n'avez pas vu le film.
Ca m'énerve car j'ai l'impression d'être passé à côté. Pourquoi n'ai-je pas plus aimer ? La mise en scène est très bonne (et pas seulement sur le plan séquence final, mais sur tout le film), le film est très soigné sur le plan esthétique, Nicholson est très bien etc...

Ce n'est pas non plus au niveau du scénario que ça coince, car il est vraiment bien également. Il ouvre des réflexions super intéressantes.

Ce changement d'identité, qui au final ne sert à rien finalement. Il n'est pas vraiment possible de s'échapper de qui on est vraiment, ce parallèle avec l'histoire de l'aveugle, c'est bien sûr de lui que Nicholson parle (d'une certaine façon), après un passage d'émerveillement le retour à la réalité est abrupte, pire même qu'avant, car nourri par un bonheur qu'on a cru atteindre.
Impossible de fuir l'homme qu'il a été car de toute façon il ne passe son temps à faire qu'une chose durant le film et une seule : fuir qui il a été, mais en fuyant qui il a été il ne peut pas changer d'identité, il sera toujours pourchassé par cet homme, par ses proches.
De toute façon, l'homme qu'il était n'était qu'une sorte d'homme brisé par une société qui attendait de lui un comportement, des règles (cf le passage à l'interview) donc on peut se demander à quel point il a vraiment était lui (si je peux me permettre ces réflexions philosophiques).

Alors pourquoi cette déception ? Peut être parce qu'une fois compris le message premier du film grâce à des scènes tout à fait réussies on a l'impression que les autres ne donnent que dans une surenchère inutile qui alourdisse un film qui n'avait pas besoin de l'être et qui aurait pu (mais qui n'est pas) une expérience unique cinématographique qui pose une foule de questions sans que l'en s'en rende compte réellement. Là, c'est beaucoup plus pesant à mon sens.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 février 2013
De Antonioni j'avais vu il y doit y avoir un ans et demi ses six films réalisé entre 1960 et 1970 qui est la période où il a enchaîné les chef-d'oeuvres. Chacun de ces films m'avais marqué et leur visionnage avais été important je dirais (un peu prétentieusement) pour mon "évolution cinéphilique" notamment le désert rouge. Bref, malgré cela j'ai mis tout ce temps à me décider à regarder Profession : Reporter et j'en ressort avec une impression des plus étrange: à la fois l'impression d'avoir assisté à un chef-d'oeuvre ultime mais parallèlement j'ai vu un film hermétique et très difficile d'accès. Chef-d'oeuvre car la dimension philosophique du film est énorme et c'est le genre de film où chaque plan possède une signification et prend sens; ce changement d'identité amène à un tas de questions fascinantes et Antonioni les aborde de manière magistrale (à noter la parabole de l'aveugle qui illustre la situation du héros et est géniale). Mon problème réside dans la relative froideur du film, si les plans sont somptueux le film reste tout de même très hermétique et âpre, l'ennui peu donc voir le jour. Drôle d'impression donc mais un film qu'il faudra que je revois et si possible au cinéma. Et j'allais oublier le dernier plan qui est presque aussi impressionnant que celui du sacrifice de Tarkovski...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
très ennuyeux, à éviter après la piscine, sieste assurée! mais qu'on arrête de nous prendre la tête avec des films intello-psycho et pseudo-poético dramatique! on a autre chose à foutre de nos jours! ce film a pris un coup de vieux et apparît obsolète!
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2017
2 acteurs de classe, un beau voyage, barcelone. Du pur Antonioni, aussi bon dans le noir et blanc que pour son passage en couleur dès Blow UP
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