Profession : reporter
Note moyenne
3,8
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92 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 septembre 2008
Un journaliste découvre un cadavre dans la chambre d'un hôtel en d'Afrique et en profite alors pour échapper à sa vie médiocre, de remplacer son identité avec celle de l'homme mort lui ressemblant physiquement mais ce dernier se trouve être un trafiquant d’arme en contact avec des terroristes. On aurait pu croire au début sans avoir lu le synopsis et par méconnaissance de l’œuvre particulière du réalisateur que Profession Reporter est plutôt un triller politique mais en fait le film se révèle au fur à mesure que l’histoire dévoile ses tenants et aboutissements, une réflexion sur le conditionnement de la perception de l’individu par ses propres habitudes, une méditation existentielle sur la douleur de vivre , une pensée exprimée sur l’impossibilité de voir la réalité et de changer de destin en changeant d'identité. Le film montre ainsi comment le journaliste poursuivi à la fois par les services secrets et par ses proches qui le soupçonnent de supercherie, va s’apercevoir que de se glisser dans l’identité d’un autre ne permet pas forcement de trouver une nouvelle perception de la vie et que la laideur reste inhérente au monde. Egalement, il est vrai que le réalisateur a une façon singulière de construire une histoire qu’il faut décoder, de limiter le dialogue à l’essentiel qui pour le spectateur non averti n’est pas toujours évident à déchiffrer et que le film tourné en décors et avec une lumière naturelle n’est pas forcement attractif aux premiers abords lorsqu’on est habitué à apprécier des films à grands spectacles. Mais le film malgré sa lenteur et son hermétisme pour certains vaut vraiment le détour notamment pour le plan séquence final de 7 minutes très original où le réalisateur dilue le temps avec génie tout en apportant différents changements de points de vue.
Ykarpathakis157

6 213 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 septembre 2021
J'attendais Profession : reporter avec impatience en tant que fan de Nicholson mais je viens de gaspiller près de deux heures de ma vie pour rien et j'aurai surtout pu faire autre chose que de regarder ça. Les intellectuels s'écrieront c'est du Antonioni donc c'est génial moi je suis un intellectuel et je dis non c'est un film idiot. La mise en scène est piétonnière et les acteurs secondaires sont en bois à l'extrême en particulier Jenny Runacre qui donne l'impression d’être un chêne perdu dans une foret et sa scène avec Berkoff est tous simplement épouvantable. La réalisation était plutôt moyenne et surtout elle n'a pas réussi à élever l'intrigue au-delà du banal. Le soi-disant fameux dernier plan n'était rien d'autre qu'ennuyeux stupide et même comique à mes yeux. Une petite voiture roulant dans la poussière comme c'est métaphysique en effet. J'ai trouvé que ce film son histoire mince comme du papier et ses personnages superficiels étaient une perte de temps totale pour moi sauf peut-être pour quelques aperçus de la vie de l'Espagne de Franco et je serais très surpris si Jack Nicholson en était fier...
weihnachtsmann

1 623 abonnés 5 746 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2015
Film très stylisé et très intellectuel. Ça commence presque sans paroles sur de somptueux paysages du désert. Et puis cela se déroule dans le temps, dans l'espace indifféremment et sans préambule. C'est quand même assez déroutant et fascinant. On ne sait pour quelle raison, un homme prend la place d'un autre dans un contexte de vente d'armes. Cet homme va aux rendez-vous mais hérite aussi de ses problèmes. Le film a ses qualités d'espace et d'énigmes. C'est une grande page blanche qui se remplit de part et d'autres. Le film contient un plan incroyable à la fin. Grande maîtrise.
Henrico
Henrico

231 abonnés 1 454 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2020
Outre le fait que ce titre français ne traduit pas le titre anglais : "The Passenger", il est un véritable contresens. Il met l’accent sur la profession du héros alors que celui–ci veut échapper à tout ce qui le concerne. Sa profession entre autres choses. Il est un passager en transit sur le vol d’une identité qui n’est pas la sienne. Concernant le film lui-même, il est fort intéressant. Mais il est plombé par ce traitement fait de cette extrême lenteur et de ce faux détachement propres à la Nouvelle Vague qui faisait très branché à la fin des années 60 et dans les années 70. La symbolique de l’absurde en filigrane durant tout le film, elle, n’a guère pris de rides. Ainsi la scène finale se passant dans un hôtel, au nom de la Gloria, face aux arènes, où le héros est abattu, tel un taureau rebelle qui a résisté, mais qui n’échappe pas à son destin.
DarioFulci
DarioFulci

132 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2017
Le cinéma hypnotique d'Antonioni dans toute sa majesté. Un homme tente d'oublier son identité pour en inventer une autre. Pourquoi ? Peu importe. Ce qui intéresse le cinéaste c'est l'échec anticipé et déterminé par l'époque. Impossible à réaliser.
Le film est une fuite en avant qui s'achève par cette séquence magnifique de caméra fixe qui avance et recule. C'est du cinéma cérébral, plus narratif que ´Zabriskie Point', mais avant tout d'atmosphères et d'émotions suggérées. Les acteurs sont au top.
mazou31
mazou31

134 abonnés 1 374 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2025
Chef-d'œuvre, paraît-il, de Michelangelo Antonioni. Mais hélas j'ai bien du mal à m'enthousiasmer pour sa propension à la quête existentialiste et à l'allégorie. Certes je me suis émerveillé pour la qualité esthétique de sa mise en scène, en particulier les scènes de désert, mais son message sur l'identité, la sollicitude et incommunicabilité, ses partis pris pour les dialogues et la direction d'acteurs, tout m'a laissé indifférent et m'a même quelque peu agacé !
Serpiko77
Serpiko77

78 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2022
La lenteur du rythme en rebutera certainement plus d'un, c'est du pur cinéma contemplatif et dans ce domaine Antonioni confirme que c'est un as.
La photographie est juste sublime et la prestation de Jack Nicholson vaut le détour. Impossible aussi d'oublier le magistral plan-séquence de 7 minutes qui clôture le film.
Yves G.

1 858 abonnés 4 067 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2023
David Locke (Jack Nicholson) est grand reporter pour la télévision. Mais las de sa vie, il décide de disparaître en prenant l’identité de David Robertson, le voisin de chambre brutalement décédé d’un arrêt cardiaque de l’hôtel qu’il occupe dans une bourgade isolée du Tchad.
Robertson se révèle être un marchand d’armes qui approvisionne un mouvement rebelle. Pour ce motif, Locke/Robertson est poursuivi par la police tchadienne. Nancy, la femme de Locke, qui veut éclaircir les circonstances du décès de son mari, est aussi à ses trousses. De Munich à Almeria, en passant par Barcelone où il fait la connaissance d’une jeune femme anonyme (Maria Schneider), Locke/Robertson doit fuir.

"Profession : reporter" marque un point d’orgue dans la carrière d’Antonioni, quinze ans après "L’Avventura", cinq ans après "Zabriskie Point". Le film est enseigné dans toutes les écoles de cinéma pour le plan-séquence qui le conclue. D’une durée de sept minutes, il part de la chambre où Locke/Robertson a enfin trouvé le repos et, dans un lent travelling avant, en franchit la fenêtre pour rassembler dans un long mouvement circulaire tous les protagonistes de l’histoire avant de revenir sur son héros.

Comme dans tout le cinéma d’Antonioni, "Profession : reporter" – bizarrement traduit en anglais The Passenger alors que son titre italien est bien "Professione : reporter") est un drame de l’incommunicabilité et de l’identité. Son héros est à ce point dégoûté de sa propre existence qu’il décide de l’abandonner pour en prendre une autre. Mais ce stratagème rencontre vite ses limites. Locke (le choix du nom du célèbre philosophe anglais de la liberté ne doit bien sûr rien au hasard) découvre vivre à ses propres dépens qu’on ne peut jamais se fuir totalement : on est rattrapé par sa propre histoire, comme Locke est rattrapé par sa femme, et l’on doit porter l’histoire de celui dont on a usurpé la vie.

La vénération qu’on voue à Antonioni est si respectueuse (j’en parlais déjà dans mes critiques très mitigées du "Désert rouge" et du "Cri") que c’est du bout des lèvres que je m’autorise toutefois une note dissidente sur ce film unanimement porté aux nues. Je trouve que le choix de Jack Nicholson dans le rôle principal est malheureux. La star hollywoodienne – qui accumulait les nominations aux Oscars pour "Easy Rider", "Five Easy Pieces" et "Chinatown" avant de tourner quelques mois plus tard "Vol au-dessus d’un nid de coucou" – a le sourcil trop sardonique, l’oeil qui frise trop, l’ironie à fleur de peau, pour se cooler dans un personnage si mélancoliquement antonionien.
Roub E.

1 316 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 novembre 2020
Un film que je retenterai peut être à l’occasion car la à la première vision je ne suis jamais rentré dedans. Je reconnais des moments de mise en scène très inspirés, Antonioni sait ce qu’il fait de sa caméra c’est indéniable,mais l’histoire ne m’a jamais impliqué ou intéressé. Et pourtant il y a Jack Nicholson qui électrise toujours un film de sa présence, mais là non plus ça n’a pas suffit. Il y a de bonnes choses, de très bonnes choses mais je me suis ennuyé.
Fabien S.

690 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2021
Un très bon de Michelangelo Antonioni avec Jack Nicholson dans le rôle d'un reporter. Un très bon drame.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

143 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 août 2019
Sorti en 1975, ce film majeur de Michelangelo Antonioni est fascinant à bien des égards. Tout d’abord parce qu’il nous fait suivre le parcours d’un Jack Nicholson extraordinaire dans ce qu’il considérait comme l’un de ses plus grands rôles, celui d’un homme qui décide de disparaître de la circulation en échangeant sa vie avec celle d’un mort, dont les activités vont d’ailleurs s’avérer bien troubles. Ensuite parce que ce long-métrage riche et complexe brasse de nombreuses thématiques philosophiques, politiques et individuelles passionnantes et inépuisables : l’identité et le double, l’impossibilité de communiquer, le rôle des images dans la société, la légitimité de la violence, mais aussi celle plus concrète du commerce des armes en Afrique. Enfin parce que Profession : reporter nous offre des paysages d’une poésie folle. Du désert africain à la campagne du sud de l’Espagne, en passant par les banlieues chics de Londres ou les toits de Barcelone dessinés par Antoni Gaudí : ce road-trip est un plaisir visuel de chaque instant, qui se termine sur un plan-séquence de 7 minutes impressionnant, l’un des plus célèbres de l’histoire du cinéma.
Silence ça tourne
Silence ça tourne

27 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2020
Un film tout de même assez fascinant sur une quête existentielle et identitaire porté par un immense Jack Nicholson et suppliée par une magnifique Maria Schneider. Un film énigmatique assez envoûtant qui regorge de plan et d'idée de mise en scène magistraux.
Malheureusement sa froideur et sa lenteur excessive m'a laissé en dehors. C'est subjectif mais ce partie pris d'étirer au maximum chaque scène m'a provoqué un certain ennui et un détachement malgré que je peux comprendre la démarche par les thèmes que le film aborde.
kingbee49
kingbee49

55 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2014
Antonioni, Nicholson, Maria Schneider, le désert…. Tout ce qu’il fallait pour que je passe un grand moment de cinéma et pourtant, non, pas vraiment. Je reconnais l’exigence du maître italien, la dérive sensible de Jack Nicholson, le charme indolent de Maria Schneider, cette façon de filmer le désert et pourtant, je n’ai pas accroché à cette histoire de personnalité empruntée. Sans doute parce que l’histoire s’étire paresseusement sur deux heures et que les personnages semblent comme éteints, particulièrement le couple Nicholson/Schneider. Dommage.
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2011
Jack Nicholson dans un film européen, voilà qui n'est pas banal. L'acteur au sourire le plus large s'immisce dans le monde étrange du cinéma de l'italien Michelangelo Antonioni. Le film est brillant car il distille une intrigue très efficace en utilisant très peu de dialogues de sorte que le spectateur comprenne le film presque uniquement par les images qu'il dévoile. Le long-métrage est esthétiquement très soigné, on voyage à travers le monde avec enchantement grâce au travail de la caméra qui filme les paysages et les villes célèbres avec un très bon goût. Le film raconte l'histoire d'un journaliste célèbre et marié qui traverse le monde entier pour ramener des reportages notamment dans les pays réputés dangereux et qui ne supporte plus cette vie. Plus que de ne pas l'accepter, ellle le dégoûte, il sent que son couple ne fonctionne pas, il entend que son travail est mal entrepris à cause de la jalousie de ses pairs bref c'est un homme qui est devenu désabusé et dépressif, sa façon de peu communiquer avec les autres en est une preuve flagrante. Décidant de mettre un terme à sa vie de journaliste, le protagoniste décide de changer d'identité sans savoir ce qu'il est en prenant la place d'un autre homme mort dans le même hôtel que lui. En effectuant cette action, le protagoniste tue tout. Lui-même, son mariage, son travail pour essayer de recommencer une nouvelle vie avec une autre femme incarnée par la ravissante Maria Schneider. Mais comme on dit, le passé vous ratrappe toujours et le présent vous coince. Un film d'aventures atypique qui utilise très peu de musique, Antonioni préférant user de la sobriété pour mieux faire passer le sentiment de désespoir chez l'homme incarné par Nicholson. La dernière scène avec des paroles traduit bien ce que voulait dire le film. Le journaliste que le protagoniste a incarné pendant si longtemps a vu et filmé tellement d'horreur et de laideur sur cette planète qu'il ne pouvait plus apprécier les saveurs de la vie. Un long-métrage fascinant, des acteurs géniaux et un pessimisme réaliste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Attention chef d'oeuvre! De la filmographie riche et exigente d'Antonioni, ce film se détache par la fascination et le mystère qu'il dégage. Nicholson dans son unique film européen est étonnant dans le rôle de cet homme tentant de changer de vie en changeant d'identité. Les images sont superbes. La séquence finale est à juste titre rentrée dans la légende du 7éme art. Rarement, réflexion sur la condition humaine a eu une telle portée sur un écran. "Profession reporter" est l'une des oeuvres majeures d'un cinéaste lui-même majeur.
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